" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 11 janvier 2016

Edouard Louis : " En finir avec Eddy Bellegueule "





« Un roman de genre autobiographique «.
Un tout jeune homme, Eddy (diminutif d’Edouard) Bellegueule, habite dans un village de Picardie ( France) . Il est un des cinq enfants d’une famille qui fait partie de ce qu’on appelle «  le quart-monde » ou tout comme ; le père Jacky, la mère Brigitte, ses frères Vincent et Rudy , ses sœurs Vanessa et une autre dont le prénom, sauf erreur, n’est pas cité.
Eddy est un peu «  spécial », un peu androgyne, un peu homo, quoi. Il n’aime pas le foot, ni se saouler avec ses copains, il n’a aucune petite amie. Il bien essayé avec Laura et Sabrina mais ça na pas collé . Au collège, dans le village, on le traite de pédé, pédale, lopette etc… Son père, sa mère désespèrent de lui … Heureusement, il y a les cours de théâtre qui lui permettront de se révéler.

Un sacré chouette bouquin dans le genre.
Chapeau bas, monsieur Edouard Louis (né en 1992) !


Extraits :


-  Tout se passe comme si, dans le village, les femmes faisaient des enfants pour devenir des femmes, sinon elles n’en sont pas vraiment. Elles sont considérées comme des lesbiennes, des frigides. Les autres femmes s’interrogent à la sortie de l’école. L’autre, elle a toujours pas fait de gosse, à son âge, c’est qu’elle n’est pas normale. Ca doit être une gouinasse. Ou une frigide, une mal-baisée.
Plus tard je comprendrai que, ailleurs, une femme accomplie est une femme qui s’occupe d’elle, d’elle-même, de sa carrière, qui ne fait pas d’enfants trop vite, trop jeune. Elle a même parfois le droit d’être lesbienne le temps de l’adolescence, pas trop longtemps mais quelques semaines, quelques jours, simplement pour s’amuser.

-  Elle me racontait  qu’elle avait eu une subite envie d’aller aux toilettes. Je pensais que j’étais constipée, ça me faisait mal au ventre comme quand je suis constipée. J’ai couru jusque dans les chiottes, et c’est là que j’ai entendu le bruit, le plouf. Quand j’ai regardé, j’ai vu le gosse, alors je savais pas quoi faire, j’ai eu peur, et, comme une conne, j’ai tiré la chasse d’eau, je ne savais pas quoi faire moi. Le gosse, il voulait pas partir donc j’ai pris la brosse à chiotte pour le faire dégager en même temps que je tirais la chasse d’eau. Après j’ai appelé le médecin, il m’a dit d’aller tout de suite à l’hôpital, il m’a dit que peut-être c’était grave.


-  Profite bien de la vie parce que dans pas longtemps on est tous mort.

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