" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 19 juin 2018

Le nom wallon des étoiles





Les comètes dites « les étoiles à queue » = « steûles à cowe ou «  cawe ». Leur rareté est proverbiale et elles présagent guerre ou malheur.

Les étoiles filantes – lès mohèyès steûles (les étoiles mouchées). A Malmedy, un dicton rapporte que « lu dîh d’awout èt lès nut’ d’après, les steûles su’ mohèt » = le dix d’août et les nuits suivantes, les étoiles se mouchent. Lorsqu’on en voit une dans le ciel, il faut faire un vœu.

Vénus dite l’ «étoile du berger » = steûle dè bièrdji.

La Voie Lactée, en liégeois de Liège : pazè d’saint- Djâque = sentier de saint Jacques. A Grand-Halleux : li vôye di saint-Djâque.

La Galaxie. La légende de l’antiquité attribuait la galaxie à quelques gouttes de lait échappées du sein de Héra allaitant Héraclès. On retrouve un écho christianisé de cette poétique explication dans le terme usité à Liège : « li tête (ou li sin) d’la Vièrge ».

Les Pléiades sont un groupe de six ou sept étoiles. Nos parlers désignent cette « basse-cour céleste ». Ainsi à Gouvy-Limerlé : « li keûvresse avou sès poyons » = la poule et ses poussins. A Bovigny , « li poyette ».

Pour la petite Ourse, la dénomination « char » ou « charriot » est la plus répandue. La construction du char. En Ardenne, on dira les trois bœufs. A Limerlé : « li tchèron ». A Basse-Bodeux, on est plus biblique : « tchar d’Abraham ».

Courts extraits d’un article de vingt pages, signé Elisée Legros et paru au premier trimestre 1948 dans la « Revue de la vie wallonne illustrée ».

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