" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

lundi 16 février 2015

Jean-Mathieu Nisen , artiste peintre ( 1819-1885)


Jean-Mathieu Nisen





Un Tonton, un aïeul commun aux familles Nisen, Boulanger, Felten, Catin, etc… de Gouvy et d’ailleurs : Jean–Mathieu Nisen, artiste peintre (1819-1885).

Fils de Jean-Godefroid Nisen et de Marie-Jeanne Raskin, petits cultivateurs ardennais, Jean-Mathieu Nisen nait en 1819 à Ster-Francorchamps. L’enfant part chaque matin dans la campagne faire paître les quelques moutons de la famille. Il a du temps. Il dessine et sculpte des morceaux de bois. Comme son ancêtre Ruxthiel (1775-1837), fils de Lierneux et qui terminera sa carrière à l’Académie de France, Jean-Mathieu est remarqué par Joseph Body (1800-1873), peintre spadois paysagiste amateur. Et voilà l’amateur ébloui. Voilà aussi que commence une belle et désintéressée action de mécénat discrète et efficace. Body y va de son argent et celui de quelques amis spadois. Jean-Mathieu sera envoyé à l’Académie de Liège, puis à celle d’Anvers (1838) où il sera l’élève de Van Brée et de Wappers (1803-1874).

Rentré à Liège, il obtient en 1840, la bourse de la Fondation Lambert Darchis. Il séjournera six années à Rome. Quand il regagna Liège, il se spécialisa dans le portrait, genre très à la mode du temps. Il y excelle. Jules Bosmant nous apprend qu’il en peignit pas loin de 600 ! Le voilà tout naturellement nommé professeur de dessin à l’académie de sa ville. Il y restera de 1868 à 1881. De son mariage avec Octavie-Pauline de Neufmostier, il y aura un fils – Félix- qui sera peintre.

Portraitiste, Jean –Mathieu a su ajouter à l’apparat de la pose un petit quelque chose de plus qui relève de l’analyse psychologique. Il s’efforce d’aller au-delà de l’atmosphère «  réfléchie » du modèle Il décéda en 1885. Une rue reliant l’Avenue Georges Truffaut à la rue Marneffe à Droixhe porte son nom. Il habita longtemps rue Fond-Saint-Servais (*)



                                                           Extrait d'un article de Jacques Parisse
                                 paru dans le journal " La Meuse " du samedi 23 septembre 1995

(*) : note de môa : je passe plusieurs fois par jour devant sa maison.



                                                        Jeune femme à la couronne de fleurs



                                                               Portrait du procureur Jean-Joseph Raikem


                                                         Portrait d'un jeune érudit dans un salon




                                          Une rue dans le quartier de Droixhe porte son nom




On lui doit de beaux portraits de quelques personnalités de la seconde moitié du XIX è siècle : le bourgmestre Piercot, le procureur général Raikem, le philologue Grangagnage auteur de notre premier dictionnaire du dialecte.

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" La Meuse " mardi 13 octobre 1885, les funérailles de Mathieu Nisen :




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