" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

vendredi 4 décembre 2015

Robert Ruwet : " Le miroir du vieil Anglais "





Louis et Irène sont arrivés dans une ville d’Europe. Ils ont loué, juste pour un jour ou deux, une chambre garnie «  à l’ancienne » à Frau Kniff. Demain Louis va signer un contrat avec un certain Von Carr. Ce qui va lui permettre à lui et à son épouse de devenir enfin riches. Il se fait que dans cette chambre assez sordide, tout compte fait, se trouve un miroir. Mais pas n’importe lequel vu qu’il déforme ceux qui se mirent en lui. Et si ce n’était que déformer …

Voici un récit rondement mené par Robert Ruwet. Parmi d’autres œuvres ce «  Miroir du vieil Anglais « a été primé par un jury du centre Culturel du Brabant wallon. «  L’œuvre a su créer une atmosphère et son intrique se situe tant au plan policier, qu’au plan, psychologique et au plan fantastique ».

Encore même plus que du fantastique car monsieur Ruwet aborde là un thème - intemporel -  qui lui est cher : la quatrième dimension.

A signaler également que la préface est signée : Alexis Curvers.
La pièce a été créée pour les Estivales 1986 de Lucien Froidebise.

Pour pouvez trouver ce livre en location dans plusieurs bibliothèques, dont celle des Chiroux à Liège :


 Deux extraits :


FRAU KNIFF .-   Quoi ? Que me voulez-vous ?
LOUIS .-               Mais rien ! Absolument rien. Simplement vous faire voir que votre miroir déforme... un rien, les images.
FRAU KNIFF .-   Comment voulez-vous ? C’est un cristal des Indes !
LOUIS .-               Voilà. Je me mets bien en face. Je me tiens bien droit. Regardez vous- même. Que voyez-vous ?
FRAU KNIFF .-   Ce miroir, c’est du véritable cristal. Même que j’ai peut-être eu tort de la laisser dans cette chambre...
LOUIS .-               Sans doute, mais regardez mon image. Hein ? N’est-elle pas un peu gon¬dolée ?
FRAU KNIFF .-   Votre image ?
LOUIS .-               Ben oui ! Est-ce que j’ai réellement cette bosse au niveau du cou. Est-ce que mes jambes s’en vont vrai¬ment sur le côté comme cela ? Hein?
FRAU KNIFF .-   Oui, mais...
LOUIS .-               Mais c’est absolument sans importance. Je vous demande seulement de reconnaître que le miroir du Vieil Anglais déforme mon image.
FRAU KNIFF .-   Peut-être, mais...



°°°°°°
IRENE .-               Comment appelle-t-on donc, ici, ce double qui sort du miroir et qui vit sa vie... tout seul ?
FRAU KNIFF .-   «Doppelgänger»... ? Taisez-vous !
IRENE .-               Vous voyez que vous savez très bien de quoi je veux parler.
FRAU KNIFF .-   Taisez-vous, on ne parle pas de ces choses-là !

IRENE .-               «Doppelgänger»... C’est déjà ce qui est arrivé à votre Angelo, n’est-ce pas ? Vous le savez ! C’est pour cela que vous avez eu peur, lorsque mon mari vous a dit que le miroir déformait. Vous saviez que le même cauchemar allait recommencer.

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