" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 28 septembre 2019

Martin Page : " Au-delà de la pénétration "




La pénétration … Sujet tabou et peu souvent abordé. Des pénétrations vaginales, anales et buccales. Martin Page se propose d’abord d’aborder le sujet en catimini, de le développer, et enfin d’ouvrir le débat entre ceux et celles qui y sont fervent(e)s, ceux qui sont plus nuancé(e)s et d’autres qui préfèrent se passer de la chôse. Place donc à de nombreux témoignages sur le vif.

 Un livre intéressant et … pénétrant !

Extraits :
- (témoignage de C.) Depuis que je pratique j’en ai connu de très différentes : des brutales, des douces, des lentes, des rapides, des conquérantes, des hésitantes, des acrobatiques, des académiques,  des «  excusez-moi de vous demander pardon », des «  poussez-vous de là que je m’y mette ». Bref autant de partenaires, autant de situations, autant de pénétrations.

-  ( témoignage de Roseanne)  Nous aimions nous endormir l’un dans l’autre, c’est-à-dire qu’il me pénétrait «sans objectif sexuel » et nous nous endormions comme ça.

- Notre corps est là, il existe. Qu’il exulte de toutes parts !

- Etre du côté de la norme devrait être considéré comme une violence qui coupe du reste du monde. C’est une tare. Il s’agit d’y remédier, et non pas d’en jouir et de s’en vanter.

George Orwell : " 1984 "




Cet ultra-célèbre roman de George Orwell a été publié en 1949. L’histoire se déroule à Londres en 1984. Le monde est sous la coupe d’un régime totalitaire où tout est sévèrement contrôlé par « Big Brother » qui espionne vos faits et gestes 24 heures 24. Winston Smith, un modeste employé, travaille au Ministère de la Vérité. Il est chargé de bidouiller les archives afin que celles-ci soient dans la ligne du Parti Unique.

Perso, dans la forme, il me semble que ce roman est complètement dépassé. S’il doit y avoir un Big Brother aussi féroce dans le futur, cela se fera de manière plus douce, plus sophistiqué et pas avec cette violence physique comme elle est décrite dans « 1984 ». Via les nouvelles technologies, par exemple, celle que nous connaissons aujourd’hui et celles qui ne tarderont pas à venir …
Le plus agaçant dans l’histoire, c’est que dans tous les médias, on se gargarise du « Big Brother » de « 1984 ». Par solution de facilité, il faut bien l'avouer. C'en est devenu un scie !

Je me suis terriblement ennuyé à la lecture de ce livre (alors que pourtant j’apprécie l’auteur). Je n’en ai d’ailleurs pas lu les 50 dernières pages (sachant très bien de quoi il s’agit). Comme je l’ai lu en version pdf, j’en ai épinglé certains passages que vous trouverez ci-dessous.

Extraits :

*  Il était presque normal que des gens de plus de trente ans aient peur de leurs propres enfants. Et ils avaient raison. Il se passait en effet rarement une semaine sans qu’un paragraphe du Times ne relatât comment un petit mouchard quelconque – « enfant héros », disait-on – avait, en écoutant aux portes, entendu une remarque compromettante et dénoncé ses parents à la Police de la Pensée.


* – Pourquoi ne pouvons-nous pas aller voir la pendaison ? rugit le garçon de sa voix pleine.
– Veux voir la pendaison ! Veux voir la pendaison ! chanta la petite fille qui gambadait encore autour d’eux.
Winston se souvint que quelques prisonniers eurasiens, coupables de crimes de guerre, devaient être pendus dans le parc cet après-midi-là. Cela se répétait chaque mois environ et c’était un spectacle populaire. Les enfants criaient pour s’y faire conduire.

* – C’est une belle chose, la destruction des mots. Naturellement, c’est dans les verbes et les adjectifs qu’il y a le plus de déchets, mais il y a des centaines de noms dont on peut aussi se débarrasser. Pas seulement les synonymes, il y a aussi les antonymes. Après tout, quelle raison d’exister y a-t-il pour un mot qui n’est que le contraire d’un autre ? Les mots portent en eux-mêmes leur contraire. Prenez « bon », par exemple. Si vous avez un mot comme « bon » quelle nécessité y a-t-il à avoir un mot comme « mauvais » ? « Inbon » fera tout aussi bien, mieux même, parce qu’il est l’opposé exact de bon, ce que n’est pas l’autre mot. Et si l’on désire un mot plus fort que « bon », quel sens y a-t-il à avoir toute une chaîne de mots vagues et inutiles comme « excellent », « splendide » et tout le reste ? « Plusbon » englobe le sens de tous ces mots, et, si l’on veut un mot encore plus fort, il y a « double-plusbon ». Naturellement, nous employons déjà ces formes, mais dans la version définitive du novlangue, il n’y aura plus rien d’autre. En résumé, la notion complète du bon et du mauvais sera couverte par six mots seulement, en réalité un seul mot. Voyez-vous, Winston, l’originalité de cela ? Naturellement, ajouta-t-il après coup, l’idée vient de Big Brother.

* Les prolétaires. Ils naissaient, ils poussaient dans la rue, ils allaient au travail à partir de douze ans. Ils traversaient une brève période de beauté florissante et de désir, ils se mariaient à vingt ans, étaient en pleine maturité à trente et mouraient, pour la plupart, à soixante ans. Le travail physique épuisant, le souci de la maison et des enfants, les querelles mesquines entre voisins, les films, le football, la bière et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblaient leurs esprits. Les garder sous contrôle n’était pas difficile. Quelques agents de la Police de la Pensée circulaient constamment parmi eux, répandaient de fausses rumeurs, notaient et éliminaient les quelques individus qui étaient susceptibles de devenir dangereux. On n’essayait pourtant pas de les endoctriner avec l’idéologie du Parti. Il n’était pas désirable que les prolétaires puissent avoir des sentiments politiques profonds. Tout ce qu’on leur demandait, c’était un patriotisme primitif auquel on pouvait faire appel chaque fois qu’il était nécessaire de leur faire accepter plus d’heures de travail ou des rations plus réduites.

* Te rends-tu compte que le passé a été aboli jusqu’à hier ? Déjà, nous ne savons littéralement presque rien de la Révolution et des années qui la précédèrent. Tous les documents ont été détruits ou falsifiés, tous les livres récrits, tous les tableaux repeints. Toutes les statues, les rues, les édifices, ont changé de  nom, toutes les dates ont été modifiées. Et le processus continue tous les jours, à chaque minute. L’histoire s’est arrêtée. Rien n’existe qu’un présent éternel dans lequel le Parti a toujours raison.

* .– Êtes-vous prêts à donner vos vies ?
– Oui.
– Êtes-vous prêts à tuer ?
– Oui.
– À commettre des actes de sabotage pouvant entraîner la mort de centaines d’innocents ?
– Oui.
– À trahir votre pays auprès de puissances étrangères ?
– Oui.
– Vous êtes prêts à tromper, à faire des faux, à extorquer, à corrompre les esprits des enfants, à distribuer les drogues qui font naître des habitudes, à encourager la prostitution, à propager les maladies vénériennes, à faire tout ce qui est susceptible de causer la démoralisation du Parti et de l’affaiblir ?
– Oui.
– Si votre intérêt exigeait, par exemple, que de l’acide sulfurique fût jeté au visage d’un enfant seriez-vous prêts à le faire ?
– Oui.
– Êtes-vous prêts à perdre votre identité et à vivre le reste de votre existence comme garçon de café ou docker ?
– Oui.
– Êtes-vous prêts à vous suicider si nous vous l’ordonnons et quand nous vous l’ordonnerons ?
– Oui.
– Êtes-vous prêts, tous deux, à vous séparer et à ne jamais vous revoir ?
– Non ! jeta Julia.

* L’Eurasia comprend toute la partie nord du continent européen et asiatique, du Portugal au détroit de Behring.
L’Océania comprend les Amériques, les îles de l’Atlantique, y compris les îles Britanniques, l’Australie et le Sud de l’Afrique.
L’Estasia, plus petite que les autres, et avec une frontière occidentale moins nette, comprend la Chine et les contrées méridionales de la Chine, les îles du Japon et une portion importante, mais variable, de la Mandchourie, de la Mongolie et du Tibet.
Groupés d’une façon ou d’une autre, ces trois super-États sont en guerre d’une façon permanente depuis vingt-cinq ans.
La guerre, cependant, n’est plus la lutte désespérée jusqu’l’anéantissement qu’elle était dans les premières décennies du  vingtième siècle.

* De sa naissance à sa mort, un membre du Parti vit sous l’œil de la Police de la Pensée. Même quand il est seul, il ne peut jamais être certain d’être réellement seul. Où qu’il se trouve, endormi ou éveillé, au travail ou au repos, au bain ou au lit, il peut être inspecté sans avertissement et sans savoir qu’on l’inspecte. Rien de ce qu’il fait n’est indifférent. Ses amitiés, ses distractions, son attitude vis-à-vis de sa femme et de ses enfants, l’expression de son visage quand il est seul, les mots qu’il marmonne dans son sommeil, même les mouvements caractéristiques de son corps, tout est jalousement examiné de près.

* Le contrôle du passé dépend surtout de la discipline de la mémoire. S’assurer que tous les documents s’accordent avec l’orthodoxie du moment n’est qu’un acte mécanique. Il est aussi nécessaire de se rappeler que les événements se sont déroulés de la manière désirée. Et s’il faut rajuster ses souvenirs ou altérer des documents, il est alors nécessaire d’oublier que l’on a agi ainsi. La manière de s’y prendre peut être apprise comme toute autre technique mentale. Elle est en effet étudiée par la majorité des membres du Parti et, certainement, par tous ceux qui sont intelligents aussi bien qu’orthodoxes. En novlangue, cela s’appelle doublepensée, mais la doublepensée comprend aussi beaucoup de significations. La doublepensée est le pouvoir de garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires, et de les accepter toutes deux. Un intellectuel du Parti sait dans quel sens ses souvenirs doivent être modifiés.

*  Ce qui vous arrive ici vous marquera pour toujours. Comprenez-le d’avance. Nous allons vous écraser jusqu’au point où il n’y a pas de retour. Vous ne guérirez jamais de ce qui vous arrivera, dussiez-vous vivre un millier d’années. Jamais plus vous ne serez capable de sentiments humains ordinaires. Tout sera mort en vous. Vous ne serez plus jamais capable d’amour, d’amitié, de joie de vivre, de rire, de curiosité, de courage, d’intégrité. Vous serez creux. Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes.

mardi 24 septembre 2019

Liège en 1892


Léon Houa est un coureur cycliste belge, né le  à Liège et mort le  à Bressoux.
En 1892 et 1893, il remporte les deux premières éditions de Liège-Bastogne-Liège



Les pianos Gaspard Schultz, au boulevard d'Avroy




Gravure sur bois. Le quai de la batte en 1892 (anonyme)




- « La Meuse » samedi 9 janvier 1892
Déviation de l’Ourthe. Transformation des quartiers de Longdoz-Vennes-Fétinne







- «  La Meuse » samedi 26 mars 1892
Réclame pour les cycles de la maison Léonard Lequarré, 72 boulevard d’Avroy

- Mercredi 13 avril 1892
Grand concours de chants du coq ce dimanche à l’hôtel des Ardennes, place des carmes. Il y avait plus de 70 concurrents et il a duré presque trois heures




- Dimanche 1 er mai 1892
Le 1 er mai à la Populaire de Liège




- Mercredi 1 et juin 1892
Les bédouins à Liége




- Lundi 11 juillet 1892
L’éclairage par l’électricité, rue Sur-Meuse, rue Léopold, place Verte




- Jeudi 4 août 1892
Réclame. Bouhon fils et Cie, boulevard de la Sauvenière, 25 (près du Théâtre Royal). Les plus vastes installations pour la vente de cycles




- Mercredi 19 octobre 1892
Projet d’un funiculaire qui relierait le faubourg Ste-Walburge au bas de la ville ou alors de la rue Hors-Château aux glacis de la citadelle


Et particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :


Slogan des anarchistes

- « La Meuse » jeudi 28 janvier 1892
Au Casino Molière du faubourg Ste-Marguerite, «  Les Fous de Liége » interprèteront ce dimanche 31 courant l’opérette «  Choucroute et Macaroni » et la comédie « On bal à l’Rounoumaie ». Le tout se clôturera par un bal




- « La Meuse » lundi 8 février 1892
Le nouveau livre d’adresses, guide pratique du commerce et de l’industrie. Sous la direction de MM Lasalle et Cie, rue des Arzis, 20




- « La Meuse » jeudi 7 avril 1892
Réclame pour l’insecticide « Zacherline », en vente chez Louis Michel, droguiste, rue Ste-Marguerite




- Samedi 30 avril 1892
La construction de la Crèche de l’Ouest, rue Hullos, avance rapidement




- Lundi 2 mai 1892
Trois explosions de dynamite à Liége ce premier mai au soir. La première au boulevard de la Sauvenière à l’hôtel de M. le baron de Sélys père à quelques mètres du coin de la rue de la Montagne. La seconde explosion à quelques mètres de ce lieu, la cartouche ayant été déposée sur le trottoir. La troisième au Mont-St-Martin au pied de la basilique.
(…) Plusieurs arrestations d’anarchistes. D’abord celle d’un nommé Corbay habitant aux Degrés des Tisserands. Puis des nommés Moineau, Moray et Jamotte

- Mardi 5 mai 1892
C’est par milliers qu’on peut compter les personnes qui se rendues hier rue Mont-St-Martin. La vue des dégâts produits par l’explosion soulevait un sentiment d’indignation.




- Mercredi 4 mai 1892
Arrestation des dynamitards






- Vendredi 6 mai 1892
Les anarchistes liégeois et leurs doctrines

-  Vendredi 13 mai 1892
« Les fous de Liége », ce cercle choral donnera ce lundi au Casino Molière « Lambert …Ernest », la désopilante parodie de l’opéra de Gounod








-  Mardi 26 juillet 1892

Affaire des Anarchistes. Verdict du Jury – 9 condamnations

- Septembre 1892
Avis. La place de médecin-inspecteur à la Crèche Communale de l’Ouest. Traitement annuel, 300 francs




- Vendredi 30 septembre 1892
Disparition de Charles Ruwet, 13 ans, domicilié rue St-Séverin n° 19

- Samedi 1 er octobre 1892
Le petit Charles Ruwet a été retrouvé hier à Jemeppe




- Mercredi 20 ocotbre 1892
Œuvres des chèches. Les vêtements pour les enfants également pour la crèche de l’Ouest




- Jeudi 3 novembre 1892
La Saint-Hubert à l’église Ste-Croix


Merci au journal «  La Meuse » !

Merci à la bibliothèque de l’Université de Liège !

lundi 23 septembre 2019

Guy Delhasse : " Clapton a tué ma femme "




Rose Blondiau s’est jetée par une fenêtre de sa villa, à Tilff. Sœur Agnès, une religieuse assez active - et même activiste- charge Denis Lapierre, professeur de religion et célibataire de son état, d’en savoir plus car cette histoire de « suicide » l’intrigue. Notre homme se prend au jeu et enquête à Liège, au Ry-Ponet de Chênée, à Tilff, à Spa, à Stavelot. Il fera la connaissance de sœur Bernadette, jeune et fringante novice qui passe pour prude, le mari de Rose Blondiau, Marine l’amour de sa vie ( chaud !), et d’autres personnages encore comme, par exemple : Jacques Verstraeten, Hélène Delhamende, Jean-Paul le patron du Blues Sphere, Bernard Gheur journaliste à «  La Meuse », l’acteur Bouli Lanners, Madeleine Mairlot, et … bibi ( sous le pseudonyme de Panda philosophe) ( voir dans les extraits plus bas).
 Ce très agréable roman nous entraîne dans quelques bistrots dont : le Bouquin, Le Blue Sphere , la Taverne Royale, le Shamrock, le Toussaint, le Tchantchès, la Taverne des Artistes, la Taverne St-Paul.
Bref un roman hyper liégeois, rondement mené, qui tient magnifiquement bien la route.
A recommander chaudement !
Ma cote : 8/10 non pardon : 8,5 sur10 !

Extraits :


-  Comme moi, brave prof de religion qui sauve des gamines grâce à Jésus et qui est, en réalité, un poivrot doublé à ses heures nocturnes d’un bandeur de première et d’un caresseur doué, m’a dit Marine la dernière fois que je lui ai fait l’amour ici dans le grand lit, sur les hauteurs de Monulphe.

-  J’entends Jean raconter le jour en sirotant son petit vin blanc, là au coin du bar. Jean Jour, journaliste connu comme le loup blanc. Il avait le verbe haut et l’accent du pays comme le sirop des hauteurs de la Vesdre. Il racontait toujours ici les mêmes salades bien liégeoises. Jean est parti sans me dire au revoir, sur la pointe de la plume, sans faire de bruit. Et depuis la ville est moins vivante dans sa bonne vieille Gazette comme dans les rues sombres de ce quartier d’Outremeuse qui l’avait vu naître un soir de pluie.

- Ça sonne bien « prof de religion », c’est presque « curé » mais moins. On est avec Dieu tout en étant normal. On est avec la Vierge, les anges, les archanges, les chérubins et tout la foule et nous, contrairement aux curés, on peut baiser, on n’a pas promis de rester dans son coin et de finir par faire avaler son sperme dans les tuyaux de douche du séminaire ou plus tard du presbytères. Car si les presbytères pouvaient parler, ils auraient la bouche pleine de sperme, ça c’est sûr. Car où va le sperme des curés ? Je me suis toujours posé la question et n’ai jamais eu la réponse.

-  P. 127.  J’ai retrouvé un vieux cama de bistrot. Panda philosophe, un sacré brave type, et on a bavardé à la taverne Saint-Paul, tout au fond, comme si je voulais me cacher. (…) Et j’ai bu une deuxième bière, toujours en bavardant avec mon ami Panda philosophe. Nous avons parlé de tout de rien. J’avais besoin de sa légèreté après le décès accidentel de Jocelyne et la fuite de Bernadette. Avec Panda philosophe, je ne crains rien du monde tant cet homme paraît sans angoisse, sans stress derrière ses lunettes lennnonesques.

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Guy Delhasse est, entre autres, écrivain et journaliste. Il a écrit des romans, des guides de promenades, des essais. Pour plus d’infos, c’est par ici :

vendredi 20 septembre 2019

Cela s'est passé en septembre à Liège



Restauration et montage de 3 photos de la place Saint-Lambert photographiée par Jean Philippe Rixhon en 1976.


- 4 septembre 1857
L’année 1857 figurera au nombre des années où la chaleur aura été forte et durable. Pourtant, les températures furent encore plus élevées le 8 juillet 1793 : 38° ; en 1805 : 36° ainsi  qu’en 1808 : 36°

- Vendredi 7 septembre 1866
A la date du 5 septembre courant, 2.265 personnes avaient succombé au choléra en notre ville. Le nombre de personnes signalées comme ayant été atteintes par l’épidémie s’élevait à la même date à 3.642. Nous devons cependant faire remarquer que tous les cas de choléra survenus à domicile n’ont pas été signalés à l’Administration

- Mercredi 11 septembre 1867
M. Victor Hugo, sa femme et ses fils ont passé quelques jours à Chaudfontaine.

- 3 septembre 1870 ( à propos de la guerre franco-allemande)
L'administration du chemin de fer se montre ignoble envers les réfugiés allemands qui traversent notre ville
-  Lundi 12 septembre 1870
Les collectes commencées hier au profit des blessés des deux nations belligérantes sont très fructueuses ; elles seront encore continuées pendant plusieurs jours.



- Mardi 21 septembre 1880
La passerelle de la Régence est mise à la disposition des piétons depuis samedi dernier

- Mardi 20 septembre 1887
Les 400 becs de gaz qui éclairent le Théâtre Royal vont être remplacés par des lampes électriques d’une force de 16 bougies chacune



-  Jeudi 17 septembre 1936
La marchande di cutes peures



- Lundi 12 septembre 1938
La coupe Gordon-Bennett obtenu un grand succès au terrain de l’Exposition. 70.000 personnes assistèrent au départ des aérostats



- Jeudi 29 septembre 1938
Les rappelés arrivent en masse à la gare des Guillemins



-  Vendredi 1 er  et samedi 2 septembre 1939
Le double pont métallique du Val Benoit s’effondre , foudroyé par la foudre. 13 tués, plus de 50 blessés, plusieurs disparus.  Ainsi que le vieux pont d’Ougrée. 5 tués, 19 blessés, 2 disparus
Ajout : Fin d’après-midi du 31 août 1939, le pont du Val Benoit à Liège est foudroyé par un orage. Le pont étant miné ( on craint déjà à cette époque une possible invasion de l’armée allemande) c’est la catastrophe : plusieurs tués, de nombreux blessés, des disparus. Au moment de l’explosion, le train Liège-Gouvy-Luxembourg passe sur le pont …



-  Samedi 28 septembre 1951
Les scouts place Saint-Lambert lors de la grande quinzaine liégeoise

-  Vendredi 16 septembre 1960
Samedi une discothèque s’ouvre à Liège. Son rôle : prêt à domicile de microsillons (musique classique et folklorique, jazz et œuvres littéraires) (…)

- Mercredi 19 septembre 1963
La nouvelle cité administrative – 65 mètres de haut, 18 niveaux, 28 services, 600 employés – a été inaugurée

- 1 septembre 1964
C’est fini : Liège a dit adieu en chantant eu tram blanc qui, en 34 ans, a transporté près d’un demi-milliard de voyageurs.

-  Samedi 27 et dimanche 28 septembre 1970
Le Maison de la Culture « Les Chiroux » a été inaugurée. Elle comporte un libre-service de 30 à 40.000 livres, une salle de spectacles (250 places) et deux de lecture.

-  Jeudi 19 août 1971
Liège en pagaille. Depuis plusieurs années, on pique, on perce, on pioche, on creuse, on troue, on coupe, on abat, on scie, on rase, on élargit, on bouleverse, on démolit. (…)

-  La Meuse, jeudi 27 septembre 1973
Une nouvelle aile d’hospitalisation (septante lits pour la maternité et trente pour la gynécologie) inaugurée à la clinique St-Vincent à Roccourt.





- «  L’Avenir du Luxembourg », samedi 29 septembre 1979
«  Les trois ponts d’Amecoeur ». Le pont provisoire qui reliera le quartier d’Outremeuse au pied du Cornillion pour remplacer le pont d’Amercoeur durant les travaux est en voie de finition, comme nous le montre notre photo ( à gauche le pont d’Amercoeur, le pont provisoire au centre et à droite la passerelle prévue pour le passage des câbles)

-  Vendredi 12 septembre 1980
«  Ecoutez, c’est du belge … « , trois jours de fêtes à la musque sur le territoire des anciennes usines Cuivre et Zinc, boulevard de Froidmont à Liège. Jazz, variétés, rock, musique classique. Organisé par le Cirque Divers Asbl (…) Extraits du programme : Trio Chanteclerc, Jacques Pelzer, Ensemble Anne Froidebise, Philippe Anciaux, Mama Roma, Paul Louka, Jacques Lizenne et son minable music-hall, Henri Pousseur, André Bialek (…)  Chaque jour dès 11 h à bien tard dans la nuit …



- Jeudi 2 septembre 1999
« Viens voir, c’est génial ! ». Ce mercredi, les Liégeois se sont véritablement rués dans le nouveau quartier de l’Îlot st-Michel

Merci aux journaux «  La Meuse » et «  L’Avenir du Luxembourg » !
Merci aux bibliothèques Albertine, Ulysse Capitaine et Université de Liège !

mercredi 18 septembre 2019

Laurent Gaudé : " Onysos le furieux "





« Assis sur un quai de métro new-yorkais, un vieillard entame le récit de sa vie.  Les monts Zargos ont connu sa naissance. Il a vu la prise de Babylone, il a fui en Egypte jusqu’à son arrivée dans la cité d’Ilion. Son existence fut une succession de pleurs, de cris de jouissance, d’orgies, d’incendies. »

Comme souvent chez Laurent Gaudé, partout, tout au long des pages, cela sent le feu, le souffre, la lave, la fumée âcre, le sexe, le sperme, le sang, la poudre, le choc des pierres, le bris des os, la poudre de cadavre et de canon, les orages, la foudre, la sauvagerie, la tribalité, la mort … la vie. Votre échine sera parcourue par un long effroi. Souvenez-vous du « bâtard du bout du monde ». Brrrrrrrrrrrrr !

Truus Matti : " Mister orange "




Nous sommes à New York en 1943. Le jeune Linus, livreur de fruits et légumes, est amené, lors de ses tournées, à apporter des oranges à un peintre qu’il ne connaît évidemment pas. Il s’agit de Piet Mondrian qui a fui l’Europe en guerre. Une camaraderie va naître entre eux. Parallèlement Linus et sa famille ont un souci quotidien : Albert dit Bertie, le fils aîné, s’est porté volontaire pour aller combattre au-delà de l’océan.

Truus Matti est une écrivain néerlandaise spécialisée dans les livres pour adolescents ; elle est réputée dans son pays.

Un peu lissé mais charmant !


samedi 14 septembre 2019

Cela s'est passé en septembre à Gouvy







-  19 septembre 1936
Nouveau comité de l’Estu St-Druau ( ou St Druon ?) dont M. Maurice Robert, vice-président



-  17 septembre 1939
Cours de coupe Yvonne Belhomme,  renseignements chez Marie-Laure Wilkin



- 21 septembre 1948
U.S. Gouvy 6 – U.S. Soy 2



- Le 19 septembre 1949
Le monument des frères Léonard a été inauguré ce dimanche à Limerlé



-  Le 22 septembre 1950
Beho. Grand match de quilles. I er prix : le sympathique boucher Jules Fréres



- Dimanche 16 septembre 1951
Un ciné à Courtil



  Samedi 27 septembre 1952
Les élections communales, liste de Limerlé



- Vendredi 5 septembre 1953
Dernières nouvelles de Gouvy dont des promesses de mariage



 - Septembre 1955
Ecole Sainte-Thérèse de Gouvy
Devant à gauche: Robert Winand, Jean Catin, Claire Senger, Claudine Marx, ?, Jean-Claude Guillaume, André et Jean-Louis Nisen, 2 ème Rang; ?, Jacquy et André Parmentier, ?, Odette, Christian et Serge Neybuch, Charlie Angé, ?, 3ème rang: ?, Jeanine André, Fernande André, Bernadette Fogen, ?, Michèle Parmentier, ?, Anne-Marie Leruse, 4ème rang: Richard Nizette, ?, Jeanine Paquay, André Paquay, Maria André. Il en manque encore quelques-uns ...  parfois on reconnaît mais le nom nous échappe.





-  Vendredi 27 septembre 1957
La restauration de la chapelle de Gouvy par l’abbé Maréchal

-  Vendredi 9 septembre 1960
Gouvy. On demande des égouts. Sur les instances de nombreux habitants de Gouvy, le Dr Charles Misson vient d’écrire au ministre de la Santé publique pour attirer son attention sur le fait que le problème des égouts dans le village reste toujours sans solution. Gouvy, village assez étendu, où se trouve une gare importante est une agglomération qui ne demande qu’à jouir comme d’autres localités ardennaises d’un minimum de confort et de salubrité. Or, le bruit court qu’en ce qui concerne les égouts, rien ne sera fait avant des années faute de crédits. Le docteur demande en terminant pour quand sont prévus ces travaux d’hygiène si nécessaire à Gouvy.


- Mercredi 6 septembre 1961
Gouvy a fêté, dimanche, les cinquante ans de sacerdoce d’un de ses enfants, M l’abbé Emile Maréchal. Le jubilaire avait vu le jour en 1886, dans une maison de la rue de la Gare, et y est revenu en 1954, non pour y jouir d’une retraite mille fois méritée, mais bien pour rester au service de l’Eglise. C’est ainsi que, chaque dimanche, M l’abbé Maréchal officie encore à Salmchâteau tout en étant en semaine à la disposition des habitants de Gouvy. Chaque jour, on peut le voir dans cette chapelle du quartier de la Gare, chapelle qui est en quelque sorte son œuvre. (…) M l’abbé Maréchal débuta son ministère au séminaire de Bastogne (…) il fut également professeur au collège St Joseph à Virton (…)
(ce dimanche) La foule escorta le jubilaire à la chapelle de la Gare (…)  M. de Potter, président du conseil de fabrique offrit le cadeau de la paroisse : une chasuble verte



- Samedi 1 et dimanche 2 septembre 1962
Ce dimanche 2 septembre, à partir de 14 heures, un grand tournoi de pêche se déroulera au Lac de Cherapont à Gouvy dans un cadre merveilleux de fraîcheur et de verdure. Alimenté par une rivière « l’Ourthe «, cette vaste étendue d’eau abrite de beaux salmonidés, notamment 500 truites variant de 0,200 kg à un kilo. Plusieurs prix intéressants sont attachés à ce concours. Le 1 er prix consiste en une carabine automatique 6m/m.

- Mercredi 10 septembre 1962
A Bovigny, M. R.M. domicilié à V., au volant de sa voiture, se trouva en face d’un petit garçon qui débouchait de derrière un tracteur. Malgré ses efforts, le pilote n’a pas su éviter l’enfant. Le petit Robert Bovy, domicilié à Halconreux a été transporté à la clinique de Vielsalm dans un état semi-comateux. Il souffre d’une triple fracture du crâne et d’une fracture à la jambe.




- Samedi 18 septembre 1965
Gouvy. Les funérailles du petit Charles Clotuche. C’est en présence d’une foule considérable qu’ont été célébrées les funérailles du petit Charles Clotuche. (…) A l’issue de l’office, le corps, que portaient les scouts, a été acheminé au cimetière.




- Mercredi 30 septembre 1970
A Gouvy, la Royale-Union-Sportive inaugure ses installations. (…) Une grande buvette de 100 m2 et trois beaux vestiaires viennent d’être construits en dur. (…) Bien que les locaux soient situés loin du réseau électrique, à grand renfort de lampes à gaz, de batteries de voitures, le stade était éclairé de tous ses feux ce soir d’inauguration. La bière y coula à flot …




-  Mercredi 15 septembre 1982
Candidats aux élections communales de Gouvy




-  Mercredi 1 er septembre 1993
Il y a tout juste 25 ans débutait à Sterpigny, les travaux de construction et de rénovation de la salle « Le Cosmos »




-  Mardi 7 septembre 1999
Cindy Plumer à l’accueil au S.I. de Gouvy


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