" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 11 mars 2017

Rues féminines de Liège



A Liège, il n’existe pas ( encore) de rue portant le nom de Marie Delcourt (une lacune qu’il conviendrait de combler …)
Marie Delcourt est née à Ixelles le 18 novembre 1891 et est décédée à Liège le 11 février 1979. Elle était philologue classique, helléniste, historienne et professeur à l’université de Liège. On retiendra également d’elle son fameux livre de cuisine succulent, éclairé et humoristique. ( voir en bonus )


Sauf erreur de ma part, il n’existe à Liège que 10 rues portant le nom de femmes. Je vous épargnerai mes commentaires qui seraient sans doute, d’ailleurs, les mêmes que les vôtres … Juste cette affiche parue dans «  Le Soir » le jeudi 9 mars 2017.



Cet article ( en construction) est composé de trois parties : les rues portant le nom de femmes, les rues des saintes, les rues de congrégations religieuses et de métiers.

1. Les rues portant le nom de femmes :






- « Brenu ( place Henriette ) : dans la rue Gretry à la hauteur de la rue Edouard Remouchamps, dans le nouveau complexe commercial du Longdoz.
Née à Liège en 1900, Henriette Brenu, fille de Baptiste Jean et de Lambertine Nossent, fut pendant plus de 70 ans l’artiste liégeoise lyrique du théâtre dialectal liégeois la plus appréciée. Elle sut représenter le petit peuple avec son côté sympathique et frondeur mais également avec sa facette «  cœur sur la main », qui caractérise si bien l’esprit liégeois. Son personnage «  Titine Badjawe » reste encore dans nos mémoires, malgré sa disparition en 1994 ».



-  « Chanmurly ( clos ) : Nouvelle voirie située dans le lotissement implanté entre le boulevard Kleyer et la place du Batty (Cointe)
A cet endroit se trouvait le couvent des Filles de la Croix qui a abrité, jadis, un home pour jeunes filles placées par le juge. Le nom reprend les premières syllabes des trois prénoms des pensionnaires Chantal, Muriel et Lily, une autre version propose que cette appellation provient des trois assistantes sociales ».






- «  Counotte ( rue Gertrude) : de la rue Bas-Rhieux à la rue Naniot ( quartier Sainte-Marguerite )
Une des petites artères formant l’entrelacement du bas de la rue Naniot. La rue Counotte, parallèle à la rue de Hesbaye, permet aux véhicules – pas trop larges- d’aller de la rue Bas-Rhieux vers Naniot. La rue date de la fin du XIX è siècle et fut dédiée à Gertrude Counotte (1550-1625) qui fut une bienfaitrice des hospices civils sous les épiscopats de Ferdinand et Maximilien de Bavière ».

-«  Dejardin (rue Lucie ) : cadran ( centre)
Cette femme a milité toute sa vie pour les droits de l’homme. Née à Grivegnée en 1875 d’une mère hiercheuse de fond et d’un père mineur également. Militante socialiste de la première heure, adepte de la libre-pensée, elle va gravir les échelons de la hiérarchie du P.O.B. ( Parti ouvrier Belge, ancêtre du P.S. ). Elle fut la première femme-députée à entrer au Parlement grâce au suffrage universel. Elle mourut à Liège en 1945. Quant à sa rue, il faut chercher sur les plans prévisionnels quelque part du côté du Cadran.







- « Derache ( rue Louise ) : de la rue Justin Lenders au Thiers de la Chartreuse ( Robermont )
Nous nous trouvons ici dans une association de noms de rues particulièrement émouvante. En effet, Louise Derache fit partie de la Résistance pendant la première guerre mondiale et c’est en compagnie de Justin Lenders ( voir à ce nom ) qu’elle fut abattue par les Allemands. Il faut également se souvenir d’elle comme de la première femme fusillée à Liège ».





 -  « Grandprez ( rue Elise ) : de la rue Joseph Dejardin au Thier-de-la-Chartreuse ( Robermont )
Ce fut une magnifique décision que le Conseil Communal de la Ville de Liège prit de nommer plusieurs rues du quartier en mémoire des résistants de la grande guerre. Fait encore plus remarquable ici, il s’agit d’une rue dédiée à une femme. Née en 1868, à Stavelot, Elise Grandprez fut fusillée avec son frère, en 1917. A l’époque, elle fut admirée de tous y compris des Allemands ».




-  « Jehotte ( rue Louise ) : de la rue du Calvaire à la rue Burenville ( Burenville)
Cette artère fut créée en 1877 et porta le nom de rue du Travail. Après la fusion de communes, elle fut dédiée à Louise Jehotte ( milieu du XX ème siècle ), jeune fille du quartier, qui fit preuve d’un dévouement tout particulier en élevant ses jeunes frères et sœur. ( Voir également à Guillaume Marie ) ».




-  « Poldine (parc ) : créé le 03.11.2004. Petit parc situé au coin des rues Charles Gothier et Léopold Harzé )
Léopldine Artus est née à Liège en 1902 et y est décédée le 10 août 1984. «  Poldine », personnage populaire liégeois était vendeuse ambulante de fruits et légumes ; son petit marché ambulant a occupé durant plus de 50 ans l’emplacement au pied de la rue Saint-Gilles à l’angle de la rue Sur-la-Fontaine ».



-  «  Reine-Elisabeth ( avenue) : de l’avenue du Luxembourg au boulevard Emile de Laveleye ( Vennes )
D’abord baptisée avenue de l’Allemagne, son nom subit le même sort que la rue de Berlin : au lendemain de la guerre 14-18, on la débaptisa pour l’appeler avenue Reine-Elisabeth qui était la femme du vaillant roi Albert I er. Ce fut autant pour ses qualités de reine que de femme dont le zèle et le courage ont soutenu les soldats pendant les quatre années de la guerre que la Ville de Liège a voulu lui rendre hommage. La reine est née en 1876. Musicienne, elle créa le fameux concours Eugène Ysaye qui aujourd’hui porte le nom de «  concours Reine Elisabeth «  et est parmi les plus prestigieux au monde » .



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- « Maghin (rue) : de la place des Déportés à la rue Vivegnis ( Saint-Léonard)

C’est en 1879 que la nouvelle artère fut baptisée du nom de Maghin, prénom féminin qui fut à la mode jadis, à Liège.





2. Les saintes





- Sainte-Aldegonde (rue) : de la place Saint-Denis à la rue Cathédrale.
 Aldegonde vivait dans le Hainaut vers l’an 630. Appartenant à la plus haute noblesse, elle partagea tous ses biens entre ses frères les pauvres

-  Sainte-Barbe (rue) et ( quai) : du quai Sainte-Barbe à la jonction de la rue Gravioule et de la rue des Tanneurs ( Saint-Pholien).
Martyre du début du III è siècle, sainte Barbe devint dès 1698 la protectrice de l’hospice pour les mendiants et le vagabonds de la Ville de Liège.




Sainte-Catherine ( rue) de la rue du Stalon à la rue Léopold.
Sainte Marguerite aurait vécu au III è siècle ; élevée dans la foi chrétienne, elle refusa de devenir l’épouse de Maxime, prêtre d’un temple de Diane. Emprisonnée puis soumise à la torture, elle subit le martyre sans souffrance et en souriant. Elle mourut en 275.


Sainte-Julienne ( rue) : part du pied de la côte de Robermont jusqu’à la rue des Maraîchers ( Cornillon-Amercoeur).
Sainte Julienne est une religieuse mondialement connu, née à Retinne en 1193. Elle prit le voile pour se consacrer à Dieu et surtout pour mener un long combat en faveur de la «  Fête-Dieu ».




- Sainte-Marguerite (rue) : de la rue Saint-Séverin à la rue Eugène Houdret.

Sainte Marguerite aurait vécu au III è siècle ; élevée dans la foi chrétienne, elle refusa d’épouser Maxime, prêtre d’un temple de Diane. Emprisonnée puis soumise à la torture, elle subit le martyre sans souffrance et en souriant. Elle mourut en 275.
( article en construction …)





- Sainte-Marie ( rue) : du boulevard d’Avroy à la rue Louvrex.
Sainte Marie est la mère de Jésus.



- Sainte-Véronique ( rue et place) : du boulevard d’Avroy à la place Sainte-Véronique
Véronique est cette femme juive qui, selon l’Evangile, essuya le visage de Jésus montant le Golgotha.



Sainte-Walburge ( rue, montagne et place) :  de la Montagne Sainte-Walburge et de la rue des Glacis à la rue des Quatorze Verges.
Sainte Walburge était la nièce de saint Boniface (675-754). Elle fonda, en Bavière, un monastère bénédictin.






3. Les métiers et les congrégations religieuses

A / Les métiers













- « Boteresses (rue des) : du boulevard Sainte-Beuve à la rue du Calvaire (Burtonville)
(…) Une boteresse, en français une hotteuse,  est celle qui loue son dos pour transporter tout ce qui peut trouver place dans sa hotte (…) ».






- «  Hiercheuses (rue des) : du boulevard Sainte-Beuve à la rue Saint-Nicolas (Burtonville)
(…) Une hiercheuse  était la personne qui poussait les berlines dans les mines. Le plus souvent, ce travail était réservé aux femmes et aux enfants ».






-«  Hotteuses ( rue des) : de la rue Emile Vandevelde à la rue de l’Espérance ( Glain-haut)
Le vocable hotteuse est l’équivalent francisé de boterèsse, ces dames qui transportaient dans leur hotte tout ce qui était transportable (…) ».



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B / Les congrégations religieuses



                                                     Les Bénédictines de Liège  en décembre 1914




-  « Bénédictines (rue des) : de la rue Saint-Gilles au boulevard d’Avroy (Avroy)
L’ordre bénédictin fut fondé en 529 ; la règle de saint Benoit est axée sur la louange de Dieu. Les Bénédictines s’installèrent à Liège en 1637 et l’église actuelle est toujours celle qui fut construite à cette époque ». ( voir en bonus)



- «  Carmes ( rue et place des) : de la place du Vingt-Août à la rue des Clarisses ( Chiroux).
L’ordre des Carmes fut fondé en Palestine, sur le mont Carmel, au XIII è siècle ; la règle très sévère fut à différentes reprises réformée (…) ».

Note :
L'Ordre du Carmel est un ordre religieux catholique contemplatif. Ses membres sont appelés Carmes (pour les hommes) et Carmélites (pour les femmes).




Il existe à Liège un lieu-dit, Bois des Carmélites, situé entre la Citadelle et la place Saint-Léonard




-«  Célestines ( rue des) : de la rue de la Casquette à la rue du Pot -d’Or (Pont d’Avroy)
Les Annonciades Célestes (fondées en 1601) étaient un ordre féminin dont les membres voulaient «  imiter la vie cachée de la Sainte Vierge ».




- «  Clarisses ( rue des) : de la place des Carmes à l’avenue Maurice Destenay (Chiroux)
Les Clarisses forment un ordre contemplatif – fondé par Sainte Claire en 1212- sur le modèle de la règle franciscaine ».





- « Ursulines (impasse des ) : au pied de la Montagne-de-Bueren (Hors-Château)

Les ursulines sont à l’origine des plus anciennes institutions d’enseignement dans le pays de Liège (…) ».



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Source : «  Rues de Liège » de Yannik Delairesse et Michel Elsdorf avec la collaboration de : Francis Brose, Jean-Pierre Demeuse, Alain Lecocq, André Lecocq, Jean –Louis Lejaxhe, Jean Rommes et Robert Ruwet.

Merci à eux !

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En bonus :

- Le livre de cuisine de Marie Delcourt :



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