" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 30 juillet 2019

Eric-Emmanuel Schmitt : " Le chien "





Samuel Heymann avait été pendant des décennies le médecin d’un bourg de la province du Hainaut en Belgique. Après la disparition de sa femme, il avait élevé seul sa fille unique. Il était apprécié et on l’avait toujours vu avec, à ses côtés, un beauceron qui répondait au nom de Argos. C’est la merveilleuse l’histoire de ces deux amis (un peu plus que deux quand même) que nous raconte ici E.E. Schimtt avec le talent, l’intelligence et l’habileté qu’on lui connait.
Dis donc, on dirait du Armel Job !

«  Le respect de l’homme je l’ai appris de mon chien Argos. »
«  Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l’homme. »

dimanche 28 juillet 2019

Jean-Louis Fournier : " Satané Dieu "




Dieu a créé le monde. Il est très content de lui. Oui, mais maintenant il s’ennuie. Avec son pote saint Pierre, il décide de gâcher la vie de leurs voisins du dessous (les hommes). Ils inventent (surtout Dieu qui est un vicieux) toute une série de fléaux, entre autres : la surpopulation, les virus, le pétrole, le moteur à explosion, le billet de banque, la passion, les moustiques, l’homme qui ronfle, les guerres de religion, etc.

Ce n’est pas triste ; du tout !

Un bref extrait pour vous donner le ton :

«  Pourquoi faire du mal aux hommes ? »
- Je ne sais pas. Peut-être parce que je m’ennuie, dit Dieu.
- Qu’est-ce qu’ils vous ont fait ?
- Ils m’ont déçu, je ne les aime plus. Ça ne se commande pas, les sentiments.
- Tous les hommes ?
- Sauf Mozart.
- Vous les mettez dans le même sac.
- Dans le même sac. D’abord je les trouve moches.
- Ils sont fait à votre image.
- Je vous en prie.
- C’est vous qui l’avez dit, je ne l’ai pas inventé.
- Je devais être soûl. On a sonné, allez voir, regardez par le judas. Si c’est les hommes, vous n’ouvrez pas.

vendredi 26 juillet 2019

Robert Ruwet : " Lénine à Liège "



                                                    Lénine en 1910

VLADIMIR-ILICHT ET FRIDA

Vladimir Ilitch Oulianov est né le 10 avril 1870 en Russie. Il est le fils d'un inspecteur des écoles. En 1887, un an après la mort de son père, son frère aîné est pendu pour avoir participé à un complot visant à tuer le tsar Alexandre III. C'est à l'Université qu'il commence à participer à des manifestations. Après des études de droit, il commence une courte carrière d'avocat à Samara (une ville de Russie). Pendant ses études, il découvre les idées de Karl Marx et milite pour les idées socialistes. Mais le marxisme étant interdit en Russie, il est arrêté en 1897 et envoyé en prison en Sibérie : c'est là, au bord de la Léna, qu'il prend pour pseudonyme Lénine, c'est-à-dire « l'homme de la Léna ».
La suite de sa carrière est connue : il finira big boss de l’URSS.
Lénine vint à Liège, et il y vécut…
On sait qu’il vint faire une conférence chez nous le 20 janvier 1914 ; cependant à ce moment, il séjournait à Bruxelles. Mais en 1910 il vécut dans un immeuble, le numéro 6, de l’impasse des Drapiers, rue Hors-Château. Entre 1910 et 1914, il effectua différents séjours chez nous  et était logé par des camarades étudiants car il figurait sur les listes noires de la police.
Mais il n’y a pas que lui.
En 1907, Henriette Simenon, la mère de Georges, décida de louer des chambres à des étudiants car, dira-t-elle, il faut bien gagner quelques sous…
Sa première locatrice est Frida Stavitskaïa, une étudiante russe inscrite en faculté de médecine. Cette Frida va impressionner le petit Georges, né en 1903. On la retrouve dans des romans. Mais pas que là…
Frida Stavitskaïa sera plus tard, après la révolution russe, Commissaire du peuple et même ministre de Lénine. Une question se pose : serait-ce à Liège que Lénine et Frida Stavitskaïa se sont rencontrés ? Chez Henriette Simenon ?
Simenon écrit : « Elle était nihiliste. Elle a reçu chez nous Trotsky et d’autres et la police venait tout le temps s’informer d’elle car elle était sur les listes noires. » Et d’autres…
J’en viens à me demander si Henriette Simenon n’est pas un tantinet responsable de la révolution russe parce qu’elle voulait gagner quelques sous…

                                                                                                            Robert Ruwet
                       Un article qui fait partie d’un livre de Robert Ruwet, à paraître …


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 Ici habita, en 1910, Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, au 6 impasse des Drapiers à Liège ( Hors-Château), derrière cette grande porte grise.

Camarade ! Recueille-toi !


jeudi 25 juillet 2019

Sylvain Tesson : " Une vie à coucher dehors "




Quinze nouvelles signées par ce bourlingueur qu’est Sylvain Tesson.
Il nous emmène un peu partout dans le monde : Géorgie, Afghanistan, Sibérie, Grèce, Bretagne, Mer Egée, …
Pointons tout particulièrement :
- " Les Porcs" : un plongée vertigineuse dans un élevage intensif de porcs. Terrifiant !
«  L’Ours » : le long périple d’un homme solitaire en Sibérie qui sera confronté à un ours dont la patte s’était prise dans un piège. Notre tueur va recevoir une sacrée raclée.
« Le rêve de Jenny » : une jeune fille tombe à l’eau dans la mer Egée …
« Naufrage » : En 300 avant J.C., une horde de barbares fonce vers la Mer Egée …
« La chance » : une femme sauvée de la noyade par une tortue ; un équipage sauvé d’un tremblement de terre par des dauphins.
« Particule » : la vie très tumultueuse d’une particule.
« Le Phare » : la nuit de Noël d’un gardien de phare russe et un autre breton.

Tout cela est délicieux à souhait !

Extraits :

* Edolfius devenait mauvais. La Géorgie était une veille catin affalée au piémont du Caucase. Elle s’était livrée à tous. Les Turcs, les Russes, même les Grecs étaient venus ici, s’infiltrant par d’étroits défilés.

*  - Les musulmans, dit Anglade, ne connaissent que la loi du Ciel. Dieu décide, l’Homme exécute. Mais l’Islam ne pourra s’opposer à la marche du temps. Le Progrès le laminera.
    - Vous plaisantez, dit Farnèse. Il y a les femmes ! La charia ne reculera jamais à cause d’elles ! Les musulmans disposent d’un formidable système de prestation, mieux rodé que n’importe quelle entreprise capitalistique. Une moitié du genre humain a mis l’autre à son service. Les hommes ont institué une sorte d’esclavage, le service du sexe en plus. Ils ne lâcheront jamais le privilège de disposer d’un prolétariat corvéable à merci.

* Ils étaient venus à bout du premier litre. La vodka ne fait jamais de mal lorsqu’on la boit à deux. Le principe du toast a été inventé par les Russes pour se passer de la psychanalyse. Au premier verre, on se met en train ; au second, on parle sincèrement ; au troisième, on vide son sac et, ensuite, on montre l’envers de son âme, on ouvre la bonde de son cœur et tout – rancœurs enfouies, secrets fossilisés et grandeurs contenues – finit par se dissoudre ou se révéler  dans le bain éthylique.

Alain Berenboom : " L'Auberge espagnole "




Alain Berenboom est un écrivain bruxellois, avocat de son état, né en 1947.

Voici un recueil de onze nouvelles. Je pointerai les deux premières qui nous emmènent dans le Bruxelles de l’immédiate après-guerre, soit des souvenirs d’enfance assez savoureux.
«  L’auberge espagnole » est une courte pièce théâtre qui commence par la recherche d’une chaudière introuvable au Palais de Justice de Bruxelles et qui se termine par l’inculpation d’une gendarme accusée d’avoir recueilli une jeune Africaine sans permis de séjour. Pas mal, pas mal !

Isaac Bashevis Singer : A la maison des pauvres "




Deux nouvelles : « A la maison des pauvres » et « Gimpel le naïf ».
Je n’ai pas accroché du tout à ces récits trop misérabilistes qui se déroulent dans le milieu juif.

mardi 23 juillet 2019

Gouvy en l'an 2000





«  L’Avenir du Luxembourg »
Vendredi 14 janvier 2000
Réception du personnel de la commune de Gouvy

Cliquez sur les images !



- « L’Avenir du Luxembourg »
Mercredi 19 janvier 2000
Décès de Sœur Saint-Lambert à Ourthe



-« L’Avenir du Luxembourg »
Jeudi 9 mars 2000
Les marionnettes à l’école de Bovigny



- Jeudi 22 mars 2000
«  Ils veulent vivre autrement ». Le 24 mars aura lieu à Sterpigny une soirée particulière en compagnie de MM Laurant, Toussaint et Bertrand



- Jeudi 30 mars 2000
Christian Deblanc, la photographie sur un tempo jazzy. Rencontre



- Samedi 8 avril 2000
Le manque d’infrastructure inquiète les piétons et les cyclistes à Gouvy



- Vendredi 14 avril 2000
Gouvy.Les jeunes supporters du Standard



- Samedi 15 avril 2000




* Gouvy, commune propre


* Bouldou et the Stincky Fingers à la Ferme Madelonne




- Mardi 18 avril
Quatre générations de femmes chez la famille Batteux-Counson à Bovigny




- Mercredi 19 avril 2000
Photo de la famille «  Gouvy, commune propre » dans la salle du « Cosmos » de Sterpigny




-  Mercredi 26 avril 200
Lors de la soirée citoyenne, Benoit Toussaint prend la parole à propos du parc naturel






- Jeudi 27 avril 2000
Pleins feux sur le député Jean Bock. Une pleine page lui est consacrée dans le journal «  L’Avenir du Luxembourg »



- Lundi 15 mai 2000
Pleine réussite pour la première foire commerciale de Sterpigny







- Mercredi 17 mai 2000
Décès de René Lafleur



- Jeudi 15 juin 200
Au micro de Radio Beho, son président : José Fréres




-  Mardi 20 juin 2000
Tout sur le Domaine de la ferme à Steinbach







-  Jeudi 20 juillet 2000
Gouvy. Elections communales. La troisième liste « Motivés »




- Jeudi 27 juillet 2000
La troisième fête des Massotais à Baclain




- Samedi 29 juillet 2000
A propos du festival Jazz et Blues de la ferme Madelonne, cuvée 2000



- Mardi 2 août 2000
Le troisième trek des Ardennes à Courtil




- Mercredi 16 août 2000
Bon succès pour la Fête de la Framboise à Gouvy




- Jeudi 24 août 2000
La Fête du Vieux Chêne à Cherain




- Vendredi 8 septembre 2000
Gouvy. Jean Bock à la tête de la liste Intérêts Communaux





- Lundi 9 octobre 2000
Résultats des élections communales à Gouvy




- Mardi 17 octobre 2000
De nouvelles orgues pour l’église St-Aubin à Gouvy







- Vendredi 10 novembre 2000
Des candidats réfugiés seront accueillis dans l’ancienne base de l’Otan à Bovigny




- Vendredi 24 novembre 2000
L’équipe des diablotins de Bovigny




- Mercredi 20 décembre 2000
St-Nicolas à l’école communale de Bovigny avec la chorale «  Les quatre vents »

Merci au journal «  L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque royale Albertine de Bruxelles !



vendredi 19 juillet 2019

Gouvy en 1923


 Ils sont nés en 1923



 Julien Lejeune,  de Courtil


Marie-Thérèse Gérard , de Cherain




Henri Dobbelaere,  de Gouvy




Marie Piron ,  de Limerlé



Marie-Josée Michotte , de Steinbach

Merci à Marc Hennuy pour les photos de ces portraits !

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- « L’Avenir du Luxembourg »
8 février 1923
Gouvy, suicide d’un ancien combattant sur la voie ferrée.

- « L’Avenir du Luxembourg »
25 février 1923
Le pont au lieu-dit «Remaifait », remblayé par l’armée allemande, sera reconstruit par M. N. Winand à Basse-Bodeux pour fr 331,538,80.
On trouvera bientôt en gare de Gouvy une aubette de romans et journaux.

- « L’Avenir du Luxembourg »
11 mars 1923
A la gare de Gouvy le service de nuit pour les trains de marchandises vient d’être instauré.



- « Vingtième Siècle »
7 avril 1923
En gare de Gouvy, une méthode de pesage des wagons et pourquoi pas des animaux.
(ndlr : un article assez condescendant envers les agriculteurs)

- «  L’Avenir du Luxembourg »
3 mai 1923
Ré-inhumation à Bovigny des dépouilles mortelles des soldats Alfred Beaupain et Albert Pirard blessés à l’Yser et morts en Angleterre



- «  Le Vingtième siècle »
12 mai 1923
A Gouvy, on sait comment instruire les bidasses

- « L’Avenir du Luxembourg »
22 mai 1923
Pour rappel, les foires aux bestiaux de Gouvy se tiennent les 1 ers et 3 èmes jeudi de chaque mois.



-« L’Avenir du Luxembourg »
1 er juillet 1923
Grand festival de juillet à Bovigny.

- « L’Avenir du Luxembourg »
19 septembre 1923
On a fêté la Société Royale de la fanfare de Sterpigny.




- « L’Avenir du Luxembourg »
20 décembre 1923
Electricité et téléphone à Bovigny, c’est pour bientôt.

Merci aux journaux «  L’Avenir du Luxembourg » et «Vingtième Siècle » !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !


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En bonus :



                                                             ( * )

« A Bovigny en 1923, le curé Meyer ne mâche pas ses mots », par Marie-Hélène Dourte
« Monsieur le curé Meyer était Grand-Ducal. Il a exercé son sacerdoce de 1910 à 1927 à Bovigny. C’était un homme de grande taille et bien en chair. Il était assez sévère et ferme, bien que juste. Bref, c’était un brave curé. Un dimanche, alors qu’il en était arrivé au sermon de la grand-messe, il entendit des chuchotements et des rires étouffés à grand peine au fond de l’église : c’était quelques jeunes gens qui, voyant que notre curé (qui avait interrompu son sermon) s’apprêtait à les enguirlander, prirent aussitôt la poudre d’escampette. Et voici Monsieur le Curé qui descend de sa chaire de vérité et se dirige à grandes enjambées vers la sortie de l’église. Ne voyant pas nos lascars, il court jusqu’à l’entrée du cimetière (à Bovigny, le cimetière se trouve tout autour de l’église). Juste à ce moment-là, il tombe nez-à-nez avec d’autres jeunes gens qui, eux, arrivaient en retard à la messe. Il y avait Joseph Marenne, Alphonse Urbany, mon grand-père Alphonse Lemaire et Joseph Arnold, tous quatre âgés d’une vingtaine d’années. Derrière ceux-ci, suivait Urbain Batteux, qui lui approchait les 70 ans. Le curé Meyer, enragé parce qu’il n’avait pu mettre la main sur les bavards, passa sa colère sur les retardataires. Lorsque ceux-ci furent arrivés, il les toisa d’un regard mauvais, et, les poussant littéralement à l’intérieur, un à un, il dit, en les énumérant par ordre d’arrivée (avec un ton qui montait dangereusement) : «  Joseph Marenne, le premier…, les Alphonse, …, Arnold, … », puis, vociférant carrément, il apostropha le plus âgé qui suivait en boitant : «  Et toi, vieille bête que tu es et qui as déjà un pied dans la fosse ! » Sur ces paroles, le curé regagna sa chaire de vérité et on imagine aisément comment s’acheva le sermon. Avouez quand même qu’il s’agit là une bien curieuse façon d’accueillir  des fidèles … même s’ils sont en retard. A Bovigny, on en rit encore."


                                                                             Marie-Hélène Dourte

Extrait d’un article paru dans la revue «  Glain et Salm – Haute Ardenne », numéro 23, décembre 1985. 
Merci à eux !



(*)   L'image ci-dessus n'est pas une photo du curé Meyer.