" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 28 février 2020

La Wallonie Liégeoise en 1950



                                                 La place Saint-Lambert en 1950

«  La Wallonie », quotidien belge illustré.


- « La Wallonie », samedi 7 janvier 1950
Un métier liégeois qui disparait, le louageur de charrette





- « La Wallonie », samedi 4 février 1950
Le film «  Jeanne d’Arc » en projection à la Maison du Peuple de Herstal



- Lundi 6 mars 1950
Dimanche matin, à la Populaire de Liège, meeting du Comité régional d’action commune

- Jeudi 9 mars 1950
On travaille activement au déblaiement des ruines de la Cour des Mineurs durement touchée par les robots.



- Samedi 11 mars 1950
Referendum sur la question royale

- Lundi 13 mars 1950
Le roi obtient 57,68 pour cent et divise le pays.

- Lundi 25 mars 1950
Plus de 30.000 Wallons ont clamé clairement leur volonté de s’opposer au retour du roi



- 26 avril 1950
Un chasseur belge s’écrase sur une maison de la rue du 15 août à Ans. Seul le pilote de l’appareil y a laissé la vie



- Samedi 30 avril 1950
Un salon-lavoir à la Bonne-Femme



- Lundi 1 er mai 1950
Aménagement de la Roseraie au parc de la Boverie



- Vendredi 5 mai 1950
A l’affiche au cinéma Palace : Branquignol





- Lundi 15 mai 1950
Le stade vélodrome de Rocour en construction



- Samedi 20 mai 1950
Réclame pour la quincaillerie Troisfontaines



- Jeudi 1 er juin 1950
Benny Goodman à Liège



- 30 juin 1950
Election de la Femme Parfaite


« La Wallonie » présente le Tour de France




- Lundi 17 juillet 1950
Tour de France. Au boulevard d’Avroy, une foule nombreuse a assisté au départ de la troisième étape Liège-Lille




- Samedi 29 juillet 1950
Pour exiger le départ du roi Léopold la grève s’étend dans le pays



- Mardi 1 er août
Trois victimes à Grâce-Berleur




Pierreuse a élevé des barricades



-  Jeudi 3 août 1950
L’ultime départ de nos trois malheureux camarades




- Samedi 19 août 1950
Julien Lahaut, président du Parti Communiste belge, est lâchement assassiné par deux inconnus à son domicile



- Mardi 27 août 1950
Hélicoptère postal au boulevard Frère-Orban



- Vendredi 13 octobre 1950
Le liégeois Charles Klejniak, le plus bel athlète de Belgique



- Jeudi 8 novembre 1950
Un ange descend du pont de Fragnée




- Samedi 18 novembre 1950
Le viaduc de la rue En-Bois. Attention ua virage en «  Z »



- Samedi 18 novembre 1950
Les Branquignoles de François Renard




- Samedi 18 novembre 1950
Saint Lambert de service tous les sept ans ici à la sortie de la cathédrale. Photo illustrant une article de Raymond Gaspar-Jacob «  Le miracle inespéré », conte de St-Nicolas



- Lundi 20 novembre 1950
L’imprimerie Desoer fête son bicentenaire d’existence



- Mercredi 6 décembre 1950
Première neige ( sans doute le square Notger)



- Jeudi 14 décembre 1950
Des bourses d’étude pour les orphelins de guerre grâce à l’œuvre «  Souvenir Liégeois »

Merci au journal «La Wallonie » et à ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque de l’Université de Liège !


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En bonus, Liège en 1950 vue par le journal " La Meuse " :

https://catinus.blogspot.com/search?q=Li%C3%A8ge+en+1950







Fétichisme des femmes en salopette



Chaque être humain, normalement constitué, cultive, en son petit jardin secret, un fétichisme plus ou moins avouable. Il est le plus souvent d’ordre sexuel. L’un éprouvera un penchant avoué pour les blondes, l’autre pour les voitures de pompier ou de course, les armes, un autre encore pour les gros seins, les vêtements en cuir (masculins ou féminins) , les talons aiguilles, etc.
 Pour ma part, j’éprouve une attirance- aussi troublée que troublante - pour les salopettes féminines. Ainsi, l’autre jour prenant une collation dans un bistrot de la place, mon regard fut attiré par une jeune dame. Pourtant, elle n’entrait pas dans mes critères de prédilection, ni par le visage, ni par les jambes, la voix, la taille ou le feeling. « Mais par quoi donc ? »  me dis-je en dedans de moi, c’est assez dire en mon for intérieur. Euréka ! Elle portait une salopette assez flashy qui lui seyait d’ailleurs comme un gant.
P.S. : je suis également sous l’influence d’autres fétichismes comme les filles rousses (avec taches de rousseur en sus), les femmes tatouées, etc. J’y reviendrai certainement dans un prochain article.
Pour l’heure, voici quelques élégantes en tenue.












mercredi 26 février 2020

Gouvy en 1921


                                             


- « L’Avenir du Luxembourg », 6 février 1921
Décès d’un ouvrier-piocheur à Gouvy





- « L’Avenir du Luxembourg », 25 juin 1921
L’inauguration d’un monument commémoratif à la mémoire des vingt-quatre héros qui tombèrent à Gouvy est fixée au dimanche 3 juillet



- « L’Avenir du Luxembourg », 4 juillet 1921
Inauguration du monument aux vingt-quatre victimes tombées à Gouvy durant la grande guerre


 - 12 septembre 1921
Bovigny. Inauguration du monument à la mémoire des victimes de la guerre


 - 19 septembre 1921
Rettigny. On ramène le corps d’un héros, celui du soldat François Gresse


 - 14 octobre 1921
Gouvy. Réinhumation et funérailles solennelles du caporal Lucien Gaspard mort pour la Patrie à Liège le 6 août 1914


Merci au journal « L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

mardi 25 février 2020

Hélène Delhamende : " Dolorès "






Hélène Delhamende



    Le mieux, c’est encore de présenter les personnages principaux.
Rachel, la narratrice : 
« Bonjour, je m’appelle Rachel Collins ! J’ai vingt-sept ans. Je suis blonde, osseuse, pas très jolie. Les dents trop blanches, comme fausses. Et ma vie est un vrai réceptacle de cadavres ».
Dolorès, décrite par Rachel
« Dolorès est devenue mon alter ego, ma confidente, ma muse. Elle sait très bien ce que je pense. Je ne lui cache rien, non rien. Je suis devenue, pour elle, ce qu’elle voulait que je sois : son amie ».
Rachel habite dans un appartement à Dunkerque ; elle est artiste photographe, reconnue dans son milieu. Elle a un autre job : elle tient compagnie à une très vieille bourgeoise qui habite du côté de Lille. Tout d’abord, lors du trajet en train, le regard de la jeune femme est attiré par une inconnue. Puis, évidemment, il y a Rachel qui s’introduit dans son existence via les réseaux sociaux. Leurs vies (mais surtout celle de Rachel) vont être confrontées à deux événements majeurs, pour tout dire à deux crimes.
 Mais n’en disons pas plus. Venez avec nous, embarquez dans la voiture de Rachel. Vous ne le regretterez pas. Toutefois, n’oubliez pas de bien boucler votre ceinture de sécurité …
Le roman se termine ainsi :
« Ce soir, parmi cette foule sentimentale qui semble ne rien comprendre, j’ai encore le réflexe de demander à Dolorès si je fais bien ce qu’il faut. Les gens me regardent avec compassion quand ils me surprennent à parler à un fantôme. Mais ce n’est rien. Je sais qu’elle a existé. Vraiment. Qu’elle n’est pas une illusion. Et vous ? »

C’est du costaud ! Et il faut l’être pour tenir à bout de bras les 345 pages ce sacré thriller psychologique. J’ai lu les 200 dernières pages d’une traite, sans reprendre mon souffle (c’est tout dire ! ). Outre « Ma mère quand ça l’arrange »  et le recueil de nouvelles «Disparitions », des trois derniers romans en date d’Hélène Delhamende, c’est «Dolorès » que je préfère. Et pourtant …

Elle est épatante cette jeune écrivaine liégeoise ! Ecrivaine mais pas que : elle a plusieurs cordes à son arc ...

Si vous souhaitez en savoir plus, le mieux est de visiter sa page Facebook :
https://www.facebook.com/delhamende.helene

Hélène Delhamende nous signale que " Dolorès " est disponible -entre autres - à la Fnac St-Lambert à Liège au rayon " Policiers ". 22 euros.



Extraits :

- Comme dit S.J. Watson, que sommes-nous d’autres que nos souvenirs.

-  Vraiment, je trouve ça lamentable : les hommes n’arrêteront jamais de consommer des femmes comme des chips aux légumes et, les femmes, de se comporter comme des courges branlantes.

-  Ceci dit, mon ravalement de façade peut commencer. Gommage, épilation et anticernes. En matière de beauté, comme en matière de politique internationale, toutes les femmes savent que leur temps est compté.

-  La règle numéro 1 des insomniaques dépressifs : quand tu as des cernes, mets une robe courte !

- Il y a deux choses importantes dans la vie : les rencontres et les ruptures. Quand on a compris ça, on a tout compris.

Une petite partie du roman se passe à Liège :
- Devant moi, un amas de tôles froides et blanches, un peu futuriste, se perd au beau milieu d’un quartier que je ne connais pas. C’est une structure aérienne où le béton , l’acier et le verre semblent entrer en action, comme un être vivant. On dirait un tremplin au pied d’une colline, un toit ondulé. Un truc gigantesque qui ne ressemble à aucun autre. Soudain, entre deux barreaux, apparaît un train. Il surgit d’une colline et ralentit aux abords de l’édifice.

-  Déboussolée, je regarde Liège qui s’anime devant moi comme une série B. J’ai déjà lu Simenon. J’ai déjà côtoyé le Commissaire Maigret. Facilement, je devine des rues étroites, des impasses, des cours et des jardins. Puis, c’est le contraste. Mes yeux se heurtent à un navire immense semblant fendre la ville en deux. Un navetteur en attente me dit que c’est la tour des finances.

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En illustration musicale, une autre Dolorès :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=9&v=q_Xxj2UNB84&feature=emb_logo