" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 12 août 2017

Quelques instantanés de la vie à Liege de 1198 à 1784




Extraits du livre « Abrégé chronologique de l’histoire de Liege jusqu’à l’année 1784 »

- L’an 1198, les premières houilles furent trouvées fur le Mont-Public vers S. Laurent, par un certain Preud’homme Houilleux, natif de Plénevaux & maréchal de son état. Il l’apprit par un vieillard qui lui apparut en habit blanc.

- Les premiers bourguemeftres de Liege furent inftitués l’an 1253, favoir : Henri de Dinant & Jean Germeau, tous deux nobles.




-  Le pont des Arches que Reginard le 50 évêque de Liege, avoit fait bâtir, fut renverfé l’an 1410 par la force des eaux & des glaces & l’an 1445 il fut réparé & coûta trois mille cinq cens florins du Rhin.

- Les religieuses de fainte Claire font venues de France à Liege, environ l’an 1490 & après avoir demeuré quelques années dans l’hôpital fainte Agathe, proche fainte Marguerite, elles ont paffé dans le couvent qu’elles poffèdent aujourd’hui & qui fut bâti avec les aumônes des gens de bien ( ndlr : sans doute à l’emplacement de la rue des Anglais actuelle)

-  Les Sœurs de Hasque ont été admises à Liege l’an 1493

-  Les religieuses du faint Sépulcre font venues à Liege l’an 1496 & ont pris leur demeure sans le couvent des fufdits Bon-enfants derrière la paroiffe de S. Hubert.

- L’an 1565, une femme au faux-bourg des fainte Marguerite enfanta un enfant ayant deux têtes, quatre pieds et quatre mains.

- L’an 1570 fut fait le grand balloir au lieu appelé Hocheporte.




- Gertrude Counotte, veuve du feu Woes de la Vignette, échevin de Liege, fonda l’hôpital proche faint Severin, pour entretenir trente orphelins tant garçons que filles ; cet établiffement fut confirmé par fon alteffe le prince Ferdinand, l’an 1620 .

- La rivière de Meufe fut plus haute que jamais l’an 1643, ce qui caufa de grands dommages à la ville par la ruine du grand pont des Arches & d’autres ponts, avec plufieurs maifons & personnes noyées. Le pont des Arches fut réparé plus beau et plus fort qu’auparavant, et fut achevé l’an 1657.

- Au faubourg fainte Marguerite à Liege, les RR.PP. Mineurs Capucins furent de nouveau établis l’an 1667 à la gloire de Dieu, pour le falut des âmes et la commodité des voifins ; l’églife y fut bâtie par la libéralité et la magnificence de noble illuftre et généreux seigneur meffire Gilles-François, baron de Sarlet, chanoine de la cathédrale de Liege (…)

-  L’an 1677, la rigueur de l’hiver ayant commencé à la Touffaint, glaça tellement la Meufe qu’elle donna le paffage libre sur la glace d’un côté de la ville à l’autre, vers Noël et pendant l’octave des Rois.
Au commencement d’octobre, les remparts du côté où est la citadelle furent achevés & coûtèrent environ 130.000 florins.

- L’an 1679, fe sont formés des factions de mangeurs de tartes aux pommes & des mangeurs de tripes qui ont caufé grasses querelles et beaucoup de crimes.

- En 1620, depuis la Faint André jufqu’en avril de l’année fuivante, l’hiver ne discontinua point & le froid fut si violent que la Meufe fut fermée pendant tout ce temps-là, à tel point qu’on marchait aussi librement sur cet élément glacé que sur le pavé.

- Le 26 octobre parut cette fameuse comète dont les dimenfions effrayantes furent perçues pendant les mois de janvier & févier confécutifs de l’année fuivante.

- Le 4 juin fut fait le bombardement de la ville de Liege par le marquis le Boufflers.

- En 1709, la gelée se fit tellement sentir que la Meufe fut glacée en forte que les charriots paffaient deffus la glace.

- E, 1710, les bourguemftres firent mettre des lanternes par toute la ville pour la commodité du public.

- En 1716, on entreprit d’élargir le quai qui commence de la porte d’Avroy juqu’aux Auguftins.




- En 1717, le 27 juin, le czar Pierre, grand-duc de Mofcovie arriva le midi à Liege.

- L’an 1718, le 25 juin, le magiftrat prit poffession de la nouvelle Maifon-de-Ville.

- 1725. Les pluies ayant été prefque continuelles pendant l’année 1725, la Meufe au commencement de l’an 1726, groffit fi fubitement que beaucoup de perfonnes, le long des eaux , en furent furprises & firent de groffes pertes. Les quartiers bas de la ville, et une partie des églifes qui s’y trouvent, ont été inondées : on fit à ce sujet des chonographes fuivants :







- En 1787, le magiftrat fit démolir la tour de l’églife de faint Nicolas Outre-Meufe et fit rebâtir celle qu’on y voit présentement.

- L’an 1739. L’hiver fut une des plus rudes et des plus longs qu’on eût vu depuis longtemps, ayant commencé à geler dès la mi-octobre. Au commencement de l’an 1740, il s’éleva une fi forte bife que la Meufe fut toute gelée en trois jours & que le 6 mars on pouvait encore traverser la dite rivière au pont des Arches. Le 2 octobre, on ordonna des prières publiques & on fit une proceffion à la cathédrale, à laquelle affista le clergé (…)

- Sur la fin de cette année 1740, les eaux crurent fi rapidement qu’en un peu de temps elle inondèrent une partie de la ville, firent des ravages partout, plufieurs maifons furent renverfées & beaucoup de perfonnes et de beftiaux y perdirent la vie. (…) Tous les ponts de la ville en furent ébranlés et celui d’Amercoeur tomba. On voit à côté de ce pont ce chronografe à ce sujet :




- Le 9 juin 1746 fe fit dans l’églife collégiale de faint Martin en Mont la folennité du jubilé de cinq cens ans de l’inftitution de la fête du très faint Sacrement, accordé par un Bref du pape Benoit XIV, glorieufement régnant.




-  Pendant l’année 1746, les troupes françoifes & autrichiennes ont campé une partie de l’été aux environs de la ville de Liege. Le 11 octobre, bataille de Rocoux gagné fur les alliés par l’armée du roi, commandée par le maréchal de Saxe qui vint voir la ville de Liege le 12 . ( ndlr : il est indiqué dans le texte : bataille de Rocoux. Il s’agit bien de la fameuse bataille de Rocourt)

- En octobre 1751, on a permis de travailler certains jours de fêtes marquées avec obligation d’entendre la meffe.

- le 26 décembre 1755, à quatre heure de l’après-midi, on eut une petite secouffe de tremblement de terre, et le quart avant minuit il fe fit fentir une auftre plus violemment ; ce qui mit le peuple dans une si grande confternation qu’il croyoit être à la fin et il n’eut recours qu’à la prière ; puis un quart d’heure après, il fe fit fentir encore une auftre. Tout le monde fut fur pied et les habitants par paroiffe firent proceffion. (…) Et on laiffa les portes ouvertes pendant neuf jours confécutifs. On avoit ordonné le jeûne général pour remercier le Seigneur de nous avoir préfervés des tremblement de terre & des autres fléaux dont nous sommes menacés.

- Le 23 août 1759, nous avons affuyé deux fecouffes confécutives qui ont été à peu près de la même force que celle de l’an 1756.
Nouvelles fecouffes en janvier, juin et juillet 1760.

- En 1774, on plaça de réverbères dans toutes les rues & places de la ville pour les éclairer pendant les nuits d’hiver.

- le 19 avril 1783, la nommé Jeanne de Rocourt mourut à Jehai près de Hui à l’âge de 109 ans, ayant coftamment joui pendant cette longue carrière d’une bonne santé.

-  L’hiver de 1783 à 1784 a été l’un des plus long & des plus rigoureux que l’on ait jamais éprouvé. Les fortes gelées ont commencé le 10 décembre et ont duré prefque fan intervalle jufqu’au 20 février fuivant. (…) la Meufe fut gelée d’un bord à l’autre, en quelques endroits de fix à fept pieds de profondeur & en d’autres jusqu’au fond du lit. (…)

- Le 27 février 1784, la Meufe fortit de fes bords et a inondé pendant trois jours tous les quartiers bas de la ville & des faubourgs.

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