" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 24 février 2020

Gouvy en 1920



                                                    Paysage de Gouvy en 1920


 - «  L’Avenir du Luxembourg », 2 mai 1920
L’histoire du fermier B. de Beho et de ses vaches vendues par l’Etat



Viaduc de Vielsalm en 1921





- « L’Avenir du Luxembourg », 3 et 5 juillet 1920
La nouvelle ligne de chemin de fer Gouvy-Vielsalm-Born-St-Vith



- « L’Avenir du Luxembourg », août 1920
Les fraudeurs à la frontière luxembourgeoise



- 2 août 1920
A propos des malheureux prisonniers alliés qui avaient été employés aux travaux à la gare de Gouvy



- 12 août 1920
Le nom des prisonniers qui sont morts à Gouvy sous la botte teutonne



- 23 août 1920
L’express de Luxembourg à Liège est bondé quand il arrive à Gouvy



- 28 octobre 1920
Médaille commémorative 1914-1918 pour l’adjudant Louis Augustin de Bovigny



- 21 novembre 1920
Décès du docteur Boset de Limerlé

Merci au journal «L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

mardi 18 février 2020

Robert Ruwet et Albert Cariaux : " Liège éternelle "




Voici ce qu’on peut lire en quatrième de couverture de ce livre qui date de 2008 :
«  Le Liégeois aime voyager ; il aime découvrir. Il connait bien Rome, Paris, Londres.  Gand, Bruges, Ostende n’ont plus de secret pour lui. Et puis, en rentrant chez lui, il est tout surpris de découvrir un coin de sa ville qu’il n’avait jamais remarqué. Le livre de Robert Ruwet et d’Albert Cariaux nous propose plus de 200 photos inédites de Liège »
Et Robert Ruwet d’ajouter : « Toutes les photos que vous allez découvrir dans ce livre ont été prises maintenant, c’est-à-dire en 2007 et 2008. »
Et votre serviteur terminera par ses mots : chaque photo est agrémentée d’un texte qui allie érudition et humour.
Il vous est loisible d’en feuilleté quelques pages grâce à ce lien :

Quand on a lu cet ouvrage, on se sent plus liégeoisement malin. Et pourquoi pas un quizz pour tester vos connaissances sur la Cité Ardente. Voilà une idée qu’elle est bonne !

1. « As’veyou l’torè ? » Vous connaissez la statue sur les Terrasses « Joseph et le taureau ». Pourquoi désigne-t-on l’homme du prénom Joseph ?
2. Outre la collégiale Saint-Barthélemy, où trouve-t-on une autre église aux tours jumelles ?
3. Comment s’appelle la rue la plus étroite de Liège (on ne peut pas se croiser à deux personnes) ?
4. Où se situe cette impasse que l’on dénommait naguère « le monde renversé » ?
5. Trois appellations pour cette église qui se situe au numéro 23 de la rue Hors-Château. Cités-les.
6. Où se situe ce château d’eau qui fut construit dans les années ’20 ?
7. Bonaparte compara cette collégiale à un dromadaire. Quel est son nom ?
8. Quel est le bâtiment que l’on surnomme «les cent mille briques » ?
9. On présente cette tour comme étant le plus ancien clocher de Belgique. Où se situe-t-elle ?
10. Drôle de rue : 9 mètres à son début et 38 mètres au bout. Ce serait l’artère la plus fréquentée de Wallonie ? Quel est son nom ?


Réponses :




Encore plus bas >>>



Vous y êtes presque >>>



1. En 1881, lors de son inauguration, Joseph Demarteau, journaliste à la « Gazette de Liège » s’offusqua de la nudité non seulement du taureau mais de l’homme qui le maîtrisait. Par dérision, les étudiants baptisèrent le dompteur du prénom du sévère Demarteau.
2. A Grivegnée, l’église Saint-Lambert ou église des Oblats.
3. La rue du Carré.
4. Elle donne sur la rue Hocheporte.
5. Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception ; l’église des Rédemptoristes ; l’église Saint Gérard.
6. Boulevard Kleyer
7. La collégiale Saint-Jean.
8. La prison Saint-Léonard.
9. La collégiale Saint-Denis.
10. Vinâve d’Ile.




Vous avez 9 ou 10 réponses exactes. Bravo ! Si vous n’en avez seulement que 9, sachez que nul n’est parfait.
Vous avez de 8 à 6 réponses exactes. Avez-vous déjà lu les livres de M. Robert Ruwet ? Apparemment pas tous. Il s’agirait d’y remédier au plus tôt.
Vous avez 5 réponses exactes ou même moins. Vous n’avez pas honte ? Dès aujourd’hui, courez chez votre libraire et prenez tous les livres signés : Robert Ruwet.













   



dimanche 16 février 2020

Léo Moulin : " Moi ... et les autres "



Léo Moulin, sociologue, a enseigné, avec joie, pendant 48 ans tant en Belgique qu’à l’étranger. Il a écrit plusieurs livres donc celui-ci en 1998.
Quelques mots clés : la politesse, la courtoisie, on attend de nous à être performant à l’importe quel prix, distances culturelles dans la société, au sein d’un même pays, entre les nations, le racisme, etc.

Extraits :

- Le sport, et pas seulement le sport professionnel, est axé, par nature, sur la concurrence et la victoire du plus fort. Le fair-play y est rarement présent. La violence des stades de foot est légendaire : elle est surtout significative d’un état d’esprit diffus, et pas toujours latent, qui grouille au cœur de notre société.

-  Un abîme séparera toujours celui qui aime Bach par-dessus tout –« Mozart le plus grand. Bach est le seul » - du fan de Michael Jackson ou de Tino Rossi.

- Hier, j’ai vu un film américain, dit un Anglais. Sous-titré bien sûr.

- Finalement tous les hommes sont racistes, d’une façon ou d’une autre, dès qu’il leur arrive de dire : « les Maghrébins », « les Japonais », « les Français », …

Guy de Maupassant : " Sur le suicide "




Un recueil de huit contes pêchés ça et là dans l’œuvre de Maupassant. Autant dire huit petites merveilles dont certaines que j’ai tout particulièrement appréciées (***).

1. «  L’endormeuse » : visite de l’établissement nommé «  œuvre de la mort volontaire ». On ferait bien de s’en inspirer. (***)
2. «  Suicides » : lettre d’un futur suicidé.
3. « L’aveugle » : la triste vie et la mort d’une aveugle. Assez effroyable !
4. « La folle » : triste sort d’une fille durant la guerre franco-prussienne.
5.  «  Promenade » : la triste vie de M. Leras.
6. « Le champ d’oliviers » : quand l’abbé Vilbois rencontre son fils. (***)
7. « Petit » : quand l’amour des êtres mène au suicide. (***)
8. « Le lâche « : trop peur pour mener à bien son duel au révolver. (***)
Vous pouvez lire ces nouvelles et bien d’autres encore de Guy de Maupassant sur ce site remarquable :

Extrait :

Le suicide ! mais c’est la force de ceux qui n’en ont plus, c’est l’espoir de ceux qui ne croient plus, c’est le sublime courage des vaincus ! Oui, il y a au moins une porte à cette vie, nous pouvons toujours l’ouvrir et passer de l’autre côté. La nature a eu un mouvement de pitié ; elle ne nous a pas emprisonnés. Merci pour les désespérés.

La Cigogne et le Paon du Boulevard Piercot






Les plus anciens d’entre nous ( j’rigole LOL !) se souviendront de deux animaux qui régnaient en maitre au Boulevard Piercot à Liège : la cigogne et le paon. Je ne me souviens pas de la date exacte de leur disparition du notre paysage … une dizaine d’années quand même donc vers 2010. Toutes proportions gardées, nos deux Liégeois rivalisaient avec le Seigneur qui trône en ces lieux depuis 1868 : Charlemagne.
A propos de la Cigogne, voici ce qu’en dit Robert Ruwet dans son livre « Liège éternelle » :
«  A la fin du 19 ème siècle, on a construit le quartier des Terrasses à l’emplacement de l’éphémère « île du Commerce ». On avait placé la barre assez haut et il était clairement question d’ériger des immeubles de prestige. La Cigogne, perchée sur l’un d’entre eux, situé au coin de l’avenue Rogier et du boulevard Piercot, ne manquait pas d’air. Si la cigogne, comme chacun le sait, s’est spécialisée dans le transport de nouveau-nés, elle est également le symbole de la corporation des peintres en bâtiments ; sans doute était-ce là la profession du premier propriétaire ».
Et puis un jour, elle disparut. Envolée. Qu’est-elle donc devenue ?


                                                   En 1999



Juste à ses pieds, le Paon (en ferronerie), fier, faisait sa roue. Au plus grand plaisir des Liégeois et des touristes qui se précipitaient pour le photographier. Dès les premiers jours, les jardiniers de la Ville s’appliquaient à son embellissement : des cascades de fleurs ornaient sa queue.
Voici ce que j’en disais sur ce blog en 2009 : « Ne pas manquer de saluer le paon du Boulevard Piercot. Note que c'est p'têt le coq liégeois. Ah ! Qu'est-ce qu'il est beau ! Mérite des clignettes, c'ui-là ! »
Jusqu’au jour où il disparut également.
Voici peu, la presse donna de ses nouvelles : il était en lieu sûr. Ouf ! Oufti !
Mais dans « le billet de Tchantchès » du journal « La Meuse » de ce samedi 15 février 2020, les nouvelles sont cette fois franchement tragiques : « …  Il avait dû être enlevé suite à de nombreuses dégradations. Il n’a pu être réparé. Il a été mis à la disposition de l’école mécanique pour permettre aux étudiants de se faire la main… »
C’est déjà malin, tiens ça ! Un paon qui faisait quasiment partie de notre patrimoine ! Y a des baffes qui se perdent, crevé mil d’jû !

samedi 15 février 2020

Mes prévisions pour l'an 2040




Je ne parle pas de mon futur puisque, Dieu merci !, en ’40, je ne serai plus de ce monde mais bien du vôtre, les « jeunots » et les « durs à cuire ».

* D’abord, il ne faut pas s‘inquiéter outre mesure : en 2040, vous ne verrez pas la température du globe monter de 7 degrés : ce sera seulement pour 2100. En revanche, les prochaines canicules vous autoriseront à revoir à la baisse votre budget de chauffage, ce qui en soit est une assez bonne nouvelle bien qu’il faille, vous l’avez compris, la tempérer (mais comme le disait si justement ma grand-mère Jeanne : « on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière qui s’appelait Marcelle).

* L’âge limite des bipèdes que nous sommes ne dépassera toujours pas les 115 ans (donc l’Eternité, ce n’est pas pour de suite de suite).

* Pour améliorer le moral des citoyens (comprenez donc qu’il ne sera pas nécessairement au beau fixe, mais vous ne vous en étonnerez pas outre mesure non plus …), tout ce qui a attrait à la mort sera banni : plus d’avis de décès ; plus d’articles nécrologiques ; les enterrements seront effectués de nuit ; obsèques religieuses déconseillées ( des gamins seront payés pour balancer des pierres sur les cortèges funéraires) ; crémations généralisées facilitant la reconversion des cimetières en jardins potagers.

 * S’agissant de nos pérégrinations à travers le cosmos, on renoncera à aller sur Mars en raison d’investissements faramineux en un lieu où il n’y a même pas d’eau courante. Nous nous contenterons de retourner une septième fois sur la Lune et sans que l’intelligence artificielle nous permette d’imaginer enfin l’infini.

* Les animaux de compagnie auront droit à un congé annuel d’un mois dans des cités tenues par des mémères à chiens et des pépères à chats.

* L’intelligence artificielle gagnera encore du terrain. De plus en plus ouvriers et d’employés, incapables de s’adapter à leur époque, seront foutus à la porte manu militari par des robots. De nombreux procès sans fin agrémenteront le quotidien des médias.

Je vous souhaite bien du plaisir !

jeudi 13 février 2020

Liège en 1899


                                         Place Saint-Lambert et le théâtre du Gymnase en 1899



           Une voiture de la marque Pieper installée à Liège et Nessonvaux




- « La Meuse », jeudi 9 mars 1899
Réclame pour la nouvelle salle de billards du café national



- « La Meuse », mercredi 12 avril 1899
Enfin un trottoir en pavés place St-Lambert



- « La Meuse », vendredi 14 avril 1899
Un cinématographe à la foire de l’Est



- Jeudi 20 avril 1899
Des charrettes empêchent le passage des chevaux de hallage



- Jeudi 20 avril 1899
Accident d’automobile



- Vendredi 21 avril 1899
Grèves dans le bassin de Liège



- Vendredi 21 avril 1899
Exposition internationale de chiens de toutes races



- Lundi 24 avril 1899
 Liège pittoresque



- Samedi 20 mai 1899
Réclame pour la machine à écrire Underwood chez CH. Desoer, 2 rue Gérardrie



- Mercredi 24 mai 1899
La mort des deux phoques de la Meuse



- Lundi 24 juillet 1899
L’état déplorable de la rue Ursule



- Mercredi 18 octobre 1899
Un nouveau cinématographe à l’hôtel Métropole



- Lundi 6 novembre 1899
Cruauté envers les animaux



- Mercredi 8 novembre 1899
A propos des chevaux qui glissent sur les pavés



- Mardi 5 décembre 1899
Réclame pour le phonographe, chez Wolff frères, place Verte n°6




Et plus particulièrement au quartier de Sainte-Marguerite


- « La Meuse », lundi 27 février 1899
Accident d’un enfant reversé par un camion



- « La Meuse », samedi 1 er avril 1899
Le nouveau Musée de peinture au quartier de l’Ouest



- « La Meuse », samedi 15 avril 1899
Ouverture d’une école ménagère communale au quartier de l’Ouest



- Jeudi 20 avril 1899
Bienfaisance à Fontainebleau



- Lundi 21 avril 1899
La fête de Saint-Séverin c’est pour le mois de juillet. Demandez le programme



-  Mercredi 17 mai 1899
De plus en plus de tramways fonctionnent à l’électricité même sur la ligne Est-Ouest

Merci au journal « La Meuse » !
Merci à la bibliothèque de l’université de Liège !