" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

jeudi 18 juin 2015

J'ai 64 ans !




Quand, durant l’été 1967, j’ai entendu pour la première fois la chanson des Beatles : «  When I’m sixty-four », je me suis bien marré. " Quand j’aurai 64 ans " … Oufti ! c’était vachement loin tout cela…   Statistiquement, il était plus que probable que j’en n’existerais même plus pour la simple raison qu’à l’époque, nous étions toujours ( plus ou moins) en pleine guerre froide, qu’il faisait peu de doute qu’avant l’an 2000, nous connaîtrions une troisième guerre mondiale ou en tout cas qu’une bombe atomique nous tomberait sur la tronche  … Cela ne s’est pas passé ainsi … Ou encore autre projection : je comptais bien brûler ma vie par les deux bouts, c’est-à-dire, par exemple, mener une vie dissolue, avec le mot d’ordre de l’époque, l’ « up to date »  : «  sexe, drogue et alcool » (mission partiellement accomplie !).  Et si, à 64 ans, je survivais toujours, je serais sans doute, si pas grabataire, en tout cas dans un état physique et psychologique … lamentable. A ce jour, mission non-accomplie (du moins j’ose le croire …).
Mais ne nous leurrons pas ! Pour les jeunes d’aujourd’hui, à 64 balais, tu n’es qu’une sorte de zombie,  nostalgique de l’époque paléontologique – et un tantinet ridicule-  des « babas «. Soit des mecs qui fumaient des pétards, portaient les cheveux longs comme des « Jésus »,  des chemises à fleurs, une plume dans le cul et des bâtonnets d’encens dans les tifs … A c’t’heure, ces « enfants du baby boom « , heureusement, sont moins ch*** que leurs ainés qui ont connu la guerre et qui te la raconte à longueur de journée ; par contre,  ils ont connu «  mais 68 « (c’est guère mieux, mec !) .Purée ! J’hallucine !
Aujourd’hui,  j’ai 64 ans et je me souhaite un chouette anniversaire ! Je vais me faire une balade dans la nature pas loin de Lîdge, manger tout plein de sushis, boire  deux ou trois bières, et m’offrir un p’tit plaisir cool et sympa ( j’vous dis pas lequel, rapport que ça ne vous regarde pas du tout, non mais !).
I’m sixty-four ! Yea-a-a-hhh !


The song, en question. C’est par ici :


Post-scriptum :
Tableau paléontologique (science des fossiles) :
A 60 ans, on devient un « trois fois vingt », déjà un « vieux croûton » , un «  vioque »,  un « vieux con », une « vielle baderne », un obsolète » , un «  croulant » ;
A 65 ans, on est un « pensionné » ou un «  retraité », comprenez un « doryphore », un «  défraîchi », un « inutile », ;
A 64 ans donc, je suis entre les deux : un « vieux croûton », un « vrai con », un « obsolète », etc.. :
A 70 ans, on est un «  son et lumière », déjà un «ancêtre », un «  vétéran », un « périmé », un «  gâteux », un « sénile » ;
A 75 balais, un « dinosaure »,  un « aïeul », une « vétusté » un « invertébré », un « patriarche »,
A 80 balais, un «  fossile », un « ancien Belge », une « vieille chaussette », un «  vieux tromblon », une « antiquité » ;
A 85 et au-delà : un « vieux débris », un « ramolli de la cervelle », une « antiquité », un «  poussiéreux », un « trou noir », etc …
A 100 ans : un centenaire.


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Bonus
- Joyeux anniversaire ( décalé)


https://www.youtube.com/watch?v=bH8p52fqmo4


- Un joyeux non-anniversaire, mon cher !  :






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