" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 29 janvier 2016

Paul Heusy : " Gens des rues "




                                          Paul Heusy


 Né à Verviers le 10 décembre 1834, fils d’un négociant de la ville, Alfred Guinotte obtint le diplôme de docteur en droit avec grande distinction à l’Université de Liège en octobre 1856. Inscrit au barreau de Liège, il ne tarda pas à consacrer ses loisirs d’avocat à la littérature, au journalisme et au combat social.  Il publie toute une série de nouvelles, des chroniques politiques dans La Revue Trimestrielle, dans la revue liégeoise La Belgique Contemporaine. Il plaide  la cause des ouvriers à Verviers. Il apparaît comme un défenseur exemplaire des opprimés, des chétifs, des faméliques, des malchanceux, des déshérités de toute espèce – «  mes amis les pauvres diables » - dira-t-il un jour. En 1874, à Morlanwetz, chez l’ingénieur Julien Weiler, familier de son frère Lucien Guinotte, directeur des charbonnages réunis de Mariemont et Bas-Coup, il rencontre sa future épouse Laure le Hardy de Beaulieu, née en 1844 au château d’Aywiers. Le mariage a lieu en 1875 et c’est cette année-là, alors qu’Alfred Guinotte était attaché, comme avocat-conseil, à une firme industrielle  qu’il choisit un nom de plume – ce joli pseudonyme de Heusy, emprunté à la toponymie de la région verviétoise-.
En 1876, résolu à faire œuvre littéraire autrement qu’en amateur, il s’installe à Paris avec sa famille.
En 1878, il publie les quatre nouvelles et de deux récits intitulés :  « Un coin de la vie de misère ».
La presse parisienne lui assura un gagne-pain ; mais comme ses éditeurs, elle laissa sans suite ses démarches de conteur en quête de public.

En juillet 1883, il part avec sa famille en Floride, pour se consacrer à la culture de l’oranger – un fiasco – et revient en décembre 1886, à Bruxelles, avant d’aller s’installer à Argenteuil. Des États-Unis, il envoyait au Radical des Lettres floridiennes, études sur les mœurs américaines. En janvier 1887, il réintègre le Radical, poste qu’il conserve jusqu’en 1908. Pour ce journal, il donne plus de deux-cent-trente récits. Encore critique d’art, chroniqueur littéraire et judiciaire, il suit diverses affaires (notamment le procès de Camille Lemonnier, en 1888). En 1908, il part s’installer dans le Minnesota, envoyant divers articles à des journaux parisiens, mais la nostalgie le guette e til regagne Paris en 1913.
En 1914, à quatre-vingt ans, il reprit du service dans les salles de rédaction, en remplacement des confrères envoyés sur le front. Il mourut le 22 novembre 1915 du cancer de la bouche ( le cancer des fumeurs). Le jour de son enterrement, le 25 novembre, un horrible froid régnait et il neigeait. Peu de monde escorta son cercueil jusqu’au cimetière
C’est en 1994 que l’Académie de Belgique publiera pour la première fois « Gens des rues », essai que Paul Heusy tenta, sans succès, de jamais faire éditer. »

                                                    Extrait de la préface signée  Paul Delsemme


Trente-trois courts récits dont les acteurs sont des pauvres, des démunis, des plus que misérables ou des ceuses qui n’ont pas eu de chance dans la vie. Toutes ces tranches de vie se déroulent à Paris ou dans la région parisienne, sans doute à la fin du 19 ème siècle.

 Des perles, des pépites dans le genre.


Perso, je pointerai tout particulièrement : Laurent, le tondeur de chiens – La malle – Sa fille – Le lapin – Madame Marion, marchande de journaux – Comment on fabrique un mendiant – La mère Robert – Un ménage de chiffonniers – La vigne de Rissagou – Une expulsion d’un logis – La Duchemin de Spa – Une représentation de saltimbanques au village – Madeleine du café du Portugal – Une rafle – La fin de Henri Legrand – Le petit marchand d’ail – L’homme et le chien – Le broyeur de salsepareille.

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