" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 2 avril 2018

Armel Job : " Loin des mosquées "





D’abord, il y a René qui est croque-mort (il préfère dire « passeur ») et Marcel, un gars un peu simplet mais qui l’aide. Ils vivent ensemble une maison rue des Remparts à Liège (mais ce n’est pas celle du quartier Sainte-Marguerite). Ce sont les plus sympas de l’histoire.
La plus courageuse, c’est Derya. Elle est d’origine turque, vit avec sa famille en Allemagne. Elle veut, le jour venu et si ça lui chante, épouser qui elle veut. Mais son père et ses frères ne sont pas du même avis.
Erven, le cousin de Derya vient d’épouser, un peu par dépit, Yasmine. Derya est en fuite avec la mort aux trousses. Tout ce petit monde et d’autres encore animent ce polar sans policier (ah ben si, ils arrivent à la fin, comme à la Columbo).

Il est épatant cet Armel Job !


Extraits :

- Comme tous les gens simples, j’aime les mathématiques. Il n’y a rien de plus rassurant que les mathématiques. Toutes les autres sciences se cassent les dents sur du réel. Les nombres flottent, insouciants, immuables dans leur univers clos, totalement prévisibles pour qui sait y faire. Les nombres sont une consolation pour l’homme ballotté par le destin.

-  On peut avouer que ce n’est pas vrai qu’on se fiche pas mal de ce qu’il adviendra de notre corps quand on sera passé. On pense souvent à lui, même si ce faux-jeton est occupé à nous trahir, même s’il va nous laisser en plan à la première occasion. Plus il décline, plus on le regarde comme un autre dont il faut bien s’occuper. .On a quand même vécu ensemble. Ça crée des obligations. Finalement, même si on a du mal à croire à l’âme immortelle, c’est comme si on y croyait malgré tout. On se figure l’instant après le dernier soupir, on se retrouve quelque part en l’air, pas très loin, retenu par le plafond comme un ballon rouge dont on a lâché la ficelle, et on observe ce que les vivants vont faire de notre carapace. « Je ne veux pas qu’on enlève mon dernier, hein, René ! ».

-  « Entre les hommes et les femmes, il n’y a rien d’équerre, Evren. Ça ne s’ajuste pas. Je me suis souvent demandé si on formait bien une seule et même espèce. On finit par se replier chacun de son côté. On perd son temps à essayer de se comprendre. Il vaut mieux penser à autre chose ».

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