" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 24 février 2016

Romain Gary : " Gros-Câlin "




Monsieur Michel Cousin, célibataire parisien, travaille dans une boite de statistique. Il est amoureux de Melle Dreyfus, originaire de la Guyane mais cela ne semble pas être réciproque. Monsieur Cousin fait l’acquisition d’un python. Cet animal se nourrit exclusivement d’être vivants : souris, mulots, petits lapins, etc… Notre homme se procure une souris blanche mais n’a pas le cœur à l’offrir à Gros-Câlin,  son nouveau compagnon. Il adopte donc également cette Blandine. S’ensuivent quelques anecdotes dont une particulièrement piquante. Mais, tout comme il est socialement peu recommandé de vivre avec chez soi un python et une souris, le lecteur se rend compte que Cousin à lui également de grosses difficultés d’ordre social.

Aurais-je trop espéré de ce roman ( qui n’est pas si drôle que cela) ? Toujours est-il que, perso, je reste un peu sur ma faim …


Le 2 décembre 1980, Romain Gary, alias Emile Ajar, se suicide à l’âge de 66 ans.
« En 1978, lors d'un entretien avec la journaliste Caroline Monne, lorsque celle-ci lui pose la question : « Vieillir ? », Romain Gary répond : « Catastrophe. Mais ça ne m'arrivera pas. Jamais. J'imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir, j'ai fait un pacte avec ce monsieur là-haut, vous connaissez ? J'ai fait un pacte avec lui aux termes duquel je ne vieillirai jamais » ( source Wikipédia ) 



Extraits :


-  C’est un homme avec personne dedans.

- Ce qui me bouleverse chez les souris, c’est leur côté inexprimable. Elles ont une peur atroce du monde immense qui les entoure et deux yeux pas plus gros que des têtes dépingles pour l’exprimer.

- Beaucoup de gens se sentent mal dans leur peau parce que ce n’est pas la leur.

- Je me suis toujours demandé pourquoi le printemps se manifestait seulement dans la nature et jamais chez nous. Ce serait merveilleux si on pouvait donner naissance vers avril-mai à quelque chose de proprement dit.

- Moins on existe et plus on est de trop.


- Dès que je m’approche du néant, je deviens en excédent.

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