" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 16 février 2020

La Cigogne et le Paon du Boulevard Piercot






Les plus anciens d’entre nous ( j’rigole LOL !) se souviendront de deux animaux qui régnaient en maitre au Boulevard Piercot à Liège : la cigogne et le paon. Je ne me souviens pas de la date exacte de leur disparition du notre paysage … une dizaine d’années quand même donc vers 2010. Toutes proportions gardées, nos deux Liégeois rivalisaient avec le Seigneur qui trône en ces lieux depuis 1868 : Charlemagne.
A propos de la Cigogne, voici ce qu’en dit Robert Ruwet dans son livre « Liège éternelle » :
«  A la fin du 19 ème siècle, on a construit le quartier des Terrasses à l’emplacement de l’éphémère « île du Commerce ». On avait placé la barre assez haut et il était clairement question d’ériger des immeubles de prestige. La Cigogne, perchée sur l’un d’entre eux, situé au coin de l’avenue Rogier et du boulevard Piercot, ne manquait pas d’air. Si la cigogne, comme chacun le sait, s’est spécialisée dans le transport de nouveau-nés, elle est également le symbole de la corporation des peintres en bâtiments ; sans doute était-ce là la profession du premier propriétaire ».
Et puis un jour, elle disparut. Envolée. Qu’est-elle donc devenue ?


                                                   En 1999


                                                  Photo de Marie Guillaume



Juste à ses pieds, le Paon (en ferronerie), fier, faisait sa roue. Au plus grand plaisir des Liégeois et des touristes qui se précipitaient pour le photographier. Dès les premiers jours, les jardiniers de la Ville s’appliquaient à son embellissement : des cascades de fleurs ornaient sa queue.
Voici ce que j’en disais sur ce blog en 2009 : « Ne pas manquer de saluer le paon du Boulevard Piercot. Note que c'est p'têt le coq liégeois. Ah ! Qu'est-ce qu'il est beau ! Mérite des clignettes, c'ui-là ! »
Jusqu’au jour où il disparut également.
Voici peu, la presse donna de ses nouvelles : il était en lieu sûr. Ouf ! Oufti !
Mais dans « le billet de Tchantchès » du journal « La Meuse » de ce samedi 15 février 2020, les nouvelles sont cette fois franchement tragiques : « …  Il avait dû être enlevé suite à de nombreuses dégradations. Il n’a pu être réparé. Il a été mis à la disposition de l’école mécanique pour permettre aux étudiants de se faire la main… »
C’est déjà malin, tiens ça ! Un paon qui faisait quasiment partie de notre patrimoine ! Y a des baffes qui se perdent, crevé mil d’jû !

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