" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 23 mai 2018

Quand Liège était barbare ...





L'abbé Pierlot conduit au supplice à ST-Gilles ( Liége 1786)



O tempora, o mores ! Autre temps, autre époque ! Il n’y a pas si longtemps de cela, Liège (et tout l’Occident, sans compter le reste du monde) avait des moeurs on ne peut plus barbares. C’est le moins qu’on puisse dire. Car pourquoi s’acharner physiquement sur un être humain -même s’il s’agit de la dernière des ordures - ? A quoi cela sert-il ?
Heureusement nous avons évolué. Ce que vous allez lire plus bas ( attention ! âmes sensibles s'abstenir ! ) ne pourrait plus se passer de nos jours sans une levée phénoménale de bouclier : j’ose croire que beaucoup plus de la moitié des Liégeois et Liégeoises descendraient dans les rues pour empêcher une telle ignominie. Sauf les barbares, bien entendu …


Jacques Pierlot, prêtre de Verviers, s'adonna au jeu du Loto jusqu'à s'endetter d'une somme énorme. Il choisit d'assassiner toute la maisonnée d'un de ses bienfaiteurs, un conseiller de la ville. Il assassina quatre personnes à l'aide d'une enclume d'horloger.
Voici le récit de sa sentence de mort prononcée et exécutée à Liége, sous l’Ancien Régime en 1786 : «  Jacques Pierlot, est condamné pour assassinats à être traîné sur une claie au lieu du supplice à Saint-Gilles et à être tenaillé avec des pincettes ardentes pendant le chemin huit fois différentes, savoir : en sortant de prison, deux fois aux seins droit et gauche, la deuxième fois sur la place du Marché, aux épaules droite et gauche, ,la troisième fois à la porte du Pont d’Avroy, aux bras droit deux fois et la quatrième fois au lieu du supplice, deux fois au bras gauche et ensuite avoir les bras, les jambes et le cuisses brisées avec une barre de fer, puis son corps à être exposé sur une roue pendant quatre heures, et si alors, il est encore en vie, il sera étranglé tant que la mort s’ensuive, pour l’exemple des autres ».

Malgré la cruauté du supplice, dit un récit du temps, sa fermeté ne l’abandonna point, pendant les tourments même, jusqu’au dernier soupir, il ne proféra point la moindre plainte et ne versa aucune larme.

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