" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

mercredi 7 octobre 2015

Georges Simenon : " Le train de Venise"




Justin Calmar a laissé son épouse et ses deux enfants terminer leurs vacances. Lui doit rentrer pour reprendre le boulot. Dans le train de Venise qui le ramène chez lui, il fait connaissance d’un drôle de bonhomme à l’accent d’Europe de l’Est.  Ce dernier demande à Justin d’aller remettre une (mystérieuse) mallette une personne qui habite Genève. Entre deux tains, Calmar accepte, se rend à l’adresse indiquée mais n’y découvre qu’ une femme morte, étranglée. Il se retrouve avec cette mallette qui ne contient ni  drogue, ni papiers compromettants, mais des liasses de billets. Et notre homme va, après d’infinies interrogations, finir par se décider  à conserver cette véritable fortune, qui va littéralement lui brûler les doigts…. La toute fin est assez surprenante.

Un excellent Simenon !


Extraits :

-  Et , confusément, Calmar, qui ne se prenait pas pourtant pour un faible, enviait les forts, ceux qui n’ont besoin de personne, qui n’ont pas besoin de règles, qui ne sourient pas lorsqu’on leur adresse la parole, qui restent eux-mêmes, en tout  circonstance, sans se soucier de ce qu’on peut penser d’eux.

-  Je me souviens de mon pauvre mari … Je ne l’ai quitté que quinze jours pendant toute notre vie commune et je sais ce que les hommes deviennent une fois laissés à eux-mêmes.


-  Tous les mariages sont destinés à tourner mal…lançait-il volontiers avec son aire de plaisanter. Du moment que on met deux êtres ensembles, un mâle et une femelle, il est ridicule de  croire que l’un des deux va sacrifier éternellement sa personnalité. (…) C’est comme un combat de boxe. Il faut qu’en fin de compte l’un des deux gagne et que l’autre se résigne. Toute la question est : lequel ?

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