" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 7 mai 2016

Georges Simenon : " Les fantômes du chapelier "





Dans la ville de La Rochelle, un sérial killer ( avant la lettre) étrangle toute une série de dames qui ont un point commun entre elles. Dès le début, nous connaissons le meurtrier : Léon Labbé, chapelier de son état. Son voisin, le tailleur Kachoudas, est au courant des activités funestes de notre tueur. Donc, Labbé sait que Kachoudas sait ( fallait que je la place, celle-là). En prime, Mathilde, l’épouse en très mauvaise santé de notre (bon)homme, ainsi que Louise, la servante se feront également occire. Tout le monde y passe, y compris Berthe …
Signalons un leitmotiv lors de la description des personnages ( une expression qui d’ailleurs revient souvent dans les romans de Simenon) - pour faire court - : «  C’était un pauvre type ! «  - «  C’était un imbécile ! » - «  Un solennel imbécile ! – «  C’était un raté ! ».
Fantastique description des personnages, signée, je vous le donne en mille : Georges Simenon.


Extraits :
*    «  - La vie n’est pas drôle ! »
      «  - Pourquoi serait-elle drôle ? »


*  Il était petit, malingre. Il serait mauvais et il le savait ; il le savait si bien qu’il évitait de se tenir près des autres. C’était une odeur qui n’appartenait qu’à lui et aux siens, qu’on aurait appeler l’odeur Kachoudas, mélange d’ail de leur cuisine et du suint des étoffes. Ici, on ne disait rien, on feignait poliment de ne pas le remarquer mais, à l’école, des filles, moins discrètes, protestaient lorsqu’elles étaient placées à côté des gamines Kachoudas.

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Claude Chabrol en a tiré un film :

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