" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 11 février 2020

Armel Job : " La disparue de l'île Monsin "




L’histoire se déroule en 2012 essentiellement à Liège et à Eupen. Jordan Nowak, qui s’occupe de location d’instrument de musique, vient de livrer un piano de concert dans une salle de la banlieue liégeoise. A bord de son camion, il se dirige vers son hôtel « Le Marcachou » situé, comme il se doit, sur un des quais de la ville de Liège. Arrivé à l’Ile Monsin, il aperçoit, à travers la tempête de neige, une personne qui se penche sur un parapet. C’est une femme qui, de toute évidence, a l’air bien perturbée. Plus tard, aux enquêteurs, il dira qu’il a accompagné Eva jusque la gare de Herstal, ce qui n’est pas tout à fait exact … Eva est maintenant déclarée disparue…
Nous allons faire la connaissance de Helga, la mère de Eva,  de leur voisin Wolf, de M et Mme  Nowak, de l’inspecteur Lipsky et de sa logeuse Georgette Brenu , etc. Nous visiterons, en passant,  quelques endroits de la ville : le café « Le Delft », place Cockerill, « L’Amuse-bouche » rue des Mineurs, le Conservatoire …

Une fois de plus, un excellent roman signé par Armel Job qui a le don de faire passer tous ses personnages dans un implacable scanner. Un super bon cru et, en sus, il est liégeois. Que demander de plus ? (ça rime !).

Extraits :

* Elle réapparut avec un paquet sur les bras, emballé dans un plaid à carreaux, et elle vint le coller littéralement contre lui. De la couverture émergeait, barrée d’un bonnet jusqu’aux yeux, la figure d’un bébé aussi veloutée que celle de sa mère.
« Qu’est-ce que vous dites de ça, inspecteur ?
- Je …Absolument magnifique … », bafouilla-t-il en rassemblant toute la force de conviction qu’il pouvait. Comme la plupart des individus du genre masculin, il se demandait où pouvait bien se nicher la beauté d’un bébé.

* Se mettre dans la peau de quelqu’un, la bonne blague ! Rien que l’expression, c’est tellement absurde. Vous voyez ça, entrer dans la peau de votre voisin ? Ce qu’on s’imagine des sentiments d’autrui, en définitive, ça n’a pas plus de consistance que la fumée de cette cigarette.

*  Vous saviez qu’on peut se pendre avec un caleçon ? La tête dans une jambe, l’autre jambe accrochée au plafonnier. Ce n’est pas beau à voir, un corps déculotté qui se balance au-dessus de vous.

* (lors d’une soirée au Conservatoire)
   Georgette Brenu n’avait pas fait dix pas qu’elle alpaguait une congénère de la même fourrure qu’elle.

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