" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 17 janvier 2018

Sages-femmes à Bovigny et à Courtil en 1795




     Il n’y a pas si longtemps, pour la naissance des enfants et les premiers soins à leur donner, on avait recours à quelque femme expérimentée, appelée sage-femme. Le choix de cette personne n’était pas sans réflexion et sans confiance, on le comprend, d’autant plus que de son intervention dépendait le baptême de l’enfant en danger de mort éventuel.
    Ainsi, à Bovigny, en 1795, fit-on le choix, relaté par une feuille de garde d’un ancien registre de la paroisse, comme suit :

«  Le 7 juin 1795, les femmes de Bovigny, Longchamps et Honvelé aiant été publiquement convoquées et assemblées dans l’église paroissiale, ont choisi et élu Anne Marie Close, épouse de Martin Gotal, pour sage-femme, laquelle a prêté serment requis pardevant moi, curé – soussigné J.L. Lemoine . »

«  Le 15 juin 1795, les femmes de Courtil et Halconreux, aiant été publiquement convoquées et assemblées dans la chapelle de Courtil, ont choisi et élu Barbe Lambert, épouse de Mathieu Sepul du dit Courtil pour sage-femme, laquelle a prêté le serment requis pardevanrmoi, curé –J.L. Lemoine. »

Article signé v.d.g., paru dans «  Glain et Salm » numéro 1- 1974

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Formule du serment des sages-femmes.

Fournie par madame Sabine de Launois dans la revue «  Glain et Salm. Haute Ardenne » - numéro 5 , décembre 1976

Extrait du Rituel de 1782. Formule du serment qui doit être prêté par les sages-femmes en présence de leur curé :

«  Je promets à Dieu tout-puissant et à toi, sire, qui es mon curé, de toujours vivre et de mourir dans la foi catholique, apostolique et romaine, de m’acquitter avec la plus grande fidélité et diligence possible de la charge que je reçois ; d’assister dans leurs couches les femmes, riches ou pauvres, de jour et de nuit ; d’oeuvrer de toutes mes forces afin qu’aucun accident malheureux n’arrive ni à la mère, ni à l’enfant et, au cas où je remarquerais un danger quelconque, d’appeler des médecins, des chirurgiens ou des femmes expérimentées en la matière et de ne rien faire sans leur aide et conseil.
Je promets de ne pas dévoiler les secrets des familles et de personnes chez qui j’assisterai aux accouchements, de ne pas user de méthodes superstitieuses, ni d’aucun moyen illicite, tant en paroles, en gestes ou autrement ; de m’efforcer de tout mon pouvoir que personne d’autre n’utilise de telles méthodes ; de ne jamais agir par vengeance ni par mauvais esprit ; de ne pas contribuer à la destruction du fœtus ni à l’accélération de l’accouchement par des moyens anormaux et contre nature mais, en honnête femme, en bonne chrétienne et bonne catholique, de prendre soin en toute chose du corps et de l’âme et de la mère et de l’enfant. Ainsi m’aide Dieu. »
Le prêtre ajoutera : le jurez-vous et le promettez-vous ?

La sage-femme répondra : je le jure, sire, et je le promets.



                                                Le curé Lemoine de Bovigny

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