" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 30 avril 2019

Jean-Louis Fournier : " Le Petit Meaulnes "




Antoine est le petit frère du Grand Meaulnes, Augustin de son prénom, le héros de roman de Alain Fournier ( p.s .: Alain n’est pas le frère de Jean-Louis). Si le Grand Meaulnes est adulé de tous, il n’en est pas de même pour son frangin. Les deux frères ne s’aiment guère. Antoine, qui considère qu’il n’a pas grand-chose d’intéressant à dire sur lui, raconte quelques aventures de son aîné et ce n’est pas triste.

Un petit roman mais savoureux et très drôle.

Extraits :

- Lundi 3 octobre 1911. Hier soir, Augustin m’a montré son robinet. Il en est très fier. Pourtant il est petit, sûrement plus petit que le mien, même quand il tire dessus. J’ai proposé qu’on les mesure. Augustin a dit non. Je sais pourquoi, il a peur de perdre. Puis il a mis la main sur son cœur, il a fermé les yeux, et il a déclaré gravement : « Le zizi, il n’y a que ça dans la vie. »

-  Le romantisme c’est dangereux. On peut en mourir. Avec cette habitude de toujours regarder le ciel et de ne pas s’occuper de ses pieds, on risque, un jour, de se casser la gueule.

- Augustin a dit : «  Plus tard je serai célèbre ». Il a ajouté : « Toi aussi, Antoine, tu seras illustre. Tu seras un illustre inconnu. »

- Quand Augustin regarde le ciel, on dit qu’il contemple l’infini. Moi, quand je regarde le ciel, on dit que je compte les mouches.

- Je revois Augustin en caleçon en train de me réciter un poème. Maintenant qu’il est riche, il doit porter des slips Kangourous.

- Augustin a en projet une résidence au bord de l’étang, il va faire couper tous les saules. Il l’appellera « la Résidence des Saules », en mémoire des saules.

dimanche 28 avril 2019

Les Trois Grâces du Perron Liègeois


Les Trois Grâces de Jean Del Cour ornent la fontaine du Perron. Jadis, les commères les appelaient les « treus r’pentenne : Sainte Châchoule, Sainte-Jacquelenne et Sainte-Madeleine ».

(Note : treus = trois / r'pentenne = sans doute repentie / Châchoule : pleureuse ) 
Merci à Simone Locanetto !


Le Perron est renversé lors d'une tempête le 9 janvier 1693, vers 9 heures du soir. Le sculpteur Jean Del Cour est chargé de la réparer rapidement : en 1697, il ajoute au sommet du Perron le groupe élégant des Trois Grâces, trois statues en marbre blanc soutenant la pomme de pin, l'ensemble surmontant une impressionnante fontaine à plusieurs bassins et arcades. Dans les années 1960, les statues ont été remplacées par des copies en béton réalisées par Paul Renotte. Les originales, abîmées par la pollution et les intempéries, sont conservées au Grand Curtius.




Trois Grâces » qui le surmontaient étaient trop abimées ;  en 2018 il a donc été décidé de les remplacer. Le travail a été confié à Alexandre Callet, un sculpteur spécialisé dans la restauration de patrimoine.

Une vidéo ici :
https://www.rtc.be/le_perron_liegeois_sera_bien_plus_blanc_-1499312-999-325.html#



vendredi 26 avril 2019

Hommage au peintre Joseph Bontemps




ANNONCE IMPORTANTE
Le service culturel de la commune de Gouvy aimerait rendre hommage à un enfant chéri du pays, le peintre Joseph BONTEMPS. Notre souhait est de monter une exposition rétrospective qui, d’une part, présenterait les œuvres de l’artiste et, d’autre part, retracerait sa vie auprès des gouvions.
Pour ce faire, nous avons besoin de vous. Nous savons que nombre de familles de la commune sont en possession de tableaux réalisés par notre artiste. Les présenter dans le cadre de cette exposition permettrait de les mettre en valeur et de les faire découvrir à un large public. Nous en prendrons le plus grand soin, soyez-en assurés. Vous ne détenez pas une telle œuvre, mais vous connaissez quelqu’un qui en possède et qui accepterait de nous la /les prêter pour quelques jours, merci d’avance de solliciter vos amis.
Certains d’entre vous l’ont bien connu, d’autres l’ont croisé ; nous avons besoin de vos témoignages, de vos anecdotes, d’éventuelles photos… ; en somme, tout ce qui peut nous raconter la vie de celui qu’a été Joseph Bontemps.
Ce projet ne pourra se réaliser sans votre collaboration, sans votre participation. Soyez déjà remerciés pour l’aide que vous apporterez à la réalisation de ce dernier.

Dorina Muntean
Coordinatrice culturelle
080/292945 – 0495/146 980

mercredi 24 avril 2019

Ecce homo !




Je ne peux m’empêcher de saisir au vol ces quelques mots à mon sujet que vient d’écrire, dans un de ses innombrables articles, l’écrivain liégeois Robert Ruwet :

Bien que né à Gouvy, Jean Catin est un homme relativement respectable. Parmi ses nombreux défauts, pointons ce goût morbide qui le pousse à fouiller dans les archives journalistiques liégeoises. Et il en découvre des trésors !

mardi 23 avril 2019

Le Lucifer de Liège



                                                        L'Ange du Mal de Joseph Geefs


                                                       Le Génie du Mal de Guillaume Geefs

THE LUCIFER OF LIÈGE    
                                                                                                               
Si vos pas de pèlerin impénitent vous conduisent dans la cathédrale Saint-Paul, vous savez qu’elle recèle de nombreux chefs-d’œuvre artistiques.
Et, parmi ceux-ci, la chaire de vérité que l’on  doit, en 1848, à Guillaume Geefs. Celui-ci naquit à  Anvers qui, en 1805,  faisait, tout comme Liège,  partie de l’Empire français.
Cette chaire de vérité  comporte plusieurs statues : devant, au centre, la Religion et de chaque côté Saint-Pierre et Saint-Paul, Saint-Lambert et Saint-Hubert.
Mais derrière, celui qui refuse d’entendre la Parole : l’élégant Lucifer, l’Ange déchu, qui tourne le dos à la religion.
A l’origine, la statue du Malin était l’œuvre de Joseph Geefs, le frère cadet de Guillaume. Mais l’Ange déchu de Joseph ne trouva pas grâce aux  yeux des membres du Conseil de Fabrique.
"Ce diable-là est trop sublime  et il risque de distraire les jeunes paroissiennes ».
Il représentait effectivement une sorte d’éphèbe plus qu’aux trois quarts nu illustrant avec éclat la beauté du Diable ! Mais une beauté malsaine…
Avant qu’il n’ait pu séduire trop de jeunes paroissiennes et conduire au pamoison trop de dames d’œuvre, cette statue fut enlevée et l’on demanda à Guillaume de nous refaire un diable décent. L’ange de Guillaume est un tantinet moins sexy que celui de Joseph mais quelques jeunes paroissiennes le trouvent néanmoins parfaitement à leur goût…
Le Génie du Mal est le nom porté par cette magnifique sculpture en marbre blanc (chez les anglo-saxons, l’œuvre est officieusement connue sous l’appellation The Lucifer of Liège).
Mais qu’est devenu ce beau démon  rejeté par la pudibonderie liégeoise ? Il est aujourd’hui conservé aux Musées   Royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles. Les filles de par là s’en disent ravies…

                                                                                        Robert Ruwet.

Un article de Robert Ruwet extrait d’un livre à paraître intitulé « Les mystères de Liège et autres bizarreries locales – politiquement incorrect- »


                                                      Tatouage

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dimanche 21 avril 2019

Coln Toibin : " Le testament de Marie "





Dans un long monologue, Marie, la mère de Jésus raconte ce qu’elle a vu et ressenti. Le temps où son fils était enfant et puis, bien plus tard, quelques miracles : la guérison du paralytique, la résurrection de Lazare, les noces de Cana. Et pour terminer : le procès devant Pilate, la crucifixion (j’ai préféré zapper), l’ensevelissement, l’apparition aux femmes.

Intéressant, sans plus.

Extrait :

J’étais là. Je me suis enfuie avant la fin, mais si vous voulez des témoins, alors je suis un témoin et je peux vous le dire à présent. Vous affirmez qu’il a sauvé le monde, mais moi, je vais vous dire ce qu’il en est. Cela ne valait pas la peine.

samedi 20 avril 2019

Charles Manian : " Les meilleurs morceaux du mammouth "





Ce court roman de 200 pages se déroule à Liège. Le bourgmestre se rend dans le quartier St-Léonard pour inaugurer l’ouverture d’une grande surface dont les habitants n’ont pas spécialement besoin d’où la grogne de ceux-ci qui tourne à l’émeute. Les forces de l’ordre rentrent dans la bagarre. Vient s’ajouter un trafic aussi louche que confus ( confusion également peut-être pour le lecteur lambda, comprenez : faut parfois décoder).
On emploie beaucoup le terme « réducteur » sur les réseaux sociaux et c’est peut-être également le cas donc ce récit qui se veut toutefois joyeux, décalé, humoristique. L’épisode le plus drôle est celui de la chasse à ce pauvre lion – il a quand même bouffé un mec -  qui terrorise la ville sur les coteaux de la Citadelle. A ne pas louper ! Et puis, c’est toujours très chouette pour un Lidgeu de lire des pages de fiction qui se déroulent dans sa ville chérie.

Aurélie Valognes




Ferdinand Brun, 83 ans, veuf, inconsolable à la suite de la perte de son chien, est devenu solitaire et grincheux. Grâce à Juliette, une lycéenne qui habite son immeuble et une mamie de 92 ans, il va tout doucement être un peu plus sociable.
 Une succession de situations amusantes, un peu trop réservées et de bon ton à mon goût.
Gentil sans plus et ce n’est pas de la très haute littérature non plus.

mercredi 17 avril 2019

Liège en 1888



Les thématiques de l'année 1888 : " Tâti l'Perriqui " une pièce d'Edouard Remouchamps 
et la genèse de la crèche du quartier de l'Ouest


Edouard Remouchamps et sa pièce " Tâti l'Perriquî "
Intrigue : Tout comme monsieur Jourdain dans le «  Bourgeois Gentilhomme » de Molière, Gauthier le coiffeur n’a qu’un seul but : briller en société.



Enseigne au 44 rue du Palais à Liège






                                                  1888 : cinquantenaire du collège St-Servais






- « La Meuse », jeudi 14 janvier 1888
Nouvelle découverte pour vos cheveux et barbes importée directement du Japon vers la rue du Pont-d’-île



- «La Meuse », samedi 4 février 1888
La 100 ème de « Tâti l’Perriqui » d’Edouard Remouchamps aura lieu ce soir au Théâtre de Liége

- « La Meuse », lundi 6 février 1888
Les combats de coqs battent leur plein en ce moment. Ils ont lieu tous les dimanches et même en semaine dans de nombreux villages de notre province. On sait que ces jeux sont défendus dans les lieux publics.



- Samedi 16 juin 1888
Mort de l’Empereur d’Allemagne Frédéric III





- Samedi 16 juin 1888
«  On dimègne à Lige », poésie de Emile Gérard couronnée au dernier concours de la Société liégeoise de littérature wallonne



- Samedi 30 juin 1888
Réduction du prix du gaz







- Mercredi 25 juillet 1888
L’asile Montefiore




- Samedi 15 décembre 1888
Manifeste anti-esclavagiste de Belgique, comité provincial liégeois



Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :


                          Vue du quartier de l'Ouest par Joseph Delfosse, né en 1888





- «La Meuse », jeudi 9 février 1888
Grands bals masqués à Fontainebleau



- « La Meuse », samedi 3 mars 1888
Bal masqués de la mi-carême à Fontainebleau



- « La Meuse », lundi 16 avril 1888
Les finances de la Société des Charbonnages de Bonne-Fin



- « La Meuse », jeudi 14 juin 1888
Blocage important quant à la création d’une crèche au quartier de l’Ouest



- Mardi 28 juin 1888
Enfin du positif en ce qui concerne la crèche du quartier de l’Ouest



-  Samedi 14 juillet 1888
Mobilisation générale pour la crèche de l’Ouest. Des collectes sont organisées un peu partout dans le quartier




- Samedi 14 juillet 1888
Grand bal de la fête




- Samedi 21 juillet 1888
Rapport intéressant sur le tramway Est-ouest




- Mercredi 5 septembre 1888
La 150 ème représentation de la pièce d’Edouard Remouchamps «Tâti l’Perriqi » au profit de l’a crèche de l’Ouest




- Mardi 9 octobre 1888
Les courses du « Liége cyclist’s unions » ont eu lieu au jardin du Tir communal au profit de la crèche de l’Ouest







- Jeudi 29 novembre 1888
L’Oeuvre de la Bouchée de pain à St-Séverin pour les hommes, à Volière pour les femmes






- Jeudi 27 décembre 1888
Concours de pigeons pour la crèche de l’Ouest


Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

dimanche 14 avril 2019

Haïkus, poèmes et textes en wallon liégeois




                                                    ... des incontournables ...




Il serait judicieux et pratique de regrouper quelques textes en wallon de Liège postés sur mon blog. Surtout qu’il en arrivera certainement encore d’autres …


1. Les célèbres haïkus d’Albert Maquet :



2. « Li tâte di confitûre » de Jean Lassaux


3. C’est vendredi, le jour des crêpes :



4. Un poème en wallon de Guillaume Apollinaire :



5. Emile Gérard : «  Ah ! Marèye quelle affaire à Lige » :


6. Le nom wallon des étoiles :
https://catinus.blogspot.com/2018/06/le-nom-wallon-des-etoiles.html

Ah ! Dji v's-inme, lingadje di m'patrèye !
(Ah ! Je vous aime langage de ma patrie)
Vî walon, hossîz mès orèyes
(Vieux wallon, bercez mes oreilles)
Disqu'å l'djèrin djoû di m'vèye.
(Jusqu'au dernier jour de ma vie).

Nicolas Defrêcheux



A suivre >>>>>>>>>>>>>>>





Graham Greene : " Le capitaine et l'ennemi "




Un gamin anglais a été « gagné » par un aventurier, surnommé Le Capitaine, lors d’une partie d’échec. Il est confié à Liza, une pauvre femme qui vit dans un misérable sous-sol de Londres. Liza a perdu un enfant suite à un avortement. Le gamin s’accommode tant bien que mal de sa nouvelle vie qui finira par l’emmener au Panama.
Un roman d’aventure un peu tristounet qui n’est certainement pas le meilleur de Graham Greene.