" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 22 juillet 2018

Clin d'oeil à Jean Schwachhofer, alias Jean Reflets "




Je pourrais commencer à la manière de Jean d’Ormesson : « Oh ! vous savez, j’ai très bien connu Jean Schwachhofer ! ». Mais que nenni ! Un jour, dans les années '90, Jean a déboulé sur Gouvy et, la plupart d’entre nous, ne savions pas d’où il venait. L’homme avait une bonne bouille super sympa, enjoué à souhait, il avait de la répartie, il causait bien, quoi. Difficile vraiment de ne pas tomber sous le charme. Très vite, il s’est intégré à la vie de nos villages. Il s’est révélé comme un excellent animateur à Radio Beho, la radio locale qui, à l’époque avait la cote. Il ratissait large : le sport, le foot, les fêtes ici et là, bref il était partout avec une bonne humeur toujours égale. Jean écrivait également dans les journaux : « L’Avenir du Luxembourg », le journal publicitaire « Reflets », d’où son pseudonyme : les comptes-rendus des matches de foot, de nouveau sur les animations de nos villages. Il démarchait également pour obtenir des publicités auprès des commerçants aussi bien pour Radio Beho ( là en tant que bénévole) ou pour l’Avenir, d’autres journaux.
Jean était fan du Royal Football Club Liégeois, les " sang et marine ". Son idole était Robert Waseige à propos duquel il ne fallait rien dire de contraire sinon sa réplique légendaire tombait comme un couperet : «  Abruti ! ». D’ailleurs, ces deux-là se ressemblent comme des frères …
- Hé Jean Reflet, tu as vu : les Rouches ont encore gagné !
- Qui ça ?
- Les Rouches, le Standard ! 
 - Connais pas
Que de souvenirs homériques avec lui ! Partout et principalement dans les bistrots.
Mais il y avait le côté triste. Jean était un nomade. Que de fois je l’ai surpris dans sa voiture, prêt à y passer la nuit. Un hiver, il me dit «  Ca pince Jeangggg ! ». Il m’appelait ainsi, prenant l’accent marseillais : Jeangggg. Je l’invitais alors à entrer dans ma maison où, malgré le bordel, je pouvais lui trouver un lit, une couette, une couverture. Sans vouloir me vanter excessivement, combien de fois ne l’ai-je dépanné d’un billet ou deux. Cadeau, Jean !
Aujourd’hui, j’ai perdu un pote, un vrai, et j’en suis tout triste. Je ne regrette qu’une chose : ne pas avoir pris le temps de prendre un dernier verre avec lui, qui est pour moi le gage d’une grande amitié. Ce n’est que partie remise, en pensée, à Liège, le lieu de ta naissance, Jean .
Salut, mon pote !

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On nous prie d'annoncer le décès de monsieur Jean Schwachhoffer, né à Liège en 1949, décédé à Bastogne le 1 juillet 2018

En bonus, «  Mon pote le Gitan » :


                                                                                           Jean Catin, alias Catinus

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