" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

samedi 16 mai 2015

Georges Simenon : " L'enterrement de monsieur Bouvet "


Paris, fin des années ’40, René Bouvet, un vieux bibliophile bien connu sur les quais, est surpris par la mort au moment où il feuilletait des gravures. Il habitait un petit appartement quai de la Tournelle. Une certaine Mme Marsh se présenta à l’inspecteur Beaupère qui s’occupe plus particulièrement des recherches dans l’intérêt des familles. Elle prétend que Bouvet s’appelait en fait Marsh et qu’il était son mari. Beaupère retrouve la sœur du soit disant Bouvet / Marsh, une certaine Mme Lamblot. Leur père, Désiré, était à la tête d’une entreprise lainière bien connue dans toute la France. Et ce n’est pas tout car Bouvet, alias Marsh s’appelait, durant la guerre, Corsico.

Pas tout à fait un policier, ni un roman « dur » mais plutôt une sacrée histoire d’aventure, bien agréable à lire, avec beaucoup de petites gens, dont des clochards, que Simenon aime tant à décrire dans son œuvre gigantesque (dans les deux sens du terme : qualité et quantité).



Extrait :

Une brasserie à femmes. Il connaissait cela aussi, qui, dans le nord de la Belgique, remplace les maisons de tolérance, de grosses filles à chair rose servant de la bière aux clients et buvant sur leurs genoux avant de les emmener dans la coulisse.
- Vous êtes restée longtemps ?
- Assez longtemps.
- Combien d’années ?
Elle ferma les yeux pour compter, et ses lèvres remuaient.
- A peu près seize ans.
 Dans la même ! Sans doute avait-elle perdu sa place quand elle était devenue trop grosse, même pour les Anversois, ou défraîchie.
    (…)
- A Paris, j’ai tenu le lavabo dans un café de la Bastille, puis quand on m’a trouvée trop vieille, je me suis mise à faire des ménages.

Elle en faisait toujours. Pour les pauvres. Pour d’autres vieilles femmes comme elle, pour des malades qui n’avaient personne pour les aider.

3 commentaires:

  1. Je veux lire un Simenon ni policier ni roman « dur » et ainsi j’ai acheté le livre. Remerciements !

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  2. Vous aviez raison : "bien agréable à lire." J'ai aimé surtout le cortège, une fin bien ficelée.

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