" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 30 juin 2018

Philppe Bouvard : " Gaston et Gontran "




Gaston est serveur au restaurant « Aux petits farcis ». Célibataire et tellement occupé par son travail, il ne dépense guère si ce n’est qu’une heure ou deux quand il fréquente à la va-vite Aurélia, une fille de joie. Parfois, Gaston se transforme en Gontran (un prénom un peu plus chic- à son goût-). Le temps d’un week-end, il se paie alors la bonne vie dans des palaces hors de prix. Un jour, il rencontre Anne-Carole, comtesse de son état qui l’engage sur le champ comme valet, majordome et conducteur de sa Rolls-Royce. Gontran va encore gravir quelques échelons  de son nouveau statut social. Aurélia en sera la témoin. Et pourquoi pas une vie à trois ? En ce qui concerne l’argent, il n’y a qu’à se servir dans le coffre d’Anne-Carole …

Un roman plus que délirant où Philippe Bouvard ne nous épargne ni les bons mots, ni le belles phrases (entendez : manière « Grosses-Têtes »). L’homme s’attarde sur des thèmes qu’il semble connaître sur le bout des doigts ( en effet, ça sent le vécu) :  les hôtels de haut standing, la vie de ce qu’on y appelle « le petit personnel », les casinos et, last but not least, l’addiction aux jeux d’argent.


Extraits :

- ( dans les hôtels, les restaurants)  Si les clients méprisaient le personnel, le personnel haïssait les clients. Il n’ignorait pas non plus que les forçats de la cuisine vouaient aux soi-disant privilégiés de la salle une détestation que ces derniers leur rendaient bien. (…) La haine du client était apparue assez vite à la défaveur des réclamations ou exigences déraisonnables transmises par un serveur : « - Le connard de la 4 voudrait l’entrecôte mais avec du jambon à la place de la viande et des petits pois au lieu des pommes sautées ! ».

-  Nous allons garder vos deux prénoms. Quand je vous appellerai Gaston, vous coucherez dans la chambre d’ami. Quand je vous dirai Gontran, vous me rejoindrez dans la mienne. Pour le salaire de Gaston, on verra plus tard.  Gontran, lui, sera bénévole. Jamais Gaston et Gontran ne doivent se rencontrer ni se faire la moindre confidence. 

-  Prénommée Anaïs et d’origine belge, l’oiseau rare avait été serveuse montante dans un bar à filles d’Anvers. Anne-Carole disait d’elle : Une femme qui ne peut terminer une phrase sans dire « une fois » est forcément paresseuse.

mercredi 27 juin 2018

Verdi : Macbeth - Opéra Royal de Wallonie-Liège - Full Opera

Le séjour à Liège de Madame Longueville, les 11 et 12 juillet 1646


         Liège. Le Palais épiscopal et la Cathédrale Saint-Lambert au XVII è siècle



                                                Anne-Geneviève de Longueville


Anne- Geneviève de Bourbon, princesse de sang, aînée du Grand Condé, avait épousé en 1642, âgée de vingt-trois ans, Henri II d’Orléans, duc de Longueville qui en avait quarante-sept. Elle était célèbre alors pour son esprit et plus encore pour sa beauté. Elle voyagea dans notre pays, dont à Bruxelles, Namur et Liège. Ce qui suit est de la plume de Claude Joly, chanoine de l’église Notre-Dame à Paris.

« Le 11 juillet 1646, nous allâmes coucher au Liége, ville capitale de l’Estat des Liégeois, laquelle doit son nom de Legio, à ceux d’une Légion Romaine que les habitants du païs mirent en pièce avec cinq cohortes commandées par Cotta et Sabinus, ainsi que César en témoigne au 5. livre de ses Commentaires. D’autres luy donnant son nom d’un petit fleuve appelé Légie, qui aboutit dans la Meuse. L’on y parle encore communément le François, mais antique et grossier. La Meuse passe au travers de la ville, mais pas par son milieu car la partie qui est du costé gauche, en descendant où est le port, est bien plus grosse et plus peuplée que celle du costé droit. Il y avoit autrefois un Pont de pierre qui les joignoit ; mais à présent, il est rompu au milieu et il n’en reste plus que quelques arcades de chaque costé. Au lieu d’icheluy, l’on a fait au-dessous un pont de basteaux.
Dans la partie de la ville qui est à gauche, est une Eglise cathédrale, appelée S. Lambert laquelle est assez grande mais grossière et massive ; au-devant sont deux tours égalles, comme à Paris, mais plus petites. (…) Derrière le Chœur est le marché où il y a du costé de l’Eglise une Fontaine et de l’autre la statue d’un illustre Bourg-Maistre ; à un coin est l’Hostel de Ville. A costé gauche de l’Eglise est une grande place où est le Palais Episcopal  qui est fort beau.
(…)
L’Eglise Collégiale des Chanoines appelée S. Paul est assez belle. On me dit qu’il y avoit dans la Ville sept Chapitres.
En l’Eglise S. Jacques, où sont les religieux de Saint Benoist qu’on tient fort riches, il y a un Jubé et deux austels. Sur ce bras de la Meuse respondent les derrières des plus belles maisons de la Ville ; au-devant desquelles est une longue Rüe que l’on nous dit estre la principale.
La ville de Liége est vaste et assez peuplée mais de petit peuple. Le païs est fort fertile ; il y croît de forts bons bleds et quantité de charbons de pierre et de métaux ; d’où ils disent en commun proverbe, que leur pain est meilleur que le pain, leur feu plus chaud que le feu et le fer plus dur que le fer.
La Ville traitta au soir leurs Altesses à la mode du païs. C’est-à-dire de quantité de belles et bonne viandes et de confitures dorées, mais le tout si mal assaisonné à nostre goust, qu’on n’en pouvait manger. "

  Extraits d’un article de Léon Halkin, paru dans «  La revue de la vie wallonne illustrée » le 1 er trimestre 1950.

mardi 26 juin 2018

Armel Job : " En son absence "





17 Mars 2005. Nous sommes dans un petit village de l’Ardenne belge. Bénédicte, 14 ans s’en va à l’école. Elle doit prendre le bus mais elle n’atteindra jamais l’arrêt. La journée se passe, la nuit, le lendemain matin, et toujours pas de nouvelles de Bénédicte. Ses parents sont terrassés. Des soupçons pèsent sur Julien, le voisin, conducteur de bus, …mais non, ce n’est pas lui qui aurait enlevé Bénédicte,  comme Dutroux l’a fait pour Julie et Mélissa. Walter, un autre voisin ? La police est sur la brèche. En tout cas, il s’en sera passé des choses dans ce village si tranquille en son absence à la Béné. De vieilles rancœurs, des humiliations, de la méchanceté, …

Une fois de plus, un brillant roman signé Armel Job, une des plus belles plumes de la littérature belge francophone.

Extraits :

-  Il ne priait plus depuis Dieu sait quand.

-  On n’imaginait pas, à l’époque, exiler ses défunts. Ils faisaient partie de la communauté au même titre que les vivants. Chaque dimanche, après l’office, on leur rendait visite. On enlevait les mauvaises herbes qui leur poussaient dessus, on leur adressait une pensée : « Comme tu me manques ! » - «  Surtout, reste bien où tu es ! «. C’était selon, et bien plus sincère que du temps où ils étaient vifs.
(…) C’est Joseph II qui ordonna, par mesure d’hygiène, que les tombes soient déménagées du périmètre des églises à la lisière des lieux habités.

vendredi 22 juin 2018

Georges Simenon : " La main dans la main "




Plusieurs « spécialistes » de Simenon – comme Jean Jour, Laurent Demoulin -  ont tendance à déprécier ces « Dictées ». Il me semble qu’ils ont tort (sauf le respect que je leur dois, comme dirait Brassens). En effet, elles fourmillent de renseignements sur l’homme, sur sa vie privée, sur Liège , etc., mais plus encore … Pour ma part, je les adore car elles ont le don de m’apaiser, ce qui est quelque chose. Elles sont d’une teneur hautement philosophique, sans en avoir l’air.

« La main dans la main » couvre la période qui va du 24 août au 7 novembre 1976. Simenon y parle justement du sens qu’il faut donner à ses dictées ; il nous décrit son « petit nid » sa maison en Suisse, sa vie de tous les jours ; il nous explique son amour pour la dernière compagne de sa vie : Teresa ; il s’inquiète de sa santé (l’homme est hypocondriaque) ; nous parle abondamment de ses enfants, de ses deux premières femmes,  de son enfance à Liège, etc.

Ces dictées de Simenon sont ma Bible !

Extraits :

- Ce qui veut dire que ces dictées sont avant tout égoïstes, qu’elles ne visent, chacune, qu’à me délivrer d’un phantasme. (…) Elles me débarrassent de scories qui encombrent mon cerveau et qui viennent parfois de très loin, sinon presque toujours de mon enfance.

-  Au fond de moi-même, je donnerais les deux-cents vingt romans que j’ai écrit pour mes dictées qui sont beaucoup plus chères à mon cœur, peut-être, au fond, parce qu’il s’agit de moi.

-  Je mesure un mètre soixante-douze ou plutôt un mètre soixante-dix car j’ai rétrécis.

- La fameuse pudeur Simenon. Elle est d’ailleurs résumée dans le titre de ma première dicté : Un homme comme un autre. Je ne parviens pas à me convaincre que je suis peu ou prou une exception. Et je me sens toujours un peu honteux lorsqu’on me compare à de véritables grands écrivains que j’ai admirés, souvent avec passion.


*  Il existe une histoire belge que je vais essayer de traduire, car elle est en wallon. Un homme a l’habitude d’exagérer et c’est connu de tous ses amis. Il parle d’une salle de danse dans laquelle il est allé la nuit précédente. Auparavant, connaissant son défaut, il a demandé à son ami de l’arrêter quand il va trop loin. Il le demande d’arrêter d’un seul mot : rastrains. Ce qui n’est jamais que le mot français : restreins. Il commence donc son récit de la nuit en parlant de la fameuse salle de danse.
  - Elle avait cent mètres de long.
Son ami et complice lui lance le signal convenu :
  - Rastrains !
Et celui qui racontait sa nuit se hâte d’ajouter, après les cent mètres de long :
  - Et un mètre de large.
Cette histoire illustre assez bien mon esprit. Quand les critiques parlent de cent mètres de long, je ne peux m’empêcher de me dire à moi-même :
   - Et un mètre de large !
Autrement dit, je n’arrive pas à croire aux cent mètres de long, à moins qu’ils soient corrigés par une largeur ridicule. Deux cent vingt romans … et un de large.

- Les Evangiles disent que l’homme n’est pas fait pour vivre seul. Il faut avoir une rude force de caractère pour le faire. Si je plains ceux qui en sont capables, je ne peux pas m’empêcher de les admirer.

-  (A propos de la Tour Simenon à Liège) Je n’en possède pas une seule action ni un centime de la société immobilière. Je ne dispose pas d’une seule pièce. Cela me vaut des lettres de gens me demandant si je n’ai pas la possibilité de leur y trouver un appartement.

-  Si je devais réécrire aujourd’hui « Lettre à ma mère », le livre serait probablement assez différent.

mercredi 20 juin 2018

Pierre Bellemare : " L'empreinte de la bête "




Cinquante histoires où l’animal joue un rôle de très à assez important, racontées par un grand conteur. Toutes intéressantes ( = dignes d’intérêt). J’ai tout particulièrement pointé :

- «  La bête qui valait une fortune » : que m’a donné Jane le jour de mon anniversaire ?
- «  Le corbeau du Romain » : combat singulier entre un Romain, un Gaulois et un corbeau en 360 avant J.C.
- «  Il faut sauver Pussy » : Pussy, la chatte, a-t-elle été empoisonné au corned beef ?
- « Le paradis de animaux » : Cui-Cui, le poussin sans plume et Dick le chien.
- «  Les huit pattes de la peur » : Jean-Paul Steiger, l’ami des animaux.
-  « Le retour des hirondelles » : des hirondelles sauvent tout un village.
- « Les dauphins nous aiment » : et Jack le dauphin n’a pas la mémoire courte …
- « La loutre du roi » : celle de Pologne est une vraie terreur.
- «  Les griffes du chat » : le chat Indiana et les trois sœurs californiennes.
- «  Un bien curieux cheminot » : et Glasgow le chien, Jack le babouin.
- « La grand-mère immobile » : et son chien Galopin.
- «  Un gros gibier » : ou les malheurs de François le chasseur.

Bref, de petites merveilles !

Guy Bedos : " Joyeux anniversaire ! "




mardi 19 juin 2018

Le nom wallon des étoiles





Les comètes dites « les étoiles à queue » = « steûles à cowe ou «  cawe ». Leur rareté est proverbiale et elles présagent guerre ou malheur.

Les étoiles filantes – lès mohèyès steûles (les étoiles mouchées). A Malmedy, un dicton rapporte que « lu dîh d’awout èt lès nut’ d’après, les steûles su’ mohèt » = le dix d’août et les nuits suivantes, les étoiles se mouchent. Lorsqu’on en voit une dans le ciel, il faut faire un vœu.

Vénus dite l’ «étoile du berger » = steûle dè bièrdji.

La Voie Lactée, en liégeois de Liège : pazè d’saint- Djâque = sentier de saint Jacques. A Grand-Halleux : li vôye di saint-Djâque.

La Galaxie. La légende de l’antiquité attribuait la galaxie à quelques gouttes de lait échappées du sein de Héra allaitant Héraclès. On retrouve un écho christianisé de cette poétique explication dans le terme usité à Liège : « li tête (ou li sin) d’la Vièrge ».

Les Pléiades sont un groupe de six ou sept étoiles. Nos parlers désignent cette « basse-cour céleste ». Ainsi à Gouvy-Limerlé : « li keûvresse avou sès poyons » = la poule et ses poussins. A Bovigny , « li poyette ».

Pour la petite Ourse, la dénomination « char » ou « charriot » est la plus répandue. La construction du char. En Ardenne, on dira les trois bœufs. A Limerlé : « li tchèron ». A Basse-Bodeux, on est plus biblique : « tchar d’Abraham ».

Courts extraits d’un article de vingt pages, signé Elisée Legros et paru au premier trimestre 1948 dans la « Revue de la vie wallonne illustrée ».

dimanche 17 juin 2018

L'implantation du chemin de fer et du téléphone en Ardenne à la fin du 19 è siècle






D’un séjour au pays de Bastogne qui dura six ans, j’ai gardé le meilleur souvenir. J’y trouvai de multiples sujets d’observation : la contrée, les gens, les mœurs, le langage. Sur les grand’ routes de cette région, qui mettent fréquemment une bonne lieue entre les villages,  la marche à travers boue et poussière, selon les saisons, parait monotone. La vue est vite rassasiée de molles ondulations qui établissent une perpétuelle alternance : pâture, petite sapinière, plan de pommes de terre, taillis, champ de seigle et d’avoine. Le vaste plateau, s’étendant de Gouvy à Libramont, n’est pas très pittoresque. Contraste significatif pour les narines accoutumées aux parfums efféminés des villes. L’immensité des landes, le profond silence dont s’imprègnent les sous-bois mystérieux des sapinières et des croupes boisées, dégagent un sentiment de farouche grandeur.

Levé de bonne heure, le paysan gagne ses champs qu’il arpente derrière bœuf et charrette pendant des heures et des heures. Se taire est son habitude. Les longues journées de ce labeur silencieux en font un être taciturne, muet, presque par déformation professionnelle. L’agriculteur, parfois, « avait du mal » - comme on dit là-bas – à nouer les deux bouts. Au bon vieux temps, il n’y avait pas d’engrais artificiel. D’ailleurs, la  voie ferrée qui les propagea, ne fut établie qu’après 1870. Pouvait-on parler d’agriculture ? Hormis quelques arpents d’avoine, toute la glèbe était envahie, jusqu’à l’entrée des villages, par des genêts grands à hauteur d’homme. Le paysan trouvait ses modestes ressources dans la plantation de pommes de terre, les trucs et l’élevage des porcs, la cochonade. On ne connaissait pas de mets succulents chez ce rustre souvent repu de bouillie à la farine d’avoine. Pouvait-on parler de laiterie quand l’agriculteur trouvait à peine le moyen d’alimenter son pauvre petit bétail.

Avec l’apparition du chemin de fer, on peut songer à faire venir des engrais chimiques. Bouleversement dans la vie rurale : les landes furent défichées et cultivées ; les paysans qui, presque tous, étaient débiteurs du notaire, commencèrent à prospérer. Mais ne croyez pas que tout cela se fit sans difficultés : l’installation du chemin de fer frisa l’épopée. Tous les Ardennais n’étaient pas ralliés à l’idée de civilisation.

Quand le téléphone fit son apparition, ce fut la même histoire. Ecoutons l’un de ces Ardennais plus clairvoyant : «  Pensez qu’en cas de maladie grave, l’homme de l’art ( = le médecin) pourra se trouver plus vite à pied d’oeuvre. Lorsqu’une personne meurt, c’est une perte tout court mais si le malheur veut que c’est une bête, et bien, mon ami, c’est une perte d’argent, vous perdez l’sou ! Pour soigner une vache, l’artisse ( = le vétérinaire) ne peut jamais arriver trop tôt. Avec le téléphone, il est de suite sur place … Il n’y eut jamais de plus belle invention ! »
Et voilà comment le téléphone s’implanta en Ardenne.





Extraits d'un article de Joseph Meunier paru dans la « Revue wallonne illustrée » en août 1936, intitulé « Par les chemins d’Ardenne dans la région de Bastogne ».


vendredi 15 juin 2018

Agnès Dumont : " A qui se fier ? "




En quatrième de couverture : «  Voici le quatrième recueil d’Agnès Dumont. On y retrouve Liège et sa banlieue qui servent de décor à la plupart des nouvelles. Avec humour et tendresse, l’auteur nous parle des gens d’ici, de leurs joies, de leurs peines, de ce qu’ils disent et surtout  de ce qu’ils ne disent pas. »

Sympa !

Extraits :

- Qui s’est déjà promené avec une lampe de poche dans les recoins de son cerveau, à part moi ?

- C’est souvent moi qui paie la première tournée. J’aimerais que ce soit par générosité mais d’après mon psy, il s’agirait plutôt d’un banal besoin de reconnaissance.

- J’avais senti mon courage qui s’enfuyait par un trou invisible, sans rustine à l’horizon.

- « On va trouver une solution ». On, c’était moi bien sûr, un pronom qui m’allait comme un gant trouvé sur un banc, oublié par son proprio : indéfini, vague, sans brio.

- Henri lui racontait des blagues de blondes qui nageaient toujours au milieu de la piscine parce qu’elles étaient un peu connes sur les bords.

Liège en 1873


                                           Hôpital de Bavière et pont Saint-Nicolas en 1873


                                         Percement du tunnel sous Pierreuse






- «  La Meuse », jeudi 20 février 1873
Un nommé Jean C…, âgé de 25 ans se trouvait hier sous l’influence de la boisson




- « La Meuse », lundi 14 avril 1873
Avis aux capitalistes !

- Samedi 28 juin 1873
L’Union Philanthropique organise le lundi 7 juillet à 3 heures un concours de crâmignons à la place St-Lambert. Prix pour
1. Le crâmignon le mieux costumé.
2. La plus belle chanson.
3. le chanson la mieux chantée.
4. Le crâmignon le plus nombreux.

- Samedi 28 juin 1873
On place en ce moment dans la rue de la Madeleine la distribution des eaux alimentaires

- Samedi 12 juillet 1873
Ce matin vers 4 heures, notre ville a été littéralement inondée par une nue de pluie. Jamais nous n’avons vu pleuvoir avec une telle force





-  Mercredi 9 juillet 1873
Visite du Roi Léopold II et de la Reine en notre ville.
Voici le menu du dîner royal qui eut lieu avant-hier au Palais



- Samedi 30 juillet 1873
Sue la Place verte, musée anatomique-ethnologique. Enfants interdits.

- Lundi 22 septembre 1873
Une comète est signalée par les astrologues, une comète remarquable qui grandit à vue de télescope, et de nuit en nuit, se rapproche de nous. Elle est dotée d’une queue terriblement embrasée. Bientôt, on va la voir à l’œil nu




- Mardi 23 septembre 1873
La classe ouvrière aimant à s’instruire désirerait, nous dit-on, voir réduire en sa faveur les prix d’entrée au musée anatomique situé place verte




- Lundi 29 septembre 1873
Un cadeau de valeur au casino du Passage Lemonnier

- Samedi 16 octobre 1873
Les grives se vendent aujourd’hui sur les marchés à 3 francs la douzaine.
  (note : un exemplaire du journal «  la Meuse » coûte 15 centimes)




- Lundi 17 novembre 1873
A la pharmacie Anglaise-Allemande, rue de l’Université




-  Samedi 23 novembre 1873
A propos des tramways liégeois

Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :

-  «  La Meuse » mardi 14 janvier 1873
Par la suite de la construction du tunnel de chemin de fer de ceinture, il s’est produit au Mont-St-Martin des mouvements de sol qui ont été préjudiciables à bien des immeubles qui ont été lézardés. Ils ont été également privés de puits et de lieux d’aisance.




- « La Meuse », jeudi 20 février 1873
Vente de l’ancien couvent Sainte-Claire




- « La Meuse » lundi 10 mars 1873
Une pétition pour une borne-fontaine a la place des Arzis




- Jeudi 3 avril 1873
Fabrication de billards et de meubles en tous genre. H.J. Dossin, rue Agiment 17 ( en face des Orphelins)




- Jeudi 8 mai 1873
Un jeune garçon, buveur de péket …




- Jeudi 19 juin 1873
La courageuse laitière des Degrés des Tisserands 

-  Mardi 8 juillet 1873
Visite de ses majestés le Roi et la Reine qui rendront visite dans une cité ouvrière aux quartier de l’Ouest. Itinéraire : place St-Pierre, rue St-Hubert, rue St-Séverin, rue Ste-Marguerite, rue du Coq. Retour au palais par la rue de l’Ouest, rue Bidaut, faubourg St-Laurent (propriété Massart), Mont-St-Martin (propriété Minette), place St-Pierre et rue Notger.
Au quartier de l’Ouest : à 2 heures de relevée, un corps d’harmonie parcourra les rues du quartier. Mât de cocagne place St-Séverin – Jeux populaires et ascension d’un aéronaute au Haut-Pré et faubourg St-Marguerite vis-à-vis du local de Fontainebleau – illumination des jardins.

- Mercredi 9 juillet 1873
  * S.M. le Roi Léopold II est entré dans trois maisons du quartier de l’Ouest qu’elle a examiné avec une grande attention s’intéressant des moindres détails qui concernent le bien-être, l’hygiène, le travail et la santé des ouvriers.



- Vendredi 11 juillet 1873
Le local de Fontainebleau au quartier de l’Ouest est aujourd’hui le plus ancien établissement de danse de Liège

- Mardi 15 juillet 1873
Fontainebleau – Fête de Ste-Marguerite. Aujourd’hui mardi, grande fête de nuit. 40 musiciens, chef d’orchestre J.P. Isay. Illumination féérique des immenses jardins. Immense succès. Un franc d’entrée.

- Lundi 15 septembre 1873

  * Hier matin , une personne étrangère habitant la rue St-Séverin s’est suicidée en se pendant au moyen d’un mouchoir

   * La police a arrêté ce matin un nommé Robert R…, âgé de 44 ans, qui jetait des pierres dans les fenêtres d’un café du faubourg Ste-marguerite où l’on refusait de lui donner à boire à cause de son état d’ébriété


Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

mardi 12 juin 2018

Gouvy en 1995








- « L’Avenir du Luxembourg », vendredi 6 janvier 1995
Le conseil communal de Gouvy rajeuni

- « L’Avenir du Luxembourg », mardi 10 janvier 1995




* Les préminimes de Gouvy



* Les minimes de Gouvy



- « L’Avenir du Luxembourg », mercredi 11 janvier 1995
Les minimes de Bovigny




- Lundi 16 janvier 1995
Les cadets de Gouvy




- Samedi 11 février 1995
L’agence CGER de Gouvy







- Mardi 28 février 1995
Une fable de La Fontaine en patois de Gouvy signée Louis Nisen

- Mardi 7 mars 1995



* Carnaval des enfants à Bovigny






* Les nouveaux brevetés de la Croix-Rouge





- Mardi 16 mai 1995
Les juniors de Gouvy




- Vendredi 2 juin 1995
Une flèche et un coq tout neuf pour l’église de Bovigny




- Mercredi 7 juin 1995
Gouvy, les Amis de la Saint-Martin




- Mardi 12 juin 1995
Gouvy, quatre générations féminines




- Mardi 13 juin 1995
Quatre-vingt-cinq concurrents pour l’autocross de Gouvy




- Mercredi 21 juin 1995
Toute la Belgique s’est réveillée à 3h54




- Jeudi 22 juin 1995
Messe dominicale télévisée en direct de l’église de Beho




- Samedi 24 juin 1995
Noces d’or des époux Bovy-Walrand à Halconreux




- Vendredi 7 juillet 1995
Gouvy. Vingt-six candidats secouristes



-  Samedi 22 juillet 1995
Fête des enfants à Sterpigny



-  Samedi 19 août 1995
Gouvy, expo de peintures et de sculptures au Syndicat d’initiative





-  Lundi 21 août 1995
Fête de la framboise de Gouvy. Cindy Plumer de Deiffelt, élue Miss Framboise





-  Mardi 22 août 1995
Inauguration d’une stèle commémorative à Baclain



- Jeudi 24 août 1995
Concert du groupe pop Canned Head à la Ferme Madelonne



- Mercredi 6 septembre 1995
Les scouts de Gouvy au Canada



-  Samedi 9 septembre 1995
Les Meubles Parmentier



- Lundi 18 septembre 1995
Un couple en or à Sterpigny : Albert Nizet et Rosa Determe



- Mercredi 18 octobre 1995
Donneurs de sang à l’honneur à la Croix-Rouge d’Houffalize-Gouvy


- Jeudi 7 décembre 1995


*  Diablotins de Montleban



*  Juniors de Gouvy



*  Juniors de Montleban

- Lundi 15 décembre 1995


Minimes de Montleban

- Mardi 26 décembre 1995


Diablotins de Gouvy



Merci au journal «  L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !