" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 15 janvier 2018

Isamar : " Dans la Cité Hardie "


                                                      Il existe deux couvertures




L’action se déroule à notre époque dans la Cité Hardie ( = Liège, on aura compris, tout comme le journal «  La Meuse » se nomme «  Le Fleuve »). La police – et nos fins limiers  entre autres, Achille Mogador et Greta Garbaux- sont sur les traces d’un sérial killer qui a déjà à son actif plus de 30 cadavres, apparemment tous décédés de crise cardiaque dans le quartier St-Léonard et à la fin à Ste-Marguerite.
Outre l’enquête en question, l’auteure s’attarde volontiers, et avec humour, sur des thèmes qu’elle affectionne particulièrement. Voir, par exemple : l’agression verbale et raciste dans le bus 10 ( page 60 et suivantes) ; le bistrot «  Les Marronniers » place Maghin ( p 123 et suivantes – et plus loin encore-) ; Hamza, le coiffeur roux et kurde du bourgmestre Van Noordzee qui est en fait vétérinaire de son état ( p 166 et suivantes).

« Isamar, l’auteure, se nomme en réalité Isabelle Marlier. Liégoise bien sûr, elle a déjà derrière elle une longue carrière très éclectique, puisqu’elle a été, entre autres, écrivain public, journaliste, attachée de presse. »

Bref : un bon p’tit polar liégeois, très souvent savoureux !


Extraits :

- L’inspecteur Mogador était perplexe. Certes, l’épopée de madame Charente y était pour quelque chose. Se représenter cette grande bourgeoise, toujours tirées à quatre épingles en train de supplier un bûcheron à l’odeur exotique, dont l’une des couilles lévite, de la prendre en levrette à l’arrière d’une fourgonnette, était un exercice qui réclamait une formidable aptitude à l’imagination.

-  ( à propos de la gare Calatrava). On m’a dit dernièrement qu’elle ressemblait à une raie en apesanteur, une grande raie blanche qui avale et vomit sans arrêt du plancton.

-  Un jour, elle avait été prise en otage dans la ville saturée de voitures de gens dont les hurlements se mélangeaient aux vagissement de klaxons. C’était pendant la Coupe du Monde. Ils avaient défilé des heures durant en s’égosillant, défigurés par l’exaltation et elle avait cru sa dernière heure arrivée. J’étais le souriceau surpris par les phares d’une soucoupe volante, avait-elle expliqué après sa disparition de vingt-quatre heures. On l’avait découverte recroquevillée dans un container d’ordures ménagères, le premier refuge qu’elle avait trouvé après l’invasion des rues.


-  La partenaire de Mogador était remontée contre le grand Jacques depuis qu’un de ses fans l’avait conquise, quelques années plus tôt, en lui déclamant qu’elle était tout à la fois sa Mathilde revenue, son Isabelle endormie et sa Madeleine en retard. «  Quand ce type m’a annoncé qu’il adorait Brel, j’ai failli prendre les jambes à mon cou et puis je me suis dit : allez, tu juges trop vite, élargis un peu ton horizon, il a reconnu ses erreurs. Brel qui disait apprécier les hommes surtout parce qu’ils n’étaient pas des femmes. »


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