" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 19 juillet 2019

Gouvy en 1923


 Ils sont nés en 1923



 Julien Lejeune,  de Courtil


Marie-Thérèse Gérard , de Cherain




Henri Dobbelaere,  de Gouvy




Marie Piron ,  de Limerlé



Marie-Josée Michotte , de Steinbach

Merci à Marc Hennuy pour les photos de ces portraits !

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- « L’Avenir du Luxembourg »
8 février 1923
Gouvy, suicide d’un ancien combattant sur la voie ferrée.

- « L’Avenir du Luxembourg »
25 février 1923
Le pont au lieu-dit «Remaifait », remblayé par l’armée allemande, sera reconstruit par M. N. Winand à Basse-Bodeux pour fr 331,538,80.
On trouvera bientôt en gare de Gouvy une aubette de romans et journaux.

- « L’Avenir du Luxembourg »
11 mars 1923
A la gare de Gouvy le service de nuit pour les trains de marchandises vient d’être instauré.



- « Vingtième Siècle »
7 avril 1923
En gare de Gouvy, une méthode de pesage des wagons et pourquoi pas des animaux.
(ndlr : un article assez condescendant envers les agriculteurs)

- «  L’Avenir du Luxembourg »
3 mai 1923
Ré-inhumation à Bovigny des dépouilles mortelles des soldats Alfred Beaupain et Albert Pirard blessés à l’Yser et morts en Angleterre



- «  Le Vingtième siècle »
12 mai 1923
A Gouvy, on sait comment instruire les bidasses

- « L’Avenir du Luxembourg »
22 mai 1923
Pour rappel, les foires aux bestiaux de Gouvy se tiennent les 1 ers et 3 èmes jeudi de chaque mois.



-« L’Avenir du Luxembourg »
1 er juillet 1923
Grand festival de juillet à Bovigny.

- « L’Avenir du Luxembourg »
19 septembre 1923
On a fêté la Société Royale de la fanfare de Sterpigny.




- « L’Avenir du Luxembourg »
20 décembre 1923
Electricité et téléphone à Bovigny, c’est pour bientôt.

Merci aux journaux «  L’Avenir du Luxembourg » et «Vingtième Siècle » !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !


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En bonus :



                                                             ( * )

« A Bovigny en 1923, le curé Meyer ne mâche pas ses mots », par Marie-Hélène Dourte
« Monsieur le curé Meyer était Grand-Ducal. Il a exercé son sacerdoce de 1910 à 1927 à Bovigny. C’était un homme de grande taille et bien en chair. Il était assez sévère et ferme, bien que juste. Bref, c’était un brave curé. Un dimanche, alors qu’il en était arrivé au sermon de la grand-messe, il entendit des chuchotements et des rires étouffés à grand peine au fond de l’église : c’était quelques jeunes gens qui, voyant que notre curé (qui avait interrompu son sermon) s’apprêtait à les enguirlander, prirent aussitôt la poudre d’escampette. Et voici Monsieur le Curé qui descend de sa chaire de vérité et se dirige à grandes enjambées vers la sortie de l’église. Ne voyant pas nos lascars, il court jusqu’à l’entrée du cimetière (à Bovigny, le cimetière se trouve tout autour de l’église). Juste à ce moment-là, il tombe nez-à-nez avec d’autres jeunes gens qui, eux, arrivaient en retard à la messe. Il y avait Joseph Marenne, Alphonse Urbany, mon grand-père Alphonse Lemaire et Joseph Arnold, tous quatre âgés d’une vingtaine d’années. Derrière ceux-ci, suivait Urbain Batteux, qui lui approchait les 70 ans. Le curé Meyer, enragé parce qu’il n’avait pu mettre la main sur les bavards, passa sa colère sur les retardataires. Lorsque ceux-ci furent arrivés, il les toisa d’un regard mauvais, et, les poussant littéralement à l’intérieur, un à un, il dit, en les énumérant par ordre d’arrivée (avec un ton qui montait dangereusement) : «  Joseph Marenne, le premier…, les Alphonse, …, Arnold, … », puis, vociférant carrément, il apostropha le plus âgé qui suivait en boitant : «  Et toi, vieille bête que tu es et qui as déjà un pied dans la fosse ! » Sur ces paroles, le curé regagna sa chaire de vérité et on imagine aisément comment s’acheva le sermon. Avouez quand même qu’il s’agit là une bien curieuse façon d’accueillir  des fidèles … même s’ils sont en retard. A Bovigny, on en rit encore."


                                                                             Marie-Hélène Dourte

Extrait d’un article paru dans la revue «  Glain et Salm – Haute Ardenne », numéro 23, décembre 1985. 
Merci à eux !



(*)   L'image ci-dessus n'est pas une photo du curé Meyer.

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