" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 27 juin 2017

Liège en 1810


Liège vers 1800


                                          Pont d'Avroy en 1815


                                             La Meuse au boulevard de la Sauvenière

                                                                  Liège en 1810

Au lieu de ses 177.000 habitants d’aujourd’hui (en 1910), Liége ne compte alors qu’un bon quart, près de 48.000. Et l’espace bien moins couvert d’habitations.
La ville reste dans ses vieilles murailles ; en dehors de ces murs, de-ci de de-là, une rue ou une rangée de maisons se profile le long du fleuve ou, à travers champs et jardins, l’immédiate banlieue. Ainsi sont les faubourgs de Ste-Marguerite, Ste-Walburge, St-Laurent, St-Gilles, d’Amercoeur, de St-Léonard et de Vivegnis : ils semblent autant de rais partis du noyau central qu’aucune jante ne relie l’un à l’autre.
Un bras de Meuse coule encore là où plus tard s’étalera le boulevard de la Sauvenière. Le pont d’Avroy est encore un pont, Vinâve d’Ile le centre d’une île, et le quartier d’Outremeuse un archipel d’îlots.
Au sud, à l’endroit où s’étend de nos jours la rue Darchis, commence la campagne : tout ce terrain des futurs quartiers du jardin Botanique, Ste-Véronique, Guillemins, Ste-Marie, Laveu, tout ce vaste espace de St-Gilles, ne sont toujours que champs, jardins, prairies, émaillés de quelques habitations champêtres.
Devant l’église des Augustins d’Avroy, la Meuse et son rivage se déploient largement, sans que rien ne permette de penser que le plus luxueux quartier de Liége sortira de ce rivage et de ces flots.
De l’autre côté du fleuve, à peine distingue-t-on, ça et là, une maisonnette de ce qui sera Longdoz, St-Vincent, Vennes et Fétinne. Point d’apparence d’une rue Grétry ni d’un Pont Neuf. Juste le vieux et imposant pont de Arches.
Du côté de Gravioule, derrière l’hôpital de Bavière et de l’église St-Nicolas, ce ne sont que languettes de terrains coupés de petits cours d’eau, puis la campagne.
(…)
Les ruines de l’antique cathédrale Saint-Lambert continuent de donner un spectacle de désolation. Ces ruines restent une carrière où l’on vient se procurer des pierres pour les casernes, la prison St-Léonard, etc.
( …)


                     Extrait d’un article de la «Gazette de Liége » du 9 janvier 1910

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