" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 1 septembre 2017

Amélie Nothomb




Prodigieusement belle et intelligente, Marie rayonne. Très jeune, elle met au monde une enfant, Diane- tout aussi prodigieusement belle et intelligente- pour laquelle elle n’éprouve apparemment aucun amour maternel. Ce qui sera tout le contraire pour ses deux autres enfants, Célia et Nicolas qu’elle chérit par-dessus tout. Diane accuse le coup et se rend compte que sa mère, Marie, la jalouse au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.
Plus tard, dans sa vie professionnelle de haut niveau – la chirurgie cardiaque -, Diane sera confronté au même schéma. Mais n’en disons pas plus …

Amélie Nothomb confie que ce dernier roman en date est probablement le plus noir qu’elle ait jamais publié. Il est vrai que nous ne sommes pas très loin de l’implacable sentence de E.M. Cioran : «  Si l’on pouvait se voir avec les yeux des autres, on disparaîtrait sur-le-champ. »

Tout comme la plupart des romans d’Amélie, ce «  Frappe-toi le cœur » se lit avec délectation.

Ah oui ! Pour les puristes : le mot «  pneu » se trouve à la page 166.( Oups ! j’aurais peut-être pas dû le dire…)


Extraits :


- Quel plaisir d’être cent fois respirée, mille fois convoitée, jamais butinée !

- Quel est cet écrivain qui disait que chaque existence se réduisait à un misérable petit tas de secrets ? (*)

-  Par la suite, elle regretta amèrement ce tutoiement. L’abandon du voussoiement correspondit chez Olivia à la disparition des dernières traces de respect qu’elle lui manifestait encore. Auparavant, elle lui disait : «  Pardon, avez-vous terminé de corriger les écrits des partiels ? »A présent c’était devenu : «  Bon, c’est fini, ces corrections ? »

-  « Soyez économe de votre mépris, il y a beaucoup de nécessiteux » ; Olivia n’avait pas besoin d’obéir au fabuleux précepte de Châteaubriand parce qu’elle regorgeait de mépris. Elle pouvait le distribuer en prodigue, il lui en restait toujours. L’avantage de mépriser consiste à se sentir supérieur à qui l’on méprise.

-  « La bêtise, c’est de conclure », a écrit Flaubert. Cela se vérifiait rarement autant que dans les querelles, où l’on identifiait l’imbécile à son obsession d’avoir le dernier mot.


(*) André Malraux




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Amélie à " La Grande librairie " :

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