" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 30 mai 2019

Programmes de la NVA et du Vlaams Belang




Programme et positionnement politique de la NVA ( Nieuw-Vlaamse Allientie)

En ce qui concerne le point de vue communautaire, la revendication principale de la N-VA est l’indépendance de la Flandre, dans le cadre de l’Union européenne. Selon le parti, la Belgique est formée de deux démocraties, et ses institutions ne se sont pas adaptées à cet état de fait. La solution viendrait selon la N-VA d'une autonomie maximale pour les deux communautés.
La communication de la N-VA a cependant évolué de manière à ne plus être associée à l’extrême droite et à constituer un parti de gouvernement. Le parti ne soutient plus le séparatisme mais un « confédéralisme » qui impliquerait pourtant un séparatisme de fait : il prévoit la suppression des institutions démocratiques belges (chambre des représentants, sénat, etc.) et la création de deux États souverains qui se partageraient Bruxelles et organiseraient simplement une conférence diplomatique mensuelle consacrée à la cogestion de certains dossiers. Cette nouvelle communication est parfois contestée à l'intérieur de la N-VA.
Sur le plan économique, la N-VA est un parti de droite libérale. Au nom de l'assainissement des finances publiques, la N-VA soutient que tout ce qui est encore fédéral (géré par l’État central) doit « devenir la propriété de la Flandre et de la Wallonie » ou être supprimé.


Programme et positionnement politique du Vlaams Belang (Intérêts Flamands)

- La plupart des observateurs politiques situent le Vlaams Belang à l'extrême droite.
-À ses débuts, le Vlaams Blok « se revendique d'un nationalisme ethnique devant aboutir à une Europe des régions ethniques où les droits de l'individu doivent être « assujettis à la primauté de l’ensemble organique ».
- Le but premier du Vlaams Belang est la création d'un État flamand, grâce à une « sécession pacifique » avec la Belgique.
- Dans son nouveau programme, le parti appelle à l'expulsion des immigrés qui « rejettent, nient ou combattent la culture flamande ainsi que certaines valeurs européennes, notamment la liberté d'expression et l'égalité entre hommes et femmes », ce qui lui vaut d'être parfois considéré comme xénophobe et islamophobe.
- Le parti voudrait appliquer une politique de tolérance zéro afin de sécuriser les villes flamandes. Le parti s'oppose aussi à la libéralisation des drogues.
- Alors que le Vlaams Blok était plus porté sur l'économie mixte, le Vlaams Belang s'oriente plutôt vers le néolibéralisme.
- Le programme comprend également la réintroduction de la peine de mort, la possibilité d’une castration chimique, un plaidoyer contre l’avortement et l’euthanasie, une sécurité sociale liée à la performance au travail, la limitation des allocations de chômage à deux ans, la fin des syndicats, une moindre coopération entre les Etats membres européens et un assouplissement de la loi sur les armes.

                                                               Sources : Wikipédia

Yvon Gabriel, l'Archange de Roture











Voici un article signé par Robert Ruwet, issu d’un livre à paraître sans doute sous le titre de
  « Les mystères de Liège et autres bizarreries locales – politiquement incorrect- »

UN ARCHANGE PARMI NOUS

Cet archange n’était pas Liégeois puisqu’il n’était même pas Belge mais Luxembourgeois. Mais il s’enticha de notre ville, s’y installa et y mourut.
Il se nommait Yvon Gabriel et échoua chez nous dans les années 1950.
C’était un génie dans son genre : un  homme d’affaires qui réussissait tout ce qu’il entreprenait. Mais comme il portait autant d’intérêt à l’argent, à la fortune, qu’un poisson à une pomme, il s’empressait de revendre l’affaire qui tournait bien, buvait une bonne partie des bénéfices avec ses copains et recommençait ailleurs.
Il fut le premier à oser créer un restaurant honnête en Chéravoie qui, alors, était le fief des filles dites publiques qui y arpentaient les trottoirs. Ce fut « La Côte à l’os », un resto qui devint incontournable pour les noctambules branchés et où de jeunes peintres eurent l’occasion de montrer leurs premières œuvres. Quand l’affaire fut bien lancée, Gabriel la revendit…
Il porta alors son intérêt sur la rue Roture.
Nous sommes vers la fin des années 1960 et Roture est dans un état pitoyable. Nombre des vieux roturiers ont été expatriés vers Naniot et la rue se désagrège, tombe en ruine. Il est question de tout abattre et de construire du neuf.
À cette époque, la ville est dirigée par Maurice Destenay, le dernier bourgmestre libéral. Son échevin des travaux est Jean Lejeune, prof d’unif et historien célèbre mais aussi l’homme du « tout à l’auto » responsable des transformations radicales du centre ville.
Yvon Gérard a peur pour Roture et s’en va négocier avec Destenay. Ce dernier accepte le challenge : si Gabriel parvient à rendre vie à Roture, les vieilles bâtisses seront sauvées.
Et cela va fonctionner ! Ce sera d’abord le « Candide », bistrot puis restaurant. Une nouvelle clientèle très bo-bo afflue dans la Cage aux Lions. Le club privé, le « Rotury », dernière trouvaille de Gabriel, va attirer les snobs des alentours et de nombreux audacieux vont ouvrir des bistrots et nombre de restaurants.
Lorsqu’il aura sauvé Roture, Yvon Gabriel, surnommé l’Archange Gabriel, se retira. Jean Jour écrivit : « Ce fou de génie, véritable père de Roture, mit fin à ses jours en 1979. Il était âgé d’une cinquantaine d’années ».
Au cœur de Roture, une place porte son nom mais ce nom n’a rien d’officiel. Tant mieux, il n’aurait pas trop aimé…

                                                                         Robert Ruwet

mardi 28 mai 2019

Discours de réception d'Amélie Nothomb à l'Académie royale de Belgique, accueillie par Jacques de Decker



Comme il fallait s’y attendre deux beaux textes dont voici des extraits publiés en 2016

* Du discours de Jacques De Decker

- ( à propos d’Amélie Nothomb) Cette face tient à votre élégance naturelle d’un côté et à votre style Fifi Brindacier de l’autre, marginale déclarée, déboulonneuse résolue de certitudes, humoriste de haut vol, mélange de clown blanc et D’Augustine (un prénom en A que je vous suggère), illustratrice par excellence de cette politesse du désespoir qui fait de la drôlerie une exercice spirituel dans tous les sens de l’adjectif.

- Vos points communs avec Simenon n’ont d’ailleurs pas échappé à votre désormais confrère Jean-Luc Outers qui disait à votre propos : « Car c’est bien à Simenon qu’il faut comparer le phénomène Nothomb :  une patte identifiable entre toutes, une griffe même, un talent fabuleux de narratrice, une écriture concise et fulgurante, une inépuisable énergie, un sens des dialogues, des situations et de la mise en scène, y compris d’elle-même, un don de se faire tout à la fois désirer, haïr et aimer des médias … »

* Du discours d’Amélie Nothomb 

- Quand un problème me tombe dessus, ma stratégie consiste toujours à chercher, dans mon actualité immédiate, un autre problème encore plus grand. C’est un procédé très efficace qui entraîne aussitôt cet allégement paradoxal : « De quoi te plains-tu ? Ta vie est de toute façon insurmontable, alors un peu plus ou un peu moins ! » J’ai baptisé ce stratagème le «  Au point où on en est ».

-  Ce qui fait qu’un texte est beau, ce n’est pas tant qu’il soit bien écrit, c’est qu’il soit habité.

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Voici ces deux discours en pdf



samedi 25 mai 2019

Une très-très brève histoire du Congo belge




«  En 1876, le roi Léopold II de Belgique créa une organisation humanitaire non-gouvernemental dont le but déclaré était d’explorer l’Afrique centrale et de combattre le trafic d’esclaves le long du fleuve Congo. Elle avait aussi pour mission d’améliorer les conditions de vie des habitants de la région en construisant des routes, des écoles et des hôpitaux. En 1885, les puissances européennes acceptèrent de donner à cette organisation le contrôle de 2,3 millions de km2 dans le bassin du Congo. Ce territoire, soixante-quinze fois plus grand que la Belgique, allait être désormais connu sous le nom d’Etat libre du Congo. Nul ne demanda leur avis aux 20 ou 30 millions d’habitants de ce territoire.
Très vite, l’organisation humanitaire se transforma en entreprise commerciale dont l’objectif véritable était la croissance et le profit. Oubliés les écoles et les hôpitaux. Le bassin du Congo se couvrit plutôt de mines et de plantations, le plus souvent dirigées par des fonctionnaires belges qui exploitaient implacablement la population locale. Particulièrement notoire était l’industrie du caoutchouc. Ce dernier devient rapidement un produit industriel de base, et son exportation la principale source de revenus du Congo. Les villageois africains chargés de récolter le caoutchouc se virent imposer des quotas toujours plus hauts. Ceux qui n’y parvenaient pas étaient brutalement châtiés pour leur « paresse » : on leur coupait les mains, les bras, par exemple, quand on ne massacrait pas des villages entiers. Entre 1885 et 1908, d’après les estimations les plus modérées, la poursuite de la croissance et des profits coûta la vie à 6 millions de personnes (au moins 20% de la population du Congo). Certaines estimations vont jusqu’à 10 millions de morts.
Après 1908, et surtout après 1945, la cupidité capitaliste fut légèrement bridée, notamment du fait de la peur du communisme.(….) »

              In « Sapiens, une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari

lundi 20 mai 2019

Jean-Claude Bologne : " Le testament de sable "




La suite de la nouvelle «  le chanteur d’âme » où l’on retrouve Sherlock Holmes, Watson, de nouveau Charles Cros et, cette fois, Isidore Ducasse alias le Conte de Lautréamont. Il y est question d’un livre mystérieux écrit avec une encre qui s’efface après plusieurs années, de nonnes qui recopient ce livre mais en en font un apocryphe. Bref de l’ésotérisme, du mysticisme à souhait où nagent Homes, Watson sans oublier Jean-Claude Bologne himself.


dimanche 19 mai 2019

Jean-Louis Fournier : " J' irai pas en enfer "






Jean-Louis Fournier nous conte ici des souvenirs de son enfance qui fut baignée dans la bassine la religion catholique, pur jus. Un régal pour ceux et celle qui ont connu ces années-là. C’est jouissif, hilarant, vraiment.
Un extrait pour vous donner le ton si vous n’avez pas encore lu cette perle :

-  Une fois, il y a un directeur de retraite qui nous a donné un tuyau pour ne jamais aller en enfer : il suffisait de réciter tous les soirs avant de s’endormir trois Je vous salue Marie et, quoi qu’on ait fait comme péché dans la journée, si on mourait la nuit, on allait au paradis. Attention, si on oubliait seulement une fois, ça ne marchait plus. A partir de ce jour-là, j’ai récité tous les soirs mes trois Je vous salue Marie. Ça a duré une année, jusqu’au jour où j’ai oublié. Un matin, je me suis réveillé avec la gueule de bois. La veille, j’avais bu du genièvre, je m’étais endormi comme une masse et je n’avais pas récité mes trois Je vous salue Marie. J’étais recalé pour mon passage au ciel. Je pouvais continuer à boire du genièvre tous les soirs. Pour oublier.

Gustave Flaubert : " Madame Bovary "





Mariée à Charles, un médecin provincial bienveillant, Emma Bovary s’éprend de Rodophe, un vicomte, puis de Léon, un jeune clerc mais ces deux amours se révèlent être un échec. Emma s’ennuie. Elle rêve de mondanités pour sortir de sa vie monotone et se lance alors dans un style de vie romanesque qui exige plus d’argent que son mari ne peut lui apporter. Elle contracte donc d’importantes dettes auprès d’un commerçant peu scrupuleux. Tout aura donc échoué ; il ne lui reste plus que le suicide.

J’ai retardé autant que possible la lecture de ce « monument de la littérature française ». La raison principale est qu’il s’agit d’une histoire d’amour et que je déteste cela. Je fus servi et, comme je le craignais, je fus amèrement déçu par ces 400 pages.
Je suis content de l’avoir lu ;  encore une bonne chose de faite comme on dit dans ces cas-là. Je n’ai pas envie d’aller plus loin dans ma « critique », car je n’ai pas l’envergure ni le goût d’argumenter sur l’œuvre de Gustave Flaubert. Juste terminer par dire ceci : la longue nouvelle « La légende de Saint-Julien l’hospitalier » de Monsieur Flaubert est le livre que je classe numéro UN dans tout ce que j’ai lu, toutes catégories confondues ( j’en sais qui ricanent dans leur barbe …).


Extraits :

L’hôtesse prit la défense de son curé :
– D’ailleurs, il en plierait quatre comme vous sur son genou. Il a, l’année dernière, aidé nos
gens à rentrer la paille ; il en portait jusqu’à six bottes à la fois, tant il est fort !
– Bravo ! dit le pharmacien. Envoyez donc vos filles à confesse à des gaillards d’un tempérament
pareil ! Moi, si j’étais le gouvernement, je voudrais qu’on saignât les prêtres une fois par
mois. Oui, madame Lefrançois, tous les mois, une large phlébotomie, dans l’intérêt de la police
et des mœurs !
– Taisez-vous donc, monsieur Homais ! vous êtes un impie ! vous n’avez pas de religion !
Le pharmacien répondit :
– J’ai une religion, ma religion, et même j’en ai plus qu’eux tous, avec leurs momeries et leurs
jongleries ! J’adore Dieu, au contraire ! Je crois en l’Être suprême, à un Créateur, quel qu’il soit,
peu m’importe, qui nous a placés ici-bas pour y remplir nos devoirs de citoyen et de père de
famille ; mais je n’ai pas besoin d’aller, dans une église, baiser des plats d’argent, et engraisser de ma poche un tas de farceurs qui se nourrissent mieux que nous ! Car on peut l’honorer aussi bien dans un bois, dans un champ, ou même en contemplant la voûte éthérée, comme les anciens. Mon Dieu, à moi, c’est le Dieu de Socrate, de Franklin, de Voltaire et de Béranger ! Je suis pour la Profession de foi du vicaire savoyard et les immortels principes de 89 ! Aussi, je n’admets pas un bonhomme de bon Dieu qui se promène dans son parterre la canne à la main, loge ses amis dans le ventre des baleines, meurt en poussant un cri et ressuscite au bout de trois jours : choses absurdes en elles-mêmes et complètement opposées, d’ailleurs, à toutes les lois de la physique ; ce qui nous démontre, en passant, que les prêtres ont toujours croupi dans une ignorance turpide, où ils s’efforcent d’engloutir avec eux les populations.

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M. Rodolphe Boulanger avait trente-quatre ans ; il était de tempérament brutal et d’intelligence perspicace, ayant d’ailleurs beaucoup fréquenté les femmes, et s’y connaissant bien. Celle-là lui avait paru jolie ; il y rêvait donc, et à son mari.
– Je le crois très bête. Elle en est fatiguée sans doute. Il porte des ongles sales et une barbe de trois jours. Tandis qu’il trottine à ses malades, elle reste à ravauder des chaussettes. Et on s’ennuie ! on voudrait habiter la ville, danser la polka tous les soirs ! Pauvre petite femme ! Ça bâille après l’amour, comme une carpe après l’eau sur une table de cuisine. Avec trois mots de galanterie, cela vous adorerait, j’en suis sûr ! ce serait tendre ! charmant !... Oui, mais comment s’en débarrasser ensuite ?
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Alors, par tendresse subite et découragement, Charles se tourna vers sa femme en lui disant :
– Embrasse-moi donc, ma bonne !
– Laisse-moi ! fit-elle, toute rouge de colère.
– Qu’as-tu ? qu’as-tu ? répétait-il stupéfait. Calme-toi ! reprends-toi !... Tu sais bien que je t’aime ! viens !
– Assez ! s’écria-t-elle d’un air terrible.
Et s’échappant de la salle, Emma ferma la porte si fort, que le baromètre bondit de la muraille et s’écrasa par terre.
Charles s’affaissa dans son fauteuil, bouleversé, cherchant ce qu’elle pouvait avoir, imaginant une maladie nerveuse, pleurant, et sentant vaguement circuler autour de lui quelque chose de funeste et d’incompréhensible.
Quand Rodolphe, le soir, arriva dans le jardin, il trouva sa maîtresse qui l’attendait au bas du perron, sur la première marche. Ils s’étreignirent, et toute leur rancune se fondit comme une neige sous la chaleur de ce baiser.
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Au bout de quelques minutes, Rodolphe s’arrêta ; et, quand il la vit avec son vêtement blanc peu à peu s’évanouir dans l’ombre comme un fantôme, il fut pris d’un tel battement de cœur, qu’il s’appuya contre un arbre pour ne pas tomber.
– Quel imbécile je suis ! fit-il en jurant épouvantablement. N’importe, c’était une jolie maîtresse !
Et, aussitôt, la beauté d’Emma, avec tous les plaisirs de cet amour, lui réapparurent. D’abord il s’attendrit, puis il se révolta contre elle.
– Car enfin, exclamait-il en gesticulant, je ne peux pas m’expatrier, avoir la charge d’une enfant.
Il se disait ces choses pour s’affermir davantage.
– Et, d’ailleurs, les embarras, la dépense. Ah ! non, non, mille fois non ! cela eût été trop bête !

mardi 14 mai 2019

Liège en 1889





Les thématiques de l’année 1889 :
 1789-1889, le centième anniversaire de la Révolution Liégeoise et les vélocipèdes liégeois




-« La Meuse », samedi 5 janvier 1889
Le centenaire de la Révolution française de 1789 à Liège




- « La Meuse », samedi 5 janvier 1889
Réclame pour les nouilles fraîches disponibles aux 23 rue de Bruxelles à Liège ( en face de la gare du Palais)




- «  La Meuse », jeudi 10 janvier 1889
Le 13è fascicule des « rues de Liége » de Th. Gobert




- Vendredi 18 janvier 1889
Les dix fontaines-abreuvoirs d’Hortense Montefiore






- Mercredi 23 janvier 1889
De la salubrité publique


- Jeudi 24 janvier 1889
Histoire de la Révolution liégeoise de 1789

- Mercredi 6 février 1889
Quand les huit maisons expropriées ainsi que l’arvô auront disparu, la rue des Anglais deviendra une belle voie de communication de douze mètres de largeur

- Jeudi 14 mars 1889
Les tramways liégeois avec un modeste matériel de 53 voitures dont 22 en service journalier transportent par jour 10.544 voyageurs soit un total annuel de 3.848.732. ces voitures font journellement chacune ses 105 kilomètres – chaque cheval ne faisant que 25 km par jour.




- Jeudi 4 avril 1889
* Réclame pour l’émulsion Scott (foie de morue)

* A. et E. Marneffe, vélocipèdes et voitures pour enfants




- Samedi 8 juin 1889
Beau choix de vélocipèdes à la maison A. Baillot, place Verte




- Mercredi 8 juin 1889
Vélocipèdes A. et E. Marneffe




- Mercredi 26 juin 1889
Avertissement aux dangereux vélocipèdes




- Mercredi 14 août 1889
Vélocipèdes Alf. Gouvy, 6 place Saint-Paul




- Samedi 12 octobre 1889
Programme des fêtes du centenaire de la Révolution Liégeoise



- Lundi 21 octobre 1889
Centenaire de la Révolution Liégeoise de 1789

- Mardi 22 octobre 1889
Le café « Le Phare » a été éclairé samedi soir à l’électricité par 400 lampes Edison et 7 grandes lampes à arc. Bientôt le dessus du toit sera également éclairé justifiant ainsi le titre de l’établissement.




- Vendredi 29 novembre 1889
Projet de dérivation de l’Ourthe et transformation des quartiers des Vennes et Fétinne




- Jeudi 12 décembre 1889
Un communiqué du Vestiaire Libéral : «  Aux enfants riches ! »


Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :




- « La Meuse », vendredi 11 janvier 1889
Agression nocturne rue Naimette

- « La Meuse », mardi 5 février 1889
Spectacle concert au profit de la crèche de L’Ouest à Fontainebleau




- « La Meuse », vendredi 22 février 1889
L’avoir social de l’œuvre de la crèche de l’Ouest  est de 21.282 francs




- Mardi 26 mars 1889
Les généreux donateurs anonymes entre autres pour la crèche de l’Ouest




- Vendredi 26 avril 1889
Transformation complète des abords de la station du Haut-Pré




- Vendredi 27 septembre 1889
Les travaux au Fond-de-l’Empereur, dénommée rue de Bruxelles sont complètement achevés
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En bonus :



  L’homme-volant
Récit d’un certain J.M. au journal «  La Meuse » en 1953

« C’était par un bel après-midi de juillet 1889, un dimanche. Le pré-Bidaut et le pré Castadot ( auprès de la rue St-Laurent) existaient encore. La foule était accourue pour assister à un spectacle extraordinaire : les essais d’un homme-volant.  Nous étions juchés quelques gamins et moi sur l’annexe de l’unique maison bâtie rue des Waroux. Et nous vîmes un homme, munis d’ailes actionnées par les pieds et les mains, s’élancer d’un monticule …. Et il vola littéralement ! Il passa au-dessus du pré Bidaut et du pré Castadot, approximativement la longueur des actuelles rue Bidaut et de l’Aumônier. Alors, au grand effroi du public, il alla buter dans la haie clôturant la voie du chemin de fer … Il était blessé au visage et aux mains ; son appareil était détruit. L’homme avait réellement volé. Mais son atterrissage raté l’avait rendu honteux. Toujours est-il qu’il s’éclipsa et je n’ai jamais pu savoir qui il était ».
( voir image : homme volant)

Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

samedi 11 mai 2019

Récital du chanteur lyrique Jules Bastin





Jules Bastin, né le 18 août 1933 au hameau de Pont dans l'ancienne commune de Bellevaux-Ligneuville, aujourd'hui rattachée à Malmedy, et décédé le 2 décembre 1996 à Waterloo, est un chanteur lyrique belge.
Au sortir de ses études secondaires, Jules Bastin est remarqué par Frédéric Anspach, lors d'un concert auquel il participe avec une chorale et devient son élève, et étudie au Conservatoire de Bruxelles, où il travaille sa voix, dont la tessiture est celle d'une basse. Il fait ses débuts en 1960 au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Grand admirateur de Paul Robeson, titulaire d'un premier prix des concours de Munich et de Bois-le-Duc, il a tout d'abord été reconnu à Londres, en chantant sous la baguette du chef d'orchestre Colin Davis et grâce aux enregistrements de partitions d'Hector Berlioz, qu'il a réalisés.
Il est inhumé à Stavelot.

Retrouvons-le dans quelques airs bien connus du folklore wallon.

- Dju vôreus bin hanter :
- Li p’tit banc :
- Léyiz’m plorer :
- Adeste fideles :
- Bondjou wèzenne :
- Minuit, Chrétiens :
- Do timps passé :

Boris Vian : " Le goûter des généraux "




Léon Plantin, président du Conseil vient trouver le général James Audubon Wilson de la Pétardière Frenouillou. La situation économique est grave, il faudrait une petite guerre. Audubon convoque chez lui (il habite avec sa maman) trois généraux français, Mgr Tapecul archevêque de Paris et les chefs militaires de l’Urss, des Usa et de la Chine pour un goûter à la bonne franquette. La guerre est déclarée mais nos amis s’ennuient. … Le ton est donné.

Souvenir perso : du temps que je vivais à Liège dans les années ‘70, j’avais loué le disque audio de cette pièce mémorable à la médiathèque qui se trouvait à l’époque place du XX août. Ô miracle, on peut maintenant l’écouter sur le Net :


jeudi 9 mai 2019

Mai 2019 en vrac


                                               Sisyphe et Jésus font une pause bien méritée


                                                  Le pape FrançOuahOuah


                                            ... le vol d'Icare revisité ...



                                           Le très bientôt futur hôpital MontLégia



                                             Etres humains non désirables dans l'arche de Noé



                                              Je sais, c'est pas très poli mai je mourrai de faim..


                                                       ...euh, ça me dit quelque chose...




                                       Cure de fraises de mi-avril à mi-juillet

Boris Vian : " Le Goûter des Généraux" , enregistré en 1965

mardi 7 mai 2019

Boris Vian : " Les bâtisseurs d'empire "




Il y a le père Léon, la mère Anna, la fille Zénobie, la bonne Cruche et puis dans un coin un personnage dont on ne sait rien, le schmürz qui reçoit tout au long du spectacle des volées de coups en tous genrer, comme ça, pour rien semble-t-il… La famille ne cesse de déménager dans des appartements de plus en plus petits.
Mais qui est ce schmürz ? A l’époque de la création de la pièce par Boris Vian, c’était peut-être le travailleur immigré, l’Arabe, l’Algérien … A notre époque, de nouveau l’émigré, le mendiant, ou peut-être le souffre-douleur que nous avons tous peu ou prou dans nos vies (j’dis ça, j’dis rien).

En bonus, un extrait du spectacle :



Jean-Claude Bologne : " Le chanteur d'âme "




Accompagné du docteur Watson et de Charles Cros – ce savant français qui en même temps qu’Edison a inventé le phonographe -,  Sherlock Holmes part pour le Moyen-Orient à la recherche de vases dont le potier de l’époque a gravé sur ceux-ci pas moins que … la voix du Christ. Grâce à un procédé de Charles Cros, ces fameux vases parlent… au grand désespoir du Vatican …

Une longue nouvelle qu’on aimerait voir porter à l’écran.

Extrait :
La vie est un long fleuve tranquille où s'abreuve la mort.