" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 31 août 2018

Liège en 1878




La première gare du Palais en 1878




                                                     Almanach de Liège pour l'année 1878


                                              Le Conservatoire de Liége à la fin du XIX è




- « La Meuse », jeudi 3 janvier 1878
Qui l’aurait cru ? Il y a à Liége pour l’année 1877 cent septante sept avocats. En revanche il n’y a que 20 avoués. Les médecins sont au nombre de 90 et les pharmaciens de 46.



-  « La Meuse », lundi 11 février 1878
Grandes tombolas organisées au profit des pauvres de la Ville de Liége



- « La Meuse », samedi 9 mars 1878
Réclame pour la maison de confection F. Thiery, au Pont-des-Arches

- Mardi 26 mars 1878
Durant les 10 dernières années, 675 maisons ont été démolies à Liége  pour l’ouverture de nouvelles voies de communication ou pour assainir les quartiers insalubres

- Samedi 6 avril 1878
On a déjà enlevé une grande quantité de terres à l’angle de la rue Pierreuse et de la Montagne Ste-Walburge. C’est un excellent travail qui produira plus d’air et de lumière à cette localité

- Samedi 6 avril 1878
Jadis, le Remparts des Anglais (entre Hocheporte et Pierreuse) étaient en même temps les Pré-aux-Clercs des Liégeois. C’était là que des hommes, poussés par un faux point d’honneur, allaient d’entrégorger. Appeler son adversaire sur les Remparts, c’était le défier en combat singulier

- Mardi 9 avril 1878
On s’interroge ( déjà !) : faut-il écrire Liége avec un accent aigu ou grave ? Pour l’Académie Française dans son nouveau dictionnaire, c’est avec un accent grave. Mais pour les Liégeois ?

- Mardi 30 avril 1878
Hier a eu lieu la pose de la première pierre de la nouvelle église de Sainte-Walburge

- Lundi 13 mai 1878
Tout Liége, ou peu s’en faut, a émigré hier vers les riantes localités des environs. Les chemins de fer, les bateaux à vapeur, le tram suffisaient à peine pour transporter ces innombrables excursionnistes

- Mardi 13 août 1878
On apprend avec plaisir que le prix du parcours en bateau à vapeur de Coronmeuse au Séminaire ou vice-versa, vient d’être fixé, pour les premières classes, à quinze centimes par personne. En vérité, c’est pour rien. Réjouissons-nous de ce prix démocratique (NDLR : 1 centimes étant également le prix d’un exemplaire du journal « La Meuse »)

-  Mercredi 14 août 1878
L’école des filles de Masillon ( au Péry) dirigée par Melle Laporte n’est guère connu. Cependant elle mérite de l’être : elle rend les plus grands services dans une population pauvre et agglomérée



- Mercredi 20 août 1878
Les vendeuses de myrtilles à Liége



- Lundi 14 octobre 1878
M. Roques, aiguiseur



- Mardi 15 octobre 1878
Grands magasins de la coupe parisienne, rue de la Cathédrale, 20 et 22  et rue de la Régence, 24



Mercredi 13 octobre 1878
Relevé des couvents situés dans la ville de Liége pour l’exercice 1876-1877

-  Vendredi 1 er novembre 1878
Le quartier de Fragnée a pris depuis quelques années un développement considérable : de larges rues, des places publiques y ont été tracées et se sont ornées de maisons et de constructions rivalisant entre elle de grandeur et d’élégance



- Vendredi 13 novembre 1878
Photographie – téléphone et microphone à la Société Royale du Sport

-  Lundi 25 novembre 1878
Des expériences de lumières électriques ont eu lieu samedi dernier aux ateliers de construction de la rue Grétry



Et plus particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :


- «  La Meuse », samedi 19 janvier 1878
La Maison veuve Cocus, rue de la Légia, 10, à Liége entreprend à forfais le cimentage des caves inondées – 10 ans de garantie

- « La Meuse », jeudi 24 janvier 1878
Un pain de ménage se vend à 37 centimes le kilogramme à la boulangerie H. Scholl, rue Ste-Marguerite 169. Les autres boulangeries de la ville le vendent en même qualité à 38, 39, 40, 41 et 42 centimes.



- « La Meuse », lundi 27 janvier 1878
Les charbons des charbonnages du Hasard se vendent au faubourg Ste-Marguerite, 47



- Mercredi 20 février 1878
La nouvelle station du Haut-Pré sera ouverte pour le 1 er mai ( descriptif en article)

- Vendredi 1 er mars 1878
On annonce un nouveau tramway dans notre ville. Un Est-ouest qui partirait de la gare du Haut-Pré, traverserait le faubourg Ste-Marguerite, les rues St-Séverin et de Bruxelles, etc…pour aboutir au pied de Cornillon



- Vendredi 5 juillet 1878
Inauguration des nouveaux locaux et splendides jardins de Fontainebleau



- Mercredi 17 juillet 1878
La salle de Fontainebleau est une des plus remarquables du pays. Elle peut contenir plus de 3.000 personnes




- Mercredi 23 octobre 1878
Relevé des couvents situés dans la ville de Liége ( au faubourg Ste-Marguerite) pour l’exercice 1876-1877


Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

jeudi 30 août 2018

Claude Nougaro : " Toulouse "

Deux problèmes de taille pour l'Eglise catholique



Armel Job :
Perversion
Comme on sait, Dostoïevski avait imaginé le retour du Christ au temps du Grand Inquisiteur, lequel l’avait promptement condamné au bûcher sans même lui donner la parole.
Si le Christ revenait en visite dans l’Église catholique, dirait-il autre chose que ce qu'il a déjà dit ?
Pour les pédophiles, peut-être ceci :
« Celui qui scandalise un seul de ces petits, mieux vaudrait qu'on lui mît une meule autour de son cou, et qu'il fût jeté dans la mer. » ( Luc, 17,1-2)
Pour les princes de l’Église, accrochés au célibat sacerdotal, peut-être cela :
« Ils arriment d’écrasants fardeaux sur les épaules des hommes et ils refusent pour leur part de bouger le petit doigt pour les secouer. » (Mathieu, 23, 4)
Tableau (citation) © Costantino di Renzo

mardi 28 août 2018

Etrangetés liégeoises ...













Existe-t-il une autre cité que Liège qui parque certains de ses enfants derrière les barreaux d’une cage aux lions, qui soigne ses alcooliques au Petit Bourgogne, qui place ses malades mentaux en Volière, qui loge ses agents du fisc au Paradis où il est possible de lever bien haut une Jup’ sans commettre un attentat à la pudeur ?

                                                                                                  Benoit Rasir


Armel Job : " Les fausses innocences "





L’action se passé dans l’immédiate après-guerre (la deuxième) ; le décor : un village des cantons de l’Est de la Belgique. Quelques personnages : le docteur Stembert et son épouse Mathilda ; Roger Muller, le bourgmestre qui est également entrepreneur, célibataire sans enfant, il vit avec sa mère, évidemment, acariâtre et possessive. Un jour, Mathilda vient annoncer que son mari, le docteur Stembert, est décédé lors d’un congrès en Allemagne de l’Est. Cela peut arriver. Mais tout n’est pas spécialement vrai non plus …

Un roman rondement mené par le décidément excellent Armel Job.

Extraits :

- La médecine, si tu penses que je crois à la médecine ! Quelques recettes pour accompagner la nature. Mais empêcher le mal, c’est une toute autre affaire.

-  Amélie ouvre le café Zur Post pendant la messe du dimanche en souvenir de son mari, qui était socialiste. Les catholiques votent quand même pour moi à cause de maman.

- Moi, le dimanche, je lis. Tous les mois, j’emporte un livre de la bibliothèque publique. Je suis le seul lecteur. Le bibliothécaire était l’ancien instituteur. Autrefois, les enfants et les parents lisaient par crainte de lui. Depuis qu’il est mort, les gens sont soulagés.

-  Il fait partie du BROL (Belgarum Redemptio Optione Latininatis, « le salut de la Belgique pour l’adoption du latin », un groupuscule qui a trouvé la solution miracle à la question linguistique.

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De ce roman, il a été tiré un téléfilm :

dimanche 26 août 2018

Amélie Nothomb : " Les prénoms épicènes "






Après avoir lu les trente premières pages, je me suis dit : « Attends, mon p’tit père ! ». J’ai regardé la couverture du livre : « Amélie Nothomb - Les prénoms épicènes- » On y voit même un portrait de l’auteur ( je dis un portrait d’où : «  ceci n’est pas Amélie Nothomb ! ») >>> « Oui, pas de doute possible, c’est bien le dernier-né d’Amélie ».  Reprenons la lecture… Elle y parle d’une certaine Dominique, d’un certain Claude, de leur fille nommée Epicène. De la haine, qui est le thème du roman. La suite, pas d’embrouille, ça se lit comme du  p’tit lait, … pardon, du champagne.

Une p’tite remarque en passant, comme ça,  bien fait vite fait : dans un roman, un excès de dialogue, c’est quand même un peu une solution de facilité, non ?
Un bon p’tit roman sympa !

Extraits :

*   La nuit, il lui arrivait de se réveiller en proie à des crises de haine : non seulement elle ne se rendormait pas mais en plus elle souffrait autant que si elle avait eu du poison dans le sang. Quand on a été mordu par un serpent, il faut aspirer le venin et le recracher. « Comment procéder quand la morsure est située partout en soi ? » se demandait-elle.

*  Ses condisciples déploraient qu’une si belle fille fût à ce point inaccessible. Elle en souffrait aussi. Quand elle était attirée par quelqu’un, elle se sentait retenue par une force qui la clouait au mur. Elle consacra sa thèse au verbe « to crave »(*), de son apparition à nos jours. Sceptiques, les professeurs tentèrent de la dissuader : « Vous ne tiendrez pas la distance avec un pareil sujet. » Elle ne se laissa pas intimider. Elle répondit :
    - Ce verbe, c’est moi.
    - Et quel est ton complément ?
    - Si je le savais !
                       (*) to crave : avoir un besoin éperdu de.

* Il y a un poisson des abysses qui s’appelle le cœlacanthe : quand il n’a plus les moyens de vivre, il programme sa mort. Il se met en mode comateux jusqu’à ce que les conditions de sa vie se rétablissent. Le temps n’existe plus pour lui.

samedi 25 août 2018

Quizz, Liège dans les années '60





Un p’tit quizz de 10 questions sur l’actu à Liège dans les années ’60. C’est par ici :


vendredi 24 août 2018

Ce qui différencie Véga de Vert Ardent, les deux listes écolos sur Liège aux élections communales d'octobre 2018







Les élections communales approchent et il va falloir me décider. Pour qui donner ma « voix » ? Hum !
Je suis un troufion d’électeur parmi tant d’autres et j’ai donc des réflexions de troufion :

- Le M.R. ? : nous ne sommes pas du même monde, donc point-barre.
- Le P.S. ? : décidémment trop de casseroles, et puis ya même des homophobes maintenant, et pis j’aime pas les moutons bèèèèèèèè.
- Le cDH ? : j’ai toujours confondu cDH et la D.H. et puis pourquoi avoir « retiré la prise », le jour de mon anniversaire, le 19 juin 2017 ?
- Le P.T.B ? : tout le pouvoir au Soviet ? Non merci !
- Le P.P. ? : rien que les entendre pendant une minute, j’attrape de boutons.

Depuis des lustres, je vote Ecolo. Le problème avec eux, c’est qu’il y a autant d’écoles que de candidats. Le 17 août, j’ai donc envoyé un mail à Véga et à Vert Ardent pour l’ils m’espliquent - succinctement ! - la différence entre les deux partis. A ce jour, pas de réponse …

On se tient au courant ?



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                                           Ce qui différencie Véga et Vert Ardent ...




Ce vendredi 24 août 2018, voici la réponse de Véga  :

Bonjour Monsieur Catin,

Les différences entre nos formations respectives sont nombreuses. Leur appréciation est cependant très subjective, particulièrement vues de l’un ou l’autre côté.

Vu de chez VEGA, Ecolo est dépourvu de «logiciel» socio-économique. L’enjeu écologique fédère, au sein d’Ecolo, des personnes d’horizons idéologiques extrêmement variés (depuis des libéraux jusqu’à des marxistes en passant par des démocrates-chrétiens et d’autres encore). Le résultat est que la politique d’Ecolo est, disons, imprévisible sur les questions sociales et économiques, défendant parfois les services publics mais plaidant à d’autres occasions pour leur privatisation (cf. le débat sur la libéralisation de l’énergie, ou le choix du recours du «partenariat public privé» dans de grands dossiers d’infrastructures), soutenant, en certaines occasions le principe de la sécurité sociale mais œuvrant en d’autres circonstances à son remplacement par un revenu universel qui repose sur de tout autres prémisses, se disant pour une Europe sociale mais votant presque systématiquement les traités européens qui ont appliqué la politique d’austérité (en particulier le traité budgétaire), soutenant les circuits courts… mais également le développement d’un aéroport de fret, etc.

Chez VEGA, nous tentons au contraire de rassembler deux courants de pensée : l’écologie politique, d’une part, et l’héritage du mouvement ouvrier, d’autre part. Nos positions sont dès lors plus claires sur les matières sociales et économiques.

Ceci dit, je ne peux que vous inciter à lire nos programmes respectifs (celui de VEGA est en cours de publication sur notre site web) pour vous faire une idée par vous-même.

Bien cordialement,


François Schreuer


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Mercredi 29 août, réponse de vert Ardent :


Bonjour Jean,

Je reviens vers vous concernant votre question, relative à notre
différence avec Vega. Néanmoins, je préfère mettre en avant les points
qui différencie Vert Ardent des autres listes qui se présenteront en
Octobre.

Vert Ardent est né d’une volonté de la section locale d’Ecolo Liège de
bousculer les codes des pratiques politiques traditionnelles. Vert
Ardent a ainsi voulu rassembler les forces vives écologistes et
progressistes à Liège. En plus d’être la liste soutenue par Ecolo Liège,
nous avons été rejoints par le Mouvement Demain, ainsi (et surtout) par
de nombreux citoyens non-affiliés à un parti. De nombreux anciens
candidats de Vega nous ont rejoints dans cette demarche, convaincus que
le rassemblement des forces serait bénéfique pour l'écologie politique.
C’est pour nous la 1ère victoire de Vert Ardent : ré-intéresser les
citoyens à la gestion de la chose publique.

La cooperative politique Vega a fait un choix different (deposer une
liste proper) et nous le regrettons.

Le programme de Vert Ardent peut se décliner selon troix axes : une
Ville plus Verte, une Ville plus Solidaire et une Ville plus
Démocratique. C’est la combinaison de ces 3 axes qui fait la différence
de Vert Ardent.

L'écologie est un pilier de Vert Ardent, et nous souhaitons une ville
plus verte, plus agréable à vivre, plus apaisée, plus respectueuse de
ses espaces naturels et de la biodiversité qu'elle recèle. Nous
souhaitons garantir aux Liégeois.e.s l'accès à un espace vert à moins de
dix minutes, nous voulons "verduriser" la ville en plantant un nouvel
arbre par naissance (soit 15.000 arbres sur la legislature), en
encourageant les façades et toitures végétales sur les bâtiments de la
Ville, en développant un Plan Communal du Développement de la Nature
(maillage vert,...),...

Au-delà de notre approche écologiste, nous sommes convaincus qu’il est
également indispensable de se pencher sur les problématiques sociales
(lutte contre le sans-abrisme, vivre ensemble,…), mais également sur la
participation de tous dans la gestion de la Ville. Sur ces questions
sociales, nous continuerons l’action entamée au cours de la législature
précédente par le groupe Ecolo. Ce travail a permis plusieurs avancées :
motion contre les visites domiciliaires, aujourd’hui abandonnées par le
gouvernement fédéral, création de « casiers solidaires » pour SDF,…

Par ailleurs, nous constatons également un dégoût du citoyen pour la
politique, dégoût alimenté par les récentes affaires Publifin et autres.
Nous mettrons un point d’honneur à augmenter la participation des
citoyens, en prônant trois mesures phares : allouer 1M d’Euros (10x plus
qu’actuellement) à des projets citoyens au travers de budgets
participatifs, instaurer un échevinat de la participation et créer des
conseils de quartier, dont une partie serait tirée au sort parmi les
citoyens. Nous prônerons également la transparence dans nos décisions et
nos actes. Ainsi nos têtes de liste ont publié les rémunérations liées à
leur mandat actuel, et nous nous engageons à ce qu’il en soit ainsi pour
nos futurs élus.

Enfin, nous accordons une importance particulière aux questions
d’égalité homme-femme. Nous souhaitons que chaque projet d’aménagement
prenne systématiquement en compte la dimension homme-femme. Nous prônons
également la parité au sein du collège des Bourgmestre et Echevins.

Pour conclure, nous sommes déterminés à changer la façon dont la Ville
de Liège est gérée. Nous ne souhaitons pas « le pouvoir pour le pouvoir
». Nous ne sommes l’appoint de personne, et nous ne déterminons pas
d’alliance avant le résultat des élections car nous restons convaincus
que de tels jeux d’alliance reviennent à biaiser le choix de l’électeur.
Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités, mais nous souhaitons
avant tout que nos propositions soient mises en œuvre. Compte tenu du
paysage politique actuelle, Vert Ardent est le meilleur choix pour faire
émerger une majorité progressiste et écologiste à Liège en 2018, et la
seule formation qui pourra réellement peser dans la prochaine majorité à
Liège.

Bien à vous,

Rémi Gemenne, pour Vert Ardent






mercredi 22 août 2018

Ramouna, chat de Volière





Ramouna est née voilà plus de 10 ans. C’est une chatte racée. Un beau jour, elle atterrit dans notre quartier. C’est Germain Dufour qui la recueillit. Vous savez, ce capucin un tantinet anar ‘, qui abrite depuis plus de vingt ans, en son logis, au pied de l’église Saint-Servais, à deux pas de la place Saint-Lambert, ceux qui justement n’ont pas d’abri : ils sortent de prison, ils sont rejetés par leur famille, ils n’ont plus d’ami, bref ils sont seuls au monde.

 Donc Ramouna, elle aussi, s’installa. Mais le hic, c’est qu’il y avait déjà un autre locataire, un chien berger. Or Ramona a un caractère dominant et ça n’a pas collé entre eux. Notre chatte a donc  choisi : plutôt que se soumettre, elle opta pour la rue. Comme c’est curieux ce va et vient : des humains qui quittent la rue pour un logis, et une chatte qui quitte un nid douillet pour la rue.

Durant de très nombreuses années, Ramouna  choisit ce petit coin de terre à l’ombre de l’église Saint-Servais. On dirait un sanctuaire, barricadé, à deux pas des Barricades justement, rue Pierreuse (tout est dans tout !). Par trop mauvais temps, elle regagnait la maison de Germain où elle appréciait tout particulièrement la salle de bain. : isolation, calme et volupté, pour méditer sans doute …

Mais depuis plusieurs années, Ramouna  préférait la rue. Un endroit qui va, principalement, des maisons portant le numéro 1 jusqu’au numéro 7. Un quartier où l’on se salue encore, où l’on papote une, deux ou trois minutes (voir plus si affinités). Les voitures, qui dévalent doucement la rue Volière à sens unique (encore heureux) le font à toute petite vitesse car, ici, elles doivent partager la chaussée avec les piétons et les vélos qui gravissent, parfois bien péniblement, les pavés. Oufti !

Et c’est là que Ramouna devint véritablement notre mascotte. Peu importe le moment où vous passiez, elle était là, fidèle au poste : sur le muret, sur la remorque du «  roi Léopold IV », dans les bras de Germain ou d’une voisine. Combien de fois ne l’ai-je pas prise dans mes bras ? Ou alors, elle venait de lover sur mes cuisses assis que j’étais sur les escaliers du 5/7 rue Volière ? Mais nous ne restions pas ainsi longtemps, en amoureux, tous les deux, car voici des touristes, des gens de passage qui viennent s’extasier devant la beauté de la Miss, louant son doux pelage multicolore. Sans mentir : Ramouna récoltait quotidiennement 1001 caresses, pas moins.

Les années passant, Ramouna perdit quelques dents (ça rime !). Elle préféra les pâtés et le mou plutôt que les croquettes. Deux dames, qui habitent juste un peu plus haut au Voisinage des Cellites, se mirent en tête de l’accueillir chez elles. Mais à leur grand dam, elles furent devancées par quelqu’un qui enleva le Belle pour le quartier Saint-Léonard. Germain mena une enquête, se rendit sur place. Il revint avec de bonnes nouvelles : Ramona était en lieu sûr, choyée.

Mais nous, depuis, nous pleurons l’absence de notre petite reine.
Il faudrait baptiser le petit parc, à l’ombre du Voisinage des Cellites : «  Square Ramouna ».

                                                                                                         Jean Catin


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                                            ... à l'ombre de l'église Saint-Servais ...



                                         ... les numéros 5 et 7, rue Volière ...


                                            ... square Ramouna après la sécheresse de 2018 ...




                                                      Germain Dufour


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En bonus :
Cela n’a plus rien à voir avec Ramouna, mais bien avec le quartier et Liège en général :


mardi 21 août 2018

Evelyne de Quatrebarbes : " Il y a cent ans ... 1877 au jour le jour "





Albert d'Otreppe de Bouvette
1787-1871



                                                      " La Cocotte, le journal des grues "



En 1977, la Liégeoise Evelyne de Quatrebarbes se mit à éplucher le journal « La Meuse » de l’année 1987. Elle ne s’est pas uniquement attardée à ce qui s’était passé cette année-là à Liège mais bien dans le monde.
Je dois beaucoup à Evelyne de Quatrebarbes, car, il y a une dizaine d’années, en lisant un autre livre d’elle : « Promenades dans le passé wallon », je me suis dit : « Voilà une idée qu’elle est bonne ! ». Et c’est ainsi que je suis devenu rat de bibliothèque.
A signaler que la préface est de Marie Delcourt, une autre Liégeoise.

Extraits :

-  Le 18 février 1877. Il y a six mois, on a procédé à Paris à une transfusion de sang le nommé sur Jean Scipion qui dépérissait. Ne trouvant pas de donneur, on injecta du sang de mouton au malade, qui se rétablit rapidement. Cependant, depuis lors, Scipion bêle à chaque instant, et manifeste une frayeur épouvantable quand il passe devant un étal de boucher. L’Académie de Médecine examine son cas.

- Mars 1877. Albert d’Otreppe de Bouvette ! Aussi loin que je me rapporte ma mémoire, il me semble que je l’ai toujours connu centenaire, mais il y avait toujours une perpétuelle jeunesse dans ses petites brochures jaunes, vertes ou bleues qui, sous le titre modeste de « Tablettes », apportaient chaque mois à ses concitoyens ses réflexions humoristiques. Il venait souvent à Bruxelles et distribuait lui-même ses opuscules aux journalistes leur faisant entendre qu’une petite mention de sa prose lui ferait bien plaisir. Je crois qu’on ne le lisait guère, mais on promettait toujours, et le centenaire s’en allait satisfait, promettant de son côté, une nouvelle brochure qu’il ne manquait jamais d’apporter.

- 8 août 1877. A Gand, il y a dans la prison cellulaire une soixantaine d’enfants au moins âgés de six à quinze ans qui sont détenus pour divers motifs. Cette marmaille a pour occupation principale la confection de boites à allumettes et autres travaux du même genre.

- Octobre 1877.A Liège, les urinoirs monumentaux en fonte, à plusieurs compartiments, commencent à être placés.

- Novembre 1877. Les salaires des houilleurs liégeois sont actuellement de 60 à 70 frs par quinzaine contre 100 à 140 il y a deux ans.

- Juin 1877. «  Les Cocottes, journal des grues » imprimé sur papier vert a fait son apparition à Paris. Mais ils sera probablement saisi.

Kiyoko Murata : " Fille de joie "




Au début du vingtième siècle, Ichi, quinze ans, est vendue par ses parents au tenancier d’une maison close. A travers ce roman, nous allons la suivre dans sa nouvelle vie. L’auteur s’attache surtout à nous décrire son éducation intellectuelle donnée par des professeurs qui tentent de lui procurer un statut, des clés, pour se libérer de sa servitude.

Extraits :

- Ecoute-moi bien, Kojika. Une fille de joie n’a pour partenaires que ses clients et le temps. Tels sont les termes de son contrat. Une fois écoulé le temps convenu, le client s’en va. Elle remet la literie en ordre et c’est tout. Le reste du temps, son corps est à elle et à personne d’autre. Selon moi, aucune femme au monde n’est aussi libre qu’elle. Une épouse ordinaire, elle, doit toujours être disponible pour son mari. Quand il en a envie, il la culbute et ne lui donne pas un sou. Il lui fait des enfants et elle travaille. Elle est pareille à une bête de somme. Parce que les bêtes de somme, on ne les paie pas, on leur donne juste un peu à manger. Quelle est la différence entre ta mère et une bête de somme ?

- Soudain quelque chose de gros, de chaud, un bâton de chair grossier, s’enfonce dans son entrejambe. Elle résiste à cette chose qui exerce une pression dans tout son corps, jusqu’à la gorge. Elle a mal. Il n’y a ni fantômes, ni serpents, ni mauvais esprits, juste son entrejambe transpercé qui la lancine. Elle a mal. Très mal. Elle garde les yeux ouverts sous ce corps qui l’écrase. Ses larmes coulent.

- Moins d’une fille sur mille est capable de devenir oïran, dit-on. ( oïran : courtisane de luxe)

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En bonus, défilé d’une oïran :

lundi 20 août 2018

Souvenir douloureux du XX août 1914 à Liège



L’armée allemande ayant foulé le sol belge le 4 août, Liège est la première ville à tomber aux mains du kaiser Guillaume II, le 7 août, même si la ceinture fortifiée de Liège résiste quelques jours supplémentaires.
Une administration militaire allemande se met rapidement en place en ville, avec le Palais des Princes-Évêques pour quartier général. La première quinzaine d’août s’avère pénible pour la population liégeoise, mais c’est durant la nuit du 20 au 21 août que les événements les plus dramatiques se déroulent sur la place de l’Université (aujourd’hui «place du 20-Août»).
«Une soldatesque ivre»
Cette nuit-là, une poignée de soldats allemands participe à une page bien sombre de l’histoire de la cité. «On assiste à des pillages, particulièrement des maisons bourgeoises qui abritent des caves à vin. Le 20 août, c’est une soldatesque ivre qui perd les pédales durant la nuit. Une furie collective de militaires fatigués, ivres, énervés», rappelle dans notre page spéciale sur la guerre l’ancien journaliste Dominique Nahoé, auteur de l’ouvrage «Sur les traces de 14-18 en Wallonie» avec son confrère Daniel Conraads.
«Dans cette folie, ils ont cru que des francs-tireurs – on dirait des “snipers” aujourd’hui – sévissaient à proximité de l’université. L’Université de Liège étant très réputée, de nombreux étudiants polonais de nationalité russe vivaient dans le quartier. Dès le lendemain des massacres, les Allemands ont directement prétexté des provocations d’étudiants russes. Et cela, au moment où les Russes malmenaient les Allemands sur le front de l’est. Les boucs émissaires étaient trouvés», ajoute-t-il.
«Les choses se sont enchaînées de façon irrationnelle. Les bâtiments de la place de l’Université ont été pillés, détruits, incendiés. Un canon a été installé le long du fleuve pour tirer vers l’autre rive, rue des Pitteurs. 17 civils ont été choisis au hasard et fusillés sous la statue d’André Dumont, sur la place. Avec les atrocités commises dans les environs (rue des Pitteurs, place Cathédrale), 29 civils ont été massacrés cette nuit-là.»
À Liège, on se souvient que les bâtiments de la Société libre d’Émulation et de sa bibliothèque ont été complètement détruits, tandis que l’université à proprement parlée a fait l’objet de pillages.
En souvenir de cette nuit, la place de l’Université sera rebaptisée «place du 20-Août» au lendemain de la guerre. Aujourd’hui encore, une plaque se trouve sur le bâtiment de l’université, affichant le nom des 17 fusillés.

                         Un article du journal " L'Avenir" paru en 2014

dimanche 19 août 2018

Tonino Benacquista : " La boite noire et autres nouvelles "





-« La boite noire » : via un coma vigile à la suite d’un accident de la route, Laurent est à la recherche de son subconscient …
- «  La volière » : le tonton de Jean veut être enterré près de la volière (= un boxon, un bordel) qu’il a bien connu …
- « Transfert » : Catherine veut à tout prix que son mari aille suivre une psychothérapie. Tant pis pour elle …
- «  La pétition » : la course effrénée d’un jeune journaliste de radio pour réaliser une interview de Harrison Ford, conquérir Marlène la femme de sa vie, le tout avec une pétition qui porte la poisse …

On ne s’ennuie pas avec Tonino Benacquiesta.


Extraits :

-  On dit que l’idée même du suicide ne peut pas venir à l’esprit d’un enfant. J’ai connu la détresse qui vous pousse vers la mort. Je n’avais que six ans.

-  Quand je serai grand, je serai faucheur de spaghettis, ça c’est un bon boulot.

Bientôt la rentrée scolaire avec La Cité Radieuse

vendredi 17 août 2018

Quizz sur Gouvy dans les années '70




Un p’tit quizz pour se souvenir de quelques événements qui ont eu lieu à Gouvy dans les années ’70. 

C’est par ici :



mercredi 15 août 2018

Jean-Jacques Goldman - Et l'on n'y peut rien en concert

Un beau jour en Outremeuse ( le 15 août)







                                       Procession de la Vierge Noire




                                                        Potale de la rue Beauregard





                                                            En Roture










                                            Radio Congrès rue d'Amercoeur


                                         Taverne " Le Simenon " rue Puits-en-Sock


                                          Rue Georges Simenon


                                           Auberge Georges Simenon



                                              Place Georges Simenon


                                                   Georges Simenon à la taverne Tchantchès et Nanesse


                                         Plaque " Sur les pas de Georges Simenon "


                                    La Caque, la cache de Georges Simenon au n°13 rue des Ecoliers
                                           à l'ombre de l'église Saint-Pholien


                                         le géant Maigret


                                            Les Djoyeûx Pinteûx de Stavelot



                                           Macralles du Val de salm











                                         

Potale rue Grande-Bêche

et Tchantchès et Nanesse




èco la Vierge Noire et ses scouts


... à deux pas de l'église Saint-Pholien




La Mairie de St-Pholien, rue des Ecoliers




 èco Simenon dans la Mairie




 quelques décos dans la Mairie







Le GRAND délire de Matî l'Ohê