" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 13 janvier 2017

Amélie Nothomb : " Mercure "



Le capitaine Loncours, un ex marin, a hébergé voici 5 ans, Hazel, une jeune femme de 23 ans. Elle est la rescapée d’un bombardement survenu quelque part en France en 1918  et au cours duquel les parents de la jeune femme ont perdu la vie. Loncours et Hazel habitent une demeure sans fenêtre et sans miroir, perdue sur une île. Pourquoi sans miroir ? Hazel sait qu’elle est atrocement défigurée et le capitaine veut la préserver de la folie. Françoise, une infirmière, passe tous les jours pour soigner et s’occuper de Hazel. Une amitié va se créer … Et nous allons connaître la vraie vérité.

Une des particularités de ce roman est qu’il comporte deux fins. Une autre est que, (mais ça nous le savions déjà), mine de rien, Amélie a, de la nature humaine, une vision bien particulière, qui nous glace le sang . Une autre particularité c’est que ce roman est, non seulement immoral, mais également amoral. C’est tout dire !


Extraits :


- J’aime que vous vous appeliez Françoise. Cela vous va à merveille : c’est beau et c’est sérieux.

-  Je vais vous dire, moi, ce qui a changé. Il y a trente ans, vous étiez un homme mûr et lucide, capable de voir qu’Adèle ne vous aimait pas. A présent vous êtes un vieillard gâteux, persuadé, comme tous les vieux dégoûtants, d’être plébiscité par les jeunes filles. Ce que vous nommez rédemption s’appelle sénilité.

-  Pour la plupart des gens, aimer est un détail de l’existence, au même titre que le sport, les vacances, les spectacles. L’amour a intérêt à être pratique, à cadrer avec la vie sure l’on s’est choisie. Pour l’homme, c’est la carrière dont tout dépend ; pour la femme, ce sont les enfants. Dans une telle perspective, l’amour ne peut être qu’une passade, une maladie dont la brièveté est souhaitable.


-  Ce paradis, oui : j’ai tout ce que je veux, ce qui est déjà bien, et j’échappe à tout ce qui me déplaît, ce qui est encore mieux.

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