" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 29 mai 2018

Christian Libens : " La forêt d'Apollinaire "





Le poète Guillaume Apollinaire a séjourné à Stavelot en 1899. C’est cet épisode de sa vie que l’écrivain liégeois, Christian Libens, nous raconte sous forme de roman. Des amitiés viriles lors de promenades dans les Hautes-Fagnes, des baignades dans l’Amblève, des répétitions d’une pièce de théâtre, des pèkets, et même une idylle de Guillaume pour une certaine Maria (Marèye).
 C’est sympa !

Extraits :

°  Et ces souris de gomme verte ? et les lacets de jus noir ? et ces cuberdons rouges que le vicaire nous défendait d’appeler « chapeau de curé » ? Depuis quand ne suis-je plus remonté à la maison en suçant une « chique sur un bois » ?

° Un hêtre, ce n’est pas un arbre comme les autres. Tous les hêtres sont des arbres femelles. Un hêtre, c’est presqu’une femme !
Je demande à moitié sérieux :
- Et les sapins, alors, tous ces Preussenbaumen ?
- Ah, les sapins, c’est des femmes aussi ! Avec un autre charme. Plutôt des femmes de nuit … De sombres catins. Des putains aux yeux charbonneux ! Des putes ! Des hectares de putes !

samedi 26 mai 2018

Jean-Louis Trintignant, une histoire française



                                        Jean-Louis Trintignant, né en 1930

Jean-Louis Trintignant s’est confié à Laurent Delahousse lors d’un entretien filmé au théâtre des Célestins, à Lyon. Le comédien est sur scène pour son spectacle "Trintignant Mille Piazzolla". Rencontre. Extrait du magazine "19h le dimanche" du 20 mai.

C’est par ici :




vendredi 25 mai 2018

Gouvy en 1926


                            Le garage, l'agence de taxi et l'hôtel de Gouvy en 1926
               Garage et hôtel dits " Noël " comme " l'avenue " du même nom






- « L’Avenir du Luxembourg », 22 mars 1926
La société agricole de Gouvy fête Joseph, son saint patron



- « L’Avenir du Luxembourg », 18 juillet 1926
Foire agricole et fenaison ne font pas bon ménage



- « L’Avenir du Luxembourg »,  22 août 1926
Exposition des travaux manuels des enfants à l’école des religieuses



- 12 septembre 1926
Quelques candidats aux élections communales de Limerlé



- 4 octobre 1926
Nouveau déraillement de train en gare de Gouvy



-  7 novembre 1926
Pluie jaune, tout n’est pas bon dans le cochon et école de musique

-  14 novembre 1926
A la commémoration de l’Armistice à Gouvy, citons quelques sociétés de musique qui ont rehaussé la cérémonie : l’Essor wallon de Limerlé, la Fanfare Royale St-Joseph de Sterpigny-Cherain, l’Echo des trois frontières de Beho, l’Union fraternelle de Gouvy, la Chorale Royale de Bovigny, L’Alliance société dramatique de Bovigny



-  29 novembre 1926
Les frères Dalton de Bovigny qui sèment la terreur dans la région



-  19 décembre 1926
La foire de jeunesse à Gouvy



-  30 décembre 1926
Tentative d’assassinat à Beho



-  5 avril 1926
Accident mortel de la voie à Bovigny



- 3 décembre 1926
Bovigny électrique



-  12 décembre 1926
Fierté du chasseur Odon Warlan

Merci au journal « L’Avenir du Luxembourg » !
Merci à ses journalistes anonymes !
Merci à la bibliothèque Albertine de Bruxelles !

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Les reporters du journal satirique liégeois « Nanesse »  - dont la spécialité était surtout faite de ragots, avec, en prime, de la médisance en veux-tu en voilà – aimaient venir faire un tour dans nos contrées ardennaises. Voici un article qui en dit long :

mercredi 23 mai 2018

Quand Liège était barbare ...





L'abbé Pierlot conduit au supplice à ST-Gilles ( Liége 1786)



O tempora, o mores ! Autre temps, autre époque ! Il n’y a pas si longtemps de cela, Liège (et tout l’Occident, sans compter le reste du monde) avait des moeurs on ne peut plus barbares. C’est le moins qu’on puisse dire. Car pourquoi s’acharner physiquement sur un être humain -même s’il s’agit de la dernière des ordures - ? A quoi cela sert-il ?
Heureusement nous avons évolué. Ce que vous allez lire plus bas ( attention ! âmes sensibles s'abstenir ! ) ne pourrait plus se passer de nos jours sans une levée phénoménale de bouclier : j’ose croire que beaucoup plus de la moitié des Liégeois et Liégeoises descendraient dans les rues pour empêcher une telle ignominie. Sauf les barbares, bien entendu …


Jacques Pierlot, prêtre de Verviers, s'adonna au jeu du Loto jusqu'à s'endetter d'une somme énorme. Il choisit d'assassiner toute la maisonnée d'un de ses bienfaiteurs, un conseiller de la ville. Il assassina quatre personnes à l'aide d'une enclume d'horloger.
Voici le récit de sa sentence de mort prononcée et exécutée à Liége, sous l’Ancien Régime en 1786 : «  Jacques Pierlot, est condamné pour assassinats à être traîné sur une claie au lieu du supplice à Saint-Gilles et à être tenaillé avec des pincettes ardentes pendant le chemin huit fois différentes, savoir : en sortant de prison, deux fois aux seins droit et gauche, la deuxième fois sur la place du Marché, aux épaules droite et gauche, ,la troisième fois à la porte du Pont d’Avroy, aux bras droit deux fois et la quatrième fois au lieu du supplice, deux fois au bras gauche et ensuite avoir les bras, les jambes et le cuisses brisées avec une barre de fer, puis son corps à être exposé sur une roue pendant quatre heures, et si alors, il est encore en vie, il sera étranglé tant que la mort s’ensuive, pour l’exemple des autres ».

Malgré la cruauté du supplice, dit un récit du temps, sa fermeté ne l’abandonna point, pendant les tourments même, jusqu’au dernier soupir, il ne proféra point la moindre plainte et ne versa aucune larme.

Vincent Engel : " Nous sommes tous des faits divers "




Quatre nouvelles : un enfant qui ne vit qu’au son de Bach ; un collectionneur prêt au pire pour assouvir sa vengeance ; un inspecteur à la retraite confronté au meurtrier parfait ;  un messie clochard qui fréquente un cercle juif laïc. Perso, j’ai été particulièrement séduit par les deux dernières. Intéressant !


Léo Férré : " Benoit Misère "




Avertissement : ceci n’est pas une auto-biographie mais bien un roman. Cependant, on soupçonne qu’il y a, dans ces lignes, une bonne part de souvenirs personnels … Léo Férré nous raconte la petite-enfance, l’enfance et l’adolescence de « Benoit Misère » ; également ceux des membres de sa famille dont des oncles haut en couleur. Mais bizarrement, je n’ai pas accroché du tout …
Misère ! Pourquoi donc alors que j’adore les paroles de beaucoup de ses chansons et que je le considère comme le numéro un de la « bonne chanson française » (comme on disait dans le temps).
Pardonne-moi, Léo !

lundi 21 mai 2018

Une belle après-midi sur le parcours des artistes à Cointe









                                        Cointe, le point de vue


                                                            Jean-Marie Pieron


                                           Jean - Marie Pieron



                                               Jean-Marie Pieron



...  j'ai même serré la main à Laurent Demoulin, prix Rossel 2017 (l'équivalent belge du prix Goncourt) et j'ai salué Robinson.

vendredi 18 mai 2018

Hitonari Tsuji : " Dahlia "




Dalhia, un jeune homme invité par une mère japonaise, s’installe dans la famille. La fille, les deux garçons de cette même famille adore le nouveau venu ; seul le père reste perplexe … (on le serait pour moins).

Un roman étrange, très nippon. Faut dire que « ces gens-là » sont très particuliers quand même …

Extrait :

- Devant moi se dressaient des antennes gélatineuses. L’une d’elles pénétra non anus. Mon rectum et mon côlon se dilataient et se resserraient. L’une saisit mon pénis, l’enveloppa, le pressa, le libéra, le contracta et l’étira. Une ventouse aspira ma chair flasque et la frotta comme pour la lécher et la malmena. Une langue de silicone força mes lèvres, s’enfonça dans les voies digestives, serpenta jusqu’à mon estomac. Je ne pouvais rien faire d’autre que d’écarter les yeux et de continuer à garder dans la bouche la racine de cette antenne. En d’autres termes, il y avait quelque chose que je comprenais enfin alors que j’avais perdu ce qui s’appelle « moi ».

dimanche 13 mai 2018

Jean d'Ormesson : " Du côté de chez Jean "





Ah ! que voilà encore un beau livre de Jean d’O ! Certains diront : « il parle encore de lui ». Certes, mais qu’est-ce qu’il parle bien de lui … et de nous, in fine. Un essai sur sa vie - alors qu’il n’avait que 34 ans puisque publié en 1959- . Pas loin de 200 pages, constituées par, pourrait-on  dire, quinze dissertations : « de ma bêtise », « de la contradiction », « de l’égoïsme », «  de l’argent », «  du sommeil et de la paresse », «  de l’amour et des femmes », etc.
Un bijou dans le genre !

Extraits :

- Ma stupidité m’atterre. Je m’en consolerais aisément si j’étais très beau ou très riche. Mais, d’une allure médiocre et d’une fortune moyenne, je m’inquiète de me sentir en outre, incapable d’être Dante, Aristote ou saint Paul. Ce n’est pas que j’attache une importance particulière à fonder des religions ou à écrire des métaphysiques. Se promener en yacht ou ne rien faire me semble infiniment plus plaisant. Mais il faut bien tenter, d’une façon ou d’une autre, de se distinguer de ses pareils. Rien de plus ennuyeux que l’anonymat lorsqu’il n’est pas volontaire ; mener la vie de tout le monde est évidemment insupportable.

-  Que deviennent les problèmes quand on les ignore ? Ils disparaissent. Ah ! que voilà une jolie méthode pour résoudre la quadrature du cercle et les scrupules de la conscience.

-  (…) cette putain saoule qu’est la pensée.

-  « Fais ce que tu veux ». Chaque instant est séparé des autres. Je suis seul au monde. Les actes n’ont pas d’avenir. Le passé est fini. Demain est un autre jour. Rien n’a d’importance. Fais ce que tu veux. Sans doute, tout cela est faux. Mais qu’importe ? Je ne suis qu’un fantoche qui va au gré des vents.

-  Quand je regarde le soleil dans un ciel sans nuages, je ne me pose plus de questions. Dans ma vie sociale, l’amour du soleil joue un rôle, somme toute assez curieux. De me faire passer de temps en temps pour un parfait imbécile. Car, le temps qu’il fait occupe naturellement mon esprit sensiblement plus souvent qu’il ne convient à une intelligence normalement constituée. La place qu’il tient dans mes conversations paraît d’abord monstrueuse à l’individu que j’entretiens. Il se dit : « C’est un fou », puis : « C’est un crétin ».

-  Les femmes m’ennuient vite. Cela m’enchante. Je méprise assez ceux qui leur parlent pendant des heures. Même celles que j’aime parviennent aisément à me lasser. Elles ne m’intéressent guère que pour coucher avec elles et pour savoir - en gros- ce qu’elles pensent de leur mari, de leur père, de l’existence de Dieu et des plaisirs interdits.

-  L’ennui me vient rarement de moi-même ; il jaillit des autres, comme d’une ville assiégée, pour se précipiter sur moi. Je ne m’ennuie guère quand je suis seul : je lis, je rêve, je dors surtout, il m’arrive même de me promener. Mais quand les autres surgissent, ils veulent m’expliquer ce qu’ils pensent ou raconter ce qu’ils font. Alors, l’ennui me saccage.

-  A force de tout bousculer, tout est tombé en miettes. Il ne reste plus grand-chose debout. Et ce qu’on a voulu reconstruire ne nous paraît pas plus solide que les débris à terre. Une fois l’alexandrin brisé, le vers libre n’a pas été long, si j’ose dire, à nous casser les pieds.

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En bonus, Jean d’Ormesson invité de l’émission « Hep taxi ! » de la Rtbf :

vendredi 11 mai 2018

Robert Ruwet : " Liège, la ville aux 300 murs qui parlent "




C’est à une bien passionnante balade que Robert Ruwet nous invite dans ce livre imposant. Comme le titre l’indique, il nous propose d’écouter et surtout de lire ce que les murs liégeois ont à nous dire. Citation : « Nous respecterons une règle : nous n’entrerons jamais dans une propriété privée ni dans l’enceinte d’un quelconque domaine. Rien que du trottoir ! C’est que l’on voit des choses (et des gens …) sur les trottoirs de Liège. »

Une double balade : historique et touristique. Plus encore : littéraire, artistique, …
On connait l’homme pour ses petites touches d’humour (souvent féroces) qu’ils nous distillent tout au long de ses récits. Et quand l’occasion s’en présente, il ne se privera pas de mettre les points sur les « i » pour défendre ce à quoi il croit (et défend) depuis toujours : le respect et le bon usage du bien commun ; ainsi, il ne manquera pas de dénoncer les incivilités, les vols, les saccages trop souvent à déplorer de ce patrimoine (sans toutefois en faire une obsession).

Pour illustrer cet opus, voici un petit questionnaire :

1. Que recouvre cette expression «  les 100.000 briques » ?
2. Que signifie « en Féronstrée » ?
3. Combien y a-t-il eu de Pont-des-Arches (jusqu’à présent) ?
4. Qui était Léopold Harzée ?
5. Qu’est-ce qu’est «  la rowe di veûle » ?
6. Une site de 2.395 m2 en plein centre de Liège appartient à l’Etat belge. De quoi s’agit-il ?
7. Où se situe la synagogue de Liège ?
8. Quand on parle de fontaines au quartier de Sainte-Marguerite, on les y associe un nom propre. Lequel ?
9. Que signifie l’expression « il est so l’voye di Bavîre » ?
10. Quels sont les protagonistes de cet illustre échange : « A combien sont-ils ? » - «  Ils ne sont qu’à un » - « Alors qu’ils entrent turtos et que le dernier ferme la porte. »

Bilan :

- Si vous totalisez de 5 à 0 bonnes réponses : Gloups ! ! Qu’attendez-vous pour vous procurer les « 300 murs » (20 euros, disponible dans les bonnes librairies et chez les marchands de journaux). Prenez-en deux (on n’est jamais assez trop prudent !)
- De 5 à 8 bonnes réponses : c’est pas mal mais vous n’êtes pas encore prêt à réellement briller en société. Vous savez ce qu’il vous reste à faire …
- De 9 à 10 bonnes réponses : Bravo ! mais ce n’est jamais qu’un test basé sur 10 questions. Il pourrait y en avoir 331, soit le nombre de pages de ce livre incontournable. Et là …

            (P.S. : je ne touche aucun royalties)

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En bonus, un reportage de RTC Liège :



Guy Delhasse présente deux balades littéraires en juin 18




Deux balades littéraires… début juin.
par Guy Delhasse


1-         Sur les pas d’André- Joseph Dubois
 avec son dernier roman :
« Quand j’étais mort »
(Plumes du Coq, Weyrich)
Une visite d’Outremeuse, des Carmes et des petits coins  de Liège
grâce à la générosité du regard littéraire de l’écrivain liégeois
qui emmène le public avec son double dans les rues de la ville.
Samedi 2 juin à 14h30
Durée : deux heures
RDV : place des Carmes devant le café « Le Bouquin ».
Réservation obligatoire  04/221 92 21
(dans le cadre des visites thématiques  de l’office du tourisme, saison 2018)

2-         Promenade à vélo le long de la Meuse littéraire
Concept  totalement liégeois, les « vélos littéraires » explorent  la ville de pont en pont
de roman en roman,  avec ou sans ravel…
Dans des moments de lecture pour montrer que nos écrivains liégeois (et les autres) ont mis le fleuve
 en évidence dans leurs fictions.
Dimanche 3 juin à 10h30
Durée :  deux heures
RDV  :  Maison du tourisme
Halle aux viandes, 13 quai de la Goffe
(Pas de réservation)

mercredi 9 mai 2018

Liège en 1872


                                          Rues derrière l'Hôtel de ville en 1872


                                     La Batte et le pont de Arches en 1872


                              1872. Le débarcadère d'Avroy ( dans l'actuel étang du parc d'Avroy)



                                                 Cliquez sur les images !


- « La Meuse », mercredi 24 janvier 1872
On vient d’établir un embranchement du railway du chemin de fer américain dans les ateliers de construction de la société St-Léonard

- « La Meuse », jeudi 25 janvier 1872
Au jardin d’acclimatation, on pourra voir dès demain Hassan le célèbre singe gymnasiarque distingué de notre époque. Prix de l’entrée du jardin : 50 centimes pour tous frais



- « La Meuse », mercredi 13 mars 1872
Réclame de la pharmacie Goossens : «  Dieu, à côté du mal, a placé le remède ».



- Samedi 6 avril 1872
Ouverture du Bon Marché, rue Cathédrale, 11

- Mardi, 16 avril 1872
Les premiers concours de pigeons ont commencé. On sait qu’à Liége, ces concours sont presque des événements pour une partie de la population

- Mercredi 17 avril 1872
Jardin d’acclimatation. On sait que les habitants de la ville ne peuvent pas entrer dans le jardin qu’en prenant un abonnement dont le prix est très modique : il est de treize francs par an pour toute une famille et pour cette somme si minime, on vous donne environ quarante concerts et fêtes et bien sûr un des plus beaux jardins que l’on puisse voir

- Mardi 4 juin 1872
Dans quelques mois, la ville de Liége possédera l’une des plus belles et des plus vastes salles de bal de la Belgique. L’immense local de la Renommée située dans le quartier St-Léonard et le quai du même nom va être de nouveau agrandie. La nouvelle salle aura soixante mètres de long sur trente de large



-  Vendredi 3 août 1872
Les établissements Cockerill à Seraing sont un des établissements industriels les plus considérables d’Europe

-  Mercredi 16 octobre 1872
C’est aujourd’hui l’anniversaire d’une grande peste qui enleva à Liège, en l’an 1438, plus de 20.000 personnes. Heureusement, la peste n’existe plus dans nos régions

- Mercredi 16 octobre 1872
Le monument érigé au cimetière de Robermont sur la tombe des soldats allemands qui ont été en traitement à l’ambulance de notre ville et y sont décédés, est presque entièrement terminé 




Et tout particulièrement au quartier Sainte-Marguerite :


                             A l'angle des rues Agimont et Table-de-Pierre



-« La Meuse », jeudi 15 février 1872
Ecoles au faubourg Ste-Marguerite bientôt construites dans la propriété Marneffe 

- « La Meuse », vendredi 22 mars 1872
De nombreux ouvriers sont occupés à la démolition des maisons expropriées par l’Etat dans les rues Table-de-pierre, Salamandre et des Ravets pour l’établissement de la station du chemin de fer intérieur



- « La Meuse », samedi 13 avril 1872
Photographe Zeyen, rue St-Séverin, 104



- Jeudi 23 mai 1872
Réouverture de la taverne Saint-Martin , 13 rue St-Hubert

-  31 juillet 1872
Les habitants de la rue des Meuniers attendant avec impatience un nouveau pavé. Il parait qu’on va les en gratifier mais … en vieux pavés provenant du dépavage de la Montagne Hocheporte. Ce sont eux qui ne sont pas contents. Ont-ils tort ?

- Mercredi 31 juillet 1872
Le mot d’une Liégeoise, habitante de ma rue Mont-Saint-Martin, à propos du succès de vente du dernier livre de M. Dumas. Ce livre doit se vendre deux fois plus que n’importe quel livre. La raison en est simple : nos maris l’achètent mais nous défendent de le lire. Alors nous l’achetons de notre côté et cela fait donc deux exemplaires par ménage.
NDLR : sans doute « Le docteur mystérieux ». Résumé : un médecin éveille à la vie et à la joie une fillette, une « innocente ».



-  Jeudi 1er août 1872
Pigeons.  La société de « l’Hirondelle » et la société des « Vrais amis de la Légia », toutes deux implantées au quartier de l’Ouest

- Mardi 1 er octobre 1872
Une grève a éclaté aujourd’hui matin à la houillère l’Aumônier près de la station du Haut-Pré (…) Les grévistes exigent une augmentation de salaire

-  Samedi 3 octobre 1872
La grève continue à Ste-Marguerite. A l’Aumônier et à la Plonterie, tout est terminé (…) le paiement s’est fait samedi dernier sans qu’il ne se soit produit aucun désordre

-  Samedi 12 octobre 1872
Les habitants des rues Hocheporte, des Remparts, Naimette et autres rues des environs signent  en ce moment une pétition pour l’élargissement de l’entrée du faubourg où la circulation des voitures est très grande. Elle le sera encore plus dans l’avenir quand le cimetière que l’on crée à Ste-Walburge sera utilisé



- Lundi 25 novembre 1872
Des rues s’en vont : rues Pied-de-Vache, des Ravets et Salamandre


Merci au journal «  La Meuse » !
Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée à Liège !

lundi 7 mai 2018

Stefan Zweig : " Amok " et autres nouvelles






Trois nouvelles :

«  Amok » : Sur un bateau, un homme écoute le récit d’un voyageur clandestin. Ce dernier était médecin en Malaisie. Un jour, il refusa de venir en aide à une dame (avortement). Ce fait déclencha chez lui amour, passion et folie.
Je n’ai pas du tout compati à cette triste histoire bien ennuyeuse.

« Lettre d’une inconnue »,  que j’ai zappé. J’en ai (un peu) mon compte de toutes ces histoires d’amour (j’crois que j’ fais une allergie sévère, là)

« La ruelle au clair de lune » : en attendant son bateau, un voyageur pénètre dans une ruelle d’un port. Il assiste au spectacle navrant d’un couple qui se déchire.
Misère !

( Tout cela confirme bien ce que je pense depuis un bon bout de temps : le sentiment amoureux, pire encore celui de la passion , relèvent de la psychiatrie car il s’agit là tout bonnement d’une maladie mentale grave).

Zut ! Mon admiration pour Stefan Zweig en a pris un coup.

Extrait :

-  Amok chez les Maltais, c’est de l’ivresse, de la folie, une sorte de rage humaine. (…) Un Maltais, n’importe quel brave homme plein de douceur … et soudain il bondit, saisit son poignard et se précipite dans la rue … il court droit devant lui, sans savoir où, (…) il tue avec son poignard, il court sans rien voir et continue de tuer tout ce qu’il rencontre … jusqu’à ce qu’on l’abatte comme un chien enragé.
 (P.S. : ce n’est pas sans rappeler les attentats terroristes que nous avons connu voilà peu.)

jeudi 3 mai 2018

Bourgmestre de Liège, une fonction à haut risque





                                           Les marches de la Violette ( hôtel de ville de Liège)

Du temps des Princes-Evêques de Bavière, l’époque était dangereuse pour les bourgmestres, défenseurs des libertés populaires : Beeckman est empoisonné en 1631, Sébastien Laruelle  est assassiné en 1637 , Jacques Hennet est tué lors d’un combat en 1644, Barthélemy Rolans exécuté en 1649, quant à Pierre de Bex (1651), Macors (1684) et Renardi (1684), ils passèrent sur l’échafaud. C’est plus calme maintenant, n’est-ce pas messieurs de la Violette ?



Rue Beeckman ( de la rue Darchis à la rue du Jardin-Botanique).
 Guillaume Beeckman fut bourgmestre de Liège une demi-douzaine de fois en 1608 et 1630. Pendant longtemps, deux bourgmestres étaient élus pour un mandat annuel. Erudit, brillant orateur, Beeckman accomplit de nombreuses missions diplomatiques et se trouva à la tête des Grignoux hostiles à l’autorité du Prince-Evêque. Il mourut en 1631, sans doute empoisonné.





                                            Sébastien Laruelle

Rue Laruelle, Sébastien ( de la rue de la Casquette à la place Xavier-Neujean.
Sébastien Laruelle (1591-1637) fut bourgmestre de Liège ; chef du parti populaire des Grignoux, il fut assassiné lors d’un banquet-guet-apens, organisé par le comte de Warfusée, place Saint-Jean à Liège.



Rue Hennet ( de la rue Regnier-Poncelet à Jonruelle)
Jacques Hennet fut bourgmestre de Liège à l’époque des princes de Bavière



Ruelle Rolans (de la rue Regnier-Poncelet à Jonruelle).
Cette ruelle, interdite aux obèses, est dédiée à Vincent de Bueren (voir les fameux 600 degrés). Barthélemy Roland (ou Rolans dit Bartels) , bourgmestre de Liège , fut exécuté sur ordre du Prince-Evêque Ferdinand de Bavière.


                                   La plaque " rue de Bex " se situe juste au-dessus de l'entrée de la friterie du Perron à l'angle des rues de Bex et de la Grande Tour, soit juste à côté de l'Hôtel de Ville



Rue de Bex (de la place du marché à la place Saint-Lambert).
Bien que touchée par les travaux de rénovation de la place Saint-Lambert, la rue de Bex échappa au carnage. Pierre de Bex (1594-1651) fut un Grignoux notoire. Il fut décapité parce qu’il s’opposait au Prince-Evêque Maximilien.

   
                            La plaque de l'impasse Macors n'est plus visible pour le moment
                               Voici le bas de la rue Pied-du-Thier-à Liège

Impasse Macors (aboutit au début de la rue Pied-du-Thier-à-Liège).
Cette impasse longe le chemin de fer reliant Liège à Herstal. Elle se prolonge par un sentier qui rejoint la rue du Baneux.
Henri Pompée de Macors fut bourgmestre de Liège. Il fut exécuté sur ordre du prince-Evêque Maximilien le 9 octobre 1684.



- Rue Renardi (de la rue Jolivet à la rue Haut-Pavé au Thier à Liège).
Bourgmestre de Liège, il fut exécuté le 9 octobre 1684

Note : Au 17 è siècle, Liège connut une période de troubles où deux camps politiques liégeois, les Chiroux et les Grignoux s’affrontèrent  violemment pour le pouvoir. Les Chiroux étaient des aristocrates tendant du côté du Prince-Evêque et du Saint-Empire germanique tandis que les Grignoux étaient un parti de petits bourgeois et de gens du peuple plutôt favorable à la France.

Source : « Rues de Liège » - Collectif