" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 30 octobre 2019

Hé, Madame, t'as pas une minute ?




La sociologue française Johanna Dagorn passe son temps dans l’espace public et les transports en commun parce qu’elle ne croit « qu’en ce qu’on vérifie sur le terrain ». Elle dit des choses terribles. Comme « les rues vont se vider des femmes ». C’est glaçant, ça fait peur, on pense à « La Servante écarlate ». C’est que, explique-t-elle, pour éviter le harcèlement, les femmes adoptent en ville de nouveaux comportements, des stratégies d’évitement, des « coupures sensorielles » : elles font semblant d’être au téléphone, posent un gros casque sur leurs oreilles, marchent vite, ou, suicidaires, brûlent les feux rouges quand elles sont à vélo de peur de se faire emmerder par les piétons ou les automobilistes à l’arrêt. « C’est extraordinaire de voyager, de prendre le train, le bus ou le métro, de flâner dans la ville, de discuter avec quelqu’un qu’on ne reverra jamais » poursuit la sociologue. Mais une partie de la population s’en prive désormais, les étudiantes surtout, la catégorie la plus exposée parce qu’elle est celle qui stagne le plus, sur les bancs ou en terrasse des cafés. On sait bien que, plus une femme stagne, plus elle sera harcelée. »
(…)
Comment sortir de ça ?  Comment survivre à la rue ? « T’as pas une clope ? Une petite pièce ? A manger ? L’heure ? L’envie de donner pour Amnesty ? La Croix-Rouge ? C’est par où la gare ? T’habite chez tes parents ? (oups, ça s’était dans les années ’80). A tout ça, on répond quoi ?

                                                   Extrait d’un article de  Julie Huon
                                          «  Le Soir », mercredi 30 novembre 2019.

mardi 29 octobre 2019

Ce 7 novembre 2019 " Outremeuse jadis " une conférence de Robert Ruwet



La conférence de M. Ruwet consistera en une visite originale de notre île. Naguère, Outremeuse était traversé par de nombreux bras de la Meuse et de l'Ourthe ; donc de nombreux ponts, maintenant disparus, existaient. Si des églises subsistent, d'autres ne sont plus qu'un lointain souvenir. Et que dire de tous ces bistrots qui sont autant de petits centres culturels ?
7 novembre 2019 | Taverne Tchantchès et Nanesse - 18h.


Cette conférence est gratuite mais il est vivement conseillé de vous inscrire via l’adresse-mail du service qui s’occupe du cycle des conférences en Outremeuse :


ou au 04 279 52 63

lundi 28 octobre 2019

Christian Libens : " Une petite histoire du roman policier belge "




On peut certainement dire que Christian Libens fait le tour de la question, à savoir l’histoire du roman policier belge francophone. Pour notre plaisir, il illustre son ouvrage de plusieurs couvertures de polars. Petite frustration toutefois : cette petite centaine de pages ne pouvait être qu’un bottin où défilent des dizaines de noms et relativement peu de choses sur les intrigues policières. Bref, un beau catalogue qui a en tout cas le mérite d’exister.

- Extraits :

- De la préface signée François Périlleux, commissaire divisionnaire à la police judiciaire fédérale de Liège :
 Dans une enquête criminelle, ce qui intrigue, ce qui interpelle, fascine le lecteur, c’est la proximité avec des mondes inconnus, voire interdits au plus grand nombre, celui des voyous, de la prostitution, des braqueurs, des trafiquants, des vraies crapules et des faux gentils, mais aussi parfois des décideurs, des grands financiers, des chefs d’entreprise, des politiques … Voir le monde de l’intérieur, voilà le grand fantasme, au risque de perdre ses illusions.

- Le polar belge en douze romans :
Stanislas-André Steeman, « Six hommes morts »
Georges Simenon, «L’affaire Saint-Fiacre »
Stanislas-André Steeman , « L’assassin habite au 21 »
Max Gervais, « La gueule du loup »
Thomas Owen, « Hôtel meublé »
Gorges Simenon, «  La mort de Belle »
André-Paul Duchâteau, « 5 à 7 avec la mort »
Jean-Baptiste Baronian, « Matricide »
Pascale Fonteneau, « Etats de lame »
Bruce L. Mayence, « Du pain sur la planche »
Xavier Hanotte, «  Matière noire »
Nadine Monfils, « Madame Edouard »




Jean-Louis Fournier : " Mon autopsie "





On disait que Jean-Louis Fournier était mort et qu’il avait donné son corps à la science. Egoïne, une jeune et jolie médecin se charge de le disséquer, sous l’œil attendri de notre macchabée qui a le don de tout voir, tous ressentir. C’est, pour l’auteur, l’occasion ou jamais de raconter sa vie, ce qui n’est pas d’un intérêt premier, mais comme c’est dit avec humour, le récit passe très bien.
On s’amuse beaucoup, comme d’hab, avec Fournier.

Extraits :

- Plus de mille fois, j’ai récité « Ne nous laissez pas succomber à la tentation » Heureusement, Dieu ne m’a jamais exaucé.

- A la rubrique « personne à prévenir en cas d’accident », j’ai toujours écrit consciencieusement : Dieu.

-  On pleure quand on arrive sur terre, pourquoi on râle quand on doit partir. Jamais content.

- C’est bon d’être celui dont on peut dire ; vous êtes le premier …

- Mes yeux sont ordinaire, ni bleus ni noirs, ils sont un peu verts, couleur soupe aux légumes.

samedi 26 octobre 2019

... et le mariage




D’après les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, sur 100 couples qui s’unissent pour le mariage, il y en a actuellement 50 % qui divorcent ;  30 % semblent se résigner et se font ch., pendant une vie complète et à peine 20 % des couples seraient heureux la plupart du temps, - nous disons bien la plupart du temps-  car ils font face aux mêmes sources de conflits insolubles et aux mêmes moments critiques.

jeudi 24 octobre 2019

Le baron russe Ungern von Sternberg à Liège dans les années 1890. Un homme peu recommandable ...




 Le baron russe Ungern von Sternberg

A noter que ces deux photos d'identités sont parmi les premières a avoir été publiées dans le journal " La Meuse".

« La Meuse », vendredi 25 mai 1894 :

Qu’est-ce que ce baron Ungern von Sternberg ?
Ce héros de l’anarchie, n’est-ce pas un criminel de droit commun ?
Sa maîtresse avoue que c’est un scélérat de la pire espèce qui n’oserait pas rentrer en Russie.
Nihiliste, il l’était et c’est pour cette raison qu’il a dû quitter le pays des Tsars.
Mais n’est-ce pas aussi un vulgaire assassin ? Comme Ravachol, n’a-t-il pas tué pour doter l’anarchie d’un petit budget ?
N’a-t-il pas tué pour se payer les noces et festins qui le faisait remarquer des tous à Liége ?
N’a-t-il pas tué en Suisse pour tirer vengeance de parents qui refusaient de lui accorder la main de leur fille ?
On a émis des doutes sur la véritable personnalité du baron de Sternberg qui a été l’instigateur de l’attentat de Liége. Mais celui que l’on recherche est bien le baron et porte le nom de Sternberg. Son père habite encore à Saint-Pétersbourg, rue Maximilien 4/4.
Le baron de Sternberg ressemble étonnamment à Pranzini. La cédule du parquet de Liége indique qu’il est poursuivi pour dégradation d’édifices, détention d’engins explosibles, tentative d’assassinats contre la sûreté du royaume etc.
Le baron russe ne paye pas de mine. Nos lecteurs s’en souviendront par les portraits que nous avons publiés. Le jour de la visite du roi à la Manufacture d’armes et à l’Institut éléctro-technique Montéfiore, Sternberg se trouvait dans un des grands hôtels de la place Saint->Lambert. Il lia conversation avec un Liégeois, M.S…, qui fit cette remarque à un des employés de l’hôtel : « S’il arrivait quelque chose au Roi aujourd’hui, je dirais que c’est cet individu qui a fait le coup. » Le 27 avril, la veille du jour de l’attentat à Saint-Jacques, un voyageur a fait, sur une malle belge de Douvres à Ostende, la traverse en compagnie du baron Ungern von Sternberg.
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Sidonie Maréchal
Sidonie Maréchal a été l’amie et la confidente du baron von Sternberg. Cette fille a été servante pendant sept mois chez un industriel habitant la Bonne Femme. Elle satisfaisait entièrement ses maîtres. Elle a 18 ans, petite de taille et d’une beauté médiocre. Il se fait que Sidonie, conquise par les avances du baron, se jeta dans ses bras. Il ne fallut pas longtemps pour convertir Sidonie à l’anarchie qui devint une farouche « compagnonne ». C’était la période des attentats et elle dût assister  ou tout au moins mise au courant des ceux-ci.
(…)
Son amant ayant dû s’enfuir, Sidonie trouva une place de servante chez un honorable habitant de la rue des Champs. Ses employeurs à la Bonne femme enformèrent les autorités. La police de Grivegnée arrêta Sidonie qui déclara, entre autres :
   - Oui, je connais le baron. Il a été mon amant et je sacrifierais ma vie pour le sauver.
   - On a entendu des « boum-boum » à Liége, on en entendra encore, je vous le jure, et d’ici peu.
   - Je suis anarchiste de cœur et d’âme et j’applaudis aux actes de justice d’hommes énergiques comme mon amant.
   - Je n’ai plus besoin de travailler. Mon amant m’a assuré une pension mensuelle de cent francs.

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 " La Meuse", jeudi 24 mai 1894


Peu de temps avant les attentats, le baron von Sternberg offrit à souper, dans un des grands hôtels du Centre de la ville de Liége, à un de ses amis. Le repas fut pantagruélique et l’addition dépassait la centaine de francs car, comme d’habitude, on avait sablé le meilleur nectar de la veuve Clicquot. Coïncidence  vraiment singulière : la table voisine était occupée par deux messieurs qui soupaient également. Or, l’un d’eux n’était autre que M.M…, un des dynamités de 1892. Dynamitard et dynamité se coudoyaient sans le savoir.

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« La Meuse », mardi 22 mai 1894 
Van Sternberg était muni d’un passeport délivré en Russie. Il remit cette pièce à l’Hôtel de Ville de Liége lorsqu’il a fait sa déclaration de domicile. A son arrivée à Liége, il la déposa en garantie au propriétaire du Café de L’Université. Il n’avait pour tout bagage qu’une valise. Il ne possédait qu’un seul costume, une seule chemise, un col, une paire de manchettes, etc. Ce n’est que sur les instances de son propriétaire qu’il se fit acheter une seconde chemise.

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« La Meuse », lundi 21 mai 1894
Le baron Ernest von Ungern Sternberg serait né en Russie le 27 février 1867. Après s’être enfoui de Russie en 1892, il se brouilla avec sa famille et séjourna quelques temps dans les villes universitaires allemandes. De là, il se rendit en France et s’engagea dans les légions étrangères. Comme tel, il partit pour Alger. En 1893, après quelques mois de service, il déserta, gagna le Maroc, de là, l’Italie puis Strasbourg d’où il vint, le 2 novembre  dernier (1893). Il se disait étudiant en sciences et vivait de sa fortune personnelle. Il ne se fit cependant pas inscrire sur les registres de notre université et passait ses jours et une grande partie de ses nuits dans les cafés, où il faisait de grandes dépenses, sablant le champagne à tous propos et soldaient toujours la note de ses consommations. On lui attribua quelques largesses et maintes charités louables. Mais si l’argent coulait facilement pendant les jours qui suivaient la réception des sommes qu’il recevait par banques ou par la poste – de qui ? on l’ignore encore –, par contre il avait des moments de grande gène et était obligé de recourir au Mont-de-Piété et à des emprunts insignifiants. Il signait aussi des traites dont quelques-unes furent protestées.
Exclu de la colonie russe à Liége dans laquelle il avait voulu s’implanter, il fréquenta dès son arrivé en notre ville des jeunes gens aux convictions anarchisantes. Il parlait plusieurs langues : le russe, l’allemand, le français, le hollandais.

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* Il s’était trompé

D’après des renseignements transmis par un Liégeois qui s’engagea aussi dans les légions étrangères de France et qui servit en Afrique en même temps que Sternberg, il paraît certain aujourd’hui que le baron russe s’était trompé en déposant la bombe chez l’infortuné docteur Renson. Le Russe avait confondu rue de la Paix, 5 avec la rue du Parc, 5. Après l’explosion à l’église Saint-Jacques, les dynamiteurs dont Muller et le baron gagnèrent Maestricht où ils passèrent la nuit à l’hôtel de la Renaissance.

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* Le baron amoureux

Peu de temps après son arrivée à Liége, le baron remarqua la fille, fort jolie du reste, d’honorables commerçants d’une des rues du centre de notre ville. Presque chaque jour, il paraissait au magasin pour acheter d’ample quantités de … mettons de cigarettes russes … et de faire avec la jeune fille de longues conversations. Un jour, brusquement, il lui déclara qu’il était amoureux d’elle et lui offrit de l’épouser. La jeune fille répondit par un refus. Le lendemain, le baron se présenta en habit noir, cravate blanche, gants gris-perle et demanda à la mère la main de sa fille. Il était en possession d’une liasse de papiers démontrant sa noblesse et indiquant de nombreux châteaux en Pologne auxquels il aurait droit un jour. La brave femme, quelque peu ahurie, lui répondit que sa fille avait toujours manifesté une grande répugnance pour le mariage et tout ce qu’elle désirait le plus au monde était de rester dans le magasin auprès de sa mère. Bref, elle l’éconduisit, très poliment d’ailleurs.
- Prenez garde, dit le baron. Vous ne savez pas à quoi vous vous exposez. L’an dernier, en Suisse, des parents ont aussi refusé la main de leur fille et le lendemain, tous deux étaient trouvés assassinés.
L’histoire d’assassinat, restée jusqu’ici inexpliquée, a été rapportée, il y a environ un an, par des journaux allemands.

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De nouvelles révélations sensationnelles à propos du baron russe ( suite 1 )
« La Meuse », samedi 26 mai 1894
Les travestissements du « baron ». Il est un fait certain c’est que ce rastaquouère se faisait une « tête » avec une merveilleuse faculté. Dans ce cas, Sternberg devait avoir à Liége une garde-robe montée, des perruques, des barbes, etc. Il faut croire qu’il avait un autre pied à terre à Liége ou dans une localité voisine.
 Von Sternberg aurait dit à sa maîtresse : «Voilà mon révolver, il y a une balle pour celui qui tentera de m’arrêter et une autre pour moi. » La capture du bandit, lorsqu’on aura déniché ses traces, ne sera pas chose aisée. Il est l’homme à vendre chèrement sa peau et à suivre l’exemple de Henry. D’un autre côté, on craint de ne pas le capturer vivant.
(…)
Les personnes qui l’ont connu à Bâle ( Suisse) sont persuadées que ses ressources lui étaient fournies par la police russe. Un journal socialiste de Bâle accuse le baron d’espionnage. Le baron feignait une grande admiration pour le Tsar.

- « La Meuse », vendredi 1 e juin 1894
On annonce qu’à Bruges, on a trouvé dans un hôtel une valise et une sacoche. Tout laisse supposer qu’elles appartenaient au baron Ungern von Sternberg qui voyageait aussi sous le nom de van der Daes. Ce van der Daes a séjourné à Bruges du 7 au 9 mai 1892 avec une femme et un enfant qui pourrait avoir un mois et demi.

- «  La Meuse », samedi 2 juin 1894
La police judiciaire d’Anvers a la certitude que le baron Sternberg se cache en ce moment à Anvers où il attend sans doute l’occasion de s’embarque pour l’Amérique. Le 25 mai, il était à Cologne. Après quoi il est rentré en Belgique et est passé par Gand et Bruxelles. On croit que l’arrestation du baron dynamitard n’est plus qu’une question d’heures. ( Précurseur)

- «  La Meuse », mardi 5 juin 1894

La police ne croit nullement que «  le  baron «  se déguisait de mille et une façon, comme certains l’affirment. Ce qui est certain, c’est qu’il se faisait fréquemment la barbe de différentes manières : il portait tantôt une simple moustache, tantôt une barbichette où se rasait complètement. Mais, à Liége, on le voyait éternellement avec les mêmes habits et on pourrait même dire la même chemise. Il n’avait pas non plus de sous-vêtements.

- « La Meuse », vendredi 8 juin 1894
On nous annonce que le baron russe s’est trouvé un jour de la semaine dernière à Ougrée. Il a écrit de cet endroit à la famille d’une des personnes détenues à propos des affaires anarchistes.
(…) Le fameux baron Ungern von Sternberg est Russe ou Polonais.

- « La Meuse », lundi 11 juin 1894 et les jours qui suivent

Une personne, digne de foi et très sérieuse, a vu de ses yeux vu – du moins elle le soutient - ces jours derniers le baron dans une maison d’une rue écartée de la ville.
D’après des aveux des anarchistes détenus, c’est bien le baron qui aurait placé les bombes chez M. Léo Gérard (le bourgmestre), au Théâtre et à Saint-Jacques.
Sidonie Maréchal, l’ancienne maîtresse du baron, continue de recevoir des lettres de lui. La dernière, datée du 11 juin, lui a été envoyée d’Anvers.

-« La Meuse », mardi 19 juin 1894
Le faux baron Sternberg. On sait maintenant, à la suite d’une enquête faite auprès de la famille Ungern von Sternberg, que l’anarchiste de Liége n’a rien de commun avec elle, mais qu’il est vraisemblablement en possession d’un passeport et de papiers ayant appartenu à un des membres de cette famille russe. ( voir la longue explication de la substitution de ces documents en page 2, première colonne). (…) le baron russe aurait été vu à Bâle à la fin du mois de mai derniersous les vêtements d’un mécanicien. Il se serait même rendu plusieurs fois au commissariat de police pour faire viser ses papiers ! D’autre part, une dame verviétoise aurait cru le reconnaître à Ostende où il se serait fait passer pour un Italien.

- « La Meuse », vendredi 6 juillet 1894
Le faux-baron Sternberg. Le journal La Libre Parole raconte que la Préfecture de Police de Paris sait que le faux baron Sternberg est en réalité un Juif-allemand nommé Meesen qui aurait été pendant longtemps à la solde du gouvernement allemand. Il aurait vécu à Bruxelles et à Liége sous le nom de Hartmann. Il s’occupait de courtage pour le pari mutuel. Vers la fin du mois de mai, il était à Paris.

- « La Meuse », mercredi 11 juillet 1894
Le baron russe. Sa prétendue arrestation. La Gazette de Francfort publiait hier un télégramme de Nisch en Serbie qui annonçait l’arrestation de fameux baron russe, le faux Ungern von Sternberg que les policiers russes avait fini par découvrir en cette lointaine localité.(…)

- « La Meuse », , vendredi 20 juillet 1894
On dit dans la Gazette de Bruxelles : « J’ai sous les yeux une pièce curieuse : le passeport du baron d’Ungern Sternberg dont se servait à Liége Cyprien Jaholkowski, le dynamitard si redoutable. Ce passeport, délivré en Russie, le 13 mars 1890 a été remis à Ernest baron d’Ungern-Sternberg. »

- « La Meuse », lundi 25 juillet 1894
L’introuvable baron. La nouvelle de l’arrestation du fameux baron russe en Serbie n’était décidément qu’une nouvelle fumisterie. Qui donc peut s’amuser à lancer de canards dans les journaux ? Ce ne peut être que le baron lui-même dans l’intention de dépister les recherches de toutes les polices de l’ancien et du nouveau monde. Impossible de réussir mieux !

- «  La Meuse «, mercredi 25 juillet 1894
La dynamite à Liége. Un canard de 100.000 francs. M. Lucas, voyageur de commerce à Bruxelles, s’est vu licencier par son patron car son nom se trouvait erronément nommé dans un article à propos des dynamitards de Liége. M. Lucas intente un procès au journal en question la Gazette de Bruxelles et réclame 100.000 francs de dommages-intérêts.

- «  La Meuse », 31 juillet 1894
M. le juge d’instruction Seny nous transmet la communiqué suivant : « Une récompense de dix mille francs est offerte à celui qui fera découvrir et arrêter Jagolthowsky Cyprien –Philippe, né le 27 avril 1865 à Boloff ( Russie) qui est venu résider à Liége depuis le 2 novembre 1893 jusqu’au 28 avril 1894, en prenant faussement le nom et le titre de baron Ernest d’Ungern Sternberg, né le 27 février 1867 en Russie. Il est prévenu de nombreux attentats à Liége au moyen d’explosifs.
( Note de 2019 : sachant qu’un numéro du journal « La Meuse » coûtait en 1894 10 centimes et 15 centimes le samedi, attendu que ce même journal coûte 1,80 euros aux jours d’aujourd’hui, on peut donc estimer que ces 100.000 francs de 1894 correspondent à pas loin de 2.000.000 d' euros).

- «  La Meuse », mardi 7 août 1894
( en résumant) On annonce que le fameux anarchiste venait d’être arrêté par des agents de la sécurité belge et livré à l’autorité russe à Nisch ( Serbie).  On le conduisit à Salonique. En attendant le départ du navire qui devait l’emmener, il fut écroué dans une cellule au consulat général russe. Mais notre homme réussit, pendant la nuit, à prendre la fuite et se réfugia à bord d’un navire américain. Le capitaine du navire refusa de livrer le prisonnier et son navire gagna la pleine mer.

- « La Meuse », vendredi 31 août 1894
Ce matin, le parquet a reçu confirmation de l’arrestation du baron russe. Il a été écroué à Saint-Pétersbourg. M. Seny a reçu plusieurs télégrammes à ce sujet. La question est de savoir si on accordera son extradition

- « La Meuse », lundi 5 septembre 1894
On connait le nom et l’adresse d’une autre maîtresse liégeoise du baron russe : Marie Vandel, 49 avenue d’Avroy à Liége.

 « La Meuse », lundi 24 septembre 1894
Et encore le baron russe. Il est le fils d’un fonctionnaire russe. Enfant, il fréquenta l’Ecole moyenne mais il s’en fit renvoyé pour inconduite et paresse. Lors de sa récente arrestation en Russie, le baron russe était, avec deux complices, en possession de bombes d’un genre nouveau et d’une grande quantité de dynamite expédiées de France. Ils complotaient tous trois un attentat contre le Tsar à Saint-Pétersbourg.


- « La Meuse », mercredi 19 décembre 1894
Des déclarations du « baron «  ont été déposées avant-hier au greffe de la Cour d’assises. Le baron ne dénie absolument pas qu’il soit anarchiste et partisan de la propagande mais il nie avoir exécuté l’attentat de la Paix et il accuse Muller d’en avoir été l’auteur. Il déclare qu’il déplore les « attentats ridicules «  qui ont eu lieu à Liége parce qu’ils compromettaient la réalisations de ses projets,à lui, qui ne tendaient à rien moins que de faire sauter les gazomètres de Liége, à plonger la ville dans l’obscurité et à poignarder ceux qui tomberaient sous les mains des anarchistes. La justice belge ne tient pas, d’après lui, tous les anarchistes du groupe liégeois. Les déclarations du pseudo baron ont causé grand émoi au Palais.

- « La Meuse », mercredi 26 décembre 1894

Pendant son séjour à la légion étrangère en Algérie, Cyprien Jagolkowsky se procura le moyen de fausser son identité en volant le passeport de l’un de ses compagnons d’arme, un Russe comme lui,  le véritable baron d’Ungern Sternberg, puis il déserta.




Merci au journal «  La Meuse » et à la bibliothèque de l’Université de Liège !

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En bonus :

- Les treize attentats à Liège au début de années 1890 :

https://catinus.blogspot.com/2019/10/treize-attentats-la-dynamite-liege.html

-  Un remarquable blog sur l’anarchie :

https://anarchiv.wordpress.com/

mardi 22 octobre 2019

Jean d'Ormesson : " Un hosanna sans fin "



Tout d’abord, le terme « hosanna », dans la religion chrétienne, est une exclamation de joie. Ce livre est le dernier ouvrage – posthume – de Jean d’Ormesson.  Avec le lecteur, il s’interroge sur notre destinée commune. Il fait le point sur la vie, beaucoup sur la mort - notre fin à tous -, sur l’après ; sur la science et ses limites, sur les croyants. Tout cela bien sûr avec beaucoup de sagesse, beaucoup de délicatesse, comme d’hab.

Un petit ouvrage précieux !

Extraits :

- «  Les enfants que je n’ai pas eu ne savent pas ce qu’ils me doivent ». E.M. Cioran.

-  Un enfant de sept ans en sait plus aujourd’hui que Platon ou Aristote, que Spinoza ou Hegel.

- Nous sommes aujourd’hui sur cette planète insignifiante – et grâce à nous triomphante - entre sept et huit milliards. Il y a deux mille ans, au début du christianisme, la population du globe s’élevait  à deux cent cinquante millions d’individus. Quatre ou cinq cents ans plus tôt, à l’époque de Périclès, Platon, de Sophocle, de Phidias, le chiffre n’atteignait que cent cinquante millions, (…) Le chiffre tombe très vite au-dessous des cent millions et bientôt au-dessus du million. Il y a une période de notre l’histoire où nos ancêtres ne sont que quelques dizaines de millions ou même quelques milliers. Le premier milliard est atteint au XIX ème siècle. C’est à partir de là que la machine s’emballe et grimpe à six milliards en à peine un siècle. La science est passée par là. Elle n’a pas fini de faire parler d’elle et en bien et en mal.

-  Dieu existe-t-il ? Je ne peux, à cette question, offrir qu’une seule réponse : «  je ne sais pas ».
    Qui suis-je pour résoudre un problème qui a jeté dans les affres de l’incertitude des générations de théologiens et de savants ? Qui suis-je pour trancher un débat qui se poursuit en vain depuis deux ou trois millénaires ? Tout ce que je peux faire, c’est exprimer un sentiment : ce que j’aimerais par-dessus tout, c’est que, sous une forme ou sous une autre, j’hésite beaucoup sur ce point, Dieu existât.

- Je ne sais pas si Dieu existe : je suis agnostique. L’agnostique est trop souvent jeté dans le même sac que l’athée. C’est une erreur. L’athée est très loin de ne pas savoir : il sait de source sûre que Dieu n’existe pas. Je souhaite, au contraire, avec une sorte de passion, que Dieu existe. Pour dire, une fois de plus, les choses aussi vite que possible, j’ai remplacé la foi par l’espérance.

- Croire est une grande chance. La foi est un bonheur. Plus puissante encore que la pensée, elle soulève les montagnes.


- Au-delà de la science et de la religion, toutes les deux battues en brèche en dépit de leur splendeur, nous n’avons plus pour ressources que la naïveté et la gaieté.

lundi 21 octobre 2019

Treize attentats à la dynamite à Liège entre 1891 et 1894




«  La Meuse », samedi 5 mai 1894.
Treize attentats à la dynamite ont eu lieu à Liége entre 1891 et 1894

«  1. Nuit du 4 au 5 mai 1891 à minuit 40 minutes. Explosion d’une cartouche de dynamite chez M. J. Dupont – Firmenich, retraité, rue des Augustins, 24. Dégâts. Auteurs inconnus.

    2. 10 mars 1891 à 11 heures du soir, attentat chez M. Renson, conseiller à la Cour d’Assises, rue de la Paix. Explosion évitée grâce à l’agent de police Bontemps.

   3. 10 avril 1892, à 9 heures du soir, explosion à la place Bronckart chez M. Arthur Beltjens, substitut du procureur général. La cartouche lancée n’explose pas.

   4. 28 avril 1892 à 9 h. 5 m. du soir, explosion chez Mme Veuve Nyst-Nypels, rue des Degrés-St-Pierre en face du gouvernement provincial. Mme Nyst était absente. Dégâts.

   5. Le 1er mai 1892, première explosion à 8 heures 15 du soir chez M. le baron de Sélys-Longchamps, sénateur, boulevard de la Sauvenière. Peu de dégât.

   6. Deux plus tard, nouvelle explosion à l’hôtel contigu, occupé par M. Raphaël de Sélys-fils. Peu de dégât.

   7. Le même jour, à 9 heures du soir, explosion au Mont-Saint-Martin. Mises au pied des contreforts du chœur de la collégiale Saint-Martin, plusieurs cartouches éclatèrent ensemble avec un bruit épouvantable. Les magnifiques vitraux des fenêtres du chœur de la basilique furent anéantis. Toutes les vitres des maisons du Mont-Saint-Martin volèrent en éclat.

   8. Le même jour, le 1 er mai 1892, à la même heure, tentative d’explosion chez M. G. Wilmotte, boulevard de la Sauvenière, n° 106. La cartouche était enveloppée dans un paquet et n’a pas explosé.

   9. Le 2 mai 1892 à 8h45 du soir, explosion dans la maison formant l’angle du boulevard de la Sauvenière et de la rue St-Jean et occupée par M. l. Linotte-de-Mascar. Dégâts.
  Les auteurs des explosions et tentatives d’explosion des 10 mars, 16 et 28 avril, 1 et 2 mai 1892 ont été arrêtés. Sont accusés : Moineau, Wolf, Beaujean et consorts. Neuf d’entre eux ont été condamnés à diverses peines, sept ont été acquittés.

   10. Le 21 avril 1894, à 9 heures du soir, tentatives d’explosion dans l’urinoir du Théâtre Royal, rue de l’Harmonie. En tombant, la mèche de la dynamité s’est éteinte.

   11. le même jour à 11 heures du soir, explosion chez M. Léon Gérard, bourgmestre, rue Louvrex. Vingt-sept cartouches furent placées sur l'appui de fenêtre. Une seule éclata. Pas de dégât.

  12. Le 28 avril 1894, à 9 heures du soir, explosion dans un coin du portail de l’église St-Jacques. Pierres et vitres brisées.
  
  13. Le  3 mai 1894 à 11 heures du soir, explosion chez le docteur Renson-Dubois, rue de la Paix, 5. Trois personnes blessées. »


Merci au journal " La Meuse " et à la bibliothèque de l'Université de Liège !

dimanche 20 octobre 2019

Quand la population mondiale s'emballe ...






Ces lignes tirées de « Un Hosanna sans fin », le dernier livre de Jean d’Ormesson : 

«Nous sommes aujourd’hui sur cette planète insignifiante – et grâce à nous triomphante - entre sept et huit milliards. Il y a deux mille ans, au début du christianisme, la population du globe s’élevait  à deux cent cinquante millions d’individus. Quatre ou cinq cents ans plus tôt, à l’époque de Périclès, Platon, de Sophocle, de Phidias, le chiffre n’atteignait que cent cinquante millions, (…) Le chiffre tombe très vite au-dessous des cent millions et bientôt au-dessus du million. Il y a une période de notre l’histoire où nos ancêtres ne sont que quelques dizaines de millions ou même quelques milliers. Le premier milliard est atteint au XIX ème siècle. C’est à partir de là que la machine s’emballe et grimpe à six milliards en à peine un siècle. La science est passée par là. Elle n’a pas fini de faire parler d’elle et en bien et en mal. »

Note personnelle : suite à cette partie de l’article de Jean d’O , on estime qu’en  2050, la population mondiale s’élèvera à plus de 9 milliards d’individus.
 Trois questions se posent :
 1. Est-bien raisonnable ?
 2. Quand avons-nous merdé ?
 3. Et pourquoi ?

vendredi 18 octobre 2019

Armel Job : " Le concile de Jérusalem " suivi du " Frère du fils prodigue " et de " L'ange Gabriel "





Nous sommes à Jérusalem vers l’an 50. Paul revient de Grèce où il enseigne la Bonne Parole. Il a été convoqué par Pierre et Jacques pour faire le point. Or, cela fait déjà un bon bout de temps qu’il y a de l’eau dans le gaz entre leurs trois. Paul veut convertir tous les païens, les deux autres apôtres soutiennent qu’il faut d’abord devenir Juif (dont le passage par la circoncision) avec de devenir chrétien. Il va donc falloir mettre l’église au milieu du village. Avec leurs fichus caractères, ces trois-là vont se rentrer dans les plumes (et ce ne sont pas celles d’anges), une vraie bataille de coqs et d’égo. Marie tentera de temporiser mais les oreilles se bouchent.

Le thème est on ne peut plus sérieux mais la forme est très comique. On s’amuse beaucoup dans cette pièce d’Armel Job.
Le livre continue par l’histoire du fils prodigue, un peu romancée (quoique) et «L’Ange Gabriel » qui vous dit tout sur Dieu, dont sa solitude et sa création.


Extraits :

*  Paul (impressionné)
Est-ce alors qu’il a dit que le pain que vous mangez était son propre corps, et le vin, son sang ?
    Pierre
… Hein ? (Se secouant) Oui, façon de parler. Il se rendait bien compte qu’il était au bout de l’aventure, qu’il n’en sortirait pas vivant. (…) Quand il a rompu le pain azyme pour nous distribuer les morceaux, il a dit songeusement : ‘’Voici ce qu’il en sera bientôt de mon corps ». On était soufflés, tu penses bien, on n’avait plus la force de protester, on tenait notre quignon en main sans oser y toucher, et tout à coup, il a ajouté, comme sous le coup d’une brusque inspiration : «  Oui, c’est mon corps, mangez-le ! »(…) (à la fin, il a ajouté) «  Après, vous ferez entre vous ce que nous avons fait ce soir. Pour vous souvenir de moi, pour ne pas m’oublier. »

*  Pierre n’est pas forcément vieux, mais il semble usé. Il marche avec une canne. Il n’a pas l’accent caricatural que Paul a affecté quand il l’a imité mais un accent régional, un peu comme le wallon, par exemple.

* Marie s’adressant à Paul :
Bien, bien … Ne parle à personne de notre rencontre. Je te laisse. Je ne faisais qu’une apparition.

mercredi 16 octobre 2019

Julian Barnes : " Le perroquet de Flaubert "





Un médecin anglais, fan de Gustave Flaubert, enquête sur le perroquet de l’auteur de «Madame Bovary ». Il y en a deux, empaillés bien sûr, mais lequel est le vrai ?

 C’est l’occasion pour Julian Barnes d’explorer la vie tumultueuse de Flaubert. Tout n’est pas intéressant mais l’essentiel, oui. Dont,  par exemple : le bestiaire (perroquet, chiens et autres) ;  des extraits du fameux dictionnaire des idées reçues ; ce que Flaubert aurait voulu être et ce qu’il aurait voulu faire ; ses séjours à Londres et Angleterre ; le réquisitoire dont celui de la démocratie ; la version de son amie de toujours Louise Collet , …

Extraits :

- Tout le rêve de la démocratie, écrit Flaubert, est d’élever le prolétariat au niveau de bêtise du bourgeois.

- La plus haute forme du patriotisme, c’est de dire à son propre pays quand il se conduit de façon déshonorante, sotte ou mauvaise.

-  Il disait qu’il y avait trois conditions préalables pour être heureux : «  Êtres bête, égoïste et avoir une bonne santé ».

- Permettez-moi de vous dire pourquoi je hais les critiques ? Pas pour les raison habituelles : que ce sont des créateur ratés (généralement, ils ne le sont pas ; ils peuvent être des critiques ratés, mais c’est une autre histoire) ; ou que, par nature, ils sont chicaniers, jaloux et vains (généralement, ils ne le sont pas) ; il est peut être possible de les accuser de faire preuve d’une trop grande générosité envers des œuvres mineures, de les surévaluer afin que leurs propres jugements n’en aient  plus que de valeur. (…)
Certains critiques finissent par adopter un ton légèrement paternaliste envers leurs sujets. Ils se comportent comme si Flaubert (par exemple) était quelque vieille tante ennuyeuse dans son fauteuil, qui sent le renfermé, qui ne s’intéresse qu’au passé et qui n’a rien dit de nouveau depuis des années.

mardi 15 octobre 2019

Liège en 1893




Place St-Paul et cathédrale






«  La Meuse », vendredi 20 février 1893
Liége ressemble cet hiver à un vrai paysage polaire

« La Meuse », mardi 24 janvier 1893
La débâcle en ville. Le dégel s’est produit avec une rapidité foudroyante. Liége s’endormit dimanche soir sous un épais manteau blanc et se réveillait en plein dégel sous une pluie torrentielle.

- « La Meuse », samedi 4 février 1893
Tous nos quartiers se trouvent actuellement dotés d’une crèche. Notre ville en compte quatre : la Crèche Abry dans les locaux des Récollets ; la Crèche Eugénie installée place St-Christophe ; la crèche Lepage rue des Armuriers et la nouvelle de l’Ouest rue Hullos.



- Mardi 28 février 1893
Football. Il paraît décidé que le match Bruxelles-Liége aura lieu. Ce jeu, en réalité, est plus scientifique qu’il n’en a l’air. .Les couleurs choisies pour le Club liégeois sont un maillot rayé noir et or et culotte noire au lieu de très foncée



- Mercredi 8 mars 1893
Erection d’une statue très particulière au boulevard de la Sauvenière



- Samedi 18 mars 1893
L’alcoolisme en Belgique en 1893

- Lundi 20 mars 1893
Matche de Foot-Ball à Bruxelles. L’équipe de Bruxelles Foot-Ball Association l’a emporté sur Foot-ball Club Liégeois par 4 points à 0



- Mardi 28 mars 1893
Elle est curieuse la jeunesse d’Outre-Meuse

- Vendredi 7 avril 1893
Foot-Ball - La seconde manche du match de Football qui devait se jouer dimanche 9 avril prochain à l’hippodrome de Sclessin n’aura pas lieu. L’équipe de Bruxelles Football Club Association vient faire savoir à la Société Liégeoise qu’elle ne viendra pas concourir

- Avril 1893
Manifestations, meetings, grèves des ouvriers dans tout le pays y compris à Liège



- Samedi 29 avril 1893
Réclame de « Zacherline » le plus apprécié des insecticides



- Lundi 1 er mai
Manifestations un peu partout en faveur de la journée de huit heures





- Samedi 20 mai 1893
Exposition d’une baleine au bassin de Coronmeuse



-  Samedi 20 mai 1893
Réunion annuelle de la Fédération des Chasseurs-Eclaireurs de Liége en présence du Prince Albert



- Samedi 19 juin 1893
La province de Liége en 70 excursions pour les Vélocipédistes et les Touristes



- Lundi 10 juillet 1893
Sales messieurs. Deux messieurs ont été surpris par la police la nuit de vendredi à samedi …



- Mercredi 23 août 1893
La propreté des rues



- Jeudi 28 septembre 1893
Le géant russe de mètres 35 au champ de foire au boulevard d’Avroy



- Mercredi 4 octobre 1893
Le ventre de Liège. Pendant l’exercice écoulé on a abattu à l’Abattoir de cette ville 91.253 animaux



- Vendredi 17 novembre 1893
Léopold II à Liége. Il a semblé enchanté de l’accueil que les habitants de Liége-la-Belle lui ont fai


Et particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :




                                             La Crèche du quartier de l'Ouest



- « la Meuse », samedi 21 janvier 1893
Bientôt la Crèche de l’Ouest va être ouverte aux bébés et aux mamans.



-« La Meuse », jeudi 26 février 1893
La Crèche de l’Ouest est contigüe au commissariat de l’Ouest rue Hullos. La Crèche est construite sur trois parcelles de terrain appartenant à la Ville et offerte à l’œuvre par celle-ci. L’inauguration aura lieu le 5 février 1893



- « La Meuse », lundi 6 février 1893
La journée d’hier marquera les annales du quartier de l’Ouest : inauguration de sa crèche


 - Vendredi 10 février 1893
Dix-sept petits bébés sont venus dès le premier jour à la Crèche de l’Ouest. Ils ont été confiés aux soins d’une directrice expérimentée, Mme Taelemans quia sous ses ordres huit personnes, berceuses et femmes de service



- Lundi 10 avril 1893
Les fêtes en mai au quartier Ste-Marguerite, demandez le programme



- Vendredi 8 septembre 1893
Ecoles de la rue Agimont



- Jeudi 21 décembre 1893
Les vieux hôtels et anciennes familles du Mont St-Martin

Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque de l’Université de Liège !

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En bonus :


- Le premier match de football du Foot-Ball Club Liégeois :

https://catinus.blogspot.com/2019/10/quand-le-football-club-liegeois-emporte.html


samedi 12 octobre 2019

Louis Théodore Gouvy, l'impasse Gouvy, Alfred Gouvy







Si vous tapez le mot « Gouvy » sur un moteur de recherche, vous allez vite tomber sur ce nom : Louis Théodore Gouvy, compositeur français, né à Goffontaine (un quartier de Sarrebruck en Allemagne) le 3 juillet 1819 – mort à Leipzig le 21 avril 1898. Il composa un nombre impressionnant d’œuvres diverses. Un site officiel a même été créé, voyez ici :
Sauf erreur de ma part, on n’y précise pas l’origine de son patronyme.
Un de ses ancêtres serait-il né à Gouvy, village la province du Luxembourg, Belgique ?
Affaire à creuser …

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Près de la place du Marché à Verviers, il existe une impasse Gouvy.
Voir ici :
  Son nom est dû à un gardien de la prison qui s’y trouvait.
Pour en savoir plus, c’est ici :

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Toujours à Verviers, entre les deux guerres il existait un certain monsieur Gouvy qui était, si je ne m’abuse, député socialiste.

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A la fin du 19 è siècle à Liège, un commerçant du nom d’Alfred Gouvy ouvrit un magasin au 6, place Saint-Paul. Il aimait l’insolite, les nouveautés. Ainsi il fut un des premiers à vendre des vélocipèdes. En outre, il proposa à ses clients des produits insolites venant de l’étranger.
D'où provenait-il ? Peut-être de Gouvy, en terres ardennaises ? Alfred Gouvy était peut-être un pseudo ? Allez savoir ...





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Mentionnons également les outils de jardin fabriqués en Lorraine française.
 Plus d’infos ici :