" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 9 novembre 2018

Autour du 11 novembre 1918 à Liège





-  (…) Mais notre joie devait être plus complète encore le lendemain. Le 11 novembre, en effet, vers 10 heures du matin, on apprit que l’armistice avait été signée. (…) La nouvelle s’était répandue en quelques instants dans la ville entière, provoquant une allégresse générale.


                                         Square Notger, gare du Palais, Pierreuse

-  Dans les rues, toutes les maisons s’étaient ainsi subitement pavoisées et les couleurs belges voisinaient celles de nos alliés. A midi, le drapeau belge était hissé à la façade de l’Hôtel de Ville et flottait gaiement sur les clochers des églises, sur nos monuments, au faîte des cheminées des usines et des charbonnages qui entourent la ville. Des cocardes belges, françaises, anglaises, américaines, italiennes, depuis longtemps confectionnées, apparurent aux étalages et se vendaient dans les rues. Pas une Liégeoise, pas un Liégeois qui n’en portât. Les enfants des écoles sortirent des classes, tenant de petits drapeaux à la main  circulèrent en cortèges dans la ville. Les véhicules furent aussi pavoisés, aux trolleys des tramways des fanions flottèrent et même les statues arborèrent les couleurs alliés : Charlemagne tenait dans sa dextre tendue un drapeau belge et son coursier avait sur sa crinière un flot de rubans tricolores.


- Les prisonniers russes, les plus nombreux, trouvèrent asile au Manège de la Fontaine, dans l’école de la rue Jonfosse, à Fontainebleau, à l’école Sainte-Marguerite, à l’école des sœurs de la rue de l’Ouest et à l’école de Fexhe. Les Français furent réunis dans les usines Englebert. Les Belges, rue Louvrex, à l’école en face de la rue Fusch. Les Italiens et les Sud-Slaves, à l’hôtel d’Angleterre, à l’Hôtel des Comtes de Méan et au Café Charlemagne. Les civils, rue de l’université. Quand ils circulaient dans la ville, on leur offrait des vivres, des vêtements, des cigarettes et de l’argent, souvent on les invitait à dîner et on les retenait même à loger. Les Français étaient particulièrement bien accueillis.


                                               Liège décorée par la France

Extraits de l’excellent ouvrage signé Jules De Thier et Olympe Gilbart : «  Liège pendant la grande guerre »

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- « La Meuse », samedi 23 octobre 1926
Inauguration du Monument aux Héros de la Grande Guerre à Robermont


                                         Cliquez sur l'image !


- « La Meuse », jeudi 12 novembre 1936
Cérémonie du 11 novembre 1936 place St-Lambert



- « La Meuse », vendredi 12 novembre 1937
Le Salut aux Drapeaux Interalliés place St-Lambert



- « La Meuse », samedi 12 novembre 1949
Commémoration de l’armistice place St-Lambert



- « La Meuse », lundi 13 novembre 1950
Commémoration de l’armistice place St-Lambert


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En illustration musicale, l’adagio de Samuel Barber :


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