" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 21 août 2016

Amélie Nothomb : " Riquet à la houppe "



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Tête d'oriental avec oiseau de paradis ( Rembrandt)


Déodat est un jeune garçon au physique plus que très ingrat, n’ayons pas peur des mots : repoussant. Ce gamin bossu est cependant extrêmement précoce et intelligent. Il est le fils unique d’une famille parisienne.
Trémière, elle, est sublimement belle mais on la dit assez stupide, en tout cas, ya pas de la lumière à tous les étages. Elle est principalement élevée par sa grand-mère à Fontainebleau ( note : pas dans le quartier Sainte-Marguerite à Liège mais bien en région parisienne).
Dans son dernier roman, «  Riquet à la houppe », inspiré par le conte de Perrault, Amélie Nothomb va faire en sorte que ces deux-là se rencontrent …
En outre, on y parle également énormément d’oiseaux mais aussi du champagne et de tournures nipponnes…

On ne le dira jamais assez : Amélie a un genre et un style bien à elle, une marque de fabrique, un copyright d’écriture. C’est bien simple, elle est ( comme on dit aux jours d’aujourd’hui) : JUSTE inégalable !

Se lit avec délectation !
( et / ou )
 Si vous voulez passer un bon moment, lisez ce dernier Nothomb !


Extraits :

-  Il fallait seulement qu’il apprenne à vivre comme les oiseaux vivent, pas avec les humains, mais parallèlement à eux, à quelques mètres d’eux. Même quand un moineau mangeait dans la main d’un homme, il demeurait entre ces deux règnes une distance infranchissable : ce qui sépare une espèce qui voile et celle qui rampe.

-  Voilà comment il théorisa son constat : si la caractéristique masculine était la vulgarité, la caractéristique féminine était l’insatisfaction. Bien sûr, ce n’était pas si simple, il pouvait y avoir de l’insatisfaction chez les hommes et  de la vulgarité chez les femmes. Il n’en demeurait pas moins qu’il s’agissait bien d’une tendance

- Souvent femme varie, bien fol est qui s’y fie, dit-il.

- Il l’avait d’ailleurs oublié : rien de tel que la médiocrité pour penser du bien de soi.

- Dieu chérit son bien aimé en le faisant dormir, dit la grand-mère qui connaissait les Psaumes.

- «  En amour, il y en a toujours un qui souffre et l’autre qui s’ennuie », disait l’adage.

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D’une interview d’Amélie dans le journal «  Le Soir » : «  Quand je me vois dans un miroir, c’est toujours épouvantable mais j’ai fini par assimiler l’idée que les autres ne me voyaient pas comme ça. »

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