" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 27 mars 2018

Beho en 1900





                                                          L'église de Beho en 1910



                                           Douane à Beho au début du XX ème siècle


                                          La maison Meyer de Beho au début du XX è siècle


" En 1900, il n’y a à Beho ni chemin de fer, ni train, ni poste, ni télégraphie, ni téléphone. Les habitants,- soit les Behonais ou les Behotains- , s’ils veulent communiquer avec le monde, sont condamnés à faire le trajet de cinq kilomètres pour arriver à la station de chemin de fer à Gouvy. Il y a là-bas un bureau de poste, lequel fait en même temps office de bureau de télégraphie, de téléphone et de caisse d’épargne. On y trouve la douane, trois hôtels, des maisons de commerces, deux médecins, une sage-femme, un notaire, des loueurs de voitures, des foires aux bestiaux une fois par mois.
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Il y a à Beho quelques maisons de commerce, lesquels trouvent en partie leur clientèle en Prusse, car les articles de consommation y sont plus chers qu’en Belgique. La situation de l’agriculture était misérable dans les années 1880. Depuis lors, on a fait des progrès considérables grâce aux engrais chimiques, aux prix élevés du bétail. Une certaine aisance se remarque, le luxe commence à être de la partie.
Une brigade de huit douaniers, presque tous wallons, est stationnée à Beho. On parle principalement la langue allemande, d’ailleurs beaucoup de gens sont originaires des villages prussiens environnants. Un cinquième de la population est de nationalité wallonne. La plupart des gens parlent les deux langues ou plutôt en parlent quatre, à savoir : le français, l’allemand, le patois allemand et le wallon. A l’église, les annonces se font dans les deux langues (français et allemand). Une fois par mois, le curé prêche en français, les autres fois, il le fait en allemand. En 1904, la population de Beho compte 483 âmes. Tous les habitants sont catholiques, sauf quelques-uns habitant le château de la Concession. De ces derniers, deux sont de religion grecque schismatique et cinq autres de religion protestante. Le bourgmestre de la commune de Beho est Michel Schmitz.
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Jusqu’en octobre 1904, une seule école communale existe à Beho. Elle est fréquentée en tout dernier lieu par 115 enfants. Durant l’été de la même année, la commune fait construire un second bâtiment d’école avec deux salles de classe. Dès 1905, il y aura donc trois classes : la classe primaire des garçons qui est communale et les deux autres classes confiées à des religieuses de la « doctrine chrétienne de Nancy ». L’enseignement dans ces écoles se donne dans les deux langues.

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Les cabarets sont au nombre de cinq, tous situés sur la route qui se dirige vers la Prusse, «  heureusement aucun d’entre eux ne se trouve aux environs de l’église » précise le curé Simon de Beho (…). Une société de musique instrumentale «  les échos des trois frontières » est érigée en 1904."
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              Extrait d’un très long article signé Georges Benoit qui, pour ce faire, s’est basé sur des textes écrits par l’abbé Henri Simon, curé de Beho ( 1855-1931) ;
                 L’article est paru dans la revue «  Glain et Salm – Haute-Ardenne » numéro 58, juin 2003


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Le docteur Bernard (1822-1909)
Gaspard-Joseph Bernard a fréquenté l’école latine du curé Debra à Bovigny. Il devint docteur en médecine. Malgré ses 87 ans, il pratiquait encore la médecine. C’est en allant visiter un malade qu’il fut victime d’un accident. Un cycliste, qui venait derrière lui, l’effraya. En voulant l’éviter, il tomba. Cette chute provoqua une congestion cérébrale. Il meurt le même jour sans avoir repris connaissance.




Le bourgmestre Michel Schmitz ( 1844-1928)
Henri-Michel Schmitz fut bourgmestre pendant presque 25 ans. On lui doit notamment la construction de plusieurs églises, écoles et presbytère dans les cinq localités qui forment la commune. Ses funérailles furent célébrées à Commanster le mercredi 11 janvier 1928 en présence d’une cinquantaine d’ecclésiastiques.


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                                            Quelques abbés en 1906

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