" Je m'éveille le matin avec une joie secrète, je contemple la lumière avec ravissement et tout le reste du jour je suis content "
Montesquieu

Ma nouvelle vie à Lîdge

dimanche 22 février 2015

Jean-Luc Dalcq : " Poèmes érotiques " (voire pornographiques)




Pour éviter toute polémique, les noms initiaux des prétendues connaissances de l'auteur,  réelles ou fictives d'ailleurs (Françoise, Marie etc...), ont été remplacés par des noms de déesses.



VENUS

D’accord pour celle-là, oui je l’ai aimée
 Mais elle vous dira que je l’ai fait mal
C’est ce qu’elles racontent l’histoire terminée
Le match était nul car elle m’a fait mal

Tout autant que moi j’ai pu le lui faire
C’est si difficile de bien s’accorder
Quand on vient chacun d’autres stratosphères
Vivre en couple en fait, c’est un vrai métier
Sur lequel sans cesse faut remettre l’ouvrage
Etre tout à l’écoute de l’autre qui frissonne
Qui a froid, vous chaud, c’est le décalage

Ou vous rugissez quand elle ronronne
C’est comme un philtre bleu où la passion peut
Vous transfigurer au baiser du feu




APHRODITE

L’engin dressé comme l’armée des douze singes
Je l’embrassais ma foi à pleine bouche
Je sentais s’échauffer mon Gilles de Binche
Sur la rosace de sa guitare manouche

Sans résistance, d’un coup, elle me reçut
Tout au fond de sa caisse de résonance
Et connaissant la musique, elle ne put
S’empêcher d’enjoliver le silence

De longues plaintes en cadence et lascives
Douze bonnes années pour savourer l’instant
De coller à ses mamelles mes gencives

Et en sucer le suc comme un enfant
Puis la payer en liquide tout d’une fois
Car mon désir pour elle pressait le pas





CLEOPATRE

Autrement dit la cousine de Marianne
Un peu plus grande avec d’aussi gros seins
Des décolletés et de sexy roupanes
A faire  lever le chibre d’un sacristain

Elle faisait tout ce qu’on lui suggérait
Il suffisait qu’on affole son téton
Et qu’on l’embouche comme un enfantelet
Pour qu’elle se mette à mouiller son vison

Alors ses cuisses s’ouvraient pour recevoir
L’aumône et puis la dîme et le pourboire
De pauvres pélerins en mal d’elle

Trois poils sur l’aréole à peine comptés
Et ils venaient au fond de cette femelle
Saoule qui pionçait déjà à poings fermés




ERIS

Tout le monde était d’accord sur ce point
S’il y en avait une, c’était bien celle-là
Nymphomane elle était, une  vraie catin
Un peu trop fort, vu qu’on ne payait pas

Et j’en connais qui aurait allongé
Si la belle n’eût travaillé gratis
Tant son savoir-faire était encensé
Tous les gars du coin lorgnaient sur la miss

Cravates de Notaire et le Saint-Frusquin
C’était bien chez elle qu’on trouvait la foi
Pas chez le curé ni en magasin

C’est simple, dans ce bled, les femmes de l’endroit
Mariées ou maquées vivaient à l’air pur
Pour permettre aux cornes d’étendre leurs ramures





GAIA

A seize ans déjà ton corps de Madone
Faisait danser nos vits comme des serpents
Plus injectés que par la belladone
Nos yeux coulaient sur tes seins opulents

Encore je palpe leur velours en mes mains
Sous ton sous pull vert au col bien roulé
Pour donner le change à ce corps, putain
Qu’est-ce qu’on était bien dans ce vieux ciné

Nos baisers roulaient au bord du balcon
Et tu t’escrimais avec ma braguette
A gauche et à droite comme une contagion

De désirs brutaux cernait les banquettes
Plus d’un rendait l’âme sous des doigts humides
Les Beatles chantaient love is all you need





DEMETER

C’était une blondasse au corps de bombasse
Elle avait fait la criminologie
A mille lieues, tu vois, des grandes pétasses
Qui dévoilent en large leur anatomie

Et là, elle bossait au corps de police
Sorte de profiler, une fine limière
Aux  bons gros seins lourds et à la peau lisse
A qui j’apportais la nuit mes lumières

Plus d’une fois je l’ai tuée en série
D’orgasmes terrifiants qui la rendaient dingue
Je la transformais en une furie

Elle adorait ça, sentir mon gros flingue
Lui faire rendre gorge après moult efforts
Moi, agonisant dans sa petite mort





ARTEMIS

Celle-ci veillait à n’être point effeuillée
Par n’importe qui et n’importe comment
Ce qui faisait d’elle une fille très prisée
Pour laquelle fusaient  tous les compliments

 Mais ces lourds pékins lançant des sourires
Qui galbaient ses formes du bout d’un regard
Elle avait le don de tous les faire frire
Avec dans les yeux un air goguenard

Quand ce fut mon tour d’étudier son cas
Bien qu’intéressée par ma belle prestance
Elle me confirma qu’elle était un cas

Lorsque je m’enquis de connaître mes chances
-Nulles, me dit-elle, car je suis sous l’emprise
De Monsieur… Le temps, par lui je suis prise !


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