" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 13 avril 2018

Maurice Kunel : " Verlaine et Rimbaud en Belgique "




Il existe de nombreux ouvrages sur Verlaine et Rimbaud. Celui-ci, donc, a la particularité de raconter, avec verve, les séjours belges des deux poètes, des deux compères - des deux amants … -. En Belgique mais également à Londres.
 Tout cela est bien dépeint, est agréable à lire.
 Peu de chose sur internet à propos de l’auteur : Maurice Kunel. Il a écrit de nombreux livres dont : « Baudelaire en Belgique », « La vie de César Frank », «  Félicien Rops, sa vie son œuvre », … disponibles à la bibliothèque des Chiroux. ( je me demande s’il n’était pas Liégeois …)


Extraits :

-  ( Le 10 juillet 1873, à Bruxelles, Verlaine tire sur Rimbaud . Il est arrêté, jugé et condamné à deux ans de réclusion à la prison de Mons)
Au Palais de Justice de Bruxelles :
«  Attendu que la correspondance de Verlaine établit, en outre, que ce dernier avait des relations infâmes avec le jeune homme ( Rimbaud)
  * ( à confesse)  le prêtre demande à Verlaine : «  Vous n’avez jamais «  été » avec les animaux ?
Sur la réponse négative qui lui fut faite par un front humble et contrit, Verlaine reçut sa bénédiction.

*  Le samedi 4 mars, Verlaine doit donner une conférence à la Société de l’Emulation à Liège :
-  Verlaine : « J’ai traversé Liège, avec Rimbaud, il y a exactement vingt ans, en mai 1873, le jour même de la chute de M. Tiers. Cela ne me rajeunit guère. Votre ville n’a pas changé. Pourquoi l’aurait-elle fait ? N’a-t-elle pas toujours son Palais de Justice, son Mont-de-Piété, ses bords admirables de Meuse ? »

-  Mais on lui parla de nos petits vignobles des côtes de Vivegnis, de Cointe et de Sclessin, et aussitôt son attention détournée, il ne songea plus qu’à déguster sur place ce petit bourgogne un peu dur et guilleret. L’après-midi, on héla une voiture ouverte, gagna le Thier-à-Liège, où se cultivaient encore quelques ceps, et but, dans un cabaret mosan, le jus de la treille.

-  La dernière étape fut le café de la Renaissance, rendez-vous des gens d’art, au passage Lemonnier. Verlaine continua d’y boire des absinthes qu’il préparait avec onction et science, et cela à l’heure même où l’attendait à l’Emulation.

- Ce fut pire encore quand l’auteur, qui devait dire des « fragments de son œuvre poétique », poursuivit sa causerie en bredouillant de plus en plus, car, achevant de cuver son vin, Verlaine, visiblement luttait contre la somnolence qui le gagnait. Les organisateurs étaient atterrés.

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En bonus :

* Barbara : «  Absinthe » :

* Léo Ferré chante «  Ma Bohème » d’Arthur Rimbaud :

* Léo Ferré chante «  Chanson d’automne » de Paul Verlaine


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