" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 29 mars 2019

Liège en 1887




                                                    La Place Verte vers 1887


                                                Conseil hygiénique



                                           Bateau vapeur Michel Orban

- « La Meuse », lundi 10 janvier 1887
Il a été décidé que la nouvelle salle des concerts du Conservatoire serait éclairée à la lumière électrique

- « La Meuse », vendredi 11 février 1887
Merci. .On nous remercie tous les jours davantage d’avoir fait connaître la Pastille Walthéry qui guérit en 2 jours la toux la plus invétéré. Dans toutes les pharmacies





- « La Meuse », lundi 28 février 1887
Le camp retranché de Liége



- Samedi, 2 avril 1887
Réclame des Grands Magasins de la Place Verte. Maison Vaxelaire et Labbé

- Jeudi 10 avril 1887
La rue de Campine va être pourvue de conduite d’eau alimentaire sur presque toute son étendue. Elle sera alimentée non pas par les conduites de la ville mais par la distribution des hauteurs



- Samedi 16 avril 1887
« La Saison » le journal illustré des Dames



- Samedi 16 avril 1887
La Compagnie Lyonnaise, au coin des rues Cathédrale et Université



- Lundi 25 avril 1887
Scène crapuleuse sur le boulevard d’Avroy 
- Mercredi 11 mai 1887


L’éclairage électrique de la place St-Lambert. Six lampes d’une intensité lumineuse de 1.200 bougies






- Samedi 28 mai 1887
Bateaux à vapeur Liége-Seraing. Arrêts et tarif

- Samedi 28 mai 1887
Bains Saint-Michel, rue de l’Official. Ouverts de 5h ½ du matin à 11 heures du soir. Bains chauds, hydrothérapie, douches, bains de siège, bains de vapeur et ventouses

- Lundi 30 mai 1887
Samedi, on avait placé dans toute la ville des affiches rouges au-dessus desquelles on lisait en grosses lettres : «  La préface d’une révolution. La révolution gronde à nos portes ». Ces affiches annonçaient pour dimanche un meeting de protestation au local de la Populaire



- Vendredi 10 juin 1887
Les bains publics. Aucune ville de Belgique ne possède des établissements de bains publics aussi bien situés qu’à Liége




- Jeudi ! septembre 1887
Une nouvelle loi sur l’ivrognerie

- Mardi 20 septembre 1887
Les 400 becs de gaz qui éclairent le Théâtre Royal vont être remplacés par des lampes électriques d’une force de 16 bougies chacune






- Samedi, 15 octobre 1887
Le nombre des abonnés au téléphone à Liége est de 503




-  Jeudi 29 décembre 1887
L’ivresse d’un perroquet 

Et plus particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :



- «  La Meuse », mercredi 20 avril 1887
L’éclairage au gaz du quartier de l’Ouest



- « La Meuse », lundi 18 juillet 1887
La rue des Bégards est pointé du doigt comme malpropre




-  Vendredi 23 septembre 1887
Les travaux d’assainissement de l’ancienne rue dite « Fond de l’Empereur » sont sur le point d’être entièrement réalisés 




- Jeudi 24 novembre 1887
Visite des autorités communales au chauffoir public Saint-Séverin



Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

mardi 26 mars 2019

Emile Gaboriau : " Le petit vieux des Batignolles " suivi de " Maison maudite "




Godeuil, jeune étudiant en médecine, est intrigué par son voisin de palier un certain Méchinet. Un soir, ce Méchinet frappe à la porte de son jeune voisin car il est blessé. Ainsi, nous lecteurs, apprenons que l’homme en question est un fin limier de la police, un agent du service de la Sureté.
Bigoreau, dit Anténor, un ancien coiffeur à la retraite est retrouvé poignardé et raide mort. Tout porte à croire que le coupable est son neveu car ce dernier était financièrement aux abois ; de plus son oncle était riche mais ne voulait rien lâcher. Pas aussi simple pour Méchinet et son désormais second Godeuil …

Une intrigue mille fois rencontrée mais la narration y est assez remarquable et pleine d’humour.
A signaler également dans ce livre une courte nouvelle hilarante intitulée « Maison maudite » ! ! !

Emile Gaboriau (1832-1873) est un des premiers auteurs français de polars ;  on en dit beaucoup de bien… A suivre donc…

Lecture numérique de «  Le petit vieux des Batignolles » :

Lecture numérique de « Maison maudite » :



Jean-Louis Fournier : " Il a jamais tué personne, mon papa "






Lettre au petit Jésus

Un jeune gamin raconte son père. Celui-ci est médecin dans une ville du nord de la France. Il soulage les plus pauvres, souvent gratuitement. Oui, il a le cœur sur la main mais il boit des p’tits verres plus souvent qu’à son tour et est souvent violent avec sa femme et ses deux gamins, surtout Jean-Louis.

Un récit naïf, émouvant, à cru, brutal qui ne peut qu’émouvoir et parfois provoquer des rires (jaunes)…

Extraits :

-  Maman m’a raconté que quand je suis né, je respirais pas et papa il m’a attrapé par les pieds comme un lapin et il m’a donné une grande claque dans le dos pour que je me décide à vivre.

- Je me souviens de canadiennes faites maison, pas très bien coupées, on a dû les garder plusieurs hivers parce qu’elles étaient chaudes, et surtout les caleçons tricotés à la main, en coton perlé qui nous grattaient et qu’on n’osait pas montrer à la visite médicale. Moi je rêvais d’un slip kangourou.

-  Papa a toujours gardé dans sa poche un chapelet. C’était un vieux chapelet avec des grains noirs comme des grains de café. Il disait à maman que c’était pour résister à la tentation. Et, papa, il avait beaucoup de tentations. Dans le Nord, il y a beaucoup de cafés.

-  Les sœurs, elles venaient quelquefois à la maison voir bonne-maman. Je me souviens que bonne-maman elle retournait contre le mur le petit Manneken-Pis en bronze qui était sur une étagère pour que les sœurs ne voient pas le zizi.

-  On est bien dans un café, on s’occuper de vous. Quand vous avez envie de quelque chose, vous dites le nom et elle arrive devant vous, comme dans les contes de fées.

Graham Green : " Le dixième homme "





Ils sont trente prisonniers enfermés dans un baraquement. Il se fait que des résistants ont tué plusieurs soldats allemands. Les prisonniers doivent tirer eux-mêmes au sort trois d’entre eux qui seront fusillés. Parmi ces trois malchanceux se trouve l’avocat Chavel. Ce dernier propose de donner sa fortune à un de ses compagnons d’infortune pour autant que ce dernier accepte de prendre sa place au peloton d’exécution. Michel relève le défi comptant assurer ainsi un meilleur avenir à sa mère et sa sœur.
 Libéré quelque temps plus tard, Chavel, déguisé en clochard, se rend dans le village où se situe son ancienne maison perdue lors du funeste accord, habitée désormais par la famille de Michel. Il ne sera pas le seul …

Un récit émouvant qui se lit agréablement.

 Extrait :

- A partir d’un certain âge, on ne se fait plus de souci pour l’avenir : le seul fait d’être vivant constitue déjà une réussite.

dimanche 24 mars 2019

" Liège pas à pas " interview de Robert Ruwet sur RCF





Voici une interview de Robert Ruwet en postcast sur la radio RCF Liège à propos de son livre écrit en collaboration avec sa petite fille Juliette : « Liège pas à pas » :


Le curé qui avait un peu trop forcé sur la dive bouteille




Un jeune curé très angoissé, est incapable de prononcer un seul mot le jour de son premier sermon. Le lendemain, il va voir l’archevêque et lui demande quelques conseils pour être à la hauteur, au sermon du dimanche suivant.
L’archevêque lui conseille alors de se verser quelques gouttes de vodka dans une grand verre pour se sentir plus détendu.
Le dimanche suivant, le jeune prêtre suit le conseilet réussit à parler sans être paralysé, et sans avoir le trac.
De retour à la sacristie, il trouve une lettre laissée par l’archevêque ainsi rédigée :
Mon fils, la prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans un grand verre d'eau et non quelques gouttes d'eau dans la bouteille de vodka. D’autre part, je tiens à vous faire part des quelques observations suivantes, afin que vous amélioriez encore un peu vos prochaines prônes.

1. Il n’est nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du calice

2 : Evitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte vierge et surtout évitez de l’embrasser en la serrant étroitement dans vos bras.

3 : Il y a 10 commandements et non pas 12.

4 : Les apôtres étaient 12, non pas 7 et aucun n’était nain.

5 : On ne parle pas de Jésus-Christ et ses apôtres comme de « JC & Co ».

6 : Nous ne nous référons pas à Judas comme à « ce fils de pute ».

7: Vous ne devez pas parler du pape en disant « le parrain ».

8 : Ben Laden n’a rien à voir avec la mort de Jésus.

9 : Les murailles qui se sont effondrés au septième jour ne se trouvaient pas à Mexico mais à Jéricho !

10 : L’eau bénite est faite pour bénir et non pour se rafraîchir la nuque

11: Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches de l’autel.

12 : Ponce Pilate a dit : vos histoires je m'en lave les mains », et non « vos conneries, je m’en bas les couilles ».

13 : Les hosties ne sont pas des gâteaux apéritifs à consommer avec le vin de messe.

14 : Les pêcheurs iront en enfer et non « se faire enculer chez les Papous ».

15: L’initiative d’appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans l’église.

16 : L'homme assis près de l’autel et que vous avez qualifié de « vieux pédé et de travelo en jupe », c’était moi…

Sincèrement, L'archevêque.

PS : Jésus n’a pas été fusillé mais crucifié.

samedi 23 mars 2019

La plus impressionnante réplique du cinéma français contemporain par Valérie Benguigui dans " Le Prénom "

" Le cheval de Troie de Trump " poème de Laurence Ferlinghetti





                                               Laurence Ferlinghetti 
     né le 24 mars 1919 dans l'Etat de New York, donc il fête ses 100 ans ce dimanche

Homère n’a pas vécu assez longtemps
Pour parler de la Maison Blanche de Trump
Qui est son cheval de Troie
D’où tous les hommes du président
Sortent en trombe pour détruire la démocratie
Et installer le capitalisme prédateur
Comme dirigeant absolu du monde
Plus puissant même que les nations
Et cela se passe alors que nous dormons
Prosterne-toi, ô Homme Commun
Prosterne-toi !


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


En bonus ce poème du même auteur :

Sur les autoroutes à cinquante voies
d’un continent en béton
scandé d’affiches doucereuses
où s’illustrent des illusions imbéciles de bonheur.


Et si le " bon vieux temps " n'était pas aussi chouette que ça ...




« Il n’avait pas d’écran plat, pas de Gsm, pas de tablette, pas de voiture, même pas une vieille mobylette rouillée. Il dormait sous un toit, certes, mais dans immeuble de banlieue puant et glacé, sans électricité et dépourvu d’eau courante. Pour ses besoins ? Un seau. Pour ses enfants malades ? Aucun médicament. Presque pas de livres et jamais de cinéma. Et avec ça, aucune assurance, ni allocation familiale, ni Cpas, ni chômage, ni assistance : un pur scandale social. L’espérance de vie ? 33 ans. Quel prolétaire occidental accepterait de vivre aujourd’hui dans d’aussi sordides conditions et avec si peu d’espoir d’en sortir ? Aucun, évidemment. En son temps, pourtant, ce misérable n’était pas le plus à se plaindre : il s’appelait Louis XIV. Et oui, tout est relatif, au début du XVIII è siècle, l’homme le plus riche du monde, installé sur le trône d’un des pays les plus puissants de l’univers, était plus pauvre que le quidam contemporain. L’image est forte mais elle donne la mesure de l’éclat de feu d’artifice de croissance qui illumine la planète depuis un peu plus de cent ans et qui nous permet d’être aujourd’hui 20 fois plus à l’aise que les sujets de son temps. »

    Extrait d'un article de Luigi Chiavarini paru dans " La libre Belgique " du mardi 19 mars 2019

jeudi 21 mars 2019

" Varda par Agnès "




J’éprouve une admiration quasi sans bornes pour la cinéaste-poétesse Agnès Varda.
C’est de l’or qui sort de sa bouche à cette femme-là !
Ce lundi 18 mars 2019, Arté lui a consacré une soirée spéciale. On a pu découvrir, entre autres, un document intitulé : « Varda par Agnès ». Il se trouve, en deux parties sur le Net. Le voici.

 Que du bonheur !

Causerie 1 :

Causerie 2 :

mercredi 20 mars 2019

Armel Job : " Les eaux amères "




Abraham Steinberg, surnommé Bram, et son épouse Esther ont repris,  il y a quelques années déjà, la Quincaillerie Générale à Mormédy, une petite ville de province quelque part en Wallonie. Nous sommes en 1968. Le couple est aidé dans leur commerce par Willy, un brave jeune homme dévoué et honnête. Ils ont deux enfants qui vivent leur vie en ville. L’affaire est florissante et tout baigne. Jusqu’au jour où Bram reçoit un billet où sont inscrits ces mots :
«  Abraham
   Ta femme te file entre les doigts !
   Tu as des yeux et tu ne le vois pas.
                              L’unique qui ait pitié de toi. »
Qui donc est l’auteur de cette sentence qui maintenant perturbe la vie de notre homme ? Et qu'en est-il exactement à propos de son épouse ? Bram est un rescapé des rafles de Juifs pendant la guerre. Il a été sauvé par des cathos mais ses parents et sa sœur Simone ne sont pas revenus des camps. Bien que non pratiquant, Bram va aller chercher conseil auprès d’un rabbin ; ce dernier lui concoctera un élixir …

Outre cette intrigue qui nous tient en haleine tout au long du roman, Armel Job nous conte la vie quotidienne des habitants de Mormédy, ce qui ne manque pas de charme.
Armel Job est un écrivain habile ; tel un magicien, il fait tourner des choses, les événements, les gens autour de son index et nous livre à chaque coup ce que l’on appelle : une petite merveille.


Extraits :

*  ( à propos du chiffre « 5 »)
Il lui trouva un air sympathique avec son gros ventre tourné vers la droite, vers l’avenir, au contraire des quatre premiers chiffres qui ont tous le bec stupidement vissé vers la gauche.

* ( qualificatif à propos d’une note à payer, par exemple dans un restaurant)
   « L’expectorant pour portefeuille »

*  ( de la bouche d’un médecin )
«  Enfin un malade ! Le beau temps, c’est la ruine de la médecine ! »

* - « Je ne savais pas que vous étiez catholique », s’étonna un client bouffeur de curé.
   - Moi, catholique ? Non, non, je ne suis pas catholique. Je suis juif.
   - Ah ? Et vous mettez votre fille chez les calotins ?
   - Et oui, que voulez-vous ! Le Seigneur Dieu d’Israël lui-même n’a eu qu’un fils et il est passé chez les catholiques.

*  Ce n’est pas vrai que les femmes cherchent un homme bon. La bonté les ennuie. Elle leur semble fade. Les femmes veulent du piquant.

* - Est-ce que tu crois que Dieu …enfin … que Dieu peut changer les choses ?
   - Non, pas vraiment, Bram.
   - Tu penses que Dieu n’existe pas ?
   - Ce que nous pensons, tu sais … C’est tellement … dérisoire. Il me semble, moi, que Dieu est tout petit. C’est pour cela qu’on ne le voit pas. Il se cache.
    - Il se cache ? Pourquoi ?
   - Pour ne pas nous faire peur, peut-être. (…) Il n’a pas de bras, pas de jambes, même pas de voix pour se défendre des mensonges qu’on raconte sur son compte. Mais je  pense qu’il est là, si on veut. Il se sert des choses qui nous arrivent. Mais il ne veut pas s’imposer. Elles ont toujours une autre explication. On n’a pas vraiment besoin de lui.
   - Mais qu’est-ce qu’il veut à la fin ?
   - Ah, Braun, qu’est-ce qu’on sait ? Il veut vivre peut-être tout simplement. Si personne ne s’occupe de lui, alors il n’existerait plus. Personne n’existe tout seul, Bram. Même pas Dieu.

samedi 16 mars 2019

" Fan club Armel Job "







Deux mots pour ceux qui ne le connaissent pas :
 Armel Job est né en 1948 dans un village de la province de Luxembourg. Il fut professeur de latin et de grec, puis directeur au séminaire de Bastogne. Il est marié et père de famille. Il habite tout près de Bastogne. Chaque année, il publie un roman aux éditions Robert Laffont. Il est un des auteurs belges francophones les plus appréciés. Il ne se cache pas qu’il éprouve une certaine admiration pour Georges Simenon. On pourrait dire qu’il serait en quelque sorte le Simenon du XXIème siècle avec en plus une empathie redoublée à l’égard de ses personnages. Mais pas que cela… Ainsi, par exemple, Armel Job est catholique (par les temps qui courent, cela relève presque de l’héroïsme) sans nullement faire du prosélytisme. Ainsi, il tire à vue sur tout ce qui est déviant, inacceptable dans le monde catholique. Et puis de l'humour, partout. La plupart de ses romans se déroulent chez nous, en Wallonie, avec un zeste de nostalgie pour les années d’après-guerre. Dès lors, comment résister …

Conditions pour faire partie du « Fan Club Armel Job »
Vous devez avoir lu au moins trois livres de lui et être tombé sous le charme de son écriture.
Merci de mentionner vos noms et prénom, votre localité (âge facultatif) et si possible deux ou trois mots montrant votre admiration pour l’écrivain exceptionnel qu’est monsieur Job.
L’adresse de contact se trouve en bas de page.
C'est gratuit,cela ne vous engage à rien, Ca ne sert à rien. Cela ne rapporte rien. C'est juste pour le fun.
Merci d’avance !

Font partie du « Fan Club Armel Job » :

* Jean Catin, 67 ans, Liège

Personnellement et à ce jour,  j’ai lu ses vingt-quatre romans publiés et deux recueils de théâtre. Pointons-en quelques-uns :
« Le commandant Bill », «  La reine des Spagnes » qui m’ont fait penser énormément à Gouvy mon village natal. « Dans la gueule du loup », « Les mystères de sainte-Fréya » qui se déroulent essentiellement à Liège (que du bonheur !). « Baigneuse nue sur un rocher », " Une drôle de fille", sans oublier tous les autres ...
J’ai eu le plaisir de rencontrer monsieur Job lors d’une balade liégeoise organisée par Guy Delhasse et tout récemment lors d’une rencontre littéraire autour de son dernier roman « Une drôle de fille » à la librairie Pax à Liège.

* Marie Guillaume, Liège (quelques mots sont à suivre)


* Fernando del Peso, Tongres

 1) Je m’inscris volontiers au fan club d'Armel, mais je ne ferai mon job que si un banquet inaugural est prévu ! Si c’est comme pour l’ami Ruwet, ça me donnera sûrement le temps de lire mes 3 livres …

2) Tu peux déjà préparer un troisième fan club : celui d' Adeline Dieudonné ( hum, bruxelloise, il faudra prévoir un bon abonnement à la SNCB … ). Rien moins que 5 pages dans le supplément du Morgen de ce week-end !



* Guy Delhasse, Liège ( quelques mots sont à suivre)

* Saule, Bruxelles, créateur du site littéraire http://www.critiqueslibres.com/


 J'ai lu 4 livres de Armel Job et je suis tombé sous le charme de son écriture, je postule donc pour faire partie du "Fan Club Armel Job". J'ai lu "Tu ne jugeras point" (mon préféré), "Loin des mosquées" que j'ai trouvé très bien aussi, "Le bon coupable", un livre à nouveau sur la difficulté de juger les autres, "La femme manquée" et "Héléna Vannek".
Je n'ai rien lu de Simenon donc je ne peux pas comparer, mais je trouve que Armel Job a une belle plume et un talent de conteur hors pair, il analyse finement le comportement humain. Il écrivait dans une revue Rivage qui ne parait plus malheureusement.

Marie-Noëlle, 63ans, originaire de Gouvy

J'en ai lu 18 et ai bien l'intention de lire les autres…
Mes préférés : Dans la gueule de la bête, Loin des mosquées, Tu ne jugeras point, Le bon coupable, La reine des Spagnes, etc... Dur de faire un choix.
J'aime beaucoup ses intrigues .   " Ne vous fiez pas aux apparences" et" on ne connait jamais vraiment les gens" sont les fils conducteurs de la plupart de ses livres.  J'aime aussi beaucoup son humour.  A relever aussi son combat contre les stéréotypes et les idées préconçues. Et, cerise sur le gâteau, c'est arrivé près de chez nous.

*Koudoux de Sart-Lez-Spa, 54 ans

Hello Catinus,
Tu peux m'inscrire dans ton Fan Club.
J'ai lu 18 livres et mon préféré reste "Tu ne jugeras point".
J'apprécie sa qualité d'écriture et l'ambiance dans laquelle il nous fait vivre.
Je participe tous les 2 ans avec mon Club de lecture au prix du second roman de Marche-en-Famenne dont Armel Job est président.
Peut-être une activité pour ton Fan Club?

Koudoux - SART-LEZ-SPA - 54 ANS

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Adresse de contact :

jeudi 14 mars 2019

Georges Bataille : " Histoire de l'oeil "




En lisant ce petit livre, j’ai tout de suite songé à l’œuvre du cinéaste Arrabal ( violence extrême, du sang à gogo pour provoquer, scatologie, sexe débridé, anarchisme pur porc, etc..). Il est vrai que Bataille et Arrabal et autres avaient un écho-hallucinant- dans un certain milieu en ces années ‘ 70 . Perso, ce n’est pas trop-trop-trop mon truc …mais tous les goûts sont dans la nature.


mardi 12 mars 2019

Philippe Besson : " En l'absence des hommes "





Nous sommes en 1916. Vincent de l’Etoile, 16 ans, s’est épris de deux hommes : Marcel Proust, écrivain de 45 ans et Arthur Valès, 21 ans, soldat dans les tranchées de Verdun. Avec honnêteté, il mène de front ces deux relations en retrouvant ses amants, l’un de jour, l’autre de nuit quand Arthur est en permission. Et lorsque ces deux amants sont loin de Vincent, ce sont des lettres passionnées qui sont échangées.

Un roman d’une belle écriture à conseiller à :
1. Tous ceux intéressés par la vie dans les tranchées de 14-18.
2. Tous les parents déboussolés devant des ados à tendance homo.
C’est ce qui s’appelle un double intérêt. Chapeau à Philippe Besson !

Extrait :

(C’est la mère d’Arthur qui parle) : Arthur n’avait pas quinze ans quand j’ai compris qu’il était perdu pour l’amour des femmes et, plutôt que d’en être catastrophée, j’ai accepté cette découverte, je l’ai accueillie comme quelque chose contre quoi il ne servait à rien, sans doute, de tenter de lutter. Je n’ai pas réfléchi. Il n’y a pas eu non plus de bienveillance de ma part, pas de complaisance. Cela s’est passé, c’est tout. Nous n’en avons jamais parlé. Et chacun d’entre nous savait que l’autre savait. Cela n’a jamais été une difficulté, jamais un sujet de discussion non plus. Juste une certitude entre nous, paisible et silencieuse.

lundi 11 mars 2019

Frédéric Hébrard et Louis Velle : " La protestante et le catholique "




Frédérique Hébrard et Louis Velle sont nés respectivement en 1927 et en 1926. Ils ont consacré leur vie au théâtre et au cinéma. C’est leur rencontre et leur vie qu’ils ont voulu raconter dans ce livre. Leur rencontre très particulière a lieu le 12 mars 1948 au Conservatoire d’art dramatique : une jeune fille vient de donner une gifle à un jeune homme et lui dit : « Mademoiselle, je vous la rendrai. » Chacun à leur tour, ils racontent leur milieu, elle protestante, lui catholique, à une époque où l’union entre les membres de ces deux religions était un métissage quasi impossible, interdit.
« Le propos de ce livre n’est pas de raconter notre vie mais ce qui, dans notre vie, touche à Dieu et à la religion à travers un siècle où les choses sont allées plus vite que dans les siècles passés. Nous aurions pu nous rencontrer dans une autre époque et il n’y aurait eu que du sang et des larmes. »

Charmant !

Extraits :

- Les philosophes réalistes prétendent que le monde tel qu’il se montre à nous n’est qu’une apparence.

- C’est le problème des femmes de ma génération. La pilule et le stérilet n’arriveront que bien des années plus tard, la vente des préservatifs est interdite en France et, si vous vous faites prendre avec un diaphragme acheté légalement dans une droguerie suisse, vous risquez d’aller en prison. Aujourd’hui ça fait sourire, en ces temps reculés, ça faisait parfois mourir.

vendredi 8 mars 2019

Liège en 1999



Quel contraste avec cette vue de Liège en pleine démolition dans les années 80-90 !




- « La Meuse »  mercredi 10 février 1999
Pourquoi pas des plaques bilingues (français-wallon) pour les villes et les villages de nos provinces


                                        Place de la République française


- «  La Meuse » mardi 16 février 1999
Les kiosques à journaux vont disparaître au centre-ville



- «  la Meuse », jeudi 18 février 1999
Mama Roma Show, ce soir à 22h au Cirque Divers



- Mardi 23 février 1999
Inauguration du bâtiment de la Région Wallonne anciennement Hôpital de Anglais



- Mardi 23 mars 1999
Les premières plaques franco-wallonnes



-  Samedi 27 mars 1999
François Walthéry illustre les cartes-bus




 - Samedi 17 avril 1999
Le verger de Favechamps est classé. Ce petit poumon vert de quelques hectares échappera donc à la pelle des lotisseurs et autres bétonneurs



- Lundi 19 avril 1999
Victoire du wallon Vandenbroucke à Liège-Bastogne-Liège







- Samedi 22 mai 1999
Liège, une cité vraiment ardente. De la prostitution de salon jusqu’au domicile en passant par le racolage et les bars, Liège cumule




                                                   La chanteuse Christiane Stéfanski


- Mardi 27 avril 1999
L’autre premier mai à Pierreuse




- Mercredi 16 juin 1999
Fermeture du « Lion s’envole »  et du « Cirque Divers »


- Jeudi 24 juin 1999
« Liège, un siècle pour rire et pour pleurer », dessins de Jean Dengis et Patrick Lavallée




-  Jeudi 16 juillet 1999
Un policier sur le velours. Le chat Cawêlèr mène l’enquête dans «  La pendue d’Outremeuse »




- Jeudi 22 juillet 1999
Près de 400.000 fleurs place cathédrale et boulevard Piercot




- Jeudi 12 août 1999
Eclipse totale du soleil par la lune




- Mardi 17 août 1999
Paix aux cendres de Matî l'Ôhé !




- Mercredi 18 août 1999
Trois ans après le drame Julie et Melissa : l’émotion et la révolte




-  Mardi 24 août 1999
L’Îlot St-Michel comme si vous y étiez




- Jeudi 2 septembre 1999
« Viens voir, c’est génial ! ». Ce mercredi, les Liégeois se sont véritablement rués dans le nouveau quartier de l’Îlot st-Michel




- Samedi 4 septembre 1999
Journée du patrimoine : 100 ans de Jazz




- Mardi 21 septembre 1999
Une œuvre de Jean Dengis pour la fête à Rocourt




-  Mardi 21 septembre 1999
Le Moderne de Ste-Walburge, un théâtre gonflé d'émotion




- Jeudi 28 octobre 1999
L’Asbl Thermos inaugure ses locaux rénovés de la rue Chevaufosse pour les sans-abris




- Mercredi 1 er décembre 1999
Willy Demeyer est bourgmestre







- Lundi 27 décembre 1999
Le cirque parade en ville. Cinq éléphants à la queue-leu-leu sur les boulevards d’Avroy et Sauvenière pour terminer place Cathédrale pour la pause pipi










Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :





- « La Meuse », jeudi 14 janvier 199
Le Studio Théâtre de Liège joue une pièce de et avec Robert Ruwet : « Il y a trente ans que je t’aime »



- « La Meuse », jeudi 11 février 1999
Le Studio Théâtre de Liège fête ses 30 ans



- « La Meuse », jeudi 15 avril 1999
La nouvelle rue Sainte-Marguerite avec ses pavés fait l’unanimité des habitants







- Mercredi 21 avril 1999
Tout le quartier fête la fin des travaux des aménagements publics. Deux mille jeunes dans les rues








- Vendredi 23 avril 1999
Un village provençal sur la scène des Waroux avec « La femme du boulanger »
              




- Samedi 22 mai 1999
Les Colibris chanteront à l’église Ste-Marguerite




- Mardi 25 mai 1999
A propos de la suppression des bus à Ste-Marguerite




- Mercredi 16 juin 1999
Placement d’une énorme conduite au Cadran. Il y aura des travaux pendant deux années




- Samedi 19 juin 1999
Grand exposition à l’ICES de Beauvoir : «  Sainte Marguerite au cours de ces 70 dernières années »




-  Vendredi 27 août 1999
Un été en couleur et solidaire. Des jeunes décorent le mur de l’Espace Goffin-Bovy et rénovent le site dit du « Remparts »







-  Lundi 8 novembre 1999
A la recherche de l’église St-Hubert qui était situé à la rue du même nom. Des archéologues se sont mis au travail pour plusieurs mois







- Vendredi 12 novembre 1999
Depuis le 12 mai dernier, les bus des lignes 12 et 19 du Tec ne desservent plus le quartier Sainte-Marguerite. Riverains et visiteurs ont manifesté leur détermination à bord d’un char à banc tiré par deux chevaux


- Merci au journal « La Meuse » !
- Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !


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En bonus, quelques interviews de l’époque :