" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 26 juin 2016

Christine Aventin : " Le coeur en poche "




                                                        Dédicace de Christine Aventin sur l'exemplaire de son roman " Le coeur en poche "  à la bibliothèque des Chiroux



Alexandra, quinze ans, vit à Paris avec sa mère, Véronique. Veronique exerce le plus vieux métier du monde. Malheureusement, elle se fait trucider par un client. Seule au monde et pour éviter le placement dans une institution,  Alexandra est hébergée chez sa tante et son oncle en Bretagne. Elle fugue et se réfugie chez Laurence, une amie de sa mère qui exerce le même métier. Notre gamine finit par retrouver son père qu’elle ne connaît pas et qui en a encore pour deux ans de prison. Autant dire que cela ne va pas être jojo …

Un roman retentissant à l’époque ( en 1988) pour cette jeune lycéenne liégeoise. Elle ne s’en tire effectivement pas mal.


Extraits :


*  Je savais que je n’étais au fond qu’une petite catin, qui ne demandait que ça.

* Je considérais les curés comme des planqués. Faites ceci, ne faites pas cela. C’était trop facile de dicter aux gens comment ils devaient vivre : supporter tous les coups, pardonner à ceux qui nous ont fait du mal : foutre la paix aux autres.

* Dieu avait un avantage : il n’était pas rancunier.

* ( le gros curé raciste qui n’aimait pas les arabes) Dans un train :
    La tête de l’Arabe reparut derrière la porte vitrée. (…)
    - «  Toi, excuser nous. Nous vouloir asseoir, femme fatiguée. Attendre bébé, elle pas pouvoir rester debout ».
   - « Non, ce compartiment est réservé, va voir de l’autre côté. »
    C’est le gros curé qui venait de parler.
    -  «  Mais moi, je n’attends personne », dis-je. «  Ils peuvent prendre place à côté de moi et si vous attendez d’autres personnes, j’irai dans le couloir »
    - « Non, mon enfant, tu es très aimable, mais nous sommes dans un compartiment de première classe et ces gens n’ont certainement qu’un billet à tarif réduit. N’est-ce pas ? Montre-moi ton billet.
L’Arabe sortit les deux tickets de sa poche avant de les tendre au prélat.
   - «  J’avais raison, regarde », annonça-t-il en me les montant
   - «  Quelle importance ? Moi non plus je n’ai pas de billet de première classe. »
J’ignorais que les trains étaient racistes et sectaires.
   - «  Toi, tu as besoin de réconfort. Je veux bien payer le supplément de prix à ta place »


*  Pas si conne.  Et puis je me demande si je ne vais m’y mettre à l’aimer vraiment. Ne dit-on pas que nous faisons les meilleurs épouses, nous les catins.

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Interview en 1988 de Christine Aventin :

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