" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mardi 1 décembre 2015

Le choléra à Liège au 19 ème siècle




" Le 21 décembre 1866, dans « La Meuse », on lisait : c’est aujourd’hui le plus beau jour de l’année. Pourquoi ? … Parce qu’il est le dernier d’une année néfaste.
En cette année 1866, Liège avait été durement touchée par une épidémie de choléra qui frappa d’ailleurs une bonne partie de l’Europe. (…) Les bureaux d’état civil restaient ouverts alors jusque dans la nuit afin d’enregistrer tous les décès. Il y en eut jusqu’à 68 en un jour. On eut beau blanchir à la chaux vive ruelles et impasses, répandre des produits désinfectants dans tous les lieux où cela était nécessaire, en distribuer aux indigents avec brochure explicative, interdire les rassemblements importants, installer trois hôpitaux, à l’ancienne gendarmerie ( en Hors-Château), au béguinage Saint-Julien (au quartier de l’est), au béguinage Saint-Abraham ( quartier du sud), multiplier les secours médicaux et pharmaceutiques, 4.176 personnes furent victimes du fléau dont 2.626 périrent. (…)
Le 22 juillet, les habitants du Val-Benoit, malgré les recommandations de la police, tinrent à célébrer dignement la fête paroissiale et passèrent la nuit à boire : en trois jours, quarante personnes décédèrent dans le quartier. (…)
Le choléra frappa trois fois à Liège en 18 ans. Du 13 décembre 1848 au 11 novembre 1849 ( 1.937 morts) ; du 4 août 1854 au 27 octobre 1855 ( 1.546 morts). En 1866, il fallut attendre le mois d’octobre pour voir disparaître le fléau, heureusement refoulé à jamais de nos régions, aujourd’hui. "

                                            Article paru dans «  La Meuse », le 29 décembre 1966


Pour rappel :




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