" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 29 octobre 2016

Georges Simenon : " La fenêtre des Rouet "



Mademoiselle Dominique (40 ans) est la fille d’un général. Jadis, son fiancé, un certain Jacques, militaire également, a reçu une balle mortelle en plein front, sur le front d’un champ de bataille ( gag !). Elle habite la maison familiale, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris VIII ème. Elle vit chichement, loue un deux pièces à un couple de jeunes, Lina, 22 ans, et Albert. En face de sa fenêtre habitent les Rouet : Antoinette et son mari monsieur Rouet, qui est en mauvaise santé ; à l’étage, les beaux-parents d’Antoinette (on ne s’aime guère, pour rester pudique). Dans la mansarde, la vieille Augustine. Le roman raconte la vie de tout ce petit monde, pleine de drames, de mesquineries, de méchancetés… C’est aussi un de ces romans qui décrit, avec excellence, la grande solitude …

A signaler les cinq dernières pages qui racontent le long suicide d’Antoinette.

Si vous êtes également voyeurs, ce livre du prodigieux Simenon devrait vous plaire …


Extraits :


- (…) Dominique, qui marchait à pas pressés le long des étalages, comme n’importe quelle femme qui va n’importe où, en remuant les lèvres, dans la solitude de la foule.

- Elle s’était habituée à n’avoir pas faim. On assure que l’estomac s’accoutume, devient tout petit : elle doit avoir un estomac minuscule, un rien lui suffit.

- « - On n’aime réellement les enfants que quand on en a soi-même. Le reste, croyez-moi, ce sont des simagrées. «

- Sous n’importe quelle robe on la sentait nue, la chair dardée.

- Etait-ce cela la vie ? Un peu d’enfance inconsciente, une brève adolescence, puis le vide, un enchevêtrement de soucis, de tracas, de menus soins et déjà, à quarante ans, le sentiment de la vieillesse, d’une pente à descendre sans joie ?

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