" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 29 mars 2018

Roger Peyrefitte : " Les amitiés particulières "





En lisant ce long roman, on a l’impression que l’ histoire se déroule à une époque située à des années-lumière de nous alors que l’auteur situe son récit dans les années 1920, soit il y a à peine une centaine d’années. Il est vrai que nous sommes plongés dans un collège religieux d’un rigorisme extrême, destiné à forger le caractère d’enfants de l’aristocratie, de la haute bourgeoisie. Georges de Sarre, quatorze ans, peut compter sur l’amitié de quelqu’un de ses condisciples. Il s’éprend d’Alexandre Motier, douze ans. L’amitié est réciproque mais il faut sans cesse se cacher des Pères qui surveillent, et même plus …

Ce livre fut couronné par le prix Renaudot en 1945. Mauriac le qualifiera de «  dégoûtant ».


Roger Peyrefitte est qualifié de «  sulfureux ».  Il aimait dire: « Le soufre est mon élément naturel » ou encore « les hurlements, ça équivaut pour moi à des applaudissements ».
Peyrefitte s'est toujours, comme André Gide, proclamé pédéraste plutôt qu'homosexuel : « J'aime les agneaux, disait-il, pas les moutons. » dixit sa page Wikipédia. En outre, il est taxé d’antisémite.
Voici ce que a répondu un jour Jean d’Ormesson en s’adressant en public et devant les caméras à Roger Peyrefitte : « Il faut dire que si je vous fréquentais hier, c’est que je vous méprisais beaucoup moins qu’aujourd’hui ! »
Un autre écrivain déclara : «  On vous lira encore dans cent ans ! ». Ce qui n’est déjà pas mal, avouez. Oui, ce roman tient bien la route.

Extraits :

-  Ils lui rappelaient ce bon curé de campagne qui, ayant décidé d’établir un roulement pour les confessions de la semaine sainte, déclara en chaire qu’ils entendraient : le lundi, les menteurs ; le mardi, les voleurs ; le mercredi : les impudiques …, et s’étonna de ne voir personne.

-  Les occasions de péché sont si nombreuses – sept fois par jour pour le juste, a dit l’Ecriture ! - Et les enfants ressemblent si peu à des justes. Plus souvent encore que les hommes car ils ont à la fois plus de loisirs et plus d’observation, ils pèchent par la vue, l’ouïe, quand ils ne le peuvent de fait.

- Les enfants, dit-il en souriant, sont comme les chats : ils se méfient toujours et n’aiment personne. Mais on ne peut s’empêcher de les aimer.

°°°°°°°°°°°°°°°°
En 1964, Jean Delannoy a réalisé un film éponyme s’inspirant du roman de Roger Peyrefitte.
Voici un extrait significatif :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire