" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 30 octobre 2017

Armel Job : " La reine des Spagnes "




L’histoire se déroule dans un village de l’Ardenne belge, Les Spagnes, à la fin des années ‘50. C’est un gamin, Octavien, qui raconte la vie quotidienne de là-bas, de ce temps-là, avec ses petites joies mais également les soucis, les petits drames.

Tout simplement délicieux ! 
Et il y a des perles, comme ce qui suit …


Extraits :

-  Ca relève de la même logique qui nous interdit l’usage du wallon. Mes parents appartiennent à une génération qui a sacrifié sa culture dans l’idée qu’elle était condamnée et qu’il fallait céder à plus puisant. C’est sans doute ainsi que les Gaulois ont un jour querellé leurs enfants qui parlaient celte. Le latin était trop fort. Pourtant les petits Gaulois n'aiment rien tant que le gaulois et ils écoutent avec ravissement leur mère et la voisine jaser des heures durant, dans la vieille langue si polie, où l'on se vouvoie entre intimes, avec ses sons coulés, ses liaisons savantes, ses flexions complexes qui en font voir de toutes les couleurs aux mots.

- Euloge et Palmyre ont quatre enfants : Bastien, Léontine, Augustine et Olivier. Olivier est venu dix ans après les autres. Un «  retrouvé », comme on dit.

- C’est ainsi qu’on dit aux Spagnes quand le malheur écrase quelqu’un. Il a vu les sept croix. Il faut la mort pour qu’on fasse le compte.

-   A la campagne, le marchand de vaches représente la figure même du capitaliste. C’est l’homme qui vit de l’argent. Il spécule. Le marchand achète la vache au prix le plus bas. Il la laisse chez le paysan jusqu’au jour convenu, qui est celui du marché ou celui où il a trouvé un acheteur. Il vient chercher la vache pour la revendre plus cher. Il la fait monter dans la bétaillère à coups de trique. Elle glisse sur les genoux. Elle gémit et regarde le paysan avec ses gros yeux étonnés. Le paysan tourne la tête. Le marchand a bien une petite étable pour les cas de force majeure, mais la bête n’est que de passage. Il ne la connaît pas. Il achète et il vend : c’est tout.
Le fermier aime les vaches. Il leur donne un nom : Blanchette, La Bleue, Charmante, Mazette. Il les nourrit, les soigne, se relève la nuit pour les vêlages. La marche n’est pas une marchandise pour lui. C’est quelqu’un ou presque. Evidemment, il faut bien vivre et quelquefois se séparer de la vache.
Si le fermier est riche, c’est comme un aristocrate. Il est riche de larges terres, de gras bétail, de régiments d’épicéas. Il n’est pas riche de billets de banque, comme le marchand de vaches.

                                    
-   Tous les jours à 7 heures, il s’agit d’être à l’église. Les garçons servent la messe à tour de rôle. Comme on est nombreux, il y a toujours cinq acolytes. Deux devant, sur la première marche de l’autel et trois derrière.
On commence sa carrière à l’arrière gauche. C’est le plus facile. On reste à genoux toute la messe, sauf si le curé prêche. Alors, on suit les grands dans les stalles. Avec l’âge, on passe à l’arrière droit. On a la garde de la boite à encens et on suit l’arrière-centre quand il va ouvrir l’encensoir devant l’officiant. Si tout va bien, on est promu à l’avant. Là, c’est le plus difficile. Il faut connaître en latin les «  répons » qui ouvrent toutes les messes.
                          - Ad Deum qui laetificat juventutem meam.
C’est long et indigeste. Le Confiteor est particulièrement périlleux. On dit bien fort les premières syllabes, puis on marmonne à toute vitesse un charabia parsemé de « us » et de « um » pour terminer par un «  orare pro me ad Dominum Deum nostrum » net et bien articulé.

A l’avant, on fait tout en parallèle, mais le servant de droite à un avantage : il tient la sonnette. C’est donc lui qui vient de suite après le prince des acolytes, l’arrière-centre. L’arrière-centre manie l’encensoir. En semaine il ne fait rien. Il s’ennuie avec ses deux comparses et souvent, sous la soutane, il laisse tomber le derrière sur les talons. Mais le dimanche, c’est son jour de gloire. Avant l’office, à la sacristie, il allume les braises qu’il dépose dans l’encensoir. Il reste debout presque toute la messe et, pour maintenir le feu, il agite son instrument comme le balancier d’une horloge. A l’instant opportun qu’il devance de quelques pas, il s’approche du prêtre, ouvre la gueule de l’engin qui disparaît dans le brouillard des fumigations, puis encense copieusement le curé en faisant tinter en cadence les chaînes sur le fourneau. Il rentre et sort de la sacristie sous les yeux envieux des autres. Suprême passe-droit : pendant que le curé prêche, il se lève majestueusement de la stalle au moment qu’il décrète et s’éclipse à la sacristie pour ranimer la braise. Si ça lui chante, il sort de la sacristie pour aller pisser. Aucun fidèle, pas même le curé, ne jouit d’une pareille liberté. C’est la prérogative de l’encenseur. 

Les acolytes




«  Tous les jours à 7 heures, il s’agit d’être à l’église. Les garçons servent la messe à tour de rôle. Comme on est nombreux, il y a toujours cinq acolytes. Deux devant, sur la première marche de l’autel et trois derrière.
On commence sa carrière à l’arrière gauche. C’est le plus facile. On reste à genoux toute la messe, sauf si le curé prêche. Alors, on suit les grands dans les stalles. Avec l’âge, on passe à l’arrière droit. On a la garde de la boite à encens et on suit l’arrière-centre quand il va ouvrir l’encensoir devant l’officiant. Si tout va bien, on est promu à l’avant. Là, c’est le plus difficile. Il faut connaître en latin les «  répons » qui ouvrent toutes les messes.
                          - Ad Deum qui laetificat juventutem meam.
C’est long et indigeste. Le Confiteor est particulièrement périlleux. On dit bien fort les premières syllabes, puis on marmonne à toute vitesse un charabia parsemé de « us » et de « um » pour terminer par un «  orare pro me ad Dominum Deum nostrum » net et bien articulé.
A l’avant, on fait tout en parallèle, mais le servant de droite à un avantage : il tient la sonnette. C’est donc lui qui vient de suite après le prince des acolytes, l’arrière-centre. L’arrière-centre manie l’encensoir. En semaine il ne fait rien. Il s’ennuie avec ses deux comparses et souvent, sous la soutane, il laisse tomber le derrière sur les talons. Mais le dimanche, c’est son jour de gloire. Avant l’office, à la sacristie, il allume les braises qu’il dépose dans l’encensoir. Il reste debout presque toute la messe et, pour maintenir le feu, il agite son instrument comme le balancier d’une horloge. A l’instant opportun qu’il devance de quelques pas, il s’approche du prêtre, ouvre la gueule de l’engin qui disparaît dans le brouillard des fumigations, puis encense copieusement le curé en faisant tinter en cadence les chaînes sur le fourneau. Il rentre et sort de la sacristie sous les yeux envieux des autres. Suprême passe-droit : pendant que le curé prêche, il se lève majestueusement de la stalle au moment qu’il décrète et s’éclipse à la sacristie pour ranimer la braise. Si ça lui chante, il sort de la sacristie pour aller pisser. Aucun fidèle, pas même le curé, ne jouit d’une pareille liberté. C’est la prérogative de l’encenseur. »


                                            Armel Job in : «  La reine des Spagnes » 

Les vaches




«  A la campagne, le marchand de vaches représente la figure même du capitaliste. C’est l’homme qui vit de l’argent. Il spécule. Le marchand achète la vache au prix le plus bas. Il la laisse chez le paysan jusqu’au jour convenu, qui est celui du marché ou celui où il a trouvé un acheteur. Il vient chercher la vache pour la revendre plus cher. Il la fait monter dans la bétaillère à coups de trique. Elle glisse sur les genoux. Elle gémit et regarde le paysan avec ses gros yeux étonnés. Le paysan tourne la tête. Le marchand a bien une petite étable pour les cas de force majeure, mais la bête n’est que de passage. Il ne la connaît pas. Il achète et il vend : c’est tout.
Le fermier aime les vaches. Il leur donne un nom : Blanchette, La Bleue, Charmante, Mazette. Il les nourrit, les soigne, se relève la nuit pour les vêlages. La marche n’est pas une marchandise pour lui. C’est quelqu’un ou presque. Evidemment, il faut bien vivre et quelquefois se séparer de la vache.
Si le fermier est riche, c’est comme un aristocrate. Il est riche de larges terres, de gras bétail, de régiments d’épicéas. Il n’est pas riche de billets de banque, comme le marchand de vaches. »


                                    Armel Job in « La reine des Spagnes »

vendredi 27 octobre 2017

Un nouvel Etat est né : La Principauté de Liège



                                     " Libertas Gentes ", la Liberté au Peuple

                                              Blason de la Principauté de Liège


En ce vendredi 27 octobre 2017, moi, Jean Premier, proclame la naissance d’un nouvel Etat Européen. 
Celui de La Principauté de Liège, qui tel le phénix, renaît – enfin !- de ses cendres.

Mon discours d’indépendance sera prononcé le premier novembre 2017 à midi pile sur ce blog.

Qu’on se le dise !

Honneur et Gloire !







jeudi 26 octobre 2017

Buffet et Schiele


                                                   


                                         Deux hommes dans une chambre




                                            L'atelier


                                           Les fusillés, 1954


                                            L'enfer de Dante, 1976


                                            Ayez pitié, 1961




                                                     Autoportrait


                                        La revaudeuse de filet, 1948


                                                             Homme au cabinet


                                                 Deux femmes


                                                   Nue dans la salle de bain


                                           Les écorchés


                                         

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En bonus, une vidéo :

mercredi 25 octobre 2017

Hommage à Danielle Darrieux dans le film " Huit femmes " de F. Ozon

Pollution bus- voitures : on est bouf ' !



« Selon les chiffres avancés par le ministère, un bus du TEC transporte en moyenne onze personnes sur base annuelle. Or, un bus produit autant de CO2 et d’oxyde d’azote que onze véhicules. On doit impérativement augmenter ce chiffre de fréquentation. »

mardi 24 octobre 2017

Georges Simenon : " Maigret hésite "





Maigret reçoit une lettre lui informant qu’un drame va se produire au domicile de l’avocat Parendon. Elle est écrite sur du papier vélin très particulier que l’on ne peut trouver que chez deux fournisseurs parisiens. Toute l’enquête se déroule dans la maison de l’avocat. Nous faisons sa connaissance, celle de son épouse, de leurs deux adolescents : une fille et un garçon, de la secrétaire, d’autres employés de bureau, des gens de maison. Madame Vague, la secrétaire est trouvée égorgée …

Un excellent Maigret !


Extraits :

*  Notre relation n’a pas marché, nous l’avons senti tous les deux … Question de peau, en somme … Nous sommes restés bons amis.

* - Votre amour est plus vrai ?
   - Je lui ai donné deux enfants …
   - Voulez-vous dire que vous les avez apportés dans votre corbeille de noces ?
   - Vous m’insultez ?
    Elle le regardait de nouveau avec rage tandis qu’au contraire il exagérait sa placidité.
    - Je n’en ai aucune intention, madame, mais, d’habitude, les enfants se font à deux … Dites donc plus simplement que votre mari et vous avez eu deux enfants.

* Article 64 du code pénal français :

  «  Il n’y pas de crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l’action, ou lorsqu’il a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister. »

lundi 23 octobre 2017

Gouvy, un historique




Origine

La plus ancienne mention de la paroisse de Saint-Aubin à Gouvy se rencontre dans une charte de Stavelot du 14 avril 915. (…) Près du cimetière et de l’église actuelle de Gouvy, se trouvé un lieu-dit Saceux ou Sacô, qui pourrait désigner l’emplacement d’un ancien cimetière païen ou d’un autel votif de la période romaine. (…)
Étymologie : selon la tradition, une jeune fille de Bellain, nommée Gülich, vivant vers l’an 1300, se serait rendue à Cologne où elle aurait fait fortune. Son fils, revenu dans le pays, se serait fait construire un château qu’il ne put achever et autour duquel se groupèrent quelques habitations. De là, le nom de Gülich – par extension Gouvy – donné à la localité. Le fait est qu’il y a eu jadis à Gouvy un, voire deux châteaux inachevés.

Selon R. Felten, le nom de Gouvy proviendrait de « Goû », dérivé du nom propre germanique « Godulf » et de « Vi », du latin « vicus », rue, ferme. Gouvy serait donc « la ferme de Godulf ».

Pendant huit siècles environ, l’histoire de Gouvy a été liée à celle du comté de Salm – pour une petite partie du village seulement -, à celle de la seigneurie de Houffalize, à celle du duché de Luxembourg par le biais de la prévôté de Bastogne et plus précisément par celui des mairies de Hoffelt et de Gouvy, à celle de la cour de Cherain et à celles des petites seigneuries de Beho, d’Amas, de Steinbach et de Rouvroy.

En 1586, Gouvy était déjà érigé en mairie avec Ourthe et Deiffelt.

L’objet du présent document n’est pas d’établir les diverses appartenances du village, tâche malaisée, car il faut bien évidemment prendre en considération le fait que les divisions furent en perpétuelle mouvance tout au long de ces huit derniers siècles. Au début du 14e siècle, une partie du village de Gouvy relevait du comte de Salm.

Gouvy a formé une commune à part jusqu’en 1 824, date de sa réunion aux deux sections de Limerlé et de Steinbach pour constituer la commune de Limerlé. Érigé à nouveau en commune depuis le premier octobre 1977, Gouvy est le plus gros village de l’entité.

Caractérisé par la dualité « Gare – quartier commercial » et « Village – vieux quartier », Gouvy domine la vallée de l’Ourthe et se baigne dans les eaux du Mayon.


Gouvy Gare

« Village champignon » dont la croissance fut essentiellement liée au développement des chemins de fer au début du 20e siècle, la partie Nord-Est du village s’est très vite axée vers les activités commerciales et administratives. Rien n’y manque et vous y trouverez tous les objets et renseignements nécessaires à un séjour agréable.

Durant la guerre 14 -18, afin de permettre l’acheminement du matériel de guerre à destination de Verdun, les autorités occupantes décidèrent le doublement de la voie en direction de Bastogne. Pour ce faire, ils firent appel à des travailleurs civils puis au travail forcé de prisonniers russes et alliés logés dans des camps de baraquements itinérants. C’est à la même époque que fut construit l’imposant dépôt de machines à vapeur. Il faut noter qu’à cette époque, la circulation, de même que la signalisation, se faisait à droite, comme sur le réseau prussien.

Précédée d’une longue allée d’érables, la chapelle de Gouvy – gare, dédiée à Notre-Dame Auxiliatrice, a été construite en 1932 à l’initiative de l’abbé Maréchal et financée en grande partie par Odon Warland.

Nœud ferroviaire et gare frontière, la station de Gouvy, datant de la fin du siècle dernier (1 871), était le point de jonction des lignes en direction de l’Allemagne via Saint-Vith, de Liège, Bastogne et Luxembourg.

La ligne Luxembourg – Gouvy – Liège via Spa a été livrée au service public le 20 février 1867, tandis que la ligne Gouvy – Limerlé était ouverte le 26 octobre 1885, suivant d’un an l’ouverture de la ligne Bastogne – Limerlé (20 février 1884).

La transformation des modes de vie et la multiplication des moyens de transport individuels ont entrainé la désaffection partielle de la station et la suppression des liaisons vers Saint-Vith (1 958) et Bastogne (1 983).

Autrefois premier employeur de la région, la gare de Gouvy subit de profondes mutations. L’électrification de la ligne Luxembourg – Liège, indispensable à son maintien et qui donnera au Grand Duché un accès au T.G.V. à Liège a justifié la suppression de l’atelier de réparation de locomotives « Diesel ».

De part et d’autre des voies ferrées, partiellement comblés, de nombreux « trous de bombes » témoignent encore aujourd’hui des bombardements subis au cours du dernier conflit mondial. De multiples ouvrages d’art ont été dynamités pour ralentir la progression de l’ennemi ; leurs vestiges sont encore bien visibles en direction de Limerlé.

De la glorieuse époque de la vapeur, la station conserve encore, juchés sur quelques hauteurs, divers réservoirs d’eau actuellement hors d’usage.


Gouvy-Village

Baignés par les eaux calmes du Mayon, les vieux quartiers de Gouvy se distinguent de « la Gare » par le caractère typiquement ardennais de leurs vieilles bâtisses dont les plus beaux fleurons sont sans nul doute « la ferme Entringer » et « la ferme Burnotte ».

L’église Saint-Aubin
Dominant le vieux bourg de sa masse imposante, l’église paroissiale Saint-Aubin a été édifiée, à l’initiative de la famille Scheurette, à l’emplacement de deux anciens édifices. Une dalle commémorative située sur le flanc gauche de l’édifice rappelle la date de sa reconstruction. On peut aussi y voir les armoiries du Seigneur et mayeur d’Amas, Jean Henri Scheurette.

Le mobilier intérieur ornant la nef et le chœur est particulièrement riche pour le 18e siècle. Il est dû à Crimer, d’Ourthe et à Close, de Deiffelt. À remarquer : la chaire de vérité, les stalles et lambris de bois entourant la nef et fermant la sacristie. Le maitre autel impressionne par ses dimensions et frôle la voute. Son triple tabernacle tournant a été extrait pour constituer le pied de l’autel actuel, faisant face à l’assistance. Dans le chœur, on remarquera deux splendides lutrins en forme d’aigles triomphants, aux ailes déployées.

Les curés de Gouvy

Nicholaus de Rulant est cité dans un acte du  5 septembre 1311

Antoine Hasech, curé centenaire…
L’un des premiers curés de Gouvy a été le sieur Hasech Antoine, célèbre par son grand âge : né en 1401, il mourut en 1526 et fut, de 1 426 à 1 526 curé de Gülich, dans le diocèse de Liège (cf. dictionnaire historique de l’abbé Feller, référence Hasech).

Le curé de Gouvy, alors plus que centenaire, avait été dénoncé à l’évêque de Liège comme étant retombé en enfance. À la suite de cette malveillance, émanant sans doute d’un confrère désireux d’obtenir le bénéfice de la cure, le prélat fit venir le vénérable curé pour s’assurer de l’intégrité de ses facultés intellectuelles. Ainsi, il lui demanda combien on comptait de sacrements :
– « Six » répondit le vieillard et, sur l’exclamation d’étonnement de l’évêque, il les énuméra tous à l’exception de la confirmation.
– « Vous oubliez le sacrement de confirmation », lui dit sévèrement l’évêque.
– « Pardonnez-moi, monseigneur », répartit humblement le brave curé, « voilà cent ans que j’occupe la paroisse de Gouvy, et pendant tout ce siècle, pas un évêque n’y est venu administrer ce sacrement. Je le croyais donc aboli ».
Comme on lui demandait un jour de quelle eau de jouvence il s’était servi pour atteindre un âge aussi avancé, il répondit en souriant :
– « Je me suis abstenu de trois choses : mulierum, ebrietatis, et iracundiae ». (Les femmes, la boisson et l’emportement.)

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Jean Gowy fut curé à Gouvy ( vers 1551)
Jean Rigreux  vers 1589
Guillaume Jacquet est cité en 1624 dans un acte
J. Bruenne, en 1677
P. Georges, en 1702
André Carpentier, cité en 1710 et 1720
P. Pauly, en 1747
Jean-Jacques Scheurette est cité en 1760 et en 1768
Charles Houry figure dans un acte de 1789
Henry Arte, cité le 21 juillet 1801

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Les vicaires de Gouvy :
Jean Lamberti, 1621 – 1622
J. Dujardin, 1685
M. Bechay, 1725
Charles Lejeune, 1730
N. Scheurette, 1759
H. Servais, 1760
Nicolas Renard, 1766
R. Scheurette, 1768
J. Geniol, 1770
N. Martiny, 1770
N. Renard, 1778
N. Scheurette, 1786
N. Doncbach, 1791
Henry Art, 1776-1801

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Curiosités

On trouve à Gouvy, notamment au presbytère et à la ferme-chateau Entringer, des portraits à l’huile et des lithographies de l’abbé Hasech, un beau vieillard à la barbe blanche et à la figure patriarcale.
Le vieux cimetière
Le cimetière environnant est riche en monuments funéraires, dont les plus anciens remontent au 17e siècle Un inventaire descriptif réalisé par M. Carlo Kockerols avant la transformation de ce cimetière, a été édité en 1 995 et réédité en 1996 par le I.D. Gouvy asbl.

À l’avant de l’église, le monument aux morts, en petit granit, dans un enclos de fer forgé, se présente sous la forme d’un octogone surmonté d’un soldat casqué montant la garde. Fait curieux, sur ses différentes faces, le monument reprend plusieurs noms russes, anglais, italiens et français mentionnés sous les armes de leurs pays respectifs. Il s’agit en fait de prisonniers de guerre alliés que les occupants allemands employaient à la construction de la ligne de chemin de fer « Gouvy – Saint-Vith », durant la Première Guerre mondiale.

Le château – ferme Scheurette
Faisant face à l’église paroissiale, le château – ferme Scheurette, passé par alliance à la famille Entringer, est signalé dès 1606 (inscription sur le montant de cheminée). Robuste ferme de grès schisteux enduit et de schiste ardoisier, cette demeure fut acquise en 1718 par Henri Scheurette, de Gouvy, mayeur de Gouvy et de la cour d’Amas. L’ensemble est fermé par un mur bas, ceinturant une cour intérieure recouverte de pavés de grès accessible par un porche en anse de panier.

À remarquer : l’ébrasement de la porte d’entrée, finement ouvragé, avec encadrement à croisettes est frappé d’un phylactère avec épigraphe « loué soit Jésus Christ » et surmonté d’une niche contenant une statuette de la vierge. Le bâtiment n’est malheureusement pas visitable et mériterait d’être entretenu et rénové.

Le « château De Potter »
Face à l’église, on ne manquera pas d’admirer l’ancienne maison de maitre du docteur Scheurette, plus connue sous l’appellation « château De Potter ». Dominant un parc ombragé, elle a été remarquablement restaurée et mise en valeur.

Le « château De Potter », hôpital de campagne…
Pendant l’offensive des Ardennes, la vaste demeure habitée par monsieur Léon De Potter et sa famille, située rue d’Houffalize, près de l’église, à Gouvy fut réquisitionnée par l’armée allemande pour servir d’hôpital militaire.

La demeure étant vaste, le grand salon situé dans l’aile droite fut transformé en salle d’opération. La famille devant, quant à elle, se replier dans les caves du bâtiment.

Le grand hall d’entrée faisait office de salle d’attente pour les blessés avant les interventions, toutes les chambres ayant été transformées en dortoirs pour les malades et les opérés. Dans ces chambres, des couches, séparées par des petites cloisons maintenant les paillasses, avaient été aménagées à même le sol, sur le parquet.

Les blessés subissaient des opérations de toutes natures, y compris des amputations, sans être endormis. Les médicaments étant rares, à défaut de pouvoir les endormir, on soulageait les douleurs des victimes en leur donnant une bonne rasade de « Pecket ».

Il y eut énormément de décès. Dans un premier temps, les morts étaient rangés près du poulailler, avant d’être enterrés dans le potager par des prisonniers. Une simple croix de bois portant le numéro de matricule du mort marquait l’endroit de la tombe.

Lors du bombardement de Gouvy, une bombe de 1.000 kg tomba dans la pelouse, devant l’hôpital. Un Allemand fut ensevelis vivant par le déplacement des terres ; fort heureusement, ses camarades l’avaient vu et réussirent à le sauver…

La ferme Burnotte
La ferme Burnotte (1 711 1 834), située à l’angle de la chaussée de Houffalize et de la rue du Centre présente un vaste bâtiment fermé par une enceinte en pierres du pays recouvertes d’enduit et passées à la chaux. On remarquera le dallage en schiste bleu du porche d’entrée et l’imposante porte charretière de la cour intérieure.

Autres curiosités

Au bord de l’ancienne « Voie de Salm », sous un appentis de cherbins, se trouve un petit édicule reposoir de la seconde moitié du 18e siècle. Il abrite une stèle d’arkose de style baroque tardif, dans la tradition de l’Eifel proche, frappée d’un cœur ardent au monogramme « M.à. » coiffé d’un panache d’acanthe et d’un chérubin.

Dans le même quartier, en revenant vers la place de l’église, plusieurs maisons anciennes attireront l’attention du visiteur : la maison Clotuche (N° 14) et l’édicule qui lui fait face, la ferme Haan, la maison Brasseur, le presbytère, la ferme Clotuche (rue de l’église) et quelques vieilles bâtisses de la rue du Bechaît.

Le long de l’ancienne route menant à Bellain, à quelques mètres de la frontière luxembourgeoise, à l’orée d’un petit bois de sapins, un monument commémoratif a été dressé à l’endroit même où l’on retrouva les corps des frères Léonard, quatre jeunes résistants exécutés, sur ordre du dirigeant fasciste Léon Degrelle, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Au lieudit « Sur les monts », une imposante croix de mission raphaéliste en béton fut érigée en 1935. De là, le promeneur bénéficiera d’un joli point de vue sur le groupement constitué par la ferme Scheurette, le château et l’église.

Premières frayeurs… spatiales !!!

« J’avais 11 ans à l’époque, et j’étais déjà assez délurée ; aussi, lorsqu’il y avait possibilité d’éviter la messe matinale et de la remplacer par une autre activité plus agréable, je ne manquais jamais l’occasion.

Durant les quatre longues années de guerre que nous venions de subir, les occupants allemands avaient, à plusieurs reprises, saisi une partie de notre troupeau de vaches et quelques porcs. Pour éviter que cela se reproduise, surtout en cette période de retraite mouvementée de l’ennemi, mon papa avait « caché » quelques vaches laitières dans une pâture, à l’écart des chemins fréquentés et dissimulées aux regards indiscrets par quelques rangées de sapins, aux alentours de Cherapont, non loin de la route de Rettigny.

Ce matin-là, vers 7 heures, je m’étais donc rendue dans la prairie pour aller traire le bétail, en compagnie de papa et de mon frère Louis. Alors que nous rentrions vers Gouvy, chargé de nos cruches, par un chemin détourné pour éviter d’éventuelles mauvaises rencontres, nous avons été brutalement surpris par un vacarme infernal, un indescriptible bruit de fin du monde, un tintamarre jamais encore entendu auparavant, plus violent que toutes les explosions dont nous avions malheureusement trop souvent fait notre quotidien. Le sol s’est mis à trembler violemment tandis qu’une étrange lueur semblait jaillir des bois du « Beuleu » avoisinant. « Couchez-vous », nous cria mon père effrayé. Nous nous jetâmes alors sur le sol, la tête cachée par les fanes des pommes de terre plantées à cet endroit. « Fameuse cachette, en vérité, nous étions bien protégés par ces légumes… » Alors que je me serrais contre mon père et mon frère, curiosité toute féminine, j’ai malgré tout eu le courage de jeter un petit coup d’oeil vers l’origine du vacarme. C’est alors que j’ai pu distinguer, dans une lueur éblouissante, accompagné d’un sifflement strident et assourdissant, un objet énorme et étrange qui s’éleva dans les airs puis disparut au loin.

Il faut dire que la veille, étrangement, alors que les troupes d’occupation se repliaient en direction de l’Allemagne, un convoi transportant une espèce de gigantesque échafaudage (j’apprendrai plus tard que c’était la rampe de lancement) et des tubes énormes, sur des camions soigneusement bâchés, avait traversé le village en provenance de Beho.

Quelques jours plus tard, en écoutant secrètement la Radio de Londres, nous avons appris qu’il s’agissait du lancement de fusées V2 en direction de Paris. Une seconde fusée est partie, du même endroit, vers 11 heures du matin et s’est écrasée, 5 minutes plus tard, à une vitesse de 8.500 kilomètres/heure, sur Maisons-Alfort, provoquant des dégâts considérables et tuant une quinzaine de personnes.

Qui aurait pu imaginer, en ce 8 septembre 1944, à 8 heures du matin, qu’une petite paysanne comme moi allait être une des rares privilégiées à assister au premier lancement opérationnel de ce qui est encore aujourd’hui considéré comme l’ancêtre des fusées spatiales. »

Marcelle Nissen, la petite fille de 1 944, qui nous a narré ces évènements, est la dernière survivante ayant assisté au premier tir de la fusée V2 depuis le lieudit « le Beuleu ». Raymond Boulanger, exploitant du complexe touristique de Cherapont, a assisté, quant à lui, au lancement de 11 heures qui a frappé la petite ville française. Les évènements relatés ci-dessus ont été confirmés, en 1996, par l’armée allemande.


SOURCES :

1- IDGouvy, éditeur
 Source internet Gouvy.eu livre

2. le livre «  Glain et Salm – Haute Ardenne » par Philippe Lejeune, édité par l’Asbl «  Val de Glain, terre de Salm » , Vielsalm 1978 ( les passages repris dans ce livre sont soulignés en italique dans cet article).

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Voici le lien via lequel vous pouvez consulter le livre " Gouvy, les 23 villages " édité par ID Gouvy :

samedi 21 octobre 2017

Bernard Gheur : " Les étoiles de l'aube "



En quatrième de couverture : «  Liège. Pour commémorer la libération de la ville par l’armée américaine, Ralph Demy lance un appel aux lecteurs du journal La Dépêche : « Racontez-nous vos souvenirs de la guerre… ». Les témoignages affluents. Jeanne février, seize ans, passe à la rédaction. Elle demande à Ralph de se lancer sur la piste du capitaine Jim Brady, un aviateur U.S. abattu en 1944 dans la vallée de l’Amblève et secouru par la résistance. L’enquête de Ralph et Jeanne les conduira de surprise en surprise, d’émotions en émotion, de Liège à l’Ardenne et aux Pyrénées ».
Un roman, soit, mais d’inspiration largement autobiographique et historique. Ainsi, nous retrouvons l’auteur, Bernard Gheur, avec des souvenirs personnels de l’immédiate après-guerre ; plus tard, au collège Saint-Servais, au journal La Meuse , ou encore quand il était professeur et bibliothécaire. A signaler une bonne part d’anecdotes en rapport avec la libération des rues de Liège en 1944 dont au quartier Sainte-Marguerite. Et avec, en prime, quelques histoires d’amour …

Tout cela est bien agréable à lire mais pourquoi, diable, l’auteur appelle-t-il le journal La Meuse :  La Dépêche ?


Extraits :


-  Nous étions une bande de gamins. Nous montions à Embourg, nous rôdions aux abords d’un cantonnement américain. Un jour, nous sommes entrés dans un camion et avons chipé une caisse, très légère. Nous sommes redescendus à Vaux, jusqu’aux baraquements du charbonnage Fond Piquette. Nous avons ouvert la caisse. Elle contenait cinq mille préservatifs.

-  Vincent : « J’avais une peur bleue des robots. Il en est tombé trente-six sur notre petite commune, à la campagne ! Ma terreur était si grande pendant la nuit que mes parents m’avaient installé dans leur propre chambre à coucher, pour me rassurer. Mais, très vite, ils se sont aperçus que je leur servais de système d’alarme, car mon inquiétude était telle que j’entendais venir les robots à très grande distance. Alors, je criais très haut : «  Papa, en voilà un ! »  A ce moment, mon père se levait et réveillait tout son petit monde pour qu’il descende dans les caves de notre grande maison.

-  Dix heures et demie. Le carillon de la cathédrale joue Prindez vosse baston, Simon. Il sonne tous les quarts d’heure. Quelques notes. Une petite mélodie, jetée à tous les vents. Le superbe hôtel du XVIII è siècle qui abritait les élèves de l’institut Saint-Paul a fait place à un hideux parking du XX è siècle. Je ne m’habituerai jamais à ce spectacle.

-  Un précepte latin :
     Aut tacere, aut silentio meliora dicere.
     Soit se taire, soit dire des choses supérieures au silence.

- A propos de la rivière l’Amblève
    J’aime ses couleurs changeantes. D’ordinaire, elle paraît verdâtre. Sous un grand soleil, elle vire au bleu, avec des reflets argentés. Elle devient brune si un orage la trouble et remue ses fonds boueux. Et quand elle se heurte aux gros rochers qui affleurent, l’Amblève se change en écume toute blanche.

- Au début de ce mois de septembre 1976, je vais revenu à Liège. Je n’aime pas trop ces reprises de contact avec ma ville natale. Car on est en train de la saccager. Les décisions stupides de l’urbanisme finiront par abîmer Liège plus gravement que les V 1 d’Adolf Hitler.


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En bonus :
- Interview de Bernard Gheur :

-  Moonlight Serenade au basson :

- Airs liégeois :

Green Day : " A working class hero "

jeudi 19 octobre 2017

P.V. Grosjean : " A une minute près "






L’action se déroule en 1939 dans le quartier Saint-Gilles à Liège. Vers une heure du matin, deux agents accompagnent chez elle, rue Henkart, Lola, une serveuse du Shanghai, une boite du boulevard de la Sauvenière. Arrivés rue Henkart, nos deux gendarmes trouvent un homme raide mort et apparemment assassiné. L’enquête s’ouvre dans des boites de nuit, des maisons fermées, des milieux interlopes. On y fait la connaissance de nombreux personnages (un peu trop même).


Sympa !

vendredi 13 octobre 2017

Pierre Kaesch et son " Hirondelle " présentent une sélection de blagounettes en wallon




Les plus anciens d’entre nous se souviennent, peut-être, de «  L’Hirondelle », un journal toutes-boites imprimé et édité par Pierre Kaesch ( un mien cousin), libraire rue de la gare à Gouvy dans les années ’50 / ‘60. On pouvait y trouver des informations sur nos villages ainsi que des réclames. Quand il avait de la place, Pierre proposait également un clin d’œil : « Lu cwanne po rire », soit des blagues en wallon.

 In illo tempore, je prenais plaisir à découper ces blagounettes que j’empilais grossièrement dans une boite en fer blanc à l’effigie de Tintin et Milou, en me disant «  Qui sait ? Cela pourra servir un jour …. ». Dans mon capharnaüm, je viens de remettre la main sur ces archives. Voici, dans un premier temps, une sélection qui date des années ‘ 60 et 61.



































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Voici la suite, une sélection de 1962 à 1965 :























jeudi 12 octobre 2017

Liège en 1861


Les Guillemins en 1861


Le pont d'Amercoeur en 1861


Le quartier du Barbou en 1861



- « La Meuse », mercredi 9 janvier 1861
L’hiver 1860-1861 comptera parmi les plus rigoureux de ce siècle. Moins 17 ° la nuit du 7 au 9 janvier

- « La Meuse », jeudi 17 janvier 1861
Sous le linceul de neige qui envahit notre ville murmurent bien des misères. Aux accents des orchestres se mêlent les cris de douleur et de faim des pauvres gens qui n’ont pas un morceau de pain dans la huche, pas un brin de bois dans l’âtre. Riches, qui vous taillez une large part de plaisir en ce monde, soulagez la détresse des malheureux





«  La Meuse » ; samedi 23 mars 1861
Extraits du catalogue de F. Renard, éditeur, rue des Augustins 10
Publications wallonnes et littérature liégeoise



- Samedi 1 er juin 1861
Service de diligence



- Vendredi 28 juin 1861
« L’exploitation de la houille dans la province de Liège » par Louis Thiry
+ tuyères pour forges : 50 pour cent d’économie de charbon


                                      Les Guillemins en 1861

- Vendredi 23 août 1861
Voici quelques chiffres qui font ressortir de la façon la plus éloquente la nécessité de construire, en notre ville, une station spacieuse et convenable qu’elle attend depuis 20 ans, au lieu de la misérable baraque des Guillemins. L’année dernière, le mouvement des voyageurs a été, à cette station, de 224 mille voyageurs au départ. Elle a expédié 89 millions de kilogrammes de marchandises.

- Mercredi 28 août 1861
50 horloges vont être installées partout en notre ville

- Mercredi 3 octobre 1861
Inauguration de la nouvelle salle du Théâtre Royal

- 9 novembre 1861
C’est demain qu’aura lieu l’inauguration du chemin de fer de Liège à Maestricht



- 13 novembre 1861
Sur la foire à Liège Mme Gloffulia (la femme à barbe)

- 27 novembre 1861
Liège compte 94.657 habitants. La charge locale est de 44 frs par habitant. La villa a dépensé l’année dernière 4.189.716 frs.


Et particulièrement au quartier Sainte-Marguerite


                                        François Maréchal


- «  La Meuse », jeudi 3 janvier 1861
Il vient d’être mis à la disposition du Bureau de Bienfaisance de la ville de Liège vingt-quatre voitures de charbon par la société Bonne-Fin de Ste-Marguerite



- «  La Meuse », mardi 12 février 1861
Assemblé générale des charbonnages de Bonne-Fin



- «  La Meuse », mardi 4 août 1861
Photographe W. Damry, Mont St-Martin 56

- Mercredi 28 août 1861
50 horloges vont être installées partout en notre ville dont, pour Ste-Marguerite : à l’église Ste—Croix, à l’octroi de Hocheporte, à la porte Ste-Marguerite, à l’église St-Martin. Elles auront 40 centimètres de diamètre, non compris l’encadrement. Les lettres seront noires sur fond blanc.


Merci au journal «  La Meuse « !

Merci à la bibliothèque Ulysse Capitaine, en Féronstrée !