" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 19 mars 2016

Laurent Demoulin et Jean-Marie Klinkenberg : " Petites Mythologies Liégeoises "



Jadis (en 2009), Jean-Marie Klinkenberg nous avait déjà causé de mythologies. De « petites mythologies belges ». C’était bien. Même très bien. Mais, chez nous, à Liège, plus d’un étaient restés sur leur faim…  Belge, dites-vous ? Qu’est qu’un Liègeois a bien à voir avec un Belge ? Un Bruxellois ?, un Carolo ? ; pire : un Brugeois ou un Ostendu ? ( j’rigole, lol !). Bref, nous étions restés  quelque peu a quia …
Or donc, en mars ‘ 16, apparut en nos librairies : «  Petites mythologies liégeoises », signés Klinkenberg / Demoulin.
 Alleluia ! Non, plutôt : oufti !

De la belle ouvrage, mazette !

Voici en vitesse et en vrac quelques thèmes abordés.
La beauté et la laideur de Liège, sa couleur, ses noms de rue – le vélo à Liège, le Liège inversé, le Liège sous l’eau – les crottes de chien, les péripatéticiennes, les marchands de vieux fer – les bus dont le mythique n° 4, le Tchantchès d’aujourd’hui -  les filles – Liège musicienne et poètesse et sportive et culinaire- un ( long) chapitre sur Verviers ( les magneux d’pèlote) – Standard vs Anderlecht  -Jupiler vs Stella – la foire d’octobre – oufti ! – les quartiers – paradoxe liégeois, …

Se lit avec un sourire permanant sur le visage (ce qui plutôt bon signe) . Le tout ponctué ça et là de rires francs et sonores (c’est en bonus).
Un de ces bouquins «  mythiques »,(relativement nombreux ), que tout «  bon » Liégeois se doit de posséder en sa bibliothèque …


Toutefois, j’ai relevé (au moins)  trois erreurs (qui donc ne sont pas juss’ ) :
1. Page 56 ( à propos des vainqueurs de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège)  Aucun Liégeois , sinon de loin en loin, mais c’est tant mieux :
  Note : le Liégeois Joseph Bruyère a remporté Liège-Bastogne-Liège en 1978 et en 1978.
2. Page 129 : A Cointe, une autre tour jouxte la seconde basilique de Liège
   Note : tout «  vrai «  Liégeois sait très bien qu’il n’y a qu’une seule basilique en cité ardente : Saint-Martin.
3. Page 129 : ( à propos de la tour de la basilique Saint-Martin)    Il faut les exceptionnelles journées du patrimoine pour que de hardis Wallons gravissent les escaliers en bois du clocher.
  Note : cela fait vingt ans que, outre effectivement lors des journées du patrimoine, le public peut visiter – gratuitement ! - la basilique Saint-Martin et sa tour, tous les jours des mois de juillet et août, de 14 à 17 heures, sauf le lundi. En sus, les escaliers sont d’abord en pierre, puis en métal et enfin en bois.
Dont acte !



Extraits :


- Qui m’a raconté cette histoire ? Durant la part la plus sombre du Moyen Âge, une potence sévère se dressait au beau milieu d’un pont de Liège. Il s’agissait d’une sorte de tour en bois que le condamné devait gravir les yeux bandés. Là-haut, le bourreau lui ôtait son bandeau puis le poussait sans ménagement, de sorte que le malheureux tombait dans la Meuse. La légende veut qu’une condamnée à mort, au moment où le bandeau lui fit brutalement retiré, découvrant Liège d’un point de vue qu’elle ne soupçonnait guère – Liège vue d’en haut, Liège traversée par le fleuve, Liège entre ciel et eaux – fut saisie par une émotion esthétique si violente qu’elle en oublia son sort. Happée tout entière par le moment présent et par une perspective inouïe, bouleversée, haletante, debout au bord du vide au sommet de la potence comme à celui de sa vie même, elle s’écria, juste avant que le bourreau ne la précipite dans la mort : «  Quelle belle ville ! »

-   (…)  Pourquoi se perd-on toujours dans les rues de Grivegnée ? Qui était Sainte-Walburge ? A-t-on le droit d’appeler sa fille Walburge ? Et Barbe ? Et Aldegonde ? Ne devrait-on pas encourager le retour de ces vieux prénoms bien de chez nous ? Pourquoi la petite artère qui porte le beau nom d’Espérance est-elle une impasse ? Et l’impasse de l’Avenir, c’est pour rire ? Les rues du Gros-Gland et des Quatorze Verges, un cadeau aux plus fins plaisantins ? Liège doit-elle son nom à la rivière Légia qui la traversait jadis à l’air libre ou la Légia à Liège ? (…)

-  Aimez-vous le quartier Sainte-Marguerite ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout ?

-  Il ne s’agit pas de se vanter d’être capable de rire de soi-même en avouant ses défauts pour qu’ils soient pleinement pardonnés, mais de se montrer fier de particularités plus ou moins ridicules et/ou de ridiculiser ce dont on pourrait être vraiment fier. Ou une autre dialectique du même type …


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En bonus, illustrations


                                                   le très mythique bus 4


















3 commentaires:

  1. On a envie de lire ce petit livre original et bien écrit.
    Une petite perle liégeoise.
    Merci Jean de nous l'avoir fait connaître.

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  2. Je suis persuadé que tu vas adorer, Joseph. Sans compter qu'un des co-auteurs t'est particulièrement proche. Bonne lecture, l'homme al clignette !

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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