" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 29 octobre 2018

Armel Job : " Les mystères de sainte Freya "





Au tout début de notre siècle, le pape Jean-Paul II a décidé de canoniser une religieuse belge, sœur Freya, Freya Deliège. Mais l’évêque de Liège, Monseigneur Van Camp,  reçoit dans sa boite mail ce message : « Freya est une salope ! ». C’est le branle-bas de combat jusqu’au vatican. Les messages suivent avec documents à l’appui : une photo de sœur Freya nue dans une pose d’abandon, une lettre où il apparaît bien qu’elle a eu un amant, etc. Puis le correspondant, qui signe du pseudo Corax ( corbeau en latin),  exige … l’impensable …

Martin Rabe, fondé de pouvoir à la Banque mosane mais également bien introduit auprès de l’évêché liégeois, est chargé de découvrir qui se cache derrière ce Corax.
L’action se déroule un peu partout à Liège à Liège :  à la bibliothèque des Chriroux, dans les rues Rasonnet, Gravioule, Lamarck, Victor-Hugo, etc.

Un peu plus qu’un «  polar », particulièrement brillant, signé par Armel Job qui en fait, à coup sûr, une de mes meilleures lectures de cette années 2018 ( en 2017, c’était «  Robinson » de Laurent Demoulin).

Rappelons qu’Armel Job, né en 1948, habite dans la province de Luxembourg. Il fut professeur de latin-grec au séminaire de Bastogne dont il fut directeur. C’est un « écrivain catholique » ( je ne sais pas si ce terme est bien correct) mais il n’épargne pas la Sainte Doctrine quand il le faut et cela arrive très souvent dans ses très nombreux romans et pièces de théâtre. Il est, à coup sûr, un des meilleurs écrivains francophones belges.


Extraits :

- C’était une femme rude qui se saignait aux quatre veines. A force, elle souffrait d’une anémie du sentiment.

-  Le bureau de Mgr Tortorici illustre parfaitement la pauvreté vaticane. Une grande toile représentant Mars et Vénus, dont monseigneur s’abstient de conjecturer l’auteur, une pendule de table aux figures en porcelaine, une amphore géométrique athénienne : rien que du patrimoine invendable.

- Il n’y a plus de femmes douces de nos jours. Elles se croient obligées d’être des hommes.

-  C’est qu’il a conscience que les femmes, il ne les connait pas bien et même que la représentation qu’il en avait jusqu’ici prend l’eau de toutes parts.

- Martin n’a pas la prétention d’attirer la foudre. Ses quarante-deux ans, les poches de ses paupières, son front déplumé font de lui un homme irrésistible à condition qu’on parle de comique.

-  ( Là-bas, au Vatican) De quoi s’occupent-ils, hein, à longueur d’année ? Sida, préservatif, homosexuels, fécondation artificielle, avortement. Toujours la même chanson. A croire que le Christ était sexologue !

- Des croyants … ou plutôt devrait-on dire : des crédules.

-  Dans le ciel, tout est paix et silence. La cime des arbres le long du fleuve s’ébouriffe. Un nuage de pollen monte, aspiré par la chaleur. Il vibre un peu au-dessus des eaux, puis s’en va mollement répandre la vie aux quatre vents.

samedi 27 octobre 2018

Liège 1935 : deux jeunes vagabonds à l'intérieur du Perron







« La Meuse », mercredi 27 mars 1935
Deux garçons, ayant fui le domicile familial, vivaient de vols commis dans les grands magasins. Depuis quatre jours, ils avaient établi leur repaire à l’intérieur de la fontaine du Perron, place du marché, en face de la permanence de police. Ils avaient déposé leur petit butin au nez et à la barbe des agents. Nos clichés montrent la fontaine du Perron et l’ouverture munie d’une porte par où les vagabonds s’introduisaient dans la fontaine, en se juchant au préalable sur une des vasques.

vendredi 26 octobre 2018

Liège en 1881







                      « Au Camélia », 1  place du Théâtre, spécialité de deuil et demi-deuil

- « La Meuse », lundi 3 janvier 1881
Dernier écho de l’inondation. Le parc de la Boverie est peut-être la partie de notre ville qui a été le plus ravagé par l’inondation

- « La Meuse », vendredi 7 janvier 1881
Pendant le dernier exercice, la bibliothèque populaire, rue de la Halle, a été fréquentée par 14.993 lecteurs (13.267 de sexe masculin, 1.726 de sexe féminin). Le nombre de volumes consultés et empruntés a été de 33.116 volumes



- « La Meuse » mercredi 26 janvier 1881
Quatre chauffoirs publics en notre ville

- Vendredi 25 février 1881
Hôpital civil des Anglais. Consultations gratuites et admission des malades tous les jours, dimanches et fêtes compris, à dix heures. Admission d’urgence à toute heure.

- Vendredi 1 er avril 1881
Rachat des ponts à péage de Liège. Une pétition vient d’être adressée au Ministère des Travaux Publics. Elle émet le vœu que l’Etat, en rachetant les ponts à péage, délivre la grande voirie de ces dernières entraves




- Samedi 16 avril 1881
Réclame pour le cacao Delacre

-  Jeudi, 21 avril 1881
Nous avons reçu de M. Dassonville, au Cap Bonne-Espérance, 10 francs pour les inondés de Liége




- Lundi 16 mai 1881
Pitié pour les animaux. Exemple de chiens de charrette maltraités


Et plus particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :







- «  La Meuse », jeudi 24 février 1881
Grands bals masqués à Fontainebleau







- «  La Meuse », mercredi 2 mars 1881
Un chien fidèle délivré de son voleur




- « La Meuse », mardi 22 mars 1881
Le tramway du Haut-Pré à Cornillon ne tardera plus très longtemps




- Mardi 3 mai 1881
Travaux communaux au quartier de l’Ouest

- Mercredi 18 mai 1881
Un accident suivi de mort d’homme est survenu hier à la houillère de l’Aumônier. Le malheureux laisse une veuve et cinq enfants




- Jeudi 2 juin 1881
Tramway Est-Ouest : correspondance avec le chemin de fer

-  Jeudi 30 juin 1881
La prochaine foire aux chevaux aura lieu dans la rue Hullos pour satisfaire à la pétition des habitants du quartier de l’Ouest désireux de profiter également des avantages pour le commerce de la tenue d’un marché important

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Note : le second semestre du journal « La Meuse » n’est pas disponible à la bibliothèque Ulysse Capitaine.


Merci au journal « La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège

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mercredi 24 octobre 2018

Une femme brûlée comme une sorcière dans un petit village de la commune de Gouvy en 1881




Ce que vous allez lire s’est passé dans un petit village de la commune actuelle de Gouvy. Vous me pardonnerez de ne pas citer le nom de cette localité. D’un naturel peureux, je préfère me protéger de toutes représailles ; pour tout dire, je préférerais vivre encore un peu …
 Merci pour votre compréhension !


« Chroniques luxembourgeoises », 21 octobre 1881

«  Notre commune vient de donner un exemple peu consolant de la superstition qui existe encore dans certaines campagnes. Voici le fait :
Un paysan de la commune perd, il y a peu de temps, un enfant … et une vache. Vendredi dernier, se croyant ensorcelé, il va consulter une somnambule laquelle, pour conjurer le sort, lui conseille, comme remède, de brûler la première femme qui se présentera chez lui le lendemain. A cet effet, il prépare deux fagots et dispose le tout, en bûcher, au milieu d’une chambre.
Samedi, la première visiteuse est une voisine qui lui apporte une commission de Vielsalm où elle allée la veille. Il la fait entrer et charge sa femme de fermer portes et fenêtre, afin que sa proie ne puisse pas lui échapper. Puis, il attise le feu, empoignant la malheureuse victime à bras le corps, et malgré ses cris et ses supplications, il la fait rôtir comme un poulet à la broche. Se sentant défaillir, elle réclame un prêtre.
La femme de ce Lucifer, croyant que c’était pour l’exorciser, sort et ramène aussitôt M. le curé qui, épouvanté à la vue de ce spectacle, délivre la malheureuse et fait venir l’autorité. Les gendarmes ne tardent pas à arriver et à dresser procès-verbal contre les deux hallucinés qui croyaient avoir commis l’action la plus naturelle du monde. Quant à la malheureuse victime, elle a les jambes, le cou et les cheveux brûlés. Ses blessures ne sont cependant pas dangereuses mais, sans l’énergie du curé, elle aurait été complètement rôtie.
Ce récit, tout invraisemblable qu’il paraisse, est parfaitement authentique et prouve à quel degré d’ignorance et de superstition en sont encore certains habitants de nos campagnes, plus nombreux qu’on ne le croit … »

                                                                          J.-J. C.

lundi 22 octobre 2018

Georges Simenon : " A quoi bon jurer ? "





Des « dictées » qui vont du 22 juin au 22 juillet 1977. Georges Simenon nous parle de ses enfants, de ses promenades avec sa compagne Teresa, de sa santé déficiente, sa la société et du soi-disant progrès, etc. Il nous livre une ébauche de ce qu’’il appelle «  un mini roman » ( des pages 45 à 60, de 82 à 85, de 97 à 107, de 123 à 134) qu’il intitule « Le déménageur aux grosses moustaches ».

De vrais bijoux que ces dictées !


Extraits :

- A Liège, lorsque j’étais jeune, on pariait le samedi sur les combats de coqs et pour les rendre plus sanglant on garnissait leurs ergots de pointe d’acier.

-  Les moustiques nous communiquent certaines maladies mais ils nourrissent aussi des millions d’oiseaux et servent d’intermédiaire entre les fleurs mâles et les fleurs femelles des arbres fruitiers.

- Socrate était merveilleusement naïf et orgueilleux quand il enseignait : «  Connais-toi toi-même ». Aucun de nous ne se connaît, même pas les plus illustres chercheurs.

- Je lis un certain nombre de journaux français. Je suis surpris de voir que presque tous sont en faveur de la peine de mort. J’ai écrit quelque part que le métier d’homme était difficile. Mais combien d’années (ou de siècles) faudra-t-il donc pour en faire des hommes ?

samedi 20 octobre 2018

Quizz : Gouvy dans les années '80




                                                          Lambique


                                                            Tchitcho


Un p’tit quizz de derrière les fagots :

mercredi 17 octobre 2018

La grippe espagnole au petit séminaire de Saint-Roch en 1918


  


" Le dimanche 13 octobre 1918 à Saint-Roch, une vingtaine d’élèves se plaignent de maux de tête, de fatigue, de dérangement général : la grippe est dans notre Maison. Le lendemain, il y a déjà tant de victimes que les classes sont fort désorganisées ; le mardi 15, nous cessons de donner cours pour nous consacrer aux soins de malades. Le mercredi 16 octobre, il y a un mort : Marcel Renard de Saint-Georges, élève de rhétorique. Il succombe à une pneumonie. Ce jour-là, il y a environ 150 malades ; on licencie ceux qui ne sont pas encore atteints. Monsieur le directeur demande aux élèves des deux classes supérieures de rester pour aider les Sœurs et les professeurs pour soigner les élèves : inutile d’ajouter que tous, ou à peu près tous, ont généreusement répondu à cet appel (ndlr : mais assurément sans mesurer le risque accru énorme de contagion !...)

Les professeurs ne tardent pas à devenir malades à leur tour, du moins plusieurs. Bientôt, il y a de nouvelles victimes : les élèves infirmiers de Rhéto et Poésie tombent malades, la plupart des Sœurs et ses servantes également. Quelques domestiques, une douzaine de professeurs doivent garder le lit. Dès les premiers jours, on a cherché du secours et Mrg l’Evêque, mis au courant de la situation, s’est donné beaucoup de peine pour nous envoyer des garde-malades. On obtient le secours de 24 religieuses appartenant à des congrégations différentes + 2 laïques. On se dévoue nuit et jour pendant plus de 15 jours. (…) Les cas de pneumonie grippale se multiplient. Au séminaire de Saint-Roch, 3 élèves encore succombent. A l’école normale, il y eu 3 morts. Parmi les professeurs est mort Jean Péters. Une religieuse, Soeur Josine venue pour nous aider est morte, victime de sa charité et de son dévouement. Sœur Conrada est morte d’un cancer de l’estomac. En fin, le 7 novembre, Madame Hick, venue à Saint-Roch pour soigner son fils malade, y mourut d’une pneumonie. "

               Extrait des annales de Saint-Roch.
               Un article paru dans «  Les Echos de Bernardfagne » n° 3, 2018

Jean-Louis Chiflet : " Les mots qui me font rire "





Passionné par les incongruités de la langue française, Jean-Loup Chiflet nous offre à nouveau un florilège, un feu d’artifice de bons mots. N’en doutons pas : certains internautes se sont rués sur ce livre afin d’écrire quelques articles humoristiques qu’ils distillent régulièrement sur la Toile, pour notre plus grand plaisir. A mon tour :

Extraits :

- Les mots de la «  chose »
Quel déviant êtes-vous ?
Andromimétophilie : attirance pour les femmes vêtues en homme ou pour les transexuels (lles)
Anisonogamie : tendance à faire «ami-ami » avec un partenaire beaucoup plus jeune ou au contraire beaucoup plus âgé.
Buch : tout homosexuel (le) baraqué(e) faisant preuve d’un goût particulier pour les tons kaki.
Cryophilie : excitation sexuelle due au froid.
Gang-bang : relations sexuelles répétées, parfois simulées et toujours consenties, d’une même personne avec plusieurs partenaires.
Hyphéphilie : excitation sexuelle provoquée par les tissus
Hiérophilie : attirance sexuelle vers les choses sacrées.
Mécanoéroisme : objets mécaniques servant aux activités sexuelles.
Phobophilie : excitation sexuelle provoquée par la peur
Picazisme : effet aphrodisiaque produit par les odeurs corporelles.
Podophilie : fétichisme du pied.
Pygophilie : fétichisme des fesses.
Spectrophilie : excitation à l’idée d’avoir des rapports sexuels avec des anges, des démons, des esprits, des fantômes.
Taphéphilie : excitation à l’idée d’être enterré vivant.
Tricophilie : excitation des poils.

- La litote : mot qui atténue l’expression de la pensée pour faire entendre le plus en disant moins : « Va je ne te hais point ».

- Quand un éphémératophile rencontre un gazettophile, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de faits divers et de journaux.

- Le mot si est si pratique. Si vous posez la question : « Aimez-vous les fraises ? » votre interlocuteur a le choix. Il peut répondre par oui ou par non. Maintenant, posez la question : «  Vous n’aimez pas les fraises ? » Vous ne pouvez, logiquement, répondre que par non, c’est embêtant car vous avez envie de fraises. Alors que d’autres langues n’ont pas résolu ce problème, le français a imaginé une pirouette habile pour répondre à une phrase négative : si.

mardi 16 octobre 2018

Liège en 1880


               Le Trink Hall du parc d'Avroy. en 1880 , le kiosque n'a pas encore été érigé



                                     La passerelle de la Régence -  ou passerelle Saucy -


                                   Inondation d'un quai de Meuse à Liége


- « La Meuse », lundi 2 février 1880
Il y avait hier une foule de patineurs et de charmantes patineuses sur le bassin de Coronmeuse à Herstal. On y patina jusqu’à la nuit

- « La Meuse », mercredi 4 février 1880
Avant-projet de la création d’un Conservatoire Royal de musique, boulevard Piercot



- « La Meuse », samedi 21 février 1880
Vêtements de communion à la Maison Thiéry



- Mercredi 26 mai 1880
On vient d’exposer dans la salle des Pas-Perdu à l’Hôtel de Ville les plans du Trink Hall qui sera construit au parc d’Avroy

- Vendredi 28 mai 1880
Le jardin d’acclimatation vient de recevoir une compagnie de jolis singes qui sont placés dans la grande cage voisine de celle des ours. Le jardin possède de très belles collections d’oiseaux. Ce sera un grand amusement pour les enfants

- Samedi 12 juin 1880
Lait pur de vaches bretonnes rendu à domicile



- Jeudi 17 juin 1880
Le nouvel hôpital des Anglais ( voir détails en article)

- Jeudi 8 juillet 1880
Depuis quelques jours les airelles connues sous le nom de myrtilles ont fait leur apparition sur les marchés. On voit par les rues les paysannes d’Ardenne offrir en vente ces délicieux fruits rafraîchissants. Les premières moules sont elles aussi arrivées à Liége

- Vendredi 9 juillet 1880
Vient de paraître des nouveaux documents sur Charlemagne et le pays de Liége par Van Hasselt et Jehotte

- Samedi 23 juillet 1880
Sarah Bernhardt au Théâtre Royal de Liége. Nous l’avons vue cette femme étrange, cette comédienne, cette grande artiste



- Samedi 28 août 1880
Une femme de mauvaise, la nommé H…, a été arrêtée cette nuit par la brigade de la police de sureté du chef d’avoir dévalisé un de ses adorateurs de passage. L’argent a été retrouvé quoiqu’il fut caché dans un endroit qui n’est pas d’habitude un porte-monnaie

- Vendredi 17 septembre 1880
La fabrication de cigares et des tabacs à Liége. On compte dans notre ville 35 fabricants parmi lesquels 20 ont une réelle importance



- Mardi 21 septembre 1880
La passerelle de la Régence est mise à la disposition des piétons depuis samedi dernier



- Samedi 2 octobre 1880
Ouverture de la Cave de Munich, boulevard de la Sauvenière, 6

- Mercredi 6 octobre 1880
Le nombre des élèves inscrits l’an dernier à l’université de Liége s’est élevé à 1.045. La population des écoles communales était de 14.075

- Mercredi 13 octobre 1880
Une de curiosité de la foire de Liége est l’homme-poisson qui, plongé dans un vaste aquarium, s’y trouve tout à fait chez lui et y mange, fume, travaille et dort

- Jeudi 29 octobre 1880
Epouvantable accident sur le chemin de fer de Liége à Tongres entre Herstal et Milmorte. Six personnes ont été tuées. De nombreux blessés



- Vendredi 26 novembre 1880
Inventaire du trafic des tramways liégeois



- Mercredi 22 décembre 1880
Il faut remonter plus d’un siècle en arrière pour retrouver le souvenir d’une inondation aussi terrible que celle qui jette en ce moment l’épouvante dans toute la vallée de la Meuse



Et particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :

- «  La Meuse » vendredi 9 janvier 1880
Une nouvelle école va être construite au début de la Montagne Sainte-Walburge. Elle remplacera l’école des garçons de la rue St-Séverin (voir l’article)

-  « La Meuse », samedi 10 janvier 1880
Les éboulements se renouvellent aux murs de remparts donnant sur la rue des Cloutiers. Une profonde manique règne dans la localité, plusieurs maisons restent inoccupées



-  « La Meuse », samedi 31 janvier 1800
Grands bals masqués à Fontainebleau

- Samedi 14 février 1880
On vient d’ouvrir une tranchée au bas de la rue Hullos pour le placement d’une conduite d’eau destinée au nouveau commissariat de police. Cette conduite prendra naissance à la rue Ste-Marguerite et s’arrêtera à l’intersection des rues Hullos et Eracle

- Lundi 15 mars 1880
Casino Molière. Le magnifique organe de Melle America a soulevé hier encore des applaudissements enthousiastes dans le duo de l’Africaine chanté avec M. Salvé et surtout dans le Sancta Maria de Fauré

- Mercredi 14 juillet 1880
La police du quartier de l’Ouest a encore saisi une cruche de sept litres de lait ne présentant pas la densité suffisante ( note : on coupait le lait avec de l’eau)

- Lundi 19 juillet La société La Colombe établie chez m. Noël Thellin, rue Ste-Marguerite 134, organise un grand concours de lâcher de pigeons ce dimanche 25 juillet. Premier prix : une magnifique garniture de cheminée (valeur 150 frs)



- Mardi 20 juillet 1880
Pas moins de 40 musiciens pour les bals à Fontainebleau


Merci au journal « La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

samedi 13 octobre 2018

Mythologie grecque, par François Busnel ( résumé)





                                                Pandore


                                            Orphée vu par Chirico


                                            Zeus


                                             Combat avec le Minotaure vu par Picasso


                                           Gaïa, la Terre


                                                               La Pythie


                                               Cassandre


                                              Le cheval de Troie

                                   


« Ignorantus, ignoranta, ignorentum ! », voici ce que dirait, à mon égard, Jean-Baptiste-Poquelin-dit-Molière.
Chacun a sa part d’ombres. Une des miennes était d’être un béotien en ce qui concerne la mythologie grecque. Ce qui est impardonnable surtout quand on se targue d’avoir fait ses «  gréco-latines ». Cherchez l’erreur!, qu’on dit dans ces cas-là. Tout comme il serait impensable, pour un occidental biberonné à la religion chrétienne, de ne pas connaître, au moins dans les grandes lignes, la Bible et les Evangiles.
Grâce aux vingt vidéos de François Busnel sur le sujet, me voilà un peu plus à niveau.
Comme le disait un mien vieil ami, Freddy Kindermans, pour ne pas le citer, écrire un article sur la mythologie est un peu court : c’est un dictionnaire qu’il conviendrait de consulter. Je lui répliquerai : c’est juss’ pour débroussailler.
Voici un résumé des vingt vidéos d’environ 25 minutes chacune (ça fait quand même dix heures …) qui, perso, me servira de pense-bête. « A la manière Catinus », comme dirait à nouveau mon mien vieil ami … Et il ajouterait – et Zeus peut bien se tenir à son trône –. Heureusement, Bacchus est là …
Vous trouverez ces vidéos en bas de page.



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1. Zeus, la conquête du pouvoir
Zeus est le maître des éléments. Il détient la seule arme de destruction massive de son temps : la foudre et il n’hésite pas à l’utiliser. C’est le roi suprême. Son palais est dans l’Olympe, un endroit qui domine le monde.
Au commencement était l’obscurité, le chaos, le vide. Puis naquit Gaïa et tout le monde se crée sur terre : les montagnes, les vallées, les mers. Mais Gaïa est seule et s’ennuie. Elle décide d’enfanter Ouranos, le ciel et ses myriades de constellations. Les voilà presqu’en couple. Sous l’influence d’Eros, Ouranos fait l’amour avec Gaïa. Naît une ribambelle d’enfants : les Titans, les Cyclopes, les Géants, etc.
Cronos est un des fils de Gaïa. Il épouse Rhéa. Or un présage dit qu’un de ses enfants le tuera. Aussi Cronos dévore tous ses enfants. Rhéa fuit et accouche de Zeus. Zeus reviendra tuer son père Cronos pour les meurtres qu’il a commis. Zeus devient alors le maître des dieux



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2. Les Amours de Zeus
Zeus ( Jupiter chez les Romains) est le roi des dieux, le maître de l’univers.
Sa première épouse est Métis, leur fille Athéna.
Zeus épouse ensuite sa sœur Héra.
Zeus aura comme filles les Muses.
Zeus s’acoquine avec Léto , la déesse de la nuit. Ils ont une fille, Artémis et un fils Apollon.
Zeus a un garçon avec une mortelle. Le nom de ce fils est Dionysos ( Bacchus chez les Romains).
Zeus s’amourache d’une princesse : Europe.

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3. Prométhée, le révolté de l’Olype
Prométhée, « celui qui pense avant d’agir ». C’est le fils d’un Titan.
 Avec son frère Epiméthée, il crée les animaux et les hommes pour distraire les dieux qui s’ennuient.
Epiméthée « celui qui comprend toujours trop tard, comme les hommes ».
 Prométhée offre le feu aux hommes, le plus grand des cadeaux.
Les Champs Elysées est un endroit calme et apaisant où résident, après leur mort, les hommes qui furent honnêtes ( mais où l’on s’ennuie pas mal).
Pour punir Prométhée d’avoir donné le feu aux hommes (qui ne sont alors constitués que de mâles) sans son consentement, Zeus crée la femme avec tous ses atours y compris la curiosité. Pandore est la représentante des femmes, l’ancêtre de toutes les femmes.
«  Si on veut faire rire les dieux, parlons-leur des projets des hommes. »
Epiméthée tombe amoureux de Pandore.
Pandore est envoyée parmi les hommes avec une boite qu’elle ne peut ouvrir sous aucun prétexte. Mais Pandore ne peut résister, elle ouvre la boite. Sortent alors toutes les misères du monde : les maladies, les épidémies, la souffrance, la mort. Il ne reste plus dans la boite que «  l’espoir ».
Pour châtier Prométhée, Zeus l’enchaîne à en rocher où, chaque jour, un aigle vient lui dévorer le foie. Pour faire durer le supplice, le foie se régénère chaque nuit.

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4. Hadès (Pluton chez les Romains)

Charon est un vieillard qui mène une barque sur un fleuve appelé le Styx que doivent traverser les hommes qui viennent de mourir. Ces hommes sont appelés les « ombres » ; ils doivent payer une obole à Charon sinon ils errent sur les rives du fleuve à tout jamais.
Hadès est le fils de Rhéa et de Cronos, frère de Zeus. Il règne sur les enfers.
Hadès enlève Perséphone, sa nièce.
Déméter, la mère de Perséphone, déesse de la terre et sœur de Zeus, part à sa recherche.
Un contrat est signé avec Hadès : Perséphone doit rester l’hiver aux enfers par contre, l’été, elle peut rejoindre sa mère, Déméter (d’où les saisons).
Orphée, le musicien, a épousé Euridice qui meurt très tôt. Orphée descend aux enfers chercher sa bien-aimée Euridice.


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5. Athéna, la sagesse armée
Athéna est une fille que Zeus eut par ruse par l’intermédiaire de sa première épouse Métis.
Poséidon, le frère de Zeus, est l’ennemi juré d’Athéna.
Chacun des dieux est doté d’une ville ou région de Grèce où des hommages leur sont rendus. Après un vote, les habitants de l’Attique désignent Athéna comme leur dieu de choix.
Athéna donne aux hommes la charrue, le joug pour les bœufs, les nombres ; pour les femmes, l’art de la cuisine, de filer, de tisser. Elle montre comment construire des bateaux.
Episode avec Arachné, l’araignée.

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6. Apollon, l’ombre et la lumière
Apollon, protecteur des arts.
Enfant de Zeus et de Léto. Sa sœur est Artémis.
Après maintes péripéties (dont le combat avec Python), Apollon se fixe à Delphes. Sur la façade de son temple on peut lire «  Gnôthi séauton » - « Connais-toi toi-même ».
Là, pour connaître  leur destin, les hommes doivent interroger Pythie, l’oracle .
Apollon connaît beaucoup d’amours mais toutes sont malheureuses, dont celle avec Daphnée.
Avec son arc, Apollon est violent.


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7. Dionysos (Bacchus chez les Romains)
Dionysos, le bâtard de Thèbes, est un vagabond, un marginal, surnommé «  le bruyant », souvent accompagnés de Satyres, mi hommes mi boucs.
Il est le fils de Zeus et de Sémélé. Il naît avant terme. Il est né deux fois, de Sémélée et de la cuisse de Jupiter (Zeus) qui a couvé l’enfant sous sa cuisse.
Les Nymphes deviennent des mères de substitution.
Il enseigne aux hommes la culture de la vigne. Dès que Dionysos entre dans une cité, les femmes sont prises d’une passion frénétique.
Dionysos prône aux gens de Thèbes la reconnaissance de la part d’ombre qu’ils ont en eux qui est d’ailleurs dans le cœur de tous les hommes.
Le théâtre grec, via des travestis, raconte les exploits de Dionysos, la coupe de vin à la main.

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8. Aphrodite, la loi du désir (Vénus chez les Romains)
Au tout début des temps, il y avait Gaïa, le Terre, et Ouranos, le Ciel. Ouranos encerclait la terre et Gaïa ne pouvait pas se défaire de cette étreinte qui l’étouffait. Jusqu’au jour où Cronos, leur propre fils, tranche le sexe d’Ouranos. Du sang d’Ouranos mêlé avec la mer naît Aphrodite qui conduit les mortels vers toutes les voluptés et les excès.
Elle est sacrée par les dieux, déesse de l’amour et de la beauté.

Héphaïstos, dieu du feu (Vulcain chez les Romains) est l’époux d’Aphrodite. Arès, dieu de la guerre (Mars chez les Romains) est l’amant d’Aphrodite.
De l’union d’Aphrodite et de Hermès naît un être bisexué : Hermaphrodite.
Aphrodite s’éprend d’Adonis, un mortel, mais Arès le tue.
Lors d’un banquet dans l’Olympe, les dieux désigne Pâris pour choisir qui est la plus belle des déesses : Aphrodite, Héra ou Athéna. Pâris prend la pomme d’or qu’a apporté Iris et désigne Aphrodite comme étant la plus belle (car celle-ci lui a promis l’amour de Hélène de Sparte). Personne ne sait encore que de Pâris naîtra une guerre qui durera dix ans : la guerre de Troie.

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9. Hermès, le chevalier indéfinissable (Mercure chez les Romains)
Hermès, un dieu farceur, menteur, escroc.
Il est le dernier fils de Zeus et de Maïa.
Il est le patron des voleurs, des menteurs, le dieu des commerçants, des marchands

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10. Tartare, les damnés de la terre

Le Tartare est la prison des déchus, des bannis et des grands criminels.
Avant d’être un lieu issu du chaos initial, Tartare était un être ; Gaïa, la Terre, précipita Tartare au plus profond de ses entrailles. C’est une région d’où on ne peut pas revenir à la surface. On y trouve les Titans, les Géants et Sisyphe, un mortel. Sisyphe fonda Corinthe. Il eut in fils, Ulysse. Sisyphe accusa Zeus d’avoir violé une princesse, ce qui est faux. Zeus condamne Sisyphe à pousser un rocher tout au haut d’une colline mais, une fois la tâche accomplie, le rocher dégringole la pente de la colline et tout est à recommencer (= symbole de la condition humaine).
Sont encore dans le Tartare, Atlas, condamné à porter le monde sur ses épaules. Tantale qui est le fils de Zeus et de la nymphe Ploutô. Tantale a volé le nectar et l’ambroisie, la boisson et la nourriture des immortels, les dieux. Tantale est condamné à ne plus boire ni manger pour l’éternité malgré les tentations qui lui sont offertes


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11. Psyché, la belle et la bête

Eros, le dieu de l’amour (Cupidon chez les Romains) est issu de Poros (vieille divinité) et de Pénia (déesse de la pauvreté). Aphrodite est jalouse de Psyché, une très belle princesse mortelle qui sera élevée au rang de divinité. Aphrodite envoie Eros pour assassiner Psyché mais Eros tombe amoureux de sa proie.
Psyché souffre de solitude car elle a un époux invisible. Or cet époux, qui devrait être hideux, n’est autre que le bel Eros. Après maintes péripéties, Psyché retrouve son amant Eros parmi les dieux et pour l’éternité.

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12. Persée, la mort dans les yeux
Persée, fils de Zeus et de Danaé. Suite à un pari, il tranche la tête de Méduse, une des gorgones (des êtres déchus). Il délivre Andromède. La tête tranchée de Méduse  pétrifie les ennemis de Persée. Lors de jeux, le disque de Persée frappe à mort son propre grand-père qui avait juré la perte de son petit-fils.


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13. Orphée, l’amour impossible
Tout le monde, même les dieux, aime écouter la musique d’Orphée avec sa lyre à neuf cordes. Orphée le fils d’Apollon et de Kalliope, une mortelle. Orphée accompagne Jason dans la quête de la Toison d’Or qui offrira à ce dernier un royaume. Grâce à sa musique, Orphée charme le dragon qui garde la Toison d’Or. Les Sirènes sont des êtres maléfiques. Toujours grâce à sa musique, Orphée fera fuir les Sirènes. Après son séjour de 20 ans en Egypte, Orphée recommande aux hommes de ne plus manger des animaux, à la grande colère des dieux. Orphée tombe sous le charme absolu d’Euridice. Un jour, Euridice est mordue par un serpent et meurt. Orphée descendra aux enfers pour ramener Euridice à la surface de la terre. Mais parce qu’il ne respecte pas un ordre d’Hadès ( sur le chemin du retour à la surface, il ne doit pas regarder Euridice dans les yeux), il perd définitivement son aimée.

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14. Médée, l’amour assassin
Jason est à bord de son bateau l’Argo. Parmi les Argonautes, on compte les jumeaux, Castor et Pollux, Héraclès lui-même, Orphée le grand musicien. L’objet de leur quête : la Toison d’Or, la fourrure d’un bélier ailé, sacrifié à Zeus. Si Jason parvient à la saisir cette Toison, il héritera à nouveau de son royaume perdu, en Grèce. Médée, la magicienne, aide Jason à surmonter les trois épreuves qui sont imposées, comme vaincre le dragon sui surveille la Toison. Dans leur fuite, Médée n’hésite pas à décapiter son propre frère. Trompée par Jason, Médée se venge par plusieurs assassinats dont celui des deux fils qu’elle a eu avec Jason.

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15. Bellorophon, l’homme qui voulait être dieu

Bellorophon tue son frère par accident. Il est le petit-fils de Sisyphe et peut-être même de Poséidon. A cause de ce meurtre, il est chassé de Corinthe. Il est accueilli par un roi. Accusé à tort de viol, Bellorophon doit prouver sa valeur. Il doit tuer un monstre à trois têtes : Chimère. .Il y réussi grâce à Pégasse, un cheval ailé et à Athéna. Mais il doit encore chasser du pays les Amazones, de terribles guerrières. Orgueilleux, Bellorophon insulte les dieux et ce sera sa perte. Il  deviendra éclopé, aveugle et errant.

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16. Thésée ou les voyages de l’oubli
Thésée est le fils d’Egée, roi d’Athènes et de Aethra, ou peut-être aussi fils de Poséidon qui aurait violé Aethra.
Minos, roi de Crète, impose son dictat sur Athènes. Il exige de la chair humaine pour la donner à manger au Minotaure, un monstre mi-homme, mi taureau.
Ariane est la file de Minos. Elle tombe amoureuse de Thésée. Le Minotaure est enfermé dans un labyrinthe, où il est facile d’y entrer mais impossible d’en sortir. Thésée, sous le conseil d’Ariane, déroule une pelote de laine pour pouvoir sortir de ce labyrinthe. Il tue le Minotaure puis enroule le « fil d’Ariane » afin de sortir du piège qu’est le labyrinthe.
Devenu roi, Thésée rassemble les cités, instaure la justice et la paix et remet le pouvoir entre les mains du peuple fondant un nouveau régime que l’on baptisera démocratie.

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17. Dédale et Icare, le rêve éclaté
Dédale l’avait bien dit à son fils Icare : toujours se tenir à mi-distance des flots et du soleil. S’il volait trop bas, l’eau des vagues alourdirait ses ailes, s’il volait trop haut l’ardeur du soleil les brûlerait.
Dédale était un inventeur de génie, un architecte, un sculpteur exceptionnel. Mais il était très jaloux, le talent des autres lui était insupportable. Aidé par son fils Icare, Dédale enferme le Minotaure dans le labyrinthe. Le Minotaure est le fils de l’accouplement de l’épouse de Minos et d’un taureau blanc. Condamné pour trahison, Dédale et Icare sont enfermés dans le labyrinthe. Dédale fabrique des ailes avec des plumes d’oiseaux qui sont perchés sur les murs du labyrinthe ; il ajuste ces ailes à leur bras et ainsi ils s’échappent du labyrinthe. Mais Icare, enivré par son vol, monte trop haut dans le ciel. Le soleil fera fondre la cire qui maintenait les plumes à ses bras. Icare sera précipité dans les flots.

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18. Héraclès, l’homme qui devint dieu

Héraclès (Hercule chez les Romains) est le fils de Zeus et d’une de ses maîtresses Alcmène. Héraclès est doué d’une force physique jamais vue (herculéenne). Ayant commis, sous un coup de folie, des crimes abominables, il est condamné à accomplir douze travaux. Il tue un lion, un hydre, des oiseaux, un sanglier, des bœufs, une biche, des chevaux, un cerbère,etc. nettoie des écuries ( d’Augias) et fixe des colonnes ( d’Hercule) sur le détroit d’un lieu appelé aujourd’hui : Gibraltar.

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19. Œdipe, le chiffreur d’énigme
Œdipe est fils de Laïos, roi de Thèbes, et de Jocaste.
Mais Laïos a violé le fils d’un souverain. Il est frappé par cette sentence : « Si toi, Laïos, tu engendres un fils, il te tuera.
Œdipe doute sur l’origine de sa naissance ( alors que Laïos voulait la perte de son propre fils, celui-ci fut recueilli par le roi de Corinthe ). La Pythie annonce à Laïos : «  Tu tueras ton père et tu coucheras avec ta mère ». Œdipe s’enfuit horrifié. Lors d’une rixe avec un guerrier, Œdipe tue ce dernier ; or c’est Laïos , son propre père mais il ne le sait pas.
Aux portes de Thèbes se dresse un sphinx, un monstre à la tête et les seins d’une femme et un corps de lionne, surmonté de deux ailes. .Pour pouvoir passer, le sphinx pose une seule question mais personne ne peut y répondre. Tous les voyageurs sont dévorés par le monstre.
A la mort de Laïos, son beau-frère, Créon, règne sur Thèbes. Il a promis la main de Jocaste, l’épouse de feu le roi Laïos et le royaume à celui qui débarrassera la ville du sphinx. Œdipe décide de relever le défi. Le sphinx pose sa question : «  Qui à quatre pattes le matin, deux le midi, et trois le soir ? » Œdipe répond : l’homme. Le monstre saute dans le vide et meurt.
Voici Œdipe roi. Or la peste s’est installée à Thèbes. La Pythie déclare que c’est parce que l’assassin du roi Laïos vit dans les murs de la ville. La vérité est connue de tous. Effondrée, Jocaste, la mère d’Œdipe se suicide.
Condamné à commettre ces crimes avant même d’avoir été conçu, Œdipe était enchaîné à son destin.


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