" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 21 octobre 2017

Bernard Gheur : " Les étoiles de l'aube "



En quatrième de couverture : «  Liège. Pour commémorer la libération de la ville par l’armée américaine, Ralph Demy lance un appel aux lecteurs du journal La Dépêche : « Racontez-nous vos souvenirs de la guerre… ». Les témoignages affluents. Jeanne février, seize ans, passe à la rédaction. Elle demande à Ralph de se lancer sur la piste du capitaine Jim Brady, un aviateur U.S. abattu en 1944 dans la vallée de l’Amblève et secouru par la résistance. L’enquête de Ralph et Jeanne les conduira de surprise en surprise, d’émotions en émotion, de Liège à l’Ardenne et aux Pyrénées ».
Un roman, soit, mais d’inspiration largement autobiographique et historique. Ainsi, nous retrouvons l’auteur, Bernard Gheur, avec des souvenirs personnels de l’immédiate après-guerre ; plus tard, au collège Saint-Servais, au journal La Meuse , ou encore quand il était professeur et bibliothécaire. A signaler une bonne part d’anecdotes en rapport avec la libération des rues de Liège en 1944 dont au quartier Sainte-Marguerite. Et avec, en prime, quelques histoires d’amour …

Tout cela est bien agréable à lire mais pourquoi, diable, l’auteur appelle-t-il le journal La Meuse :  La Dépêche ?


Extraits :


-  Nous étions une bande de gamins. Nous montions à Embourg, nous rôdions aux abords d’un cantonnement américain. Un jour, nous sommes entrés dans un camion et avons chipé une caisse, très légère. Nous sommes redescendus à Vaux, jusqu’aux baraquements du charbonnage Fond Piquette. Nous avons ouvert la caisse. Elle contenait cinq mille préservatifs.

-  Vincent : « J’avais une peur bleue des robots. Il en est tombé trente-six sur notre petite commune, à la campagne ! Ma terreur était si grande pendant la nuit que mes parents m’avaient installé dans leur propre chambre à coucher, pour me rassurer. Mais, très vite, ils se sont aperçus que je leur servais de système d’alarme, car mon inquiétude était telle que j’entendais venir les robots à très grande distance. Alors, je criais très haut : «  Papa, en voilà un ! »  A ce moment, mon père se levait et réveillait tout son petit monde pour qu’il descende dans les caves de notre grande maison.

-  Dix heures et demie. Le carillon de la cathédrale joue Prindez vosse baston, Simon. Il sonne tous les quarts d’heure. Quelques notes. Une petite mélodie, jetée à tous les vents. Le superbe hôtel du XVIII è siècle qui abritait les élèves de l’institut Saint-Paul a fait place à un hideux parking du XX è siècle. Je ne m’habituerai jamais à ce spectacle.

-  Un précepte latin :
     Aut tacere, aut silentio meliora dicere.
     Soit se taire, soit dire des choses supérieures au silence.

- A propos de la rivière l’Amblève
    J’aime ses couleurs changeantes. D’ordinaire, elle paraît verdâtre. Sous un grand soleil, elle vire au bleu, avec des reflets argentés. Elle devient brune si un orage la trouble et remue ses fonds boueux. Et quand elle se heurte aux gros rochers qui affleurent, l’Amblève se change en écume toute blanche.

- Au début de ce mois de septembre 1976, je vais revenu à Liège. Je n’aime pas trop ces reprises de contact avec ma ville natale. Car on est en train de la saccager. Les décisions stupides de l’urbanisme finiront par abîmer Liège plus gravement que les V 1 d’Adolf Hitler.


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En bonus :
- Interview de Bernard Gheur :

-  Moonlight Serenade au basson :

- Airs liégeois :

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