" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 25 février 2017

Jean Giono : " L'homme qui plantait des arbres "


Lors d’une promenade en Haute-Provence, Jean Giono rencontre un berger, Elzéard Bouffier, 55ans, qui plante des milliers de glands sur cette terre aride et désolée. Au cours des années, ces fruits plantés sont devenus de grands chênes, une forêt.

Une splendeur de lecture ! Et un bel exemple d’écologie avant la lettre !


Vous pouvez lire ce texte en pdf, ici :
http://permaculteur.free.fr/ressources/Giono-arbres.pdf


Extraits :

- Les plus solides qualités craquent sous cette perpétuelle douche écossaise. Les femmes mijotent des rancoeurs. Il y a concurrence sur tout, aussi bien dans la vente du charbon que pour le banc à l’église, pour les vertus qui se combattent entre elles, pour les vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, sans repos. Par là-dessus, le vent également sans repos irrite les nerfs. Il y a des épidémies de suicides et  de nombreux cas de folies, presque toujours meurtrières.

-  Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille étaient sortis. Sur les vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu’il y a de possible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n’y avait rien auparavant.

°°°°°°°°°°°°°°°°°
Une petite anecdote à propos de ce livre. Je regardais ce jeudi un débat politique dont la vedette était Jean-Luc Mélanchon. Un invité surprise parla de cette nouvelle de Giono. Mélanchon répondit : «  Beau texte, en effet, et je le connais. Cependant, ce berger a planté tous ces arbres durant les deux guerres, celle de 14 et celle de 40. .Or j’estime qu’il y a autre chose à faire que de planter des arbres quand les Allemands occupent le pays. Il convient de prendre les armes et de tuer l’ennemi. »

Voici un raisonnement assez odieux et imbécile, monsieur Mélanchon. ( et comme dirait Georges Brassens : «  Sauf le respect que je vous dois … »).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire