" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 21 septembre 2015

Georges Simenon : " L'aîné des Ferchaux "



Le jeune Michel Maudet vient de se marier avec Lina. Le hasard fait qu’il est engagé comme secrétaire par un magnat de la fiance, Dieudonné Ferchaux. Ce dernier essuie coup sur coup des attaques venant de toutes parts et en plus il est accusé d’avoir assassiné trois «  nègres » dans les colonies . Il faudra prendre la fuite et s’exiler en Amérique du Sud. Maudet suivra son patron, larguant son épouse au passage.

Si on exclut «  Pédigrée », probablement le roman le plus long de Simenon (430 pages) qui aimait dire : «  Au-delà de 350 pages, un écrivain perd ses lecteurs ». Dont acte !

Il a été tiré deux films de ce roman, tous deux avec Belmondo, le premier de J.P. Melville où Bebel joue le rôle de Maudet, le second celui de Ferchaux.



Extraits :

- Il prenait un air triste, de cette tristesse qu’on imagine à un dieu contemplant l’agitation des hommes.

-  Tous les vieux ne sont-ils pas les mêmes ? Celui-ci avait besoin d’un jeune auditoire devant qui parader et, n’osant pas parler de lui à longueur de journée, il avait inventé ces Mémoires qu’il écrivait aussi sérieusement que Napoléon .

- Si on avait demandé à Michel ce qu’il trouvait de plus laid au monde, il aurait répondu que c’était une poitrine de vieillard, maigre et livide, couverte de poils blancs.

- Toute sa vie, il avait été poursuivi par cette impécuniosité humiliante.

-  Elle le regardait à peu près comme un gosse de pauvre regarde la vitrine d’un pâtissier.

-  Son contact avec les choses, avec les êtres, ne pouvait durer que le temps nécessaire à en pomper en quelque sorte la substance. Quand il n’y avait plus rien à prendre, il fallait repartir de l’avant.

- Celui-là, c’est comme la misère : on la rencontre plus souvent qu’on ne voudrait.


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