" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 26 novembre 2015

Georges Simenon : " La première enquête de Maigret "





Justin Minard, un flûtiste qui passe par la rue Chaptal à Paris, aperçoit une femme qui appelle à l’aide à une fenêtre d’un bâtiment. Il sonne à la porte de la demeure, explique ce qu’i vient de constater au maître d’hôtel mais il est très mal reçu : il essuie un méchant coup de poing au visage et se fait expédier. Notre homme s’en va donc porter plainte au commissariat du quartier. C’est un certain Jules Maigret, un tout jeune inspecteur qui mène l’enquête accompagné de … monsieur Justin Minard qui ne le lâche pas d’une semelle. L’on fouille toute la maison : rien, pas de jeune femme, pas de scène de crime. Et pourtant …mais nous sommes dans «  la haute », un milieu industriel, celui des très réputés cafés Balthazar …
«  Maigret apprendra que les riches méritent des égards auxquels d’autres classes sociales n’ont pas droit. »

Ce «  premier » Maigret comporte plusieurs particularités. Il fut écrit en 1948, l’histoire se déroule en avril 1913 et c’est ainsi que l’on voyage plutôt en fiacre qu’en automobile. Ce n’est pas le premier Maigret car les premiers de la célébrissime série datent de 1931 avec, par exemple,  «  le pendu de Saint-Pholien ». Notre bon commissaire se fait méchamment assommé en pleine rue . Signalons aussi qu’à plusieurs reprises, il veut démissionner, comme si ce job n’était décidemment pas fait pour lui.
Intéressant ! A plus d’un titre donc .



Extraits :

-  A neuf heures et trois quarts, il passa à nouveau derrière son comptoir, choisi un autre cruchon, emplit deux petits verres, sans un mot, et en poussa un vers son client. Plus tard dans la journée, seulement, Maigret devait apprendre que c’était un rite, ou une manie. De demi-heure en demi-heure, il y avait le petit verre de calvados qui expliquait le teint couperosé du bonhomme et l’humidité dans laquelle se prunelles ne tardaient pas à nager.


-  Elle avait la taille aussi fine que Polaire et elle était si menue que la masse de ses cheveux semblait devoir compromettre son équilibre.

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